WALS
WALHAM ou WALTJIAM, prélat allemand, mort versi ltl. Religieux au couvent d'Hersfeld, il fut, à diverses reprises, député par ses confrères à l'empereur Henri IV, alors en différend avec le pape Grégoire VII, et ce prince , pour le récompenser d'avoir embrassé son parti, le nomma en 1089 évêque de Nanmboiirg. On a de Walram : Apologia pro Cmsare contra epislolam excommunicationis Gregorii VII (dans le 1. I" des Scriptores rerutngermanicarumtde Freher) ; De unitale Ecclesite conservanda et schismate quod fuit inter Henricum IV et Gregorium VII et De investitura episcoporum et abbatum per abbales facienda, etc. (dans le Syntagma de intperiali juridictions, de Sehard), etc.
WALROSS s. m. (val-ross — mot holland.). Main m. Un des noms du morse, dans le nord de l'Europe. Il Certains naturalistes ont latinisé ce mot en walros.
WALSALL, ville d'Angleterre, comté de Stafford, k 22 kilom. S.-E. de Stafford; 37,800 hab. Dans cette ville, aux rues généralement larges et régulières, on remarque une église fort ancienne et l'hôtel de ville. On y trouve des bibliothèques et plusieurs écoles, une prison, etc. L'industrie y est florissante. Elle consiste en fonderies, selleries, fabriques de clous, de brosses, de serrures; poterie, etc.
WALSCHMIDIE s. f. (val-smi-dî — de Walschmidt, botan. allem.). Bot.Svn. de ijm-
NANTHÈME.
WALSCHM1DTIE s. f. (oual-schmi-dtl — fl© Walschmidt, botan. allern.). Bot. Syn. de crudik, genre de légumineuses.
WALSE s. f. (val-se). Chorégr. Orthographe peu usitée du mot valse.
WALSH (Pierre), franciscain irlandais, ne à Moortown en 1610, mort à Londres en 1688. Après la restauration de Charles H, il présenta au duc d'Ormond, lieutenant du roi en Ecosse, au nom d'une partie du clergé catholique irlandais, une adresse reconnaissant que le pape n'avait aucun droit sur le pouvoir temporel et civil. Plus tard,le duc d'Ormond réunit une assemblée du clergé, dont Walsh dirigea les délibérations et qui se prononça contre les prétondus droits du papa sur le pouvoir temporel, contre sa suprématie sur les conciles et contre son infaillibilité. A la suite de cette déclaration, Walsh et les principaux signataires de l'adresse furent excommuniés. En 1670,1e duc d'Ormond ayant quitté l'Irlande emmena avec lui Walsh, qu'il fit loger dans sa maison et à qui il assigna une pension. Celui-ci a publié, sous le titre: Histoire et justification du formulaire royal ou de la remontrance irlandaise (1674, in-fol.), un recueil difl'us, mais curieux de l'affaire de l'adresse. Cet ouvrage fut condamné par la congrégation de la Propagande, et son auteur reçut l'ordre de se rendre à Rome pour se justifier ; mais Walsh n'obéit point à cette sommation. On lui doit, en outre : quatre Lettres (Londres, "l 679, in-so) ; Causa valesiana (1684, in-8") et uu Tableau de l'Irlande jusqu'en 1 172.
WALSH (Guillaume), poste anglais, né en 1663, mort en 1709. Membre du Parlement et écuyer de la reine Anne, il eut de son temps une grande réputation d'esprit et d'élégance et vécut dans l'intimité des hommes remarquables, de Dryden entre autres, qui l'appelait le meilleur des critiques de l'Angleterre. De 1705 jusqu'à sa mort, il fut en correspondance avec Pope, qui débutait à peine dans la carrière littéraire, et dans lequel il avait deviné les talents auxquels le malin satirique dut plus tard son illustration. On a de Walsh : Lsculape ou l'Hôpital des fous, dialogue traduit ec français (176-1, in-80) ; Eu1génie, défense des femmes, discours précédé d'une préface de Dryden, et qui a été également traduit en français par La Flotte (Paris, 1768, in-12) ; ['Age dor rétabli, recueil de lettres el de poèmes erotiques et galants. Ce dernier ouvrage fut inséré, après ia mort de l'auteur, dans les Mélanges de Dryden, ainsi que dans les Œuvres des poètes du second ordre (1749).
WALSH (Joseph-Alexis, vicomte), littérateur français, né à Sezant (Anjou) en 1783, mort à Paris en 1860. Il appartenait k une famille d'origine irlandaise. Après avoir fait ses études chez les jésuites de Liège, il entra dans l'administration sous le Consulat et devint inspecteur de la librairie. Sous la Restauration, le vicomte Walsh fut successivement commissaire du roi près la Monnaio de Nantes et directeur des postes dans la même ville. Après la révolution de Juillet 1830, il donna sa démission. A partir de ce moment, il se mit k écrire dans les feuilles légitimistes en faveur de la monarchie de droit divin et composa un grand nombre d'ouvrages qui témoignent d'une grande facilité, mais dont la valeur littéraire est des plus médiocres. Le vicomte Walsh fut rédacteur en chef de la Gazette de Normandie, de i'Echo de la jeune France, uu des directeurs de l'Encyclopédie catholique; il collabora k la Gazette de France, k la Mode, k l'Union catholique, au Journal des jeunes perso7ines, au Journal des enfants, k ta Bibliothèque des feuilletons,me. Parmi ses ouvrages, nous citerons : Lettres vendéennes (Haris, 1825, 2 vol. in-8°) ; le Fratricide ou Gitles de Bretagne (1827, 2 vol. in-12); Lettres sur l'Angleterre (1830,