WAKE
la plus fait connaître son nom à l'étranger. On lui doit encore un opuscule sur les Indiens de l'Amérique du Nord (Leipzig, 1864). WA1TZEN, ville de Hongrie, dans le comitat et à 37 kilom. N. de Pesth, sur la rive gauche du Danube, qui forme dans Cette partie l'Ile Saint-André, par 47° 47' de latit, N. et 16»4S' de longit. E.; il, 000 hab. Evêché suft'ragant de Gran; lycée épiscopal, gymnase de piaristes, école de sourds-muets. Papeterie, grands marchés de bestiaux.
Cette ville a été bâtie par Geysa le' en 1070.
WAITZIE s. f. (vè-tzî — de Waitz, savant allem.). Bot. Genre de plantes, delà famille des composées, tribu des sénéeionées, dont l'espèce type croît en Australie : La floraison de la "\vaitzie dorée a lieu en juin, juillet et août. (Vilmorin.)
WAIZIE s. f. (ouè-zî). Bot. Syn. da Montbrétie, genre d'iridées.
WAJAC11 s. m. (oua-iak). Mamm. Mammifère carnassier, du genre martre.
WAJAN, dieu du feu, chez les anciens Slaves. V. Ogien.
WAJOU s. m. (oua-jou). Linguist. Dialecte de Célèbes. V. ce dernier mot.
WAKAKA s. m. (oua-ka-ka). Préparation alimentaire qui se compose de sucre, de cacao torréfié, de cannelle et de vanille, le tout additionné de rocou sec ou d'ambre gris et de musc, et que l'on emploie, dans certaines maladies, à la dose d'une cuillerée k bouche, dans du lait et du chocolat, ou bien dans un potage au riz ou au vermicelle.
WAKE. Miner. Syn. de vake.
— Ornith. Grue couronnée.
WAKE (Isaac), homme politique anglais, né en 1575, mort en 1632. Nommé, en 1C04, orateur public à l'université d'Oxford, il prononça devant la cour plusieurs discours remarquables par l'élégance et la pureté de leur style et attira ainsi l'attention du roi, qui l'envoya comme ambassadeur à Venise, en Savoie et dans d'autres contrées d'Italie. En 1625, il fut élu député de l'université d'Oxford au Parlement et allait être nommé secrétaire d'Etat par Charles 1er, lorsqu'il mourut à Paris. On a de lui : ftex platenicus, sine de potentissimi principis Jacobi régis ad academiam Oxoniensem adoentu, anno 1605 (Oxford, 1607, in-40), ouvrage dont un passage aurait, au dire de quelques auteurs, fourni àShakspeure le plan de sa tragédie de Macbeth; Traité sur les treize cantons de la ligue helvétique (Londres, 1655, in-8°).
WAKE (Guillaume), prélat anglais, né à Blundford (comté de Dorset) en 1657, mort en 1737. Il entra dans les ordres en lfiso, suivit, deux ans plus tard, à Paris, en qualité de chapelain, le vicomte Presion, envoyé extraordinaire anglais près la cour de de France, et à son retour, en 1685, fut nommé prédicateur de Gray's Inn. Immédiatement après la Révolution, il devint clerc député du cabinet auprès du roi Guillaume et, après avoir été successivement appelé à diverses dignités ecclésiastiques, fut promu, en 1705, à l'évêché de Lincoln, d'où il passa, en 1716, à l'archevêché de Cantorbéry. Il fut mêlé à toutes les controverses religieuses de l'époque et entreprit, notamment avec Dupin et plusieurs autres chefs du parti janséniste en Fiance, une négociation qui avait pour but d'établir une union entre l'Eglise française et l'Eglise d'Angleterre. A sa mort, il légua sa bibliothèque et sa collection de monnaies, estimées ensemble 250,000 fr., au collège de l'église du Christ, à Oxford. Nous citerons, parmi ses nombreux écrits : Exposition de la doctrine de l'Eglise d'Angleterre (1686, in-4°), réponse à l'Exposition de la doctrine catholique de Bossuet, que Walte accusa d'avoir cédé aux objections des docteurs de la Sorbonne et d'uvuir altéré la forme primitive de son ouvrage ; deux Défenses (1686 ek-1688) de cette Exposition, qui a\ait soulevé une polémique des plus vives, et qui est généralement connue sous le nom A& Catéchisme de Wake; Défense de l'autorité des princes chrétiens sur leurs synodes ecclésiastiques (1697, in-8«); Appel à tous les vrais membres de l'Eglise d'Angleterre pour te soutien de la suprématie ecclésiastique durai (16*S);\'Etat de l'Eglise et du clergé d'Angleterre (17 03, in-fol.). Un recueil des Sermons de l'archevêque Wake fut publié après sa mort en 3 vol. iii-s°.
