‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 882 sur 1042 · WANG · texte numérisé non relu

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comme capitaine d'un corps de chasseurs hessois qui faisait partie de l'armée anglaise, et, de retour en Allemagne, il fut chargé d'organiser l'administration des eaux et forêts dans les provinces orientales de la Prusse. On a de lui : Description de quelques espaces d'arbres qui croissent dans l'Amérique septentrionale, etc. (Gœttingue, 17S1, in-8»); Supplément à la science forestière en Allemagne (Gœttingue, in-fol., avec fig.)» Observations sur l'hiver de 1788 à 1789 dans la Lithuanie prussienne, insérées dans les Mémoires de la Société d'histoire naturelle de Berlin, où l'auteur a aussi publié plusieurs mémoires.

WANGEN1IE1M (Charles- Auguste, baron dk), homme d'Etat wurtembergeois , né à Gotha en 1773, mort en 1850. Il étudia le droit à léna et a Erlangen, entra ensuite «u service du gouvernement de Saxe-Cobourg- Saalfeld et était devenu, en 1803, vice-président du ministère, lorsque, à la suite d'un différend avec Kretschmann, ministre dirigeant, il donna sa démission en 1804. Il se retira alors à Hildburghausen, où il s'occupa de science financière, et où il écrivit ses Matériaux pour l'histoire de l'organisation du pays de Saxe-Cobourg-Saalfeld. (Gotha, 1805). Le duc de Suxe-Hildburghauseu le recoimnandu au roi de Wurtemberg, Frédéric, qui le nomma, en 1806, président du département supérieur de ses finances. Le zèle dont il fit preuve pour organiser sur des bases solides l'administration des finances le rendit bientôt gênant et eut pour résultat, en 1S0S, sa nomination de président de la régence de Tubingue, à la suppression de laquelle (1811) il devint président du tribunal supérieur et curateur de l'université de la même ville. C'étaient là les fonctions qui pouvaient le mieux convenir àWangenheim, qui avait toujours montré le plus vif intérêt pour les sciences et pour l'éducation de la jeunesse. A l'époque des débats excités par la constitution, il écrivit son Projet d'un rétablissement de l'ancienne constitution provinciale tht Wurtemberg, et, quoique cet ouvrage déplût au roi et aux états, 1 auteur n'en fut pas moins nommé, en octobre 1815, membre de la commission constituante, dont les travaux fuient, bientôt après, interrompus par la mort du roi. Le nouveau souverain, Guillaume, l'appela, en novembre 1816, au ministère des cultes. Il prit, à la même époque, part à l'élaboration de la constitution, surtout pour ce qui concernait l'organisation des communes et des corporations. Comme il ne pouvait se mettre d'accord avec le ministre Malehus, il remit, en novembre 1817, son portefeuille nu roi, qui le nomma alors ambassadeur du Wurtemberg près la diète germanique. 11 y déploya la plus grande aetivké, surtout comme membre de plusieurs commissions, et, à la suite des observations qu'il avait faites dans la commission militaire, un des gouvernements l'accusa d'avoir des plans opposés à la constitution de la Con fédération. Il adressa alors au prince de Metternich une défense de sa conduite, écrite dans le sens le plus libéral, et qui fut publiée plus tard ; mais l'irritation n'en persista pas inoins contre lui, et, k la suite de son rapport au sujet des réclamations de ceux qui avaient acheté des domaines publics en Westphalie pendant l'occupation française, il fut rappelé par le roi de Wurtemberg. Il fut alors mis à la retraite comme ministre d'Etat et se retira k Dresde, puis à Cobourg. Elu, en décembre 1831, député à la seconde Chambre de Wurtemberg, il vit, en février 1833, son élection invalidée par la Chambre, sous le prétexte que les députés devaient résider dans le royaume même; mais, au milieu des débats passionnés auxquels cette mesure donna lieu, ses adversaires politiques eux-mêmes ne purent s'empêcher de reconnaître que la Chambre perdait en lui un de ses membres les plus digues et les plus intelligents. Il publia, k cette occasion, une intéressante brochure, intitulée : VElection du baron deWunyenheim, etc., avec un appendice sur la Confédération germanique et sur l'impossibilité des Etats libres modernes (Tubingue, 1832). 11 vécut des lors dans la retraite. Miehaelis a publié, d'après ses manuscrits, la Ligue des trois rois du 26 mai 1849 (Stuttgard, 1851).

