‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 895 sur 1042 · V. \Vi;GliLIN · texte numérisé non relu

V. \Vi;GliLIN

WiilILÀIJ, ville de Prusse, province de

WEHR

Prusse, régence et à 51 kilom. E. de Kcenigsberg, chef-lieu du cercle de son nom, au confluent de l'Aile et de laPreyel; 4,000 hab. Elève et commerce de chevaux; fabriques de gants, draps, chapeaux; moulins. Cette ville fut fondée par les chevaliers teutoniques en 1333. Un traité qui y fut conclu entre le Brandebourg et la Pologne, en 1657, donnait au grand électeur Frédéric -Guillaume la souveraineté du duché de Prusse.

• WEHLÉ (Charles), compositeur et pianiste allemand, né à Prague en 1825. Il suivit d'abord la carrière commerciale et fut employé dans diverses maisons de Leipzig, de Marseille et de Paris. Duns l'intervalle, son goût pour la musique s'était révélé etaffirmé, de manière à mériter au jeune commis les encouragements de Thalberg. 11 revint à Leipzig, y étudia trois ans, sous Moscheler et Riehter, et passa de là à Berlin, où il reçut de Kullack des leçons de composition. Eu 1853, il vint s'établir à Paris et y acquit, comme pianiste, une réputation distinguée. On cite, parmi ses compositions music» les : les Bohémiennes, Marche cosaque, Fête bohémienne, une Grande sonate en quatre parties pour piano, etc.

WEHLEN, ville «le la Saxe royale, cercle de Dresde, bailliage et k 6 kilom. d'Honstein, sur la rive droite de l'Elbe; 2,000 hab. Cette petite ville est très-ancienne, quoique fort exposée aux inondations. Près de l'église, on voit encore sur le Schlossberg les restes de son ancien château. Riches carrières de belles pierres blanches.

WEHME s. f. (vè-me — allem. fehm, tribunal secret). Hist. Tribunal secret très-anciennement établi en Allemagne, pour la punition des grands que leur puissance mettait àl'abrides poursuites de la justice ordinaire. Il On dit souvent sainte 'wkhme.

— Encycl. Quelques auteurs retrouvent dans la sainte wehme la tradition du vieux droit germanique, rebelle à la jurisprudence romaine, et même à la loi chrétienne. Les cours wehmiques ou tribunal des francs-juges, dont on fait remonter l'origine jusqu'à (Jharlemagne, avaient leur centre à Dortinund (Westphalie) ; les membres en étaient inconnus ; le jugement était secret ; des milliers d'initiés étaient prêts à exécuter les condamnations. Les condamnés étaient souvent pendus, .et quelquefois poignardés. Au xv« siècle, la puissance dé ce tribunal mystérieux et redoutable était presque illimitée, et les princes de l'empire la subissaient. Maximilien lui porta la première atteinte, et Churles-Qûint la ruina (1532) par une organisation plus régulière de la justice. V.

FHANC-JUGB.

WEHM1QUE adj. (vè-mi-ke — rad. wehme).

Hist. Qui appartient à la wehme : Maximilien jeta les fondements d'un ordre plus régulier en Allemagne, en y supprimant le droit de guerres privées et en abolissant les fWAu- Haua; ■wehmiques. (Mignet.) Il Courtoehmique, Wehine.

WEHR, bourg du grand-duché de Bade, dans le cercle du haut Rhin, bailliage de Sackingem, k 4 kilom. E. de Sehopfheim ; 2,200 hab. Forges grand-ducales. Industrie agricole.

WEHRAU, bourg de Prusse, province de Silésie, régence de Liegnitz,à35kilom. N.-E. de Gorlitz, sur la Quels; 1,000 hab. Exploitation d'argile, calcaire à chaux; .haut fourneau, aftinerie de fer et martinet; papeterie, scieries hydrauliques. Patrie du minéralogiste Werner.

WEHRGELD s. m. (vèr-ghèld — mot germanique formé de wehr, guerre ; geld, argent). Hist. Nom que l'on donnait en Allemagne à la composition, c'est-à-dire k l'indemnité que le meurtrier ou l'auteur d'une vois de fait payait à la faniille.jio sa victime ou à la personne lésée.

