‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 880 sur 1042 · WALS · texte numérisé non relu

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in-8») ; Mélanges, feuilletons politiques et littéraires (1832, in-go); Voyage à Prague et à Léoben ( 1833, in-8°); Histoires, contes et nouvelles (1 838, in-8°) ; Journées mémorables de la Révolution française (1839-1840, 5 vol. in-8") ; Légendes, souvenirs et impressions (1841, in-18); Souvenirs de cinquante ans (1844, in-8°) ; Itelation du voyage de Henri de France en Angleterre et en Ecosse (1844, in-8«); les Paysans catholiques (1848, in-s°); les Veillées de voyage (1845, in-8"); Tableau poétique des sacrements (1851, in-8°) ; Yvan le Breton (1854, in-8°) ; Souvenirs historiques des principaux monuments de Paris (1854, in-s0}; l'aoleau poétique de la foi et de ses œuvres (1858, in 8°), etc.

WALSH (Robert), publiciste américain, né à Baltimore en 1784, mort en 1859. Après avoir terminé ses études aux Etats-Unis, il visita l'Europe et,à son retour en Amérique, s'adonna à la pratique du droit, qu'il abandonna bientôt pour se consacrer exclusivement à la littérature. Il avait déjà commencé k se faire connaître par des articles, insérés dans différents journaux, lorsqu'il publia en 1809, contre Napoléon, une brochure qui ne fit pas beaucoup de bruit en Amérique, mais qui obtint beaucoup de succès en Angleterre, où elle eut en très-peu de temps quatre éditions. Deux ans plus tard, il fonda, sous ce titre : The American Iteview of history and polilics, le premier recueil trimestriel qui ait été publié aux Etats-Unis ; mais, an bout de deuxans.il fut obligé de cesser cette publication, dont le succès avait été à peu près nul. Plus tard cependant, il la fit paraître de nouveau, et Cette fois elle vécut dix années. Dans l'intervalle, Walsh avait fondé en 1821 le journal The National Gazette, dont il fut le rédacteur en chef pendant quinze ans, et l' American Magazine of foreign literature. Nommé en 1837 consul des Etats-Unis k Paris, ce ne fut que peu de temps avant sa mort qu'il fut remplacé dans ce poste. Pendant qu'il l'occupait, il avait été le correspondant du National Inteltxgencer et du Journal of commerce de New- York. On a encore de lui, sous le titre de Oidactics, un recueil de ses principaux articles de journaux et plusieurs brochures, entre autres : Appel du jugement de la Grande-Bretagne concernant les Etats-Unis d'Amérique (1819); Essai sur l'état futur de l'Europe (1S21), etc.

WALSIN-ESTERHAZY (Jean-Louis-Marie), général français, né en 1804. Entré k Saint- Cyr en 1822, il devint, à sa sortie de cette école, sous-lieutenant d'infanterie et était parvenu depuis 1845 au grade de colonel lorsqu'il fut chargé d'une mission a Tunis. Promu général de brigade peu après son retour (1850), il reçut le commandement d'une brigade d'infanterie- à Paris et fut élevé au grade de général de division le même jour que son frère (18 mars 1856). Il est membre du conseil général du Gard et grand officier de fa Légion d'honneur.

WALS I N-ESTER HAZY ( Louis-Joseph- Ferdinand), général français, frère du précédent, né à Nîmes en 1807, mort en 1857. Issu d'une famille hongroise, dont plusieurs membres ont servi avec distinction dans nos armées, il fut admis successivement à l'Ecole polytechnique (1826) et k l'Ecole d'application du génie de Metz (1828), et, au sortir de cette dernière, fut nommé lieutenant en second d'artillerie. Envoyé en Afrique, il s'y signala dans diverses rencontres, notamment au combat de Tamzouat (1833) et à tous ceux que soutint pendant citiq mois, en 1841, la faible garnison de Mostaganem. Il revint en France en 1848, après avoir conquis en Afrique les grades de capitaine (1840), de chef d'escadron (1842) et de coionel (1847), et après avoir été cité troi3 fois à l'ordre du jour de l'urinée. Promu général de brigade en mai 1852 et appelé successivement k divers commandements, il demanda en 1855 k être envové en Orient, où sa conduite au combat de Koughil (20 septembre 1855) lui valut une nouvelle mise k l'Ordre du jour de l'année. Promu général de division le 18 mars 1856 et nommé, deux mois plus tard, inspecteur général de cavalerie, il dut, par suite de l'état de sa santé, revenir en France ; mais l'air natal fut impuissant à le rétablir, et il mourut après avoir langui plus d'un an.

WALSINGHAM, bourg et paroisse d'Angleterre, dans le comté de Norfolk, à 45 kilom. N.-O, de Norwich; 1,300 hab. Maison de correction du comté. Belles ruines d'un riche couvent de chanoines de Saint-Augustin, fondé au xi« siècle, et lieu de pèlerinage célèbre. Sur la territoire de ce bourg,, la culture du safran était autrefois très-prospère; elle est aujourd'hui tout k fait abandonnée.

WALSINGHAM ou WALS1NGHAMUS (Thomas), historien anglais du xve siècle. Il était originaire de Norfolk et moine k l'abbaye des bénédictins de Saint-Albans. L'évèque Nicolson pense qu'il fut regius professor d'histoire k ce monastère vers l'an 1442, mais on ne sait, pas si un pareil titre était en usage a cette' époque. Walsingham écrivit une Bistoria brevis ab Edoarào primo ad Henricum Quiutum (1273-1422) et uu Upodeiyma Neustris, vel Normannim, ab irruptione Normannorum ad annum VI regni Henrici Quinti. Ces deux ouvrages furent publiés ensemble, pour la première fois, par l'archevêque Parker

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(Londres, 1574, in-fol.). On les trouve aussi dans le recueil de Carnden, intitulé : Anglica, Normannica, Hibernica, Cambrica a veleribus scripta (Francfort, 1603, in-fol.). Walsingham , dans son Historia brevis, commence son récit au point où Matthieu Paris termine le sien, < et il pourrait très-bien, remarque Nicolson, être regardé comme la continuation de Paris, si son style répondait au sujet qu'il traite. « Cependant, bien que ce style ne mérite pas de grands éloges, les deux ouvrages de Walsingham sont précieux, parce qu'il y a relaté des faits que l'on ne trouve nulle part ailleurs. La meilleure édition de V Historia brevis est celle que H. -T. Riley a publiée, sous le titre à'Bistoria Anglicana (1863-1865, ï vol. in-s°), dans la collection des Chronica monasterii S.-Atbani,