WANGENHEIMIE s. f. (van-ghé-nè-ml — de Wunyenlieim, botan. allem.). Bot. Genre de plantes, de la famille des graminées, tribu des featucées, dont l'espèce type croit en Espagne. Il Syn. de gilibertie, genre d'araliacées.

WANGEROOG ou WANGEROGE, île du

grand-duché d'Oldenbourg, dans la mer du Nord, par 53" 47' 31" de latit. N. et 5» 3l' 2" de longit. E., k 7,500 mètres du continent. Cette lie, au sol sablonneux et très- peu fertile, a un développement d'environ 7 kiloin. de longueur. On y trouve un établissement de bains de mer, un phare, une raffinerie de sucre et, sur ia côte, des bancs d'huîtres. La population ne s'élève guère qu'à 400 hab.

WANG-MAPiG, usurpateur chinois, mort l'an 23 de 1ère chrétienne. Cousin de l'empereur Tching-ti, il sut acquérir beaucoup de popularité sous le règne de ce prince , qui l'avait fait grand général de l'empire. Le crédit dont il jouissait le fit éloigner de la cour à l'avènement d'un nouvel empereur, Ngai-ii (1 av. J.-C); mais, redevenu pre-

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mier ministre après la mort de ca prince, il se défit par le poison de ses deux successeurs et, eu 1 an 9 de notre ère, se fit proclamer empereur, en donnant à sa dynastie le nom de Sin. Au début de son règne, la Chine fut envahie par les Tartares. Après être resté quelque temps dans l'inaction, Wang-mang envoya contre eux des troupes, qui les soumirent. Mais ces guerres avaient épuisé le trésor public, et, pour le remplir, l'usurpateur accabla le peuple d'impôts. Le mécontentement fut bientôt général, et l'un des princes de la dernière dynastie dépossédée, Lieousieou, sut habilement l'exploiter; il réunit en peu de temps sous ses ordres une nombreuse armée, avec laquelle il marcha contre les troupes de Wang-mang, qui furent battues en plusieurs rencontres. Le soulèvement devint Alors général, et l'usurpateur, assiégé dans Tehang-ngar, qui était alors la capitale de la Chine, tomba au pouvoir de ses ennemis, qui le mirent à mort.

WANG-Ytl s. in. (ouangh-iou). Ichthyol.

Espèce d'esturgeon, très-commune dans les cours d'eau de la Chine.

WANI s. m. (oua-ni). Bot. Nom donné à une espèce de manguier, qu'on cultive à Ja'-a et à Batavia.

WAN1AMËSI ou OUNIAMESI, peuplade de l'Afrique centrale, qui habile sur le bord du grand lac Nyassa.

WANKER (Ferdinand-Géminien), théologien allemand, né à Fribourg-en-Brisguu en 1758, mort en 1824. Il fit ses études dans sa ville natale, y fut reçu docteur en théologie, remplit dans diverses paroisses les fonctions de ministre et, après être devenu, en 1783, sous-recteur du séminaire de Fribourg, il fut appelé, en 1788, à la chaire de morale de. l'université de la même ville. Lors de la création de l'archevêché de Fribourg (1823), d fut élu à ce siège par le chapitre métropolitain, mais mourut avant que son élection eût été confirmée par le pape. On a de lui : Manuel de morale chrétienne (Ulm, 1794; 2e édit., Vienne, 1810-1811, 2 vol.); De la raison et de ia révélation par rapport aux besoins moraux de l'homme (Vienne, 1804); De l'union de la culture morale et scientifique du clergé (1&Q6); Leçons sur la religion, d'après la raison et ta révélation, ouvrage qui ne parut qu'après la mort de Wanker (Mayence, 18Î8), etc. Ses Œuvres complètes ont été publiées parWeick (Sultzbach, 1830-1833, 4 vol.); elles sont précédées d'une biographie de l'auteur, par Munch.

