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tes amis et ennemis de la nouvelle doctrine (1707, 4 vol. in-'S"), etc.
WEIDA, ville de l'Allemagne du Nord, dons le duché de Saxe-Weimar, cercle et à 21 kilom. E. de Meustadt^ 4,300 hab. Fabrication de draps, cotons, poterie ; teintureries, papeteries. Château d'Osterburg.
WB1DEN, ville de Bavière, cercle du Haut- Palatinat, ch.-l. du district de son nom, sur In Haidnaab, à 5 kilom. S. de Neustartt ; 4,000 -liab. Ecole latine. Fabrication de couleurs; salpètrière, jaspe.
WEIDEN ou W1ED (Hermann, comte de), archevêque électeur de Cologne. V. Wibd.
WEIDIG (Frédéric-Louis), théologien hessois, regardé par les Allemands comme un martyr politique, né à Obergleen, dans le duché de Nassau, en !791, mort en 1837. Il (H ses études à Giessen, y devint, en 18] 1, codirecteur de l'école latine et fut appelé peu après à la direction de celle de Butzbach. Il donna en 1813 des preuves d'un ardent patriotisme, mais il se mêla aux intrigues politiques do l'année 1830, et, après l'attentat da Francfort, auquel cependant il n'avait pas pris part personnellement, il fut arrêté par la police. Relâché au bout de quelques semaines et transféré, malgré sa volonté, a la cure d'Obergleen, il fut "arrêté de nouveau en 1835. Il était accusé d'avoir écrit et répandu en secret des brochures politiques, ainsi que d'avoir été complice de l'attentat de Francfort et de plusieurs autres tentatives qui devaient le préparer. Pendant que l'instruction de son procès avait lieu, différents bruits avalent déjà couru sur les mauvais traitements dont il était l'objet, lorsqu'on apprit tout à coup, le 23 février 1837, qu'à l'aide de fragments de verre cassé, il s'était ouvert la gorge ainsi que les veines des pieds et des mains, et qu'il était mort quelques heures plus tard. Peu de temps après, sa veuve succombait elle-même a une fièvre nerveuse causée par le chagrin qu'elle avait éprouvé de la mort de son mari. Les adversaires eux-mêmes de Weidig se plurent à reconnaître la moralité da toute sa vie, sa rare abnégation et la pureté de son amour pour le bien-être, la liberté et la puissance de la patrie allemande, et ce jugement se retrouve presque textuellement dans le rapport publié par l'ordre du gouvernement, sous le titre d'Exposition des principaux résultats des recherches faites à l'occasion des complots révolutionnaires de l'époque actuelle en Allemagne. A cause de la censure, qui régnait alors en Allemagne, on aurait longtemps ignoré les détails du traitement qu'on avait infligé a "Weidig dans sa prison, si son frère n'avait enfin accusé le juge d'instruction Georgi de l'avoir fait périr. Le résultat des recherches faites à ce sujet fut la conviction que le juge d'instruction était l'ennemi personnel de Weidig, qu'il était en ou- ^tre sujet à des attaques de delirium tremens, 'et que la vraie cause de la mort de l'accuse avait été les tortures corporelles qu'il lui avait fait endurer, en profitant de l'ordre d'arrestation qu'il avait fait rendre contre lui dans le seul but de satisfaire sa haine. Le gouvernement n'ordonna aucune recherche postérieure sur les traitements dont "Weidig avait été l'objet. Outre plusieurs brochures, Weidig avait écrit des poésies qui furent recueillies et publiées sous ce titre : Poésies du docteur Frédéric-Louis Weidig, éditées au profit de ses enfants par quelques-uns de ses amis (Manheim, 1847). On peut consulter sur son procès les ouvrages suivants : la Mort du pasteur Weidig (Zurich, 1843) ; Exposition authentique de la procédure contre
Weidig, par Nosllnar, et l'Inquisition secrète, etc., par Schulz et Welcker (Catlsruhe, 1845).