WALSINGHAM (Francis), homme d'Etat anglais, né k Chislehurst, comté de Kent, d'une ancienne famille du comté de Norfolk, en 1536, mort en 1590. Il alla compléter son éducation par des voyages sur le continent, revint en Angleterre après la mort de la reine Marie, fut nommé, par la protection du secrétaire d Etat Will. Ceoil, ambassadeur en France, puis secrétaire d'Etat et conseiller, privé de la reine Elisabeth (1573). En 1573, il fut envoyé en Hollande et eut une part considérable k la formation de l'union d'Utrecht, remplit une mission en Ecosse auprès de Jacques VI, fils de Marie Smart, dans le but secret d'assurer dans ce pays le triomphé de la Réforme et l'influence anglaise, découvrit (1586) la conspiration de Babington, dont il sut tirer habilement parti pour demander la mise en jugement de la reine d'Ecosse. Toutefois, malgré son acharnement contre cette princesse, il repoussa avec énergie la proposition du comte de Leicester, qui voulait qu'on la fit empoisonner secrètement, et quoique désigné comme l'un des juges, il s'abstint de participer à la condamnation. En 1588, lors des formidables préparatifs de Philippe II contre l'Angleterre, il trouva moyen de retarder d'un an le départ de VArmada espagnole, en faisant protester les lettres dechange des Espagnols sur la banque de Gênes. Walsingham contribua beaucoup au développement et au progrès du commerce et de la navigation et encouragea les travaux d'Hackluyt, les expéditions de Drake et les premiers essais de colonisation faits k Terre -Neuve par Gilbert. Ses négocia- tions en France ont été publiées en 1655 et traduites en français par L. Boulosteis de La Coutie, sous le titre de Mémoires el instructions pour les ambassadeurs (Amsterdam, 1700). On a aussi attribué à Walsingham, mais .sans beaucoup de fondement, l'ouvrage intitulé Arcaiia aulica, qui a obtenu plusieurs éditions.

WALSRODE, ville de Prusse, province de Hanovre, cercle de Lunebourg, k 53 kilom. N.-O. de Zelle,sur la Bohme ; 2,000 hab. Chapitre luthérien de dames nobles. Fabrication d'ouvrages en paille, de fils; cordonnerie; poudrerie et raffinerie de salpêtre. Commerce de laine et de tourbe.

WALSURE s. m. (oual-su-re). Bot. Genre d'arbres, de la famille des méliacées, tribu des trichiliées, comprenant deux espèces, qui croissent dans l'Inde.

WALTER (Jean-Théophile), anatomiste allemand, né k Kœnigsberg en 1739, mort en 1818. Il commença ses études médicales dans sa ville natale, ulla les continuer ensuite k Francfort-sur-l'Oder, où il prit ses grades en 1757, et se rendit alors k Berlin pour sui-

tre du collège médico-chirurgical de cette ville. II y succéda en 1774 à Meckel comme premier professeur d'anatomie et d'accouchement et consacra tous ses loisirs à la formation d'une collection de pièces d'anatomie et de pathologie, que le roi de Prusse lui acheta 100,000 thalers en 1804, et qui existe encore à Berlin sous le nom de musée de Walter. Ce musée ne renferme pas moins de 3,000 préparations provenant de la dissection de plus de 8,000 cadavres. On a de Walter un grand nombre d'ouvrages sur l'anatomie et l'obstétrique, dont la liste complète se trouve dans le Neuestes Conversations- Lexicon, et parmi lesquels nous citerons, comme les plus importants : Traité sur les os du corps humain (Berlin, 1762, in-8"); Obseroationes anatomicm (Berlin, 1775, in-fol.); Manuel de myologie (Berlin, 1777, in-8»); Des maladies'de t'ab' domen et de l'apoplexie (Berlin, 1785, in-8»),

WALTER (Frédéric-Auguste), médecin allemand, dis du précédent, né à Berlin en 1764, mort en 1826. Il fit ses études médicales à l'université de Duisbourg, où il fut reçu docteur en 17S6. Après avoir voyagé ' en France, en Angleterre, il fut nommé en 1790 professeur d'anatomie et de physique au collège médico-chirurgical de Berlin et' adjoint de son père dans les diverses places qu'occupait ce dernier. En 1803, il eut, avec son père, la direction du musée anatomique, dout le roi de Prusse venait de faire l'acquisition; en 1805, it fut nommé premier médecin conseiller de ce prince. Dans les dernières années de sa vie, il s'occupa de l'histoire de l'art dans l'antiquité. Quoiqu'il ait moins cultivé les sciences médicales par goût que par position, ses ouvrages ne sont pas sans mé->

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rite. Les principaux sont : Annolationes académies (Berlin, 1786, in-4«); Manuel d'angiologie (Berlin, I7S9, in-8°); Musée anatomique formé par Jean Théophile Walter, décrit par Frédéric-Aug. Watter (Berlin, 1796, 2 vol. in-4»), etc.

WALTER (John), imprimeur anglais, célèbre surtout comme ayant été le premier éditeur du Times, né en 1739, mort en 1812. 11 se fit d'abord connaître par une invention typographique, à laquelle il donna le nom de logographie, et qui consistait à imprimer avec des mots entiers, leurs racines et leurs combinaisons, au lieu de procéder à la manière ordinaire, en combinant des lettres séparées. Le 1er janvier 1788, il tit paraître lo premier numéro du Times, et fut, pendant dix-huit ans, imprimeur du bureau des Douanes (Board of customs); mais ce privilège lui l'ut retiré k cause d'observations qu'il avait publiées dans son journal et qui étaient peu favorables à l'administration de lord Mel ville, secrétaire de l'amirauté. En' 1803, il s'était ^adjoint dans la propriété et la direction du 'Times son fils, John Waltkr, né en 1784 et mort en 1847, auquel ce journal est redevable des améliorations qui l'ont placé kla tête non-seulement de la presse anglaise, mais de celle du monde entier. Nous- ne reviendrons pas ici sur ces améliorations, que nous avons déjà exposées en détail dans 1 article consacré au Times (v. ce mot). Nous ajouterons seulement que cette feuille rapporta h son second éditeur des sommes considérables, qui lui permirent d'acheter une magnifique propriété dans le Berkshire et de se porter comme candidat à la députation pour ce comté. Il fut élu à la Chambre en 1832 et en 1835, mais résigna son mandat en 1837, à cause de la différence d'opinions qui existait entre lui et ses commettants au sujet du nouveau Poor Law. I! essaya, mais sans succès, de se faire réélire en 1840 et en 184t. — Sun lils, le propriétaire actuel du Times, M. John ■Waltkr, troisième du nom, est né à Londres en 1818. Il étudia le droit au collège d'Exeter a Oxford, et fut admis en 1847 au barreau de Liucoln's Inn. De 1847 à 1859, il a représenté le bourg de Nottingham à la Chambre des communes , où il siégeait parmi les libéraux modérés. Le Times a continué à prospérer sous sa direction, bien que cette feuille ait eu à souffrir, ces dernières années, de la concurrence des journaux à 1 penny.