WAKEOI (MahommedAL-), historien arabe, né à Medine en 747, mort en822. D'abord esclave, il fut affranchi par Son maître, qui appartenait à la tribu des Beni-Hachim, et se rendit à Bagdad, où ses connaissances étendues lui valurent la confiance du calife Mamoun, qui le nomma juge d'un des faubourgs de cette ville. 11 existe en manuscrit, dans différentes bibliothèques de l'Europe , plusieurs ouvrages historiques qui portent le nom de Wakedi,mais qui, suivant l'opinion des critiques les plus autorisés, ne doivent pas tous lui être attribués. Les seuls qui aient été publiés sont les deux suivants : Incerti auctoris liber de expugnatioue Memphidis et Alexandrie vulgo adscriptus Abou Abdalla Wakidxo Medinensi, texte arabe, avec notes de Hamaker (Leyde, 1825) ; Libri Vakenii de Mesopotomim expugnats historié (Gœttingue, 1827, in-4°), suivi d'un commentaire de l'éditeur G.-H.-A. Ewald.
WàKË
WAKEFIELD, bourg et paroisse d'Angleterre (comté d'York), sur le penchant d'une colline au pied de laquelle coulela Calder, à 1 6 kilom. S. de Leeds ; 24,000 hab. Elle est bien percée et bien bâtie. On y remarque : une magnifique chapelle gothique; le Market-Cross, superbe édiriee entouré de colonnes d'ordre dorique et surmonté d'un dôme ; une maison d'aliénés et de correction. Fabriques de lainages et de bonneterie, teintureries, filatures. Grands marchés aux grains et aux bestiaux. Mines de houille dans les environs. Près de là, Richard, duc d'York, fut vaincu et tué par les troupes de Henri VI en 1460.
WokcBcld (uj vicaire de), roman anglais d'Olivier Goldsmith (1876, in-8°). Dans la constitution de l'Eglise anglicane, les fonctions de vicar répondent assez bien à celles du curé catholique, et celles de curate aux attributions de vicaire. Il aurait donc fallu traduire le titre de cet ouvrage par ie Curé de Wakefield, mais celui de Vicaire de Wakefield a prévalu. Le manuscrit de ce chef-d'œuvre devenu classique, que tout le monde a lu et qui fit la réputation de Goldsmith comme prosateur,futvendu60liv.
sterling au libraire Newbnry, lequel avait une si mince opinion de sou acquisition, quo le Vicar of Wakefietd resta chez lui en manuscrit pendant près de deux ans, et ne fut publié que lorsque la pièce intitulée leVo^ngeur eut attiré l'attention sur l'auteur. Il fallut, pour répondre à l'empressement du public, publier une seconde et une troisième édition dans la même année. Ce livre, qui a fait couler tant de larmes, est l'églogue la plus dramatique et la plus naïve qui ait peutêtre jamais été écrite, ou plutôt c'est 1 épopée domestique, c'est le coin du feu sublime dans la pauvreté. D'une seule idée, celle de la famille, découlent toute la philosophie, toute la poésie, tout l'héroïsme du vicaire. L'analyse de cette œuvre peut se faire en peu de mots.
L'excellent docteur Primrose est un curé de campagne sincèrement religieux et affectueux; il a quelques petits défauts, des ridicules légers qui achèvent de rendre sa physionomie vraie et sympathique. Un peu raisonneur, un peu vaniteux de son savoir, le digne ministre est presque parfait. Serviable à tous, il a des cousins au quarantième degré qui viennent, sans crier gare, manger son dîner. Sa femme, ménagère modèle, fait des conserves et des projets. Ses filles aspipirent à l'élégance et confectionnent des eaux de toilette dans la poêle à frire. Son fils Moïse se fait duper à la foire et vend un poulain moyennant un assortiment de lunettes vertes. Lui-même, Primrose, compose des traités contre les secondes noces des ecclésiastiques. Son fils aîné se fait vagabond. L'adversité frappe ce père de famille, qui possédait jusqu'alors le bonheur domestique, le bonheur moral ; il a perdu sa fortune ; transporté dans une petite cure, il est devenu fermier. Le squire du voisinage séduit et enlève sa fille aînée ; le feu prend à sa maison, il a le bras brûlé jusqu'à l'épaule en sauvant ses deux petits enfants. Mis en prison pour dettes, il a pour compagnons des brutes et des coquins qui jurent et blasphèment. 11 subit leurs grossières railleries. Le sentiment du devoir soutient son caractère de prêtre ; le sentiment de sa famille retrempe ses forces physiquement abattues. 11 prescrit à chacun des siens sa tâche; il encourage, console et prêche les prisonniers. Il ne ressent ni haine, ni colère, ni orgueil. Sa vertu n'est pas faite de jansénisme ni da mysticisme. Doux et tendre, il reste paternel et sociable. Une médite pas la vengeance, mais il n'abdique pas sous le poids du malheur. Le squire repousse la noble prière du pauvre pasteur; il fait enlever la seconde fille et jeter le fils en prison sous une fausse accusation de meurtre. Plus de consolation, plus d'espérance I En cette calamité, le digne ministre s'attache encore plus fermement à l'accomplissement de son devoir, à sa double mission de père et de pasteur. Accablé par la maladie et obligé de s'appuyer contre le mur de la prison, il exhorte les siens et les prisonniers k la patience, au courage, à une bonne mort. Par raison, il s'élève jusqu'à la plus sublime vertu.