WE1DLER (Jean- Frédéric), astronome et mathématicien allemand, né à Gross-Neuhansen, enThuringe, en 1691, inortàWittemberg en 1755, où il avait succédé à Wolff en 1721, dans une chaire de mathématiques à l'université. On a de lui un grand nombre d'écrits, parmi lesquels nous citerons : Institutiones m«^Aen»n<iCiB(Wittemberg, 1718, 2 vol. in-8u), ouvrage qui obtint cinq éditions; De caracteribus numerorum vulgaribus (WUtemberg, 1727, in -4») ; Tractatus de maehinis hijdraulicis (Wilteinberg, 1728-1733); Uistoria astronomie (Witteuiberg, 1741, in-4«) ; Jnstitutiones geometrix subterraneg (Wittemberg, 1751, 2e édit.) ; Inslilutiones astronomie (Wiitemberg, 1754, "in-4*); Uibliographia astrouomica (Witteuiberg, 1755, in-4<>). lie tous ces ouvrages, le /plus remarquable est sans contredit YHistoria astronomi®. Elle fut, a l'époque de sa publication, le tableau le plus savant et le plus exact qui eût jamais été publié d'une science particulière et elle peut encore aujourd'hui être consultée avec fruit, d'autant plus qu'on pourrait l'appeler tout aussi bien les annales des astronomes que l'histoire de l'astronomie. Lalande a inséré la Bibliographia astromica tout entière dans sa Bibliographie astronomique.
WE1DLING (Chrétien), jurisconsulte allemand, né à Weissenfels en 16G0, mort en 1731. Reçu, en 1689, docteur endroit à Iéna, il devint peu après, dans sa ville natale, recteur du gymnase et professeur de droit civil d'éloquence et d'histoire, fut appelé plus tard à une chaire de droit féodal à l Académie de Leipzig et reçut du prince d'Anhalt le titre
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de conseiller aulique intime. Outre un grand i nombre de Dissertations et de Programmes académiques, ou a de lui: Phtlosophia juridica , Excerpta homiletica (1700); Excarpta oratoria (1700); Jus publicum imperii r'omanogermanici hodierni methodo facitlima per definitiones, decisiones, causas, qvxsliones et axiomala ; le Trésor emblématique (1702, in-4°); le Trésor oratoire (1703, iu-fol.), etc.
"WEIDMANN (Joseph), acteur allemand, né à Vienne en 1742, mort en 1810. Il débuta à l'âge de quinze ans sur le théâtre de Brunn, joua pendant quelques années sur les scènes secondaires de "Vienne et de Salzbourg et, engagé en 1.765 au théâtre de Prague, pour les rôles comiques, y obtint un grand succès dans une pièce qu'il avait lui-même composée et qui, sous le titre de Lipper, est devenue populaire dans toute l'Allemagne. Après avoir encore paru sur les théâtres de Linz et de Gratz, il passa au théâtre de la cour à Vienne et en fut nommé l'un des cinq inspecteurs. 11 y joua encore pendant plus de trente ans les rôles comiques, dans lesquels il était iniraitable.
WE1ER (Jean), célèbre médecin belge. V.
WliSR.