WALTER (Ignace), compositeur tchèque, né k Radowitzf Bohême) en 1768, mort en 1828. Elève de Siurzer, maître de chapelle à Vienne, il fut engagé en 1779 au théâtre de la cour, en qualité de chanteur, et y obtint beaucoup de succès. Il passa de là au théâtre de Prague, puis à celui de Riga et entra ensuite au service de l'électeur de Mayence. Lorsque ce prince eut été chassé de ses Etats par les Français en 1793, Wulter habita successivement Brème et Halle, dirigea quelque temps le théâtre de Francfort et alla en 1804 se fixer à Ratisbonne, qu'il habita jusqu'à sa mort. Nous citerons, parmi ses opéras : le Comte de Waltron (1780); le Breuvage de l'immortalité (1785) ; le Chevalier du miroir, Vingt-cinq mille florins, les Bergers des Alpes, le Droit du plus fort, la Méchante femme (1795); le Cltâteau de plaisance du diable. Je Docteur Faust (1797); Se Moulin du diable (1798); le Marchand de Smyrne (1805). On lui doit, en outre, plusieurs cantates, dont une pour le couronnement de l'empereur Léopold (1791); six messes, six motets, etc.

WALTER (Ferdinand), jurisconsulte allemand, né à Wetzlar en 1794. Il était étudiant k Cologne, lorsqu'il s'engagea en 1813 dans un régiment de Cosaques du Don, avec lequel il prit part k la guerre contre la France. 11 revint ensuite continuer à Heidelberg ses cours de droit, fut reçu docteur en ISIS, et, après s'être livré pendant quelques mois à l'enseignement, en qualité de privât -ducent, fut nommé professeur extraordinaire, puis, en 1821, professeur ordinaire k l'université qui venait d'être fondée kBonn. Il y fait depuis lors, sur le droit ecclésiastique, sur l'histoire du droit romain, k l'étude de laquelle l'ont conduit la lecture des ouvrages de Niebuhr, ainsi que son goût particulier, sur le droit privé allemand et sur l'histoire du droit allemand, des cours qui attirent toujours un grand concours d'auditeurs, tant k cause de la clarté, et de l'élégance de la diction du professeur que de 1 excellence de sa méthode. Elu député à l'Assemblée nationale prussienne en 1848, M. Wulter s'y fit le défenseur des opinions du parti conservateur et continua à agir dans le même sens pendant les années 1849 et 1850, comme membre de la première Chambre de Prusse. On cite, parmi ses ouvrages : Manuel de droit ecclésiastique (Bonn, 1822; 1861, 13« éclit), traité qui a été traduit en français, en italien et en espagnol, et dans lequel l'auteur a exposé, avec une rare clarté et un remarquable esprit de critique, les principes du système canonique ; Corpusjuris germanici antiqui (Berlin, 1824, 3 vol.) ; Histoire du. droit romain jusqu'à Sustinien (Bonn, 1840; 1845-1860, 3° edit., 3 vol.); Histoire du droit allemand (Bonn, 1853; 1857, 2e édit., 2 vol.); Système du droit privé commun allemand (Bonn, 1854) ; l'Ancien pays de Galles (Bonn, 1859) ; Futiles juris ecctesiastici autiqui et liodierni (Bonn, 1862) ; le Droit naturel et la politique à la

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lumière de l'époque actuelle (Bonn. 1863); De ma vie (Bonn, 1865), autobiographie qui renferme des documents intéressants pour l'histoire contemporaine.

WALTER (Raleigh), célèbre favori de la reine Elisabeth. V. Ralkigh.

WALTER SCOTT, illustre romancier écossais. V. Scott.

WALTÉRIANE s. f. (oual-té-ri-a-ne — de Walter, botan. améric). Bot. Syn. de cxif-

TONIIi OU MYLOCARYON.

WALTHAM, bourg et paroisse d'Angleterre (Essex), à 22 kilom. N.-E. de Londres, sur la Loa; 4,800 hab. Poudrerie royale. Beaux restes d'une abbaye du XIe siècle,

WALTIIEIt, astronome allemand, né en 1430,mort en 1504. Il est le premier qui ait employé les horloges pour mesurer le temps dans les observations astronomiques. C'était un riche bourgeois de Nuremberg, qui fit construire un grand nombre d'instruments d'après les idées de Regiomontanus et continua de recueillir un grand nombre d'observations après la mort de ce maître. Elles ont été publiées en 1618, avec celles de Regiomontanus, dont il était dépositaire, p;«r Snellius. Les astronomes modernes Lacaille et Delambre n'ont pas dédaigné de s'en servir pour certaines vérifications relatives à la durée de l'année et à l'obliquité de l'écliptique,

WALTllEH (Christian), théologien protestant du xvte siècle, mort vers 1572. Il était originaire de la Hesse, entra dans les ordres et vécut plusieurs années dans un couvent, dont on ignore le nom. 11 renonça plus tard à l'état monastique, embrassa la religion luthérienne et vint se fixer à Wittemberg, où il se l;a avec plusieurs des grands théologiens protestants de l'époque, tels que Flacius, Rorarius (Rœrer), Aurifaber (Goldschmid) et Amsdorf, qui l'avaient eu grande estime k cause de l'étendue de son érudition. Il fut aussi l'ami du célèbre imprimeur Hans LutR, chez lequel il travailla comme correcteur pendant trente-quatre ans. Il surveilla l'édition des œuvres de Luther, qui fut publiée à Wittemberg, et qui fut l'objet des attaques des théologiens luthériens, réunis à léna dans le but de publier aussi une édition de ces œuvres. Ils accusèrent Walter d'en avoir k dessein altéré plusieurs passages, afin qu'ils pussent servir aux calvinistes d'armes pour leurs attaques contre Luther. Parmi les adversaires les plus acharnés de Walier k cette époque, il faut citer ses anciens amis Amsdorf et Flacius. Walter se détendit vigoureusement contre ces accusations, qui, k ce qu'affirme Mayer dans son ouvrage intitulé De versione librorum Lutheri, n'avaient aucun fondement. On a de ce théologien : Réponses aux calomnies de Flacius, Exposé de la différence des Bibles et des autres livres de Luther, Table de tous les livres et de tous les écrits de Luther, etc. (Wittemberg, 1558, iii-4»), etc.

