V. Waiblinoen
WIBOLD. V. Wibald.
W1BORG, ville du Danemark. V. Viboro.
WIBORGIE s. f. (vi-bor-jl — de Wiborg, savant allem.). Bot. Syn. de gaj.insoga et de V1BORGIE.
WICAR (Jean-Baptiste-Joseph), peintre, né à Lille en 1762, d'un ouvrier charpentier, mort à Rome en 1834. Sa vocation pour la i peinture se manifesta dans une circonstance I singulière : il avait accompagné son père I chez un homme riche dont Je salon était ! orné de nombreux tableaux. A la vue de ces i tableaux, le jeune Wicur éprouva une telle admiration que, prenant aussitôt sa craia de charpentier, il voulut essayer de les copier, et à partir de ce jour il négligea son travail ordinaire pour se consacrer tout en- tier an dessin. Bientôt ses progrès furent tels que sa ville natale lui fit une pension pour lui permettre d'aller étudier dans l'atelier de David, qui l'emmena avec lui à Rome en 1785. Wicar ne quitta plus l'Italie. Chargé par le grand-duc de Toscane de dessiner les objets d'art de la galerie de Florence, il s'acquitta de cette mission avec talent et en publia le résultat sous ce titre : Tableaux, statues, bas-reliefs et camées de la galerie de Florence et du palais Pitti (1789-1821, 3 vol. in-fol.), bel ouvrage dont les planches ont été gravées far Masquelier et le texte rédigé par Mougez. Wicar fut l'un des membres de la commission qui , en 1798, recueillit en Italie les chefs-d'œuvre destinés aux musées français. Il avait aussi formé, pour son propre compte, une précieuse collection des cartons de Raphaël et de Michel-Ange, qu'il a léguée en mourant k sa ville natale; l'administration de Lille a fait placer cette collection dans un cabinet spécial, auquel elle a donné, par reconnaissance, le nom de Musée Wicar. On cite, parmi les toiles les plus
WICH
remarquables de cet artiste : Joseph expliquant les songes (1734), la Charité romaine, Pie VU, le Concordat (1806), la Résurrection du fils de la veuve de Natm (1S16) ; Virgile lisant /'Enéide à Auguste (181S) ; Oresle, ■Pylade et Electre, le dernier de ses tableaux d'histoire.
WiCEUUS^héologienallemand.V.WiTZEL.
WICH s. m. (ouich). Techn. Forte percha qui sert à effectuer l'entaquage des métiers pour tapis, et qui remplace le verdillon ou verguillon des métiers ordinaires, g On dit aussi wrcHB s. f.
WICHERLEY (William), poète et acteur comique anglais ; le même que Wychbblkt. V. ce nom.
WICHMANN (Auguste), h.igiographebelge, né a Anvers dans les dernières années du xvje siècle, mort en 1661. Il entra de bonne heure à l'abbaye de Tongerloo (ordre de Préînontré), y devint plus tard professeur et, après avoir été pourvu de différents bénéfices dépendant de l'abbaye, fut nommé, en 1642, coadjuteur de l'abbé Werbrcecken, auquel il succéda deux ans plus tard. Un incendie ayant détruit l'église du monastère pendant son administration, ii en fit rebâtir une nouvelle, plus magnifique que la précédente, et qu'il orna de tableaux précieux. On a de Wichinann : Rosa candida et rubicunda, seu mariyrium Pétri Calmpfhautani, canowict Norlertini, pastoris in Haren (Anvers,
1625, in-8°), poème où il raconte la mort d'un prêtre massacré par les gueux en 1572; Apoiheca spirilualium pharmacortim contra luem contatjiosam aliosque morbas, etc. (Anvers, 1626, in-4°) ; Diarium ccclesiasticum de sanctis contra pestem tutelaribus (Anvers ,
1626, in-40); Èrabanlia Mariana (Anvers, 1632, in-40) ; Syntagma pastorale de obligations pastorum, etc.
WICIIMANN (Jean-Ernest), médecin allemand, né à Hanovre en 1740, mort en J80.2. El fit ses études médicales à Grettingue, où il fut reçu docteur en 1702, visita ensuite la France et l'Angleterre, et, de retour dans sa patrie, s'appliqua avec succès à la pratique de son art. Il gagna l'estime et l'amitié de Werlhof, dont l'appui lui fit obtenir la place de médecin de l'hospice des orphelins et des pauvres à Hanovre. Werlhof étant mort en 1767, le poste de premier médecin du roi d'Angleterre à. Hanovre fut partagé entre Ziinraermann et Wichinann. On a de ce dernier : Idées sur le diagnostic (Hanovre, 1802, 3 vol. in-so), ouvrage des plus remarquables pour le temps; De insigni venenorum quorumdam virtute medica, imprimisque canthnridarum ad morswn animaiium rabidorum, prsstaniia (Goatlingue, 1762, in-4°) ; De poliutione diurna, frequentiori sed rarius obseraata, tabescentim causa (Gœttingue, 1791, in-so) ; Opuscules -médicaux (Hanovre, 1799, in-s«).
WICHMANN (Charles-Frédéric), sculpteur allemand, né à Potsdam en 1775, mort en 1836. 11 travailla d'abord dans l'atelier do son père, qui s'occupait de travaux décoratifs d'architecture, reçut ensuite les leçons des sculpteurs Boye et Unger, et fut enfin admis dans l'atelier de Sehudow, qui l'associa à ses travaux. Ce fut lui qui exécuta en majeure partie la statue du duc Léopold île Dessau, qui se trouve sur la place Guillaume à Berlin. En 1819, il partit pour l'Italie et y travailla, en compagnie de son frère, jusqu'en 1821, époque où ils revinrent tous les deux à Berlin et ouvrirent un atelier dans cette ville. A partir de cette époque, Ch.-Fréd. Wiehmann exécuta un grand nombre de bustes et de statues en marbre, parmi lesquels on cite en première ligne la statue de l'impératrice de Russie Alexundra, commandée par la ville de Saint-Pétersbourg, ainsi que les bustes de plusieurs savants et hommes d'Etat, remarquables par leur ressemblance et par le soin de leur exécution. Wichmann était membre des Académies de Saint-Pétersbourg et de Berlin, ainsi que professeur de sculpture à cette dernière.
WICHMANN (Louis-Guillaume), sculpteur allemand, frère puiué du précédent, mort en 1859. 11 commença sa,carrière dans les mêmes conditions que son frère et se rendit ensuite à Paris, puis à Rome, où il trouva les frères Schadow et où il se lia avec Thorwaldsen. Une de ses œuvres les plus remarquables de cette époque est une Jeune fille arrangeant sa chevelure, qui se trouve aujourd'hui à Saint-Pétersbourg. De retour à Berlin, il s'y adonna, comme son frère, au portrait et y exécuta un grand nombre de bustes, parmi lesquels 011 cite, comme les plus remarquables, ceux de Schleiermacher, de Théodore Kœrner, du grand électeur, d'Hegel, d'Henriette Sontag, du roi do Prusse, de la princesse de Lieguitz, de Eadziwill, de Fichte, de Gaus, de Buuh, de Félix Mendelssohn, de Spohr, deKaulbacb,ete.
On lui doit aussi des œuvres d'un autre genre, entre autres plusieurs statues dans l'intérieur de l'Opéra de Berlin, Y Amour et Psyché au palais de marbre de Potsdam, un Christ dans l'église Saint-Nicolas de la même ville, les bas-reliefs du fronton de l'hôpital Saint-Nicolas et de l'école vétérinaire à Berlin, un Saini Michel dans l'église de Werder et un des groupes de marbre du pont du