WAN KOULI (Mohammed-ben-Moustapha), lexicographe turc du xvi« siècle, né a Wan, d'où lui vint le surnom d'Al Wang. On n'a aucun détail ^certain sur sa vie, et il n'est connu que par ses ouvrages, qui comprennent difiërents traités politiques, une traduction d'un poISme persan sur la béatitude, et surtout la traduction du Sihah al loghat (la Pureté du langage), dictionnaire arabe de Djevhéry. Ce" fut le premier livre que l'on imprima k Constaijjinople (janvier 1729, 2 vol. in-ful.); mais cette première édition est aujourd'hui fort rare ; il en a, depuis, été donné deux autres eu 1757 et en 1803.

WANLEY (Nathaniel), littérateur anglais, né à Leicesler en 1633, mort en 1680 à Covenlry, o» il était ministre protestant. On a de Un deux ouvrages : Vox Dei ou le Grand devoir imposé à l'homme de réfléchir sur sa conduite (Londres, 1658, in-8°) et les Merveilles du petit monde (Londres, 1678). Par petit monde, l'auteur désigne l'homme, et son livre, quoique n'étant qu'une compilation mal faite, renferme une foule de renseignements et de détails assez intéressants.

WANLEY (Onfroy), antiquaire anglais, fils du précédent, né k Coventry en 1672, mort en 1726. Demeuré orphelin et sans fortune, il fut obligé d'entrer dans le commerce; mais il consacra le peu de loisirs qui lui restaient k lire et à copier de vieux manuscrits, en sorte qu'il acquit bientôt des connaissances étendues en paléographie. Grâce à la protection du docteur Lloyii, évèque de Lichtield, il put aller continuer ses études à Oxford, où le docteur Mil), président du collège d'Edmund-Hall, l'employa k la collection des manuscrits du Nouveau Testament pour l'édition qui eu fut publiée en 1707. U passa ensuite au service du docteur Churlett, directeur du collège de l'Université, qui le fit nommer l'un des sous-conservateurs de la bibliothèque Bodléienne, puis lui fit obtenir à Londres l'emploi de secrétaire de la Société pour la propagation du christianisme. Wanley parcourut ensuite une partie de ia Grande-Bretagne, dans le but d'y rechercher pour le docteur Hickes les anciens manuscrits anglosaxons, et il dressa a son retour le catalogue de ceux de ces manuscrits qui se trouvaient dans les bibliothèques publiques ou particulières. Ce catalogue a été, plus tard, traduit en latin et inséré dans le Thésaurus linguarum veterum septenlrionalium (Oxford, 1705, in-fol.). Charge ensuite de mettre en ordre les manuscrits du comte d'Oxford, il devint bibliothécaire de ce seigneur, puis de son fils et remplit le même emploi jusqu'à sa mort. Ou a encore de lui une traduction anglaise des Fondements et principes de la religioucfirétienne,ù'Osler\\>ûû( Londres, 1704), et un Catalogue de la bibliothèque de lord

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Oxford, que l'on regarde comme un modèle des ouvrages de ce genre.