WALTHER (Rodolphe), théologien suisse, né k Zurich en 1519, mort en 1580. Après avoir étudié la théologie dans différentes écoles de la Suisse, il partit pour Marbourg, dans la Hesse, et s'y rendit célèbre par son érudition et son taleut dans les controverses politico-religieuses de ce temps. En 1541, il accompagna le landgrave de Hesse, Philippe le Magnanime, k la diète de Ratisbonne, et, maigre sa jeunesse , fut placé par ce prince k la tête des théologiens présents à cette diète. La même année, il revint en Suisse et fut nommé directeur de l'école Curolina k Zurich, où il devint, en 1542, ministre de l'église de Saint-Pierre et où il résida jusqu'à sa mort. On a de lui : Apologia Zvingli; Monomachia Davidis et Oolialhi, poëme lalin; Mamilix in Joannis episiolas ; JSabales, comœdia sacra ex Samuele, 1, cap. xxv et divers autres poèmes latins; Apologia ad catholicam Ecclesiam pra Uirico Zvinylio ejusdemgue operum editione; Ulrici Zoingli libri XXI Y, traduction latine des serinons et autres écrits de Zwingle ; Homilix in totum Novutn Tesiamentum, publiées par Josias Simler (Zurich, 1594, in-fol.), etc.

WALTHER (Balthasar), orientaliste allemand, né à Allendorf, en Thuringe, dans la seconde moitié du xvi« siècle, mort en 1640. Il étudia la théologie à léna, ainsi que les langues classiques et orientales, y devint professeur de grec et d'hébreu et fut nommé plus tard surintendant de l'Eglise luthérienne dans les duchés de Saxe-Gotha et de Brunswick-Wolfenbuttel. On cite, parmi ses ouvrages : Dialriba de Constantiai Magni baptismS, donatione et legatione ad concitium IViczuum; Problemata hebraïca, chaldaïca, syriaca,grxca; Depapasprimatuet Anti-Christo ; Lulherus natus, denatus a papicolarum calumniis vindicatus; Quarante questions sur l'état primitif, l'essence, l'existence, la nature et la qualité des âmes, contre Sacques Bœ/imen, refutation~des théories de ce célèbre théosophe, etc. La biographie de Walther ne se trouve pas dans ie T/ieatrum virorum erudiiioue clarorum, de Freherus, ainsi que l'avance Jœcher dans son Allgemeines iielehrtcn-Lexicon,

WALTIllîR (Michel), théologien allemand, né k Nuremberg en 1593, mort en 1662. il étudia successivement la médecine et la théologie aux universités de Wittemberg, de Giessen, d'Altdorf et d'iéna, devint chapelain de

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la duchesse Elisabeth de Brunswick- Wolfenbuttel en 1618, et fut appelé en 1622, par le duc Jules-Frédéric, à la chaire de théologie de l'université d'Helmsiaîtlt. Il devint plus tard surintendant de l'Eglise luthérienne dans la Frise orientale (1626) et dans le duché de Brunswick-Luneberg (1642). On a de lui : Tractatus de mannn (Leyde, 1633) ; O/ficina biblica (Nuremberg, 1C36, in-4<>); ffarmonia lotius sacr& Scriptum (Nuremberg, 1037, in-8<>), ouvrage qui obtint sept éditions en moinsde dix-sept ans; Exercitationes bibtics (Nuremberg, 163S,in-4°) ; Cenluria miscellanearum iheologicarum (Nuremberg, 1646, in-40) ; Postitla mosaïca ; Postilla evangelica. — Son fils, Michel Walther, né à Aurich en 1638, mort en 1692, professa successivement les mathématiques et la théologie k ('université de Wittemberg et publia, entra autres ouvrages : Disquisitio mathematieti de mutuis siderum ra/liationibus, gttas vulgo aspeclus vocant (Wittemberg, 1660, in-4»); Denooo législature Christo contra socinianos et arminianos; enfin, plusieurs dissertations sur les comètes, sur lo nombre d'or, sur la zone torride, sur la longitude géographique, etc.

WALTHER (Georges-Chrétien), jurisconsulte allemand, né k Rothenbourg en 1601, mort en 1656. Il fit ses éludes k l'université de Strasbourg, fut reçu docteur en droit à celle d'Altdorf en 1628 et fut nommé trois ans plus tard, par le sénat de sa ville natale, président de la chancellerie de justice. Il remplit ces fonctions jusqu'à sa mort, et, comme il était profondément versé dans Le droit public allemand, fut employé par différents princes dansjes négociations diplomatiques qui précédèrent ou qui suivirent lu conclusion du traité de Westphalie en 1648. On lui doit, entre autres écrits : Metliodus jura studendi; Liber de statu, juribus et privilegiis doctorum; De renuntiatione successionum vel lneredilatiS; Harmonia theologicojuridico-politico-philosophica,

WALTHER (Christian), théologien allemand, né k Norkitten, près de Kœnigsberg, en 1655, mort en 1717. Il tit ses études aux universités de Leipzig et d'iéna, remplit ensuite divers emplois ecclésiastiques clans sa ville natale, devint en 1701 membre de l'Académie des sciences de Berlin, et, deux ans plus tard, fut nommé professeur de théologie de Kœnigsberg, dont il fut dans la suite élu reclor maguificus. Ses principaux ouvrages sont: Tractatus de cultudioinosancluarii Veteris Testamenti; Deduobus tabulis iapideis ; De quatuor pœnarum generibus apud Hebr&os ; Disputationes VIII (le pluralitate personarum in uivinis; De semine Abrahx in quo benedicuntur omnes gentes, etc.- Il publia aussi la première partie de l'ouvrage de Moïso Maimonide sur la circoncision, avec des notes et une traduction latine placée en regard du texte hébreu.