L'auteur, dans ce roman, s'est proposé de peindre les dangers de la vanité qui nous porte à sortir de la sphère où nous devons vivre. Ce but est parfaitement rempli; vérité dans les caractères, naturel dans les descriptions, pureté de Style, intérêt toujours croissant, rien ne manque au mérite de cette composition, dont le charme tient surtout à un ton de bienveillance et dé douce philanthropie. C'est chose merveilleuse combien on est doucement et délicieusement remué par cette lecture ; à peine introduit sous ce modeste toit, on s'intéresse à cette bonne famille. A l'exception de quelques invraisemblances dans la composition du roman, la facilité, la grâce du style et la vérité des principaux caractères font du Vicaire de Wakefield une des plus ravissantes créations imaginées par l'esprit humain. «Quel caractère que celui du simple pasteur, doué, dit M. Girault de Saint-Fargeau, de toute la bonté et de toute l'excellence qui doivent distinguer les ministres du culte, et qui a cependant tout le pédantisme et la vanité littéraire nécessaires pour montrer à ses
Waké
ouailles qu'il a son lot des imperfections de l'humaine nature 1 Noble et simple à la fois, dans son triple caractère de pasteur, de père et d'époux, le bon vicaire nous offre une peinture de la fragile humanité dans l'attitude de la dignité la plus naturelle. Il forme un vrai contraste avec son excellente compagne, qui, avec sa finesse de mère, son économie, son affection conjugale, déjoue ses plus sages projets par sa vanité et sa folle complaisance pour ses filles. Enfin, le ministre du culte et sa femme, entourés de leurs enfants, composent un tableau de famille si parfait qu'il n'a peut-être jamais été égalé. Il est tiré de la vie réelle et s'éloigne de ces incidents extraordinaires auxquels ont recours les auteurs qui veulent surtout surprendre. • En somme, comme l'a dit Walter Scott dans ses Vies des romanciers, le Vicaire de Wakefield se lit à tous les âges de la vie, et l'on n'a que des louanges pour l'auteur qui a cherché à nous réconcilier avec la nature humaine. Soit que nous choisissions les incidents pathétiques et déchirants de l'incendie qui dévore la maison de Primrose, soit que nous considérions les parties les plus gaies et les plus légères du roman, nous trouvons toujours les sentimonts les plus vrais et les plus purs expri» mes avec une rare élégance. Dans beaucoup trop d'ouvrages de ce genre, les critiques sont obligés de chercher à justifier ou de censurer des passages qui semblent dangereux pour l'innocence de la jeunesse; mais, k ce point de vue, l'œuvre de Goldsmith est sans tache; il a écrit pour faire aimer la vertu, pour rendre le vice odieux, et il a réussi à se placer au premier rang parmi les écrivains anglais.
Le Vicaire de Wakefield compte une dizaine de traductions françaises; celle de Mme Belloc passe pour être la meilleure.
WAKEFIELD (Robert), théologien anglais, mort en 1637, II commença ses études à l'université de Cambridge, alla les compléter sur le continent et se rendit familières les langues classiques, ainsi que l'hébreu, qu'il enseigna successivement en Allemagne, à Paris et à Louvain. De retour en Angleterre, il y fut reçu avec faveur parHenri V11I. Cependant, lors du premier divorce de ce prince, il eut l'air d'embrasser la cause de la reine Catherine ; mais sa conduite n'était qu'un adroit calcul pour se faire acheter par le roi, aux premières offres duquel il se rendit. 11 écrivit en faveur de ce prince plusieurs brochures qui lui valurent un canonicat et une chaire d'hébreu à Oxford. On a de Wakefield : Oratio de luudibus et lUiliiate trium tinguarum arabicx, chaidaic# et hebraicn, cum idiomaiibus qux in utroque Testamento inveniunlur ; Syntagma de hebrxorum codicum correctione ; Ketfer codicis quo, prsster Ecclesis decretumprobalur conjugium cum fratria carnaliter cognita illicitum omnino interdictumque (Londres, 1528, in-4»), etc.
WAKEFIELD (Gilbert), théologien, philologue et pamphlétaire anglais, né à Nottingham en 1756, mort en 1801. Il entra dans les ordres,obliut une cureà Liverpool \ maisayant, dans ses écrits, violemment attaqué l'Eglise anglicane, il dut renoncera l'état ecclésiastique. Il poussa l'indépendance jusqu'à rejeter toute pratique religieuse, et, bien qu'il fût de mœurs exemplaires, la carrière de l'enseignement public qu'il avait embrassée lui fut fermée sans retour. Les particuliers même refusaient de lui confier leurs enfants. Lorsque la Révolution française eut éclaté, il en propagea les principes parmi ses compatriotes. Dans un premier pamphlet, il mit les prétentions de l'aristocratie anglaise en opposition avec le véritable esprit du christianisme; plus tard, il attaqua avec vigueur lu coalition; enfin, dans un écrit en réponse à l'évêque Wotson, qui excitait l'Angleterre à la lutte contre la Franfte, il se montra si véhément, ■ que les tribunaux le condamnèrent à deux ans de prison (1798). Une souscription ouverte en sa faveur par les soins de Fox et Wilberforce , ses amis, produisit en peu de temps 5,000 liv. sterling, qui assurèrent l'existence de sa famille. Il mourut peu de temps après être sorti de prison. On a de lui, outre de bonnes éditions d'Horace, de Virgile et de Lucrèce ; Recherches sur tes opinions des écrivains chrétiens des trois premiers sièctes concernant la personne de Jésus-Christ (1784); Sylva critica, sive ta auctores sacros profanosque commentarius philologicus (1789-1795, 5 vol, iu-S°); Mémoires sur la vie de G. Wakefield, écrits par lui-même (Londres, 1804, 2 vol. in-8°); Correspondance de G. Wakefield avec Ch, Fox (Londres, 1813, in-8o).
