WANG
Renaissance, semi-gothique, n'est pas moins élégante dans son ensemble que dans ses détails. Ses sculptures sont divisées en six panneaux, dont chacun offrait autrefois un écusson armorié occupant le centre de l'ogive. A cinq cents pas des ruines de l'abbaye se trouvent celles de l'église de Caillouville, monument gothique, entièrement détruit aujourd'hui ; à peine sur le sol gisenl encore quelques figures éparses, horriblement mutilées. Sur son emplacement s'élève aujourd'hui une sorte de petit calvaire, au pied duquel on a amoncelé quelques têtes de saints et placé la partie supérieure d'un groupe représentant Jonchim et Anne, tous deux debout et se tenant embrassés, conception bien dans le style du moyen âge. Près de là est une foutaine miraculeuse, à laquelle les siècles n'ont rien fait perdre de son crédit. Autour des ruines de l'abbaye do Fontenelle s'est formé un village qui compte environ 500 hab.
WANDSBECK, bourg de Prusse, dans la province du Holsteio, au N.-E. de G'uckstadt, 2,900 hab. Industrie active. Imprimerie de coton; blanchisserie de cire; fabrication de faïence et de lainages; tanneries, teintureries. Beau château.
WANDSWORTH, village et paroisse d'Angleterre (Surrey), à 10 kilom. S.-O. de Londres, au confluent de la Wandle et delà Tamise; 7,500 hab. Teintureries, imprimeries sur étoffes, fonderies de fer, fabriques de produits chimiques.
WANFERCÉE-BAULET, bourg de Belgique, province de Hainaut, arrond. et à 13 kilom. N.-E. de Charleroi; 3,000 hab. Exploitation de houille.
WANFRIED, ville de la Hesse-Cassel {basse liesse), sur la Werza, à 45 kilom. E.-S.-E. de Cassel; 2,400 hab. Ancien château des landgraves, construit au xvrs siècle.
WANG- CII1- FOU, un des plus grands poètes dramatiques chinois. Il vivait sous la dynastie des Yuuên, dans le \iu" siècle de notre ère. Il est considéré comme le véritable créateur des pièces de théâtre appelées thsa-khi, sorles de drames lyriques ou opéras, et les cent dix écrivains dramatiques dont les noms figurent dans les Touén-jinpé-tchong (les Cent drames de la vie des Mongols), la plus fumeuse collection de pièces chinoises, doivent être rangés dans la classe des imitateurs de Wan-chi-fou, s'il faut s'en rapporter à un savant sinologue. Ce célèbre auteur, que ses compatriotes ont placé au nombre des dix thsaï-tseu ou écrivains de génie, a composé treize ouvrages, parmi lesquels le Si-siang-ki, ou Pavillon d'occident, obtint un succès extraordinaire et qui dure encore. « On assiste, dans cet ouvrage, a. des entretiens qui roulent sur la volupté, dit un critique chinois dans une intéressante préface; mais il faut convenir que Wan-chifou entre profondément dans les passions. » Wan-chi-fou fut très-supérieur comme poète à tous le3 auteurs de la dynastie des Youêo qui vinrent après lui. * S'il n'est pas le fondateur du théâtre chinois, a écrit M. Bazin aîné, dans le Siècle des Youên, ou Tableau historique de la littérature chinoise, savant travail publié par le Journal asiatique, on peut le regarder comme le véritable inventeur de l'opéra {thsa-khi). • Des pièces de Wan-chi-fou, la plus parfaite est le Pavillon d'occident, qui, comme beaucoup de drames chinois, n'est, a proprement parler, qu'une sorte de roman dialogué. De là l'erreur qui l'a fait placer dans la catégorie des romans célèbres de la Chine par certains sinologues. M. Stanislas Julien a traduit cette pièce en partie dans V Europe littéraire. En dehors du Pavillon d'occident, un seul ouvrage de Wang-chi-fou. a survécu, c'est la comédie intitulée le Festin du ministre d'Etat; al pourtant rien n'est plus vide d'invention que le plan de cette pièce ; il n'y a iii art, ni intrigue, ni incidents dramatiques, écrit tout nettement M. Bazin, qui ne juge même pas à propos d'en entreprendre l'analyse. Sur Wang-chi-fon, comme sur la plupart des écrivains chinois à qui nos dictionnaires biographiques ont, jusqu'à ce jour, refusé l'hospitalité de leurs colonnes, les renseignements biographiques font défaut, et l'on ignore la date de sa naissance aussi bien que 1 époque de sa mort. On pense toutefois qu'il a dû passer sa vie dans la misère, lot assez ordinaire des poètes de son temps.
WANGEN, ville du Wurtemberg, dans le cercle du Danube, à 80 kilom. S. d'Ulm, sur l'Ober-Argen; 2,000 hab. Forges. Cette ancienne ville fut déclarée ville libre impériale, dès 1216, par l'empereur Frédéric I«r et réunie au Wurtemberg par Napoléon 1er en 1810.
WANGENBOURG, ancien village et commune de France (Bas-Rhin), cant. de Wasselonne, arrond. et à 37 kilom. O. de Strasbourg, cédé à la Prusse par le traité de Francfort (10 mai 1871) et qui fait depuis partie de l'Alsace-Lorraine ; 250 hab. Education d'abeilles; scieries; Commerce de planches. On y remarque les ruines pittoresques du château de Wangenbourg.
WANGENUB1M (Krédérie-Adam-Jules de), écrivain forestier allemand, né dans le duché de Saxe-Gotha en 1747, mort en 1800. Il prit part, de 1778 à 1783, à la guerre d'Amérique,