WALTHER (Augustin-Frédéric), anatomiste allemand, ne à Wittemberg. en 1688, mort en 1746. Après avoir étudié a Wittemberg, il se rendit k léna, ou il s'occupa particulièrement de mathématiques. Apres neuf mois de séjour dans cette ville, il fit un voyage en Allemagne, en Hollande, en Angleterre. A sou retour k Wittemberg, il obtint la maîtrise (1711) et le doctorat en médecine (1712). 11 alla se fixer en 1728 à Leipzig, où il fut nommé professeur d'anutonue et de chirurgie. En 1732, il deviut médecin pensionné de la ville, professeur de pathologie, membre du grauu collège ducal et décemvir de l'Académie, En 1737, il passa à la chaire de thérapeutique et fut doyen de la Faculté. Walther était un prosecteur fort habile. Dans le nombre des dissertations qu'il a publiées, il y en a plusieurs qui sont excellentes et que iloller a pris soin de recueillir dans ses collections. Les plus counues sont tes suivantes : De lente cristallina (1712, in-4°); De sécrétions animali (1712); De usa et prsstantia sulidioris in anatomicts scientis (1723); De organis generalionis vitialis et de twnore vagins uteri (1724, in-4°); De membrana lympani (1725); De cerebro, nervis et yangliis (1727) ; iiearticuhs ligamentis et musculis homims et incessu slatuque dirigendis (1728) ; De sarcocele (1727) ; Avleris cœliacs tabula, ejusque descriptio (1729); De vasis uertebralibus (1730); De intestiuoruniangustia (1737),

WALTHER (Henri-André), théologien allemand, né à Kœnigsberg,- dans la Hesse, en 1696, mort en 1748. 11 devint successivement ministre à Worins (1729) et à Frandfort-sur-le-Meiu, et fut nommé, en 1741, doyen du clergé protestant de cette dernière ville. Ou cite comme ses ouvrages les plus remarquables : Disputatio ex aniiquitate orientait de Zabiis; De dominio liominis in bruta; les T'énèbres dans la prétendue lumière de la doctrine catholique romaine, contre le livre publié par un jésuite sous ce titre la Lumière dans les ténèbres; Exegesis epislols Judx ; Premiers principes de la sagesse et de la vertu, ouvrage qui a donné lieu à un grand nombre d'imitations; le Catéchisme de Francfort avec une préface et des notes, etc.

WALTHER (Christophe -Théodose), missionnaire allemand, né dans le Brandebourg eu 1699, mort en 1741. Il étudia la théologie k Halle et se rendit en 1725 à l'appel du roi de Danemark, Frédéric IV, qui avait fait

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demander à cette université des missionnaires pour les colonies danoises des Indes orientales. Walther arriva en juillet 1726, avec plusieurs autres missionnaires, à Trunquebar, qui était la seule région où les Danois eussent jusqu'alors réussi à propager la religion chrétienne. Après avoir appris le portugais , le tamoul et plusieurs autres dialectes de l'Inde, il parcourut toute la côte de Coromandel et son Zèle religieux fut couronné d'un plein succès. Ce fut lui qui fonda la mission de Madjubaran. L'état de sa santé le força en 1740 à revenir en Europe, mais il mourut avant d'avoir atteint le Danemark. On a de lui : Sotiuïm'rs de la mission de ÏVanquebar (1726); la Voix du salut, en tamoul (Tranquebar, 1727, in-12); Abrégé de l'histoire ecclésiastique, en tamoul (Tranquebar, 1735); Obseruationes grammaticx guibus lingux Uimulicx idioma vulgare illustratur (Tranquebar, 1739, in-8°); Doctrina temporum indica ex libris indicis et brafimarum etnn paratipomenis recentioribus, inséré dans ï'Hisioria regni Bactriani <\e Bayer; Ellipses Uebraicx (éditées par Schoettgen, Dresde, 1740, in-8"). Walther collabora aussi k la traduction portugaise de la Bible, qui est en usage sur la côte de Coromandel et dans les colonies portugaises. Schœttgen a publié : Commentarii de vita et agone Ckristiani T/ieodosii Waltheri (Halle, 1743).

WALTHER (Philippe-François de), chirurgien et oculiste allemand, né à Buxweiler (Bavière rhéuane) en 1781, mort,en 1849. Après avoir étudié aux universités d'Heidelberg et de Landshut, il alla compléter ses connaissances médicales à Vienne et k Paris, et devint en 1803 chirurgien en chef de l'hôpital de Bamberg, puis, un an plus tard, professeur ordinaire de médecine k Landshut., De là, il passa à Bonn en 1819 comme professeur de chirurgie et directeur de la clinique chirurgicale, et, en 1830, fut appelé k Munich pour y occuper les mêmes emplois. Il y obtint, en outre, les titres de conseiller intime et de médecin du roi de Bavière. On a de lui plusieurs ouvrages estimés, tels que : Physiologie de l'homme (Landshut, 1807-1808, 2 vol.); 2'raitement des plaies de la tête {IS17); Système de chirurgie (Berlin, 1833-1 840, 4 vol.); Sur les tours de clinique dans les hôpitaux (1846). Il avait, en outre, rédigé le Journal de chirurgie, de 1820 k 1842 avec Grœfe, et, deJ842 jusqu'à sa mort, avec Ammon.

WALTHER ou WALTHER DS (Rodolphe.), théologien suisse. V. Gwalther.

