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Attunisî et de Mohammed-Ayad et parut luimôme dans différentes écoles, soit comme professeur, soit comme traducteur. Forcé par une violente dyssenterie de revenir en Europe, il repartit quelques mois plus tard pour Le Caire et y passa encore deux ans. A son retour en 1836, il fut attaché à. la bibliothèque d'Heidelbere et se lit recevoir, à la même époque, agrégé à l'université de cette ville pour les langues orientales. Quoique israélite , il fut nommé bibliothécaire en 1S38 et entreprit, en .1843 et 1845, aqx frais du gouvernement, deux voyages à Piiris et à Leyde. Sous le ministre Nebenius (1845), il reçut aussi le titre de professeur extraordinaire ; ce n'est qu'en 1861 , et encore sur"lés instances réitérées de la Faculté de philologie, qu'il a obtenu celui de professeur ordinaire. On regarde comme ses ouvrages les plus remarquables : Mahomet le prophète, sa vie et sa doctrine (Stuttgard, 1843) et l'Histoire des califes ( Manheim et Stuttgard , 1840-1862, 5 vol.), écrits tous les deux d'après des sources orientales, manuscrites pour la plupart, que-fauteur a soumises à une critique sévère. On a encore de Weil : une traduction des Colliers d'or de Schamaschari (Stuttgard, 1836); Bibliographie poétique des Arabes (Stuttgard, 1837); une traduction des Mille et une nuits (Stuttgard , 1837- 1841 . 4 vol.; 1866, 4<s édition complètement remaniée); Introduction historique et critique au Coran (Bielefeld, 1844); Légendes bibliques des musute««s(Franofort-sur-le-Mein, 1845); la Vie de Mahomet écrite par Abd-el-Malik- Ibn-Hischam, d'après Mohammed-Ibn-tshàk (Stuttgard, 1864, 2 vol.); Histoire des peuples islamites depuis Mahomet jusqu'à l'époque du sultan Sélim (Stuttgard, 1866). M. Weil a, en outre, fourni un grand nombre d'articles aux Annales d'Heidelberg, au Journal historique de Sybel, au Jourual asiatique, etc,
WEILBOUBG, ville de Prusse, province de Hesse, dans l'ancien duché de Nassau, cercle et à 15 kilom. N.-E. de Wie3baden , près da la Lahn. Gymnase; musée miiiéralogique, ancien château ducal. Cette ville a donne son nom a l'une des branches de la maison de Nassau, éteinte en 1316.
WE1LHEIM, ville du Wurtemberg, dans le cercle du bas Danube, bailliage et à 8 kilom. S.-E. de Kircheim, sur In Lindach, au pied du Limbourg f 3,300 hab. Elève considérable de moutons. On y voit une curieuse église du xia siècle et , sur la montagne de Limbourg, les ruines d'un ancien château qui fut le berceau de la famille de Zserhingen.
WEILHEIM, ville de Bavière , cercle de la haute Bavière, à 44 kilom. S.-O. de Munich, chef-lieu du district de sou nom, sur la rive droite de l' Animer; 2,500 hab. Fabrication de poterie, salpêtre , savon ; tanneries, brasseries.
WEILL (Alexandre), littérateur français, né à Marmoutier (Bas-Rhin) en 1813. Il montra de très-bonne heure un grand amour pour l'étude, et, à l'âge de quinze uus, il possédait déjà une connaissance approfondie de l'hébreu. Mais il dut interrompre le cours de ses travaux classiques, auxquels sa famille ne pouvait plus faire face, et la nécessité l'obligea à chercher en Allemagne de l'instruction gratuite. Pendant dix ans, donnant et prenant des leçons de langues, il s'était, comme il l'a dit lui-même , tellement germanisé, qu'en dehors de son état de professeur et de rédacteur en chef d'un journal de théâtre, il prit part aux querellés littéraires de la jeune Allemagne. Il publia successivement dans les journaux de Berlin, de l.eipzk* .de Cologne et de Stuttgard des articles philôsophi. ques, linguistiques et théologiques fort remarqués. Vers ce temps, il rencontra à Francfort Gérard de Nerval, qui l'engagea sérieusement à rentrer dans sa patrie. Mais Weill ne connaissait personne à Paris, et il se demandait avec inquiétude comment il pourrait faire pour y gagner honnêtement sa vie. Malgré ces obsiacles, ou peut-être à cause de ces obstacles, l'envie de revoir son pays s'empara tellement de son esprit qu'elle faillit briser le corps. Les souvenirs de son enfance, qui l'avaient soutenu dans ses premières luttes, revinrent plus- forts que jamais, surtout durant de longues insomnies; il dut entrer dans une maison de santé, et c'est là, dans une de ces nuits sans sommeil, qu'il écrivit son premier conte alsacien. A peine
fuéri, il alla présenter sa nouvelle à M. Gutzow, qui refusa de l'accepter. Mais, trois mois plus tard , le rédacteur du Télégraphe étant parti pour Hambourg et s'étant fait représenter, dans la direction du journal , par un musicien littérateur, Weill fit passer son histoire en affirmant au rédacteur intérimaire que c'était un conte musical.- Un journal de Stuttgard signala ce conte, sans nom d'auteur, comme quelque chose de nouveau et d'original. La nouvelle fit le tour de l'Allemagne; on déchirâtes voiles de l'anonyme et de tous côtés on demanda à Weill des histoires de ce genre. Grfi.ee à quelques avances qui accompagnaient ces commandes, il put se rendre a Paris où, durant les cinq premières années de son séjour, il vécut, ainsi qu'il l'a dit plus tard • de sa plume allemande et de ses nouvelles alsaciennes. > En mémo temps, il collaborait à la Bévue du progrès de Louis Blanc et eu Journal des écoles. En 1847, il entra à lft Démocratie pacifique, où