‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 907 sur 1042 · WICK · texte numérisé non relu

WICK

Château, aussi à Berlin; enfin, deux statues de Wiuekelmann, l'une pour la ville de Stendal, l'autre pour le péristyle du musée de Berlin, tl émit, à sa mort, professeur à l'Académie de Berlin, membre du Sénat et professeur à l'école industrielle de cette ville,

WICHMAMN (Burchard de), historien russe, né ii Riga en 17S6, mort en 1823. 11 lit ses études aux principales universités de l'Allemagne et devint, en 1815, directeur des écoles du gouvernement de Courlande. On a de lui, en allemand : Tableau de la monarchie russe (Leipzig, 1813, in-8°); Charte sur l'élection de Michel Ilomanof(l.a\yzig) 1820) ; Collection de plusieurs écrits inédits relatifs à l'ancienne histoire de Bussie (Berlin, 1820, in-8°) ; Musée national de la /iimt'e (Riga, 1820, in-go); Aperçu chronologique de l! histoire de la Jiussie depuis la naissance de Pierre le Grand jusqu'à nos jours (Leipzig, 1821-1825, 2 vol.). Le tome 11 de cet ouvrage l'ut terminé et publié par le professeur Eisenbeob,

WICIIMANNSHAUSEN (Jean -Chrétien ) , orientaliste allemand , né k Ilsenbourg en 1663, mort en 1727. Après nvoir fuit ses études k l'université de Leipzig, ni alla passer plusieurs années en Orient, devint, en 1692, professeur de langue grecque, puis de poésie à Wktemberg, et y obtint, six ans plus tard, une chaire de langues orientales, qu'il occupa jusqu'à sa mort. Parmi ses écrits, le plus remarquable est son Gymnasium arabicvm (Willemberg, 1724, in-4»), qui a longtemps été employé dans les écoles,

■W1CIIMANNSHÀUSEN ( Jean-Burkhard ), économiste allemand du milieu du xvme siècle. Il était conseiller du cabinet de l'électeur de Saxe et il eut de son vivant une grande réputation comme jurisconsulte. On a de lui : Apologie de la vie champêtre (Leipzig, 1761); Conseils sur l'amélioration de l'économie rurale (Leipzig, 1762), Mélanges économiques (Leipzig, 1762); expériences économiques (Leipzig, 1763, in-8").

WICK, ville d'Ecosse, ch.-l. du comté de Caithness, sur la mer du Nord, h l'embouchure de la Wick, à 350 kilom. N. d'Edimbourg; 12,000 bab. Distilleries, corroieries; commerce de blé, laines, bestiaux, poisson; péehe active de hareng; construction de navires. Les rues sont assez bien bâties. Louisburg et Pulteney-Town lui servent de faubourg. Son port a une bonne jetée, à l'extrémité de laquelle se trouve un phare. Il est mis en communication par un service de paquebots avec Leith, Aberdeen, Lerwick. Kirkwall. Depuis plus d'un demisiècle, Wick est un des centres les plus importants de la pêche au hareng en Ecosse.

W1CKAM (William), prélat anglais. V. W

KKliAM.

W1CKHAM (William), homme politique anglais, né en 1761, mort en 1840. Il exerça 'abord avec succès la profession d'avocat, devint, en 1794, directeur de l'intérieur, et, peu de temps après, fut chargé par lord Granville d'une mission secrète en Suisse; il s'en acquitta de façon à satisfaire ce ministre, qui le nomma, quelques mois plus tard, chargé d'affaires de l'Angleterre dans la même contrée. La hardiesse avec laquelle il adressa au gouvernement helvétique des remontrances au sujet de la décision prise à l'égard de deux cents émigrés français, qui furent expulsés du territoire de la Confédération, mécontenta le Directoire, qui demanda son rappel. Wiekham revint alors en Angleterre et y fut nommé sous-secrétaire d'Etat de l'intérieur. En 1709, il devint envoyé extraordinaire auprès des armées alliées, puis représentant de l'Angleterre auprès de la cour de Berlin ; mais le gouvernement prussien refusa de le recevoir, de crainte que sa présence ne déplût au gouvernement français. II renonça, dès lors, complètement à la diplomatie et, aptes avoir rempli successivement les fonctions de secrétaire de lord I-Iardwiek, vice-roi d'Irlande, et do lord de la trésorerie, Ù rentra, en 1807, dans la vie privée.

WICKET s. m. (oui-kètt — mot anglais qui signifie proprement guichet). Jeux. Au cricket, Appareil composé de deux ou trois piquets plantés en terre, sur la meute ligne, a une petite distance l'^n de l'autre, et réunis supérieurement par une traverse horizontale, contre lequel on dirige la balle. |] On l'appelle aussi guichet et baurbs.

Wl CKl-OW, ville et port d'Irlande, capitale du comté de son nom, h l'embouchure du Vitrtrey, dans le canal Saint-George, h 42 kilom. S.-E. de Dublin; 4,500 hab. Elle possède deux brasseries qui livrent, dit-on, la meilleure bière du royaume et dont il s'exporte des quantités considérables. Elle exporte aussi du cuivre et du blé. Bains de mer. Donne les titres de comte et vicomte à la famille Howard.

W1CK.LOW (comté de), division administrative de l'Irlande, au S.-E,, dans le S. du Leinster, entre les comtés de Dublin au N., de Kildure et de Carlow à l'O. , de Wexford au S. et le canal Saint - George à l'E.; ch.-l. Wicklow; 200,855 hectares; 65 kilom. de longueur sur 53 