WALTHER VON DER VOGELWELDE, le

plus célèbre des minnesingers allemands du moyen âge, né dans la Francouie ou dans le Tyrol, entre 1165 et 1170, mort vers 1230. Il appartenait k une famille noble, mais pauvre, et apprit • à chanter et à raconter • en Autriche, où il eut pour maître et pour modèle le vieux Reinmar. Il dut commencer k se faire connaître par ses chants poétiques vers 1187, et trouva bientôt après à Vienne un premier prolecteur dans le jeune duc de Babenberg, Frédéric le Catholique. Ce prince étant mort à la croisade, Walther commença, vers ie milieu do l'année 1193, k visiter les cours des rois et des princes et à mener une vie errante; il visita nou-seulement l'Allemagne tout entière , mais encore la plupart des contrées limitrophes. Quittant Vienne à regret, il se rendit d'abord auprès de Philippe, roi des Romains, et ou le retrouve k Muyence, lors du couronnement de ce prince (8 sept. 1198), qu'il accompagna l'année suivante à Magdebourg. En mai 1200, i! réparait à Vienne k la cour du duc Léopold Vil , le Glorieux, frère et successeur de son premier protecteur, le duc Frédéric. Il était encore en bons rapports avec Philippe, bien qu'il fût éloigné de lui ; mais il ne tarda pas à tomber, on ne sait pour quel motif, en disgrâce et se retira alors à Eisenach auprès d'Hermann, landgrave de Thuringe, qui réunissait à sa cour les poëtes les plus célèbres de l'Allemagne. Il y fut l'un des six minnesingers qui prirent part à la lutte poétique connue sous le nom de Guerre de la Wartburg. En 1211, le landgrave s'étant détaché de l'alliance de l'empereur Othon IV pour soutenir, à l'exemple du pape et de plusieurs autres princes, l'élection de Frédéric H, Walther quitta sa cour, se rendit auprès de Dietrich, landgrave de Misnie, et resta attaché à ce prince durant uu an environ. On la trouve ensuite au service d'Othon IV, qui ne lui fit sans doute pas l'accueil que le poëte en attendait, oaiydès 1215, il quitta la cour de ce prince pour se retirer k celle de son compétiteur Frédéric H, qui lui donna un petit fief et remplit ainsi un de ses désirs les plus ardents. Walther ne renonça pus cependant k sa vie errante. En 1817, il était en Autriche, assistant aux préparatifs de départ de Léopold VII pour la croisade. En 1221, il devint précepteur du jeune roi des Romains, Henri II, lils de Frédéric II; mais il ne parait pas qu'il ait réussi dans cette tâche , car il se ûémit volontairement de ses fonctions eu 1224. Il vécut dès lors dans une tranquille retraite k Wurtzbourg, non sans toutefois prendre de temps eu temps part aux événements politiques de son époque. Il mourut à Wurlzuourg en 1230, ou un peu après cette aunée. On a montré pendant longtemps dans le jardin de Saint-Laurent, au nouveau couvent de cette ville, son tombeau, qui était placé sous un arbre, et dont l'êpitapha

WALT

nous a été conservée dans un manuscrit du xivo siècle. En 1843, on lui a élevé un nouveau monument à Wurlzbourg. Walther a de beaucoup surpassé son maître Reininar tant an point de vue des idées que de la forme de ses poésies, et, de plus, il laisse bien loin derrière lui, par la richesse et lu variété de son imagination, tous les autres minnesingers, 11 ne s est pas borné, comme Reiumar, aux seuls chants d'amour, il a aussi abordé des sujets très-divers. Ses poésies ne peignent pas seulement la majesté du Seigneur et de la sainte Vierge , ou les beautés de la nature, mais aussi la gloire et le bonheur de ses concitoyens, l'état de la société et les événements de son époque. Qu'il parle des droits de l'empereur ou des prétentions du saint-siége, des obligations réciproques des princes et de leurs vassaux, des actes justes ou injustes de l'Eglise, partout, il distribue l'éloge ou le blâme, sans céder à aucune autre influence qu'a celle de Ses convictions ; partout il se montre animé de l'esprit le plus patriotique et défend l'empire et l'empereur contre les attaques du pape. De son temps, du reste, ses poésies exercèrent une grande influence clans toute l'Allemagne et eurent pour effet d'enlever au pape plusieurs de ses aliiès. Nulle part, pas même dans ses compositions politiques, il ne quitte le ton de la Iioésie lyrique pure. Il existe un grand nom- >re d'éditions des œuvres de Walther de Vogelw<ride. Les plus estimées sont celles de Laehmami (Berlin, 1827; <« tirage, 1864); de Guil. Wackernagel et Max Rieger (Gcessea, 1862) et de Franz Pfeiffer (Leipzig, 1864 ; je tirage, 1806); elles ont été traduites eu allemand moderne par Simrock (Berlin, 1833, 2 vol.; Leipzig, 1853, ï« édit.) ; par Koeh (Halle, 1848) et par Weiske (Halle, 1852). Uhland «, en outre, tracé un excellent tableau de sa vie et de ses travaux dans son ouvrage intitulé : Walt/ter von der Vogeltoeide, poète allemand du moyeu âge (Sluttgard et Tubingue, 1822), et Hornig a publié un Glossaire complet pour ses poésies (Quedlimbourg, 1844).

WALTHÉRIE ou WALTÊBIE s. f. (val-térî — de Walther, butan. alleni.). Bot. Genre de plantes, de la famille des byttnériacées, tribu des hermanniées, comprenant environ vingt-cinq espèces, qui croissent dans les régions tropicales.

— Encycl. Les walthéries sont des arbres ou des arbrisseaux, h feuilles alternes, simples, pubescentes, munies de stipules; les fleurs, réunies en petits glowérules sessiles, axillaires ou terminaux, sont généralement jaunes ; elles présentent un calicule formé de trois folioles, entourant à demi un calice tubuleux, à cinq divisions; une corolle à cinq pétales; cinq étamines, à filets soudés à la base ; le fruit est une capsule uniloculaire, bivalve, monosperme. Les espèces peu nombreuses de ce genre habitent les régions chaudes de l'Asie et de l'Amérique; on les cultive quelquefois dans nos serres, où on » les propage de graines; mais elles n'y vivent pas longtemps. Nous citerons, entre autres», la walthérie d'Amérique, à feuilles ovales et plissées ; la walthérie a feuilles étroites, qui habite lu Guyane, et la walthérie des Indes, qui ressemble beaucoup à la première.

WAL-TIEDDE s. m. { oual-tiè-de ). Bot.

Syu. de Stéphanie et de coccui.us, genres de ménisperinées.