WAKEFIELD (Daniel), économiste anglais, né en 1776, mort en 1846. Après avoir fait ses études de droit, il s'occupa surtout d'économie politique et sociale, et publia sur différentes questions des ouvrages qui attirèrent sur lui l'attention publique et lui tirent offrir, eu 1805, un siège au Parlement; mais il ne voulut pas l'accepter et se lit inscrire, en 1807, au barreau de Lincolu's Inn, où il acquit en peu de temps une grande réputation. En 1833, il fut nommé membre du conseil royal. On a de lui : Observations sur les finances (1797); la Décadence du système financier en Angleterre (1797), lettres adressées à Thomas Payne ; Essai sur les dettes
WALC
du royaume (1798); Considérations adressées au peuple anglais à propos de ta menace d'invaston des Français (1803); Pensées sur la question proposée par M. Macaulay à ta Société pour la suppression des vices (1805), ete. — Son frère aîné, Edouard Wakekield, né en
1768, mort en 1854, est auteur d'un ouvrage plein d'utiles renseignements et qui produisit une grande sensation lors de sa publication, car il dévoilait les plaies honteuses du régime administratif auquel l'Irlande étaitalors soumise. 11 est intitulé : Compte rendu de la situation politique et statistique de l'Irlande (Londres, 1812, 2 vol. in-4°).
WAKITE s. f. (oua-ki-te). Miner. Syn. de
VAKITE.
WALA, abbé de Corbie. V. Vala.
WALAFRIDE s. f. (va-la-fri-de — de Walafrid, sav.allem.). Bot. Genre d'arbrisseaux, de la famille dos sélaginées, dont l'espèce type croit au Gap de Bonne-Espérance. Il On dit aussi walafridik.
WALAFRIDE, surnommé Sirabui. V. ce
mot.
WALBAUM (Jean-Jules), médecin et naturaliste allemand, né k Wolfenbuttel en 172-1, mort k Lubeck en 1799. Il lit ses études médicales k Wolfenbuttel, puisa Iïelmstadt, où il fut reçu docteur en 1748. Deux ans après, il-alla a Gœttingue se perfectionner par la fréquentation des hôpitaux et se fixa enfin à Lubeck. Il a inséré dans divers recueils périodiques un grand nombre de mémoires d'histoire naturelle et publié les ouvrages suivants : De vente seclione veterum ac recentiorum (Gœttingue, 1740, in-4°) ; Pensées sommaires sur la décadence de l'obstétrique et sur son amélioration (Lubeck, 1752, in-8») ; Catalogue d'une pharmacie complète (Leipzig, 1767-1769, in-fol.); la Difficulté de l'art d'accoucher, prouvée par des exemples (Ijutzow,
1769, in-s») ; Chelonoyraphia (Lubeck, 1782, iii-4") ; Bibliothecaichthyologica (Greifswalde, 1778, in-8»).
WALCH (Jacques ou Jacob), graveur allemand du xvrs siècle, originaire de Nuremberg, On ne suit rien sur sa vie, et il n'est connu que par ses œuvres, qui sont fort rares et fort recherchées, moins à cause de leur mérite artistique que parce qu'elles appartiennent aux productions les plus anciennes de la gravure allemande. Les plus connues parmi les planches deWalch sont : Jésus sur la croix entre les deux larrons; la Vierge portant l'Enfant Jésus qui tient une pomme; L-lux anges tenant une étoile où est inscrit le nom de Jésus; Sainte Anne; la Vierge et l'Enfant Jésus; un Navire en mer, etc.