WEIGEL (Volentin), mystique allemand, né àGrossen-llayn (Saxe) en 1533, mort à Zschoppau en 1588, où il était pasteur depuis 1507. 11 avait lu les écrits de Théophraste Paracelse et de T siuler, et croyait y avoir découvert la science mystérieuse qu'il a exposée daiis ses écrits ascétiques, qui no furent publiés que longtemps après sa mort par le chantre Weichcrt (161 1-1621) et qui produisirent une grande sensation. Il faut citer parmi eux ceux qui ont pour titre : Itecueil de prières pour l'Eglise et pour la maison sur les Evangiles ; Traité principal de la tranquillité; le Petit livre de la prière ; la Poignée d'or, c'est-à-dire le guide pour connaître toutes choses sans erreur, inconnu à beaucoup de grands savants et cependant nécessaire à tous pour savoir (1578). Dans ces écrits, Weigel p:irle beaucoup de la lumière intérieure, do l'onction dans l'homme, sans laquelle toute doctrine et toute instruction est inutile. Il traite de fausse la théologie que l'on enseigne dan3 les universités et dit que la vraie consiste à se connaître soi-même, et surtout à savoir par qui et pour quoi l'homme a été créé et organisé. Il appelle toutes les créatures des émanations de la divinité. Ko ce qui regarde la doctrine de la Trinité et du Christ, il a des opinions complètement différentes de la doctrine des Eglises chrétiennes; il ne dit pas grand'ehose de la valeur du culte extérieur et des prêtres de l'Eglise protestante. Plusieurs de ses écrits furent brûlés publiquement à Chemnitz en 1624, par l'ordre du gouvernement, mais ils avaient déjà fait uno foule de partisans à ses doctrines, et le nom de weigétieus devint dès lors, dans la bouche des orthodoxes, le sobriquet généralement employé pour désignet des mystiques aux opinions les plus bizarres et qui n'avaient aucune ressemblance avec celles de "Weigel. Les plus célèbres d'entre ces sectaires furent Jes. Stiefel, morten 1627 et son neveu Ezéchias Meth, qui se donnaient pour des incarnations du Christ et pour l'archange saint Michel. Jacques Bœlitne et le pieux Jean Arnd furent aussi comptés au nombre des weigéliens. A consulter l'ouvrage d'Opel, intitulé : Vatentin Weigel, documents pour l'histoire de la littérature et de la civilisation allemandes (Leipzig, 1804).
WEIGEL (Erhard, astronome allemand, né à Weida (Misnie) en 1625, mort en 1609. Après avoir commencé ses études au gymnase de Halle, où l'astronome Sçhiinpfer le prit en amitié et le chargea de divers travaux, ij alla les continuer à l'université de Leipzig et ouvrit dans cette ville des cours particuliers, qui lui valurent une certaine réputation et le tirent appeler, en 1053, à une chaire de mathématiques à l'université d'Iéna. Il y eut au nombre de ses éièves le duc Guillaume de Saxe-Wejmar, auquel il apprit en quinze jours à distinguer et à nommer toutes les étoiles, et qui lui donna les titres de mathématicien de la cour et de surintendant des bâtiments. Plus tard, il reçut de l'empereur celui de conseiller et fut chargé par la diète de Ratisbonne d'organiser une commission pour la correction du calendrier. La science lui est redevable de l'invention de plusieurs instruments d'astronomie, parmi lesquels nous citerons une machine représentant le mouvemeut propre de la lune et du soleil, le pancosme et un cadran astronomique de moins d'un pied, qui indiquait avec une exactitude parfaite les minutes et tes secondes. Parmi .ses écrits, dont le nombre dépasse cinquante, il faut mentionner : De cot meta aimi 1652 (léna, 1653, in-4°) ; Geoscopia selenitarum (léna, 1654, in-4°) ; Phtlosophia mathematica (léna, 1657, in-4°); Sphssriea euclidea (léna, 1657, in-8°J ; Astrouomia sphserica (léna, 1657, in-4») ; Spéculum urameum (léna, 1661); Miroir du temps (léna, 1664, in-4°); Spéculum terrs seu geographia generalis (léna, 1665, in-4°) ; Idea mutheseos universx (léna, -1669, in-4°); Pancosmus tethereus et sublunaris, quo omnia mundi plusnomena ctarissimis ideis exprimuntur ( léna, 1670, in-4°) ; Idea atcyclopedim mathematica (Francfort, 1671, in-8°) ; Science des arts (Francfort, 1673, in-40) ; Exposé arithméti-