WANSLEBEN (Jean-Michel), voyageur allemand, né ii Erftirt en 1635, mort en 1670. Après avoir étudié la philosophie et la théologie à Kœnigsberg, il fut successivement précepteur et soldat, puis mena durant quelque temps une vie errante et enfin se rendit à Erfurt, où Ludolf lui donna des leçons d'éthiopien et l'envoya, en 1660, a Londres surveiller l'impression de3onJEthiopicum lexicon, qui parut en 1661. Pendant son séjour à Londres, Wansleben aida aussi Edmond Castell dans la composition de son Lexicon heptaglotton. De retour à Erfurt, il fut chargé par le duc Ernest de Saxe-Gotha d'aller en Afrique étudier la situation des chrétiens d'Egypte et d'Abyssinie. Il n'accomplit qu'une partie de sa mission et n'alla pas plus loin que Le Caire; aussi, au lieu de revenir en Allemagne, se rendit-il à Rome, où il se convertit à la religion catholique et entra dans l'ordre des dominicains. En 1670, il vint à Paris, d'où Colbert l'envoya en Egypte avec mission de recueillir des renseignements sur l'état de cette contrée et d'y acheter des manuscrits pour la Bibliothèque du roi. Wansleben débarqua k Damiette en mars 1672 et quitta Le Caire pour Cons'.anti- ' nople en septembre 1673. Dans l'intervalle, il avait visité successivement les couvents coptes du Delta, le Fàyoum , les déserts de Saint-Macaire et de Saint-Antoine et avait remonté le Nil jusqu'à Esneh. De Constantinople, il fit plusieurs excursions dans .l'Asie Mineure et se préparait à retourner en Egypte, lorsqu'on le rappela en France. U arriva à Paris en avril 1676 ; mais, au lieu de recevoir comme récompense l'évêchè sur lequel il comptait, il ne reçut que des reproches, à cause du mauvais emploi qu'il avait fait des sommes qu'on avait mises a sa disposition. 11 fut alors obligé d'accepter une place de vicaire de la paroisse de Bouron, près de Fontainebloau, où il mourut peu de temps après. On a de lui : Index latinus in Jobi Ludolfi lexicon vfâthiopico-tatinum, etc. (Londres, 1661, in-4u); Helazione dello stato présente detl' Egillo (Paris, 1671, in->2); Nouvelle relation, en forme de journal, d'un voyage fait en Egypte en 1672 et 1673 (Paris, 1677)'; Histoire de l'Eglise d'Alexandrie, fondée par saint Marc, que nous appelons celle des jucobites coptes d'Egypte, écrite au Caire même en 1072 et 1673 (Paris, 1677, in- 12). En 1679 parut à Londres, en anglais, un pamphlet intitulé : Courte relation des révoltes et des massacres occasionnés par les pratiques antichrétiennes des jésuites et d'autres émissaires du pape dans l'empire d'Ethiopie, extraite d'une histoire manuscrite écrite en latin par J.-M. Wansleben.

WANTAGE, b'ourg d'Angleterre, comté de BerUs, à 48 kilom. N.-O. de Reading; 3,600 hab. Commerce de grains, drèches et farines. Patrie d'Alfred le Grand.

WANTZENAU (la), ancien bourg et commune de France (Bas-Rhin), cant. de Brumàth/arrond, et à 12 kilom. N.-E. de Strasbourg, sur 1*111 ; cédé à la Prusse par le traité de Francfort (10 mai 1871) et incorporé depuis lors à l'Alsace-Loraine; 2,300 hab.

Moulin et tuilerie. Commerce de bois de construction, caillous du Rhin, tuiles et chaux.

WANZELEBEN, ville de Prusse, province de Saxe, régence et à 22 kilom. S.-O. de Magdebourg, chef-lieu du cercle de son nom ; 3,300 hab. Fabrication de toiles, tanneries, brasseries.

WAPACUTHUs. m. (oua-pa-ku-tu). Ornith.

Espèce de chat-huant, qui vit sur les bords de ia baie d'Hudson.

• WAPITI s. m. (oua-pi-ti). Mamm. Espèce de ruminant du genre cerf.

— Encycl. Le wapiti est à peu près de la taille de notre cerf; il a les buis rameux, très-grands et sans empaumure; le miitte très-large, le larmier très-grand, la queue très-courte. Son pelage, de longueur médiocre, excepté sous la tête et le con, est d'un , fauve brunâtre; la région des fesses, y compris la queue, est occupée par une grande tache d'un jaune très-clair; l'intérieur des oreilles est blanc. La femelle se distingue par l'absence de bois et de canines et par sa couleur moins foncée. Le wapiti habite le Canada et les vallées du haut Missouri; il est monogame, vit en famille et s'apprivoise aisément. Les naturels s'en servent pour tirer leurs traîneaux. Un individu a vécu quelque temps k ia ménagerie de Londres.

WAPOWSKI (Bernard), historien polonais, mort eu 1535. Il étudia le droit k Cracovie, puis les mathématiques sous la direction d'Albert Brudzewski, dont il fut l'élève k la même époque que Copernic. Bien qu'il ait aide ce dernier dans ses travaux astronomiques, il semble avoir trop souvent confondu l'astrologie avec l'astronomie, car, <ians son Histoire, il attribue une foule d'événements à l'influence des comètes. Il embrassa plus tard l'état ecclésiastique, se rendit k Rome, où il devint chambellan du pape Jules II, et obtint dans la suite les canonicacs de Gnesen et de Cracovie. Il avait écrit une histoire de la Pologne, dont il ne nous est parvenu qu'une partie, qui a été publiée de notre temps par Nicolas Malinowski (Wilna, 1846- 1849). Ce fragment, qui compte^ Une partie

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