WALCH (Jean-Georges), théologien allemand, né à Meiningen en 1693, mort en 1775. Il lit ses études à l'université d'Iéna, où il devint successivement professeur de philosophie, d'éloquence et de poésie, puis, en 1724, professeur de théologie. Il occupa cette chaire jusqu'à sa mort. On a de lui : ûiatriba de vita et stylo Comelii Tuciti (1714) ; Bisloria cri tica lutvise tingux (Leipzig, 1716, in-8"), ouvrage qui obtint quatre éditions ; Introduction historique et théologiqne aux principales querelles religieuses (Jéna, 1724-1736,5 vol. in-8°; 1730-1739, 2" édit.); Dictionnaire philosophique (Leipzig, 1726, in-8"; 1775, A» édit.), ouvrage qui est demeuré classique jusqu'à l'époque de lu création d'une nouvelle terminologie philosophique et de l'établissement de l'école de Kantj Introduction aux sciences théologiques (léna, 1746; 1753, 2» édit.); Bibliolhecu theologica selecla (léna, 1767-1765, 4 vol. in-go). Il publia, en outre, des éditions de Veileius Paterculus (1712), de Lactance, (Leipzig, 1715) et des Œuores complètes de Luther (Halle, 1740-1750, 24 vol. in-4«). Le quatorzième volume, contenant la version latine de la Bible par Luther, parut aussi séparément. ,
"WALCH (Jean-Ernest-Emmanuel), théologien, archéologue et minéralogiste allemand, tils du précédent, né à léna en 1725, mort en 1778. Il étudia le droit, à léna et entreprit en 1747, en compagnie de son frère Chrétieu- Guillaume-François, un voyage en France et en Italie, pendant lequel ils se lièrent avec Asseinani, avec les cardinaux Maffei et Passionei et d'autres hommes célèbres de l'époque. En 1759, J.-Ern. Emmanuel fut nommé professeur de théologie à léna et il occupa cette chaire jusqu'à sa mort. En dehors de la théologie, il s'était occupé avec une prédilection toute particulière de l'étude delà minéralogie et avait formé une précieuse collection de minéraux. Nous citerons, parmi ses ouvrages : De chriastianorum sub Diocletiano in Hispania persecutione (léna, 1751, in-8<>); Acta socieiatis latinx Jenensis (1752-1755, 4 vol. in-8°); Dissertationes in acta apostolorum (1756-1761, 3 vol. in-4o); Catalogue de la collection minérale, etc., de Georges Knorr (Nuremberg, 1768-1773, 3 vol. in-fol.), traduit en français (1775) et en hollandais (1779), ouvrage qui peut encore aujourd'hui passer pour un modèle parmi ceux de ce genre ; le Règne minéral esquissé systématiquement (Halle, 1769, 2 vol. in-8o, 2e édit.) ; De arte critica veterum iiomanorum literaria (léna, 1771, 3e édit.); Antiguiiales medicte selectx (1772, in~8°), ete.
WALCH ( Ohiétien-Guillaume-François ) , théologien allemand, frère du précédent, né h léna en 1726, mort en 1784. Il fit aussi ses
WALC
études théologiques k l'université de sa ville natale, suivit son frère en France et en Italie, devint, en 1750, professeur extraordinaire de théologie a l'université d'Iéna et fiassa, quatre ans plus tard, en la même quaité, à celle de Gœttingue, où il fut nommé professeur ordinaire en 1757. Walch a écrit sur la littérature classique, sur la théologie et sur l'histoire ecclésiastique, un grand nombre d'ouvrages, qui sont au nombre des meilleurs dans leur genre et qui portent tous le cachet d'un esprit supérieur et d'une érudition étendue. Nous citerons, entre autres : Antiquitatts pallii 'philosophici veterum chrisiianorum (léna, 1746) ; Bistoria patriarcharum Judxorum quorum in libris juris Romani fit mentio (1751) ; Compendium historis ecclesiastias recentissimss (Gœttingue, 1757) ; Plan d'une histoire complète des assemhlées religieuses (Leipzig, 1759); Afonumenta mediimoiex bibliotheca regia Banoverana (Gœttingue, 1758, 2 vol. in-8°); Essai d'une histoire complète des hérésies, des divisions et des querelles religieuses jusqu'à l'époque de la Réformation (Leipzig, 1762-1785, il vol. in-8°), ouvrage qui produisit beaucoup de sensation et qui valut à son auteur le surnom de Walch l'hérétique, sous lequel on le désigna dès lors habituellement pour le distinguer de ses frères, de son père et d'autres écrivains du même nom; Principes de l'histoire ecclésiastique du Nouveau. Testament (Gœttingue, 1772-1774, 4 vol. in-8°, 2« édit.); Bistoire moderne de la religion (Lemgo, 1771-1783, 9 vol.); Principes de l'instruction divine naturelle (1775, 2e édition), etc. Walch publia aussi une excellente biographie de Catherine Bora, femme de Luther, précédée de son portrait, gravé d'après le tableau original de Lucas Crauach (Halle, 1751, in-8»).'
WALCH (Charles-Frédéric), jurisconsulte allemand, frère des deux précédents, né en 1734, mort en 1799. Il fut professeur de droit successivement à Gœttingue et à léna, et publia plusieurs ouvrages de jurisprudence, entre autres : Introductio in controversias juris civilis receniioris (léna, 1771, 8 vol. ; 1790, 38 édit.) ; Documents pour le droit allemand (léna, 1771-1793) ; Esquisse de l'histoire de tous tes droits usités eu Allemagne (Leipzig, 1780). — Son fils, Georges-Louis Walch, né à léna en 1785, mort en 1838, fut professeur de langues classiques au Cloître-Gris, à Berlin, et à l'université de Greifswalde, et publia d'excellentes éditions de VAgricola (Berlin, 1828) et de la Germania (Berlin, 1830).
WALCH (Albert-Georges), philologue allemand, né à Schleusinger (Saxe) en 1736, mort vers la lin du xviu» siècle dans la même ville, où il était recteur du gymnase. Nous citerons, parmi ses nombreux écrits : Commentatio critica qua regui&styti poetici illustrantur (1767) ; De limitibus rationis in probanda animorumimmorialitate (1767); De antipodibus commentarii (1768-1771); les Ama- 'znnes, drame en trois actes (176S); De cuttu usinino priscis quondam Judxis temere'af/licto (1769); Commenlatio de unitate Dei philosopho vix demonstrabili (1770); De superslitione veterum circa defectus Junœ (1775) ; De theairo primis christianis exoso (1777) ; Géographie mathematicz primx Unes (1783); Manuel classique , généalogique , historique et géographique pour la connaissance . des princes régnants de l'Europe et de leurs maisons (1787-1789, 2 vol.).