WALTON (isaae), littérateur anglais, surnommé le Père de la pftche à la ligne (fat/ter of augling), né à Stafford en 1593, mort en 1G83. Passionné pour la pêche, il publia à i'âge de soixante ans un livre dans lequel il avait résumé tout ce que la pratique ei l'expérience lui avaient appris sur son art favori. Cet ouvrage, qui est écrit sous forme de dialogue, et qui a pour titre ; le Parfait pêcheur à ta ligne ou la récréation de l'homme contemplatif (Londres, 1653, 1 vol. in-12), est le premier traité qui ait été écrit en Angleterre sur la matière ; le succès en fut immense, et, en 1676, il en était à Sa cinquième édition. La même année (1670), Charlos Cotton, fils udopiif de Wallon, publia une seconde partie du Parfait pêcheur à la ligne, instruction sur la manière dépêcher la truite en eau courante. Cette seconde partie se trouve dans les éditions postérieures de l'ouvrage de Walton, qui a conservé jusqu'à nos jours toute sa valeur. Parmi ces éditions, les plus recherchées sont celle de Moses Browne (1759-1760, uvec planches); une de John Hawkins, qui, en 1792, avait obtenu cinq réimpressions; une de D. Majar (1823, avec 77 gravures sur bois et 14 gravures en tailledouce), et enfin celle que le libraire Bonn a publiée en 1856, avec les notes Variorum,et i qui est ornée de 26 gravures eu taille-douce et de plus de 200 gravures sur bois. On a encore de Wallon une biographie du docteur Donne placée en tête de l'édition des œuvres de eet ecclésiastique (1640), et des Vies de sir Henri Wolton (1644), de Richard Hooker et de George Herbert (publiées ensemble, 1C70), et de l'évêque Saumterson (1677). Ces biographies ont éié réunies en un recueil par Thomas Zouch (1796, in-4»; 1824, in-8°, «e édit.).

WALTON (Brian),' prélat anglais, né àClevehind en 1600 (Voikshire), mort en 1661. Après avoir exercé dans différentes localités les fonctions du ministère sacré, il devint,

WAND

en 1639, chanoine prébendier de Saint-Paul et chapelain du roi et, pendant les premières années delà lutte entre ce dernier et le Parlement, déploya la plus grande activité dans ses différends entre le clergé et les laïques, au sujet des dîmes et autres privilèges ecclésiastiques. AusVi se rendit-il odieux au parti puritain et fut-il traité avec rigueur lors du triomphe de ce parti. 11 fut appelé à la barre de la Chambre des communes, qui le dépouilla de ses bénéfices; il se réfugia alors à Oxford, où il conçut le plan de la fameuse Bible polyglotte qui porte son nom, et où il recueillit les matériaux de cet ouvrage, qui ne furent cependant complètement réunis que plusieurs années après son retour à Londres, où on lui permit de revenir après la mort du roi. La Bible polyglotte fut publiée par souscription, et c'est, à ce que l'on croit, le premier exemple d'un ouvrage publié de cette façon en Angleterre. Les probàgomènes et l'appendice en ayant été attaqués par John Owen, dans ses Considérations, Wiiltou lui répondit par une brochure intitulée : le Constdérateur considéré. Il présenta sa Bible au roi Charles II, iors du retour de ce prince, et reçut de lui l'évêché de Chester; mais il ne jouit pas longtemps de celte dignité, car il mourut un mois à peine après son installation. On a encore de lui une Introductio ad lectionem linguarum orienlalium (1655). On peut consulter a son sujet l'ouvrage de l'archidiacre Todds qui a pour titre : Mémoires sur la vie et sur tes écrits du B. Brian Wallon (Londres, 1821, 2 vol. in-8o).

WALUHORA s. m. (oua-lu-o-ra — mot indien). Oinith. Espèce de manucode ou oiseau de paradis, qui habite Ceylan.

WAI.Z (Charles), érudit allemand, né en 1802, mort en 1857 à Tubingue, où il avait été successivement professeur de littérature ancienne au séminaire philologique et éphore du séminaire évangélique. Nous citerons, parmi ses ouvrages : Epistola critica ad J.-Fr. Boissonade (1831); De l'état présent delà science de l'antiquité (1841); Ùe religione Jlomanorum antiquissima (1845); De Aemesi Grmcorum (1852) ; De la polychromie de la sculpture antique (1852). Il a, en outre, travaillé avec Teufel à la Real- Encyclopédie de l'antiquité classique (1844-1852, 6 vol. in-4°), et donné des traductions allemandes de la Cyropédie de Xénophon (1S27, 3 vol.) et de la Poétique d'Aristote (1833), ainsi que de la Uhetorica ad Herennium de Cicéron, du Viotetiim d'Arsène, demeuré jusqu'alors inédit (Stuttgard, 1832, iii-8»), des Bhéleurs grecs (1832-1836, 9 vol.) et de la Description de la Grèce de Pausanias (1838- 1839, 3 vol.).

WAMBA, roi des Wisigoths. V. Vamba.

WAMBBECHIES, bourg de France (Nord), cant,. arrond. et à 6 kilom.de Lille, sur la basse Deule; pop. oggl. 1,034 hab. — pop. tôt. 3,714 hab. Brasseries, distilleries, mou-, lins à huile et à farine ; fabrique de bleu ; filature de lin; tanneries.

WAMESE ou WAMESIUS (Jean), jurisconsulte belge, né k Liège eu 1524, mort en 1590. Reçu, en 1553, docteur à l'université de Louvain, il y devint, deux ans plus tard, professeur de droit et y exerça, en outre, la profession d'avocat avec le plus grand succès. On a de lui deux ouvrages qui n'ont élé publiés que longtemps après sa mort, savoir : Consilia de jure pontificio ordine titulorum in decretaliùus digesta (Louvain, 1643, 2 vol. in-fol.); Becitationes ad tilul. de apellationibus et Besponsorum sioe consiliotum juris centurie sex, édité par Weims et Corsel (Anvers, 1665, 3 vol. in-fol.)

WAMPI s. m. (ouam-pi — mot chinois).

Bot. Arbre du genre cookia, qui croit en Chine.

— Encycl. Le wampi est un arbre haut de 5 à 6 mètres, à feuilles alternes, imparipennées, composées do folioles entières et lancéolées, persistantes; les fleurs, petites, blanches, groupées en panicules très-rumifiées, présentent un calice à cinq divisions ; une corolle à cinq pétales étalés; dix étamines ; un ovaire pédicellé, velu, à quatre loges uniovulées, surmonté d'un style simple terminé par un stigmate en tète; le fruit est une baie ovoïde, ponctuée, à quatre loges monospermes et du volume d'un œuf de pigeon. Originaire des régions méridionales de la Chine, cet arbre a été introduit à l'Ile Maurice. On le cultive dans nos serres tempérées, mais il faut l'y tenir en pleine terre, et non en caisse ou en pot, si on veut le voir fleurir ; on le multiplie de boutures faites sur couche chaude. Ses fruits sont bons à. manger.