— Encycl. La pénalité désignée sous le nom de wehrgeld se rencontre chez tous les peuples de race germanique et persiste jusqu'à une période assez avancée de l'établissement des barbaras'dans l'empire romain.

Voici le tableau des principales compositions, tel qu'il a été dressé par M. Guizot (lissai sur l'histoire de France, p. 195), d'après les textes des différentes lois.

1,800 sous (solidi) pour le meurtre du barbare libre, compagnon du roi, in truste regia, attaqué et tué dans sa maison par une bande armée, chez les Francs Saliens.

960 sous pour le meurtre du duc, chez les Bavarois; de l'évêque, chez les Allemands.

900 sous pour le meurtre de l'évêque, chez les Francs Ripuaires; du Romain, !)i truste regia, attaqué et tué daus sa maison par une bande armée.

640 sous pour le meurtre des parents du duc, chez les Bavarois.

600 sous pour le meurtre de tout homme libre, in truste regia, chez les Ripuaires et chez les Francs Saliens; du comte, chez les Ripuaires; du prêtre né libre, chez les Ripuaires; du prêtre, chez les Allemands; ilu comte, chez les Francs Saliens ; du sagibaro (espèce de juge), chez les Francs Saliens; du prêtre, chez les Francs Saliens; de l'homme libre attaqué et tué dans sa maison par une bande armée, chez les Francs Saliens.

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500 sous pour le meurtre du diacre, chez les Ripuaires.

400 sous pour le meurtre du sous-diacre, chez les Ripuaires; du diacre, chez les Allemands et les Francs Saliens.

300 sous pour le meurtre du Romain convive du roi, chez les Francs Saliens; du jeune homme élevé au service du roi et de l'affranchi du roi qui a été fait comte, chez'' les Ripuaires; du prêtre, chez les Bavarois ; du sagibaro qui a été élevé à la cour du roi, chez les Francs Saliens; du Romain tué par une bande armée dans sa maison, chez les Francs Saliens.

200 sous pour le meurtre du clerc né libre, chez les Ripuaires; du diacre, chez les Bavarois; du Franc Ripuaire libre, de l'Allemand de condition moyenne, du Franc ou du barbare vivant snus 4a loi salique, du Franc voyageant, chez les Ripuaires; de l'homme affranchi par le denier, chez les Ripuaires.

160 sous pour le meurtre de l'homme libre en général, chez les Allemands et chez les Bavarois; du Bourguignon, de l'Allemand, du Bavarois, du Saxon, du Frison, chez les Ripuaires; de l'homme libre, colon d'une église, chez les Allemands.

150 sous pour le meurtre de Voptimus ou grand bourguignon tué par l'homme qu'il avait attaqué, de l'intendant d'un domaine du roi, chez les Bourguignons; de l'esclave bon ouvrier en or, chez les mêmes.

100 sous pour le meurtre de l'homme de condition moyenne, chez les Bourguignons, tué par celui qu'il "avait attaqué ; du Romain qui possède des biens propres, chez les Saliens; du Romain voyageant, chez les Ripuaires; de l'homme du roi ou d'une église, chez les Ripuaires; du colon (lidus), par deux capitulaires de Charlemagne (803 ot 813), de l'intendant (aclor) du domaine d'un autre que le roi, chez les Bourguignons; de l'esclave ouvrier en argent, chez les Bourguignons.

80 sous pour le meurtre des affranchis en présence de l'église ou par une charte formelle, chez les Allemands.

75 sous pour le meurtre de l'homme de condition inférieure, chez les Bourguignons.

55 sous pour le meurtre de l'esclave barbare employé au service personnel du maître ou à des messages, chez les Bourguignons.

50 sous pour le meurtre du forgeron esclave, chez les Bourguignons.

45 sous pour le meurtre du serf d'église et du serf du roi, chez les Allemands; du Romain tributaire, chez les Francs Salions.

40 sous pour le meurtre du simple affranchi, chez les Bavarois; du pâtre qui garde quarante cochons, chez les Allemands; du berger de quatre-vingts moutons, chez les mêmes; du sénéchal de l'homme qui a douze compagnons (tiawi), chez les mêmes; du maréchal qui soigne douze chevaux, du cuisinier qui a un aide (junior), de l'orfèvre, de l'armurier, du forgeron, chez les mêmes; du charron, chez les Bourguignons.