WALCH (Bernard-Georges), érudit allemand, né à Meiningen en 1746, mort en 1805. Il fut bibliothécaire du duc de Saxe-Meiningen. Ses principaux ouvrages sont : De expedilione in Massagetas (1767) ; Tableau de Paris par Mercier, traduit en allemand (1783- 1784, 8 vol.); le Droit féodal de la Souabe (1785-1786, 3 vol.); Notes sur l'histoire de Laurent de Bibra, prince-évéque de Wurtzbourg (1791), etc.
WALCH (Frédéric-Auguste), médecin allemand, né à léna en 1780, mort en 1837 dans la même ville, où il était devenu successivement directeur de la maison d'accouchement et professeur de médecine légale. Outre des éditions du traité Des maladies vénériennes de Hecker (Erfurt, 1815, in-8») et du Manuel d'accouchement de Prorïef ( Weimar, 1821, in-8°), on a de lui : De cognoscenda et medenda scarlatina (léna, 1803); De dolorum partus causa ejusque origine (léna, 1805); Exposé de l'origine de la connaissance de l'art de guérir la maladie vénérienne (léna, 1811); De la connaissance des fièvres (Leipzig, 1813).
WALC II EB (Joseph), ingénieur allemand, né à Liuz en 1718, mort en 1803. Entré a l'âge de dix-neuf ans chez les jésuites, il so consacra surtout a l'étude des mathématiques et de la physique, et suivit attentivement les grands travaux hydrauliques qui s'exécutaient alors sur les rives du Danube: 11 acquit de cette sorte des connaissances pratiques, qui complétèrent ses études théoriques, et, en 1750, il devint professeur de mathématiques à l'université de Vienne et au coilége de Marie-Thérèse. Le succès obtenu par ses cours attira l'attention du gouvernement, qui le nomma successivement directeur de la seconde division de navigation sur le Danube (1773) et assesseur à la direction supérieure des bâtiments (1784), puisa la commission des bâtiments de la cour. Il dirigea une grande partie des travaux hydrauliques qui furent exécutés de son temps dans le Ty-
WALC
roi, sur l'Adige et le long du Danube, et, en . 1797, il recommença à donner des leçons de mécanique et d'hydraulique. L'université , qu'il avait dotée d'un cabinet de physique, le nomma, en 1802, directeur des sciences mathématiques et physiques. On a de lui : Sur tes montagnes de glace du Tyrol (Vienne, 1773, in-8°); Précis des cours publics sur la mécanique (Vienne, 1776, in-8") ; Notice sur les travaux qui, depuis 1778 jusqu'en 1791, ont été faits le long du Danube pour la sûreté de lanavigation (Vienne, 1791, in- fol., avec gravures).
WALCHEHEN, île du royaume de Hollande (Zélande), entre les deux grandes embouchures de l'Escaut dans la mer du Nord, à l'O. des îles Beveland, dont la sépare le canal étroit de Sloe ; 36,500 hab. Ch.-L, Middelbourg. Elle est de forme oblongue, et a environ 19 kilom. sur 16. Elle est basse, mais elle est préservée des inondations de la mer par de hautes et belles digues. Le sol y est fertile et bien cultivé, et on y recueille tes différentes espèces de céréales, et surtout de beau froment, des légumes et des pommes de terre en abondance, de la garance, etc. Malheureusement, les nombreux canaux et cours d'eau dont elle est entrecoupée la rendent malsaine. Villes principales , Flessingue , Weere. En 1809, une expédition anglaise, forte de 5,000 hommes, débarqua dans 1 Ile de Walcheren ; mais la résistance des généraux Monnet et Rousseau, de l'amiral Missiessy, enfin les opérations du maréchal Beraadotte et une épidémie les forcèrent à l'évacuer.
WALCHIE s. f. (val-cht — de Walch, sav. alleni.). Bot. Genre de végétaux fossiles, de la famille des conifères,
WALCKENAER ( Louis-Gaspard ), l'un des plus illustres philologues modernes , né à Leeuwarden (Frise) en 1715, mort en 1785. Il professa la langue et les antiquités grecques à Franeker (1741), puis à Leyde (1766), où ou le chargea également de la chaire d'histoire hollandaise. Parmi ses ouvrages, qui se distinguent par une saine critique et une profonde érudition, nous citerons : De ritibus in jurando a veteribus Bebrxis maxime ac Grmcis observatis (Franeker, 1735); Specimina academica (Franeker, 1737) ; <De causis neglectie litterarum grxcarum culturx (Franeker, 1741); Virgitius collalione scriplorum grxcorum illustratus (Leeuwarden, 1747); De prisca et nupera rerum belgicarum vicissitudine (Franeker, 1749) ; Euripidis Phœnissse (Franeker, 1755; Leipzig, 1824, 2 vol.); De publicis Atheniensium moribus et de Philippi Macedonis indole (Leyde, 1766) ; Euripidis Hippolytus et diatribe in deperditas Euripidis tragœdias (Leyde, 1768); Theocriti X idyllia (Leyde, 1773, in-4°); Theocriti, Bionis et Moschi carmina grsece et latine (Leyde, 1779); Orationes (Leyde, 1784). Parmi celles des œuvres de Walckenaer qui ne parurent qu'après sa mort, nous citerons : Observationes académies , éditées par Everard Scheid (Utrecht, 1790, in-8°); Callimachi elegiarum fragmenta, publiés par Luzac, gendre de l'auteur (Leyde, 1799) ; Diatribe de Aristobulo Judseo (Utrecht, 1806); Opuscula philologica, critica, oratorio, publiés par Erfurdt (Leipzig, 1808, 2 vol.).