WANA-BAJA s. m. (oua-na-ba-ja — mots indiens qui signif. roi des forêts). Bot. Nom vulgaire d'une orchidée du genre anœclochile.

WANACOÉ s. m. (oua-na-ko-é). Espèce de singe, qui habite les bois de Siam.

WANAS, citadelle de la Suède , dans la préfecture de Linkoping, à l'embouchure du canal de la Gotha dans le lac Veller. Arsenal ; grand dépôt de munitions et d'équipages.

WANDA, princesse polonaise. V. Vanda.

WANDKLA1NCOURT (Antoine-Hubert), humaniste, évêque constitutionnel et conven-

WAND

tionnel français, né àRupt-en-Voivre(Haute-Marne) en 1731, mort à Belleville, près de Verdun, en 1818. Il fut successivement préfet du collège de Verdun, précepteur des enfants du duc de Clermont-Tonnerre, sousdirecteur de l'Ecole militaire de Paris, curé de Planrupt ,diocèse de Chàlons-sur-Marne. S'étant montré favorable aux réformes opérées par la Révolution, les. électeurs de son département le choisirent pour évêque en 1791 et, l'année suivante, l'élurent député à la Convention nationale. 11 se prononça pour le bannissement de Louis XVI, se fit d ailleurs peu remarquer à la tribune, passa au conseil des Anciens après la session, donna sa démission d'évêque lors du concordat de 1801, occupa quelque temps la cure de Montbard et se retira ensuite à la campagne. On a de lui une foule de petits ouvruges sur la morale et l'histoire à l'usage de la jeunesse, et un certain nombre de livres pour l'enseignementde la langue latine. Voici les litres des principaux : Appendix de Diis, trad, en français (1775, in-12); Abrégé de Sulpice Sévère, avec la construction latine et l'interprétation française littérale (1776, in-12); Cours d'éducation à l'usage des demoiselles et des jeunes messieurs qui ne veulent pas apprendre le latin (1782, S-vol. in-12); Méthode latine (1804, in-12). Les publications de ce laborieux et modeste écrivain n'ont pas été étrangères aux progrès des études classiques.

WANDELBEKT, chroniqueur allemand, né en 813, mort vers 870. Il entra fort jeune à la célèbre abbaye de Prum, où il passa tout le reste de sa vie. Son intelligence et les vastes connaissances qu'il possédait le firent placer à la tête de l'école de ce couvent et lui valurent l'estime de Louis le Débonnaire et du fils de ce dernier, Lotbaire, qui ubdi- •qua plus tard et vint passer ses dernières années au couvent de Prum. On a deWandelbert un JÙartyrologium rédigé en vers hexamètres, d'après les martyrologes de saint Jérôme et de tiède, et insér* dans les œuvres de ce dernier (1536), ainsi que dans le toine V du Spicilegium veterum scriptorum de d'Achery, et un autre ouvrage intitulé : De vitaet aclibus S. Goaris (Mayeuce, 1489), que Mabillon et Surius ont inséré dans leurs Acta sanclorum.

WANDÉROU s. m. (ouan-dé-rou). Mamm.

Autre orthographe du mot ouandkkou.

Wnndriiie (Saint-), ancienne et célèbre abbaye de bénédictins de là congrégation de Suint-Maur, située en Normandie, près de la Seine, à 4 kilomètres environ de Caudebec. L'abbaye de Fontenelle , dont il n'existe plus aujourd'hui que des ruines majestueuses, était un des plus beaux édifices religieux de France. L'origine de ce monastère, le plus ancien de la Normandie après celui de Suint-Ouen de Rouen, remonte à la onzième année du régne de Clovis il : il eut pour fondateur saint Wandrille ( Wandregisilus) dont il prit le nom plus tard, abandonnant Celui de Fontenelle (Fonlunella) qu'il devait à un ruisseau voisin, Saint Wandrille donna rapidement a sa fondation une extension considérable; trois églises la desservirent dès l'origine, dédiées à saint Pierre, à saint Laurent et à saint Pancrace, et auxquelles s'ajoutèrent bientôt celles de Saint- Paul, de Saim-Annind-de-Guville, de Saint- Saturnin, de Saint-Michel, devenue depuis église paroissiale, et construite des matériaux romains de Julinbona (aujourd'hui Lillebonue), enfin de celle de Notre-Damede Caillouville, devenue dans la suite la plus curieuse au point de Vue de l'art. Dès les premiers temps de sa fondation, Fontenelle comptait jusqu'à quatre cents relîgieux ; plusieurs rois de France, les dues de Normandie, les comtes d'Evreux, et nombre d'autres grands personnages la comblèrent de bienfaits et l'enrichirent. Mais les invasions normandes ayant forcé les moines, en 362, à s'enfuir, emportant leurs trésors et leurs reliques, les barbares brûlèrent les monuments qu'ils trouvèrent déserts. Ce ne fut qu'en 960 que l'abbé Maynard, d'abord moine à Gand, releva le monastère. L'église ne fut construite, ou plutôt entièrement achevée, qu'au commencement du Xie siècle par l'abbé Saint-Gérard. De nouveau détruite par le feu, en 1250, la grande basilique fut encore une fois rebâtie peu de temps après. Ce sont les ruines de cette dernière reconstruction qui sont encore visibles aujourd'hui. Elle était demeurée presque intacte jusqu'en 1631, époque où la chute de sa grosse tour nécessita de nouvelles réparutions. On y remarquait un grand nombre de tombeaux dont il ne reste plus trace aujourd'hui. La partie capitale des ruines actuelles, c'est, plus encore que l'église, le cloître. Au moyen de deux portes situées aux deux extrémités de la nef, on descend par quelques degrés dans une belle galerie dont le sol est à 6 pieds environ au-dessous de celui de la basilique. La galerie regardant le nord et régnant le long de la net de l'église fut élevée vers 1342, Elle est percée de cinq arcades. Les autres ailes, d'une architecture plus élégante et appartenant au style de transition du gothique à la Renaissance, ont une arcade de plus. 11 faut citer encore dans le cloître 1 admirable fontaine ou lavabo de pierre sculpté, contigu à la porte du réfectoire; Cette fontaine, de style semi-

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