38 sous pour le meurtre de l'esclave, chez les Ripuaires; de l'esclave devenu colon tributaire, chez les mêmes.

30 sous pour le meurtre du gardeur de cochons, chez les Bourguignons.

20 sous pour le meurtre de l'esclave, chez les Bavarois.

On peut tirer de ce tableau une foule de conclusions et d'intéressants sujets d'étude sur la condition des personnes dans les Etats barbares; c'est, en effet, sur la condition et sur la naissance de la victime que se fondent les degrés de cette pénalité. Toutefois, la naissance n'est pas la seule considération marquée dans ce tarif de la vie humaine. Les différents emplois, l'Utilité diverse des services publics ou particuliers sdnt également appréciés. On y peut voir encore que l'Eglise prend déjà la place exceptionnelle et les privilèges qui feront d'elle la plus grande puissance du moyen âge. On peut enfin rechercher dans ces détails de la pénalité les instincts de chacune des nations barbares, et juger, pour ainsi dire, par le prix qu'elles mettaient à la vie humaine, du degré de leur civilisation.

WEHRHAN (Othon-Frédéric), voyageur allemand, né en i"94, mort en 1860, après avoir exercé les Fonctions du ministère sacré successivement k Kunitz et k Liegnitz. On a de lui : Voyage pédestre de deux Silésit-ns en Italie et leurs aventures à Naples ; Voyage de famille en France (1834); Défense du luthéranisme (1S35); Observations faites en Allemagne, en France, en Suisse (1S40); Voyage en Allemagne (1841); Dresde, poème en vingtquatre chants.

TVEHRLI ou WERIILI (Jean-Jacques), instituteur et philanthrope suisse, né duns le cantonade Thurgovie (Suisse) en 1790, mort en 1855. Il était tils d'un modeste instituteur de campagne, qui le. destina aussi à renseignement. A vingt ans, il recevait de Fellenberg la direction de l'institut des pauvres, à Hofwil, et, en 1830, les autorités de son canton le mettaient à la tête de féeole-séininaire des régents. En 1833, il présida k la fondation de l'école d'agriculture de Kreuslingen, puis à celle d'Erleu. S'étant attaché particulièrement k l'éducation des enfants pauvres, il se proposa toujours pour but de leur procurer un état qui leur permît de pourvoir partout à leurs besoins. Il obLint d écla-

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tants succès dans le redressement des mauvaises habitudes contractées dès le bas âge. Sa méthode avait pour objet le développement simultané des facultés physiques et morales, et il partageait la journée de ses élèves entre l'étude, Tes travaux manuels et les exercices gymnastiques. Les procédés d'éducation employés par cet homme de bien sont détaillés dans les deux ouvrages suivants : De l'instruction intermédiaire et de, son état dans le midi de l'Allemagne, par Saint- Marc Girardin (1835-1838, 2 vol. in-8°); De l'éducation populaire, par Prosp. Dumont (1811, iu-S°).

WEICHERT (Jonathan-Auguste), philologue allemand, né k Ziegra (Saxe) en 1788, mort en 1844. Il* fit ses études à l'université de Wiltetnberg, devint en 1809 corecteUr, puis, deux ans plus tard, recteur du gymnase de cette ville, passa en 1814, comme professeur, à l'école de Meissen et, en 1818, fut nommé recteur de celle du gymnase, dont il ne quitta la direction qu'un an avant sa mort. Nous citerons, parmi ses écrits : De Nonno Panopolitano (1810); Fpistola eritica de Valerii Flacci Argonuulicis (1812) ; De la vie et des écrits d'Apollonius de Rhodes (1821) ; De Lucii Varii et Cassii Parmensis nita et carminibus (1836); Lectionum venusinarum libellus (1843); hnperatoris Augusti scriptorum reliquise (184G). Il a, en outre, donné une édition de Pomponiu$ Mêla (1812) et du Y [Ils livre des Argonautiques de Valerius Flaccus (1818).