WALCKENAER (Jean), homme d'Etat hollandais, fils du précédent, né à Leyde en 1759, mort en 1821. Après avoir étudié le droit à l'université de Leyde, il obtint une chaire a celle de Franeker. Sa réputation comme jurisconsulte, et plus encore Bon dévouement au parti orangiste, le firent appeler, en 1787, à une chuire analogue à, 1 université d'Utrecht; mais, la même année, le triomphe de Guillaume V, stathouder héréditaire de Hollande, le força à quitter sa patrie et h se réfugier en France. Il y fut du nombre des délégués de la Hollande qui, le 6 février 1793, se présentèrent k la barre de l'Assemblée nationale, pour lui demander d'envoyer une armée française au secours des patriotes hollandais. En 1795, les Français, sous les ordres de Pichegru, pénétrèrent en Hollande, et Walckenaer y rentra a leur suite. Il fut aussitôt nommé professeur de droit à l'université de Leyde et fonda un journal patriotique intitulé : l'Avocat de la liberté batave; il n'en put conserver longtemps la direction, car, au commencement de 1796, il fat envoyé en Espagne comme ambassadeur de la république batave. 11 revint, en 1799, dans sa patrie; mais, peu de temps après, il reçut une nouvelle mission près de la cour de Madrid, où il résida jusqu'en 1801. Plus tard, il fut chargé d'aller négocier avec le gouvernement prussien le remboursement de l'emprunt autrichien, pour lequel on avait donné en gage la Silésie ; il échoua dans cette mission. En mars 1810, Louis-Napoléon, roi de Hollande, l'envoya auprès de Napoléon pour éviter une rupture avec l'empereur des Français et prévenir l'annexion probable de la Hollande à la France. Le roi Louis ayant abdiqué quelques mois plus tard, les événements qui survinrent -\ort décidèrent Walckenaer à se retirer de la vie publique, et il passa ses derniers jours dans la retraite, partageant son temps entre l'étude et le commerce des savants. Il a écrit plusieurs brochures politiques, remarquables parla solidité de lei style.
WALCKENAER (Charles- Athanase, baron),
WALC
savant géographe, entomologiste et biographe, né à Paris en 1771, mort en 1852. Il fit ses premières études à Paris, alla les terminer aux universités d'Oxford et de Glaseow, revint en France en 1791 et fut pendant dixhuit mois directeur des transports à l'armée des Pyrénées; mais, soupçonné de modérantisme, il jugea prudent d'abandonner sa place. Entré à l'Ecole polytechnique lors de sa formation, il en sortit peu après pour se retirer dans un de ses domaines, à quelques lieues de ta capitale. L'Institut lui décerna le prix en 1811, sur cette question : « Quels ont été les peuples qui ont habité les Gaules Cisalpineet Transalpine avantl'année 410de J.-C., l'étendue de leur territoire et l'emplacement de leur capitale? » Le 8 octobre 1813, ce corps savant l'admit au nombre de ses membres. Il reçutde Louis XVIII, en 1814, la croix de la Légion d'honneur, devint, en 1816, secrétaire général de la préfecture de la Seine, puis maire du V* arrondissement, préfet do la Nièvre en 1826 et de l'Aisne en 1828. Révoqué de ce dernier poste à la suite de la révolution de 1830, il obtint pourtant, en 1839, les emplois de trésorier de la bibliothèque royale et de conservateur des cartes géographiques. Walckenaer était légitimiste; toutefois, dans sa carrière administrative, il resta toujours éloigné des luttes des partis et consacra tous ses loisirs à l'étude. Ses travaux sur l'entomologie jouissent d'une réputation méritée. En géographie, il s'est montré supérieur k ses devanciers, au moins par la clarté et la méthode; il nous a mieux fait connaître que d'Anville et Gosselin ces anciens itinéraires si utiles pour l'intelligence de l'histoire; il nous a initiés à tous les détails intéressants des entreprises tentées jusqu'à lui dans l'intérieur de la mystérieuse Afrique. Comme biographe, on lui doit la naturalisation en France d'un genre emprunté aux Allemands et aux Anglais, et qui consiste à encadrer la biographie d'un personnage dans les événements auxquels il a pu être mêlé de près ou de loin. Ce genre, en l'introduisant chez nous, il l'a perfectionné ; élaguant toutes les minuties insipides dont nos voisins remplissent trop souvent les Vies de ' leurs nationaux célèbres, il est toujours pi-' quant, palpitant d'intérêt, instructif. On a de lui : Essai sur l'histoire de l'espèce humaine (1798, in-8») ; l'Ile de Wight ou Charles et Angelica (1799, 3 vol. in-12), roman ; Bistoire d'Eugénie, racontée par une religieuse (1803, in-12), autre roman; Faune parisienne (1802, 2 vol. in-8»); Bistoire naturelle des aranéides (1805-1808, 5 livraisons in-8»); Tableau géographique et historique de la Polynésie et de l'Australie (1819, 4 vol. in-8»); Bistoire de la vie et des ouvrages de La Fontaine (1820, in-8°); Recherches géographiques sur l'Afrique septentrionale (1821, in-8») ; Nouvelle collection des relations de voyages par terre et par mer (1826-1831, 21 vol. in-8°), partie concernant l'Afrique, la seule parue ; Lettres sur les contes des fées (1826, in-12); Vies de plusieurs personnages des temps anciens et modernes (1830, 2 vol. in-8»), tiré k part des articles fournis par l'auteur k la Biographie Michaud ; Géographie ancienne, historique et comparée des Gaules Cisalpine etTransalpine(lZ39, 3 vol. in-8» et atlas); Bistoire de la oie et des poésies d'Horace (1840, S voi. in-8°) ; Mémoires sur il/ me de Sévigné (1844-1852, 5 vol. in-12), livre inachevé. Il faut ajouter k celte nomenclature les traductions d'un grand nombre de voyages, de bonnes éditions de La Fontaine et de La Bruyère, etc.
WALCKENAÈRE s. f. (val-ke-nè-re — de Walckenaer, natur. ù\). Arachu. Genre d'aranéides, de la tribu des araignées, formé aux dépens des argus, et comprenant uno douzaine d'espèces.
WALCKENDORF (Christophe ne), homma d'Etat danois, né k Copenhague vers 1525, mort en 1601. D'abord gouverneur de la province de Berghem, il lit preuve, en cette qualité, de talents ijui lui valurent l'emploi de trésorier royal, puis celui de grand trésorier. 11 introduisit des réformes radicales dans l'administration financière et trouva le moyen d'augmenter les trésors du roi, tout en diminuant les impôts payés par le peuple Le roi Frédéric II le récompensa de ses services en lo nommant grand maître de la cour et du royaume, et, après la mort de ce prince (1588), il fut l'un des quatre tuteurs do son fils mineur, Christian IV, et administra le royaume avec beaucoup de sagesse.
WALCODRT, bourg de Belgique, province de Namur, arrond. et k 9 kilom. N.-O. de Philippeville; 950 hab. Aflinerie de fer; four k puddler et martinet. Ce bourgeut longtemps des seigneurs particuliers; il possède une église très-ancienne, avec une image de la Vierge qui attire de nombreux pèlerins tous les ans.
WALCODRT (Etienne de), grammairien belge du xvie siècle. Il était originaire du conuê f'e Namur et dirigea k Anvers une école pour renseignement de la langue française. On a de lui deux ouvrages, très-rares aujourd'hui, savoir : Nouvel Abc contenant plusieurs sentences très-utiles pour apprendre à écrire et pour l'instruction de la jeunesse, le tout en rime française (Anvers, 1576, in-8°); Recueil de plusieurs belles chansons joyeuses, honnêtes et amoureuses, calli-
WALD
gées des plus excellents poètes français (Anvers, 1576, in-12).
WALD, ville de Prusse, province du Rhin, régence et à 40 kilom. E. de Dusseldorf, cercle de Solingen ; 4,500 hab. Fabrication de rubans, siamoises, cotonnades, quincaillerie en fer, cuivre et acier.
WALD, bourg de Suisse (Zurich), à 10 kilom. E.-N.-E. de Rappersweil; 4,400 hab.
Tissage du coton et de la soie.
WALD (Samuel-Théophile), érudit et musicographe allemand, né à Breslau en 1760, mort en 1828- Il fut successivement professeur k Halle et à Kœnigsberg et conseiller consistorial à Thorn. Son ouvrage le plus important a pour titre: JUstoriœarlismusica spécimen primum (Halle, 1781, in-8°).
WALD AU (Georges-Ernest), théologien et historien allemand, né à Nuremberg en 1745, mort vers le commencement de ce siècle, fut ministre luthérien et professeur dans sa ville natale. Nous citerons, parmi ses nombreux écrits : Dsus versionis alexandrins in Novi Testamenti interpreiatione ( Altdorf , 1770, in-4°); Sur la vie et tes écrits de Th. Murner, pour seruir à l'éclaircissement de l'histoire de la Béformation (Leipzig, 1771, in-8°); Diptyea Norimbergensiacontinuata (Nuremberg, 1779- 1780, 2 vol.), recueil de biographies des ministres luthériens morts k Nuremberg depuis 1756; Histoire des protestants en Autriche (1784, in-8°); .Histoire de la guerre des paysans en Franconie (1790); Matériaux pour l'histoire de la guerre des paysans dans la Messe, la Thuringe, etc. (Chemnitz, 1791-1794, 3 vol. in-8") ; Thésaurus biographicus et bibliographicus (Chemnitz, 1792, in-8<>), etc.
WALDAD (Max), pseudonyme du littérateur allemand Spili.br de Hauenschild.