WEICHMANN (Chrétien-Frédéric), poète allemand, mort en 1769 k Wolfenbuttel, flù il était conseiller du duc de Brunswiek. Parmi ses publications, qui lui avaient valu le titre de membre de la Société allemande de Hambourg et de la Société des sciences de Londres, nous citerons : Poésies inédites des plus célèbres écrivains de la basse Saxe (Hambourg, 1725-1733, 6 vol. in-8<>); Poésies religieuses mises en musique (Brunswick, 1731 , in-8"); Bonheur et joie de la ville de Hambourg (Brunswick, )746, in-4°), etc.

WEICHSEL, nom allemand de la Vistuxk.

WEICItSEL (Ferdinand-François), jurisconsulte et homme politique allemand, né à Laublengeu en 1788, mort en 1853. Après avoir servi comme volontaire dans les chasseurs de Lutzow, il rentra daus la vie privée, de laquelle il ne sortit qu'en 1848, pour devenir député à J'Assetnbléa nationale prussienne. On a de lui, entre autres écrits : Recherches hisiorico-juridiques sur le droit des terres des paysans en Allemagne (I82I-1S30, 3 vol.) ; Principes théorieo-protiques sur les biens communaux et les servitudes (1824) ; De la prescription comme droit d'ucquérir(lSîS) ; De l'unité de l'Allemagne et du projet de code de l'empire germanique (1848), ete,

WEICHSEL8URG, en wende Vishnagora, ville île l'empire d'Autriche, dans la Carniole, à 25 kilom. tj.-E. de Laybach ; 4,000 hab. Fabrication de lainages, articles d'acier, cuivre, bonneterie ; forges.

WEICIISELMUN'DE, bourg de Prusse, province de Prusse, régence et à 6 kilom. N.-E. de Dantzig, à l'embouchure du bras occidental île la Vistule dans la Baltique ; 1,700 hab. Fort défendant l'entrée du ileuve.

WEICKARD (Arnould), médecin allemand, né k Baeeaiach-sur-le-Rhin en 1578, mort en 1645. Il fut médecin de l'électeur palatin et professeur au collège de Francfortsur-le-Mein, dont il devint plus tard le doyen. On a de lui : Disserlatio de venenis (Bàle, 1608, in-4°); Thésaurus pharmuceuticus gateno-chymicus (Francfort, 1626, in-fol.), ouvrage que George Matthias et Hatler croient' êiré le même que celui qui fut édité plus tard sous ce titre : De variis et periculosis morbis facili et succincta methodo medendis, etc. (Francfort, 1643, in-fol.) ; Pharmacopsa domestica (Francfort, 1626, in-8»).

WEICKARD (Melchior-Adam), médecin, propagateur du brownisme en Allemagne, né à Rœmersthag (pays de Fulde) en 1742, mort en 1803. H fut élevé chez les capucins et il allait entrer dans leur ordre, lorsqu'il en fut empêché par un accident qui le rendit bossu. Il étudia alors la médecine avec succès, devint professeur k Fulde, s'engoua du système de Brown et- parcourut l'Allemagne, la Hollande, la Russie, le propageant partout avec la chaleur d'un apôtre. 11 se fit un grand nombre d'ennemis, mais il parvint k en triompher à force de persévérance. Paul I«, qui l'avait en grande estime, essaya vainement de le retenir k Saint-Pétersbourg; il préféra revenir dans sa patrie, où le prince de Fulde le nomma directeur des établissements de médecine. Parmi ses nombreux écrits, nous citerons : Nalura medicatrix, medicus naturss minisler (1763) ; Considérations médicales sur la fièvre putride qui a régné en Allemagne et dans les pays limitrophes (1772); le Médecin philosophe (1775-1777, 4 vol.); Mélanges Jt médecine (1778- 17S0, in-S"); Autobiographit (1784); De la force particulière qui préside à ta végétation et à la nutrition (1780); Fragments et souvenirs de médecine (1791, 2 vol. ; Supplément, 1791); Esquisse d'une méthode propre à simplifier l'art de guérir (1735); Histoire de la doctrine de Brown (1790) ; Manuel de médecine pratique (1797,3 vol.); Magasin de médecine théorique et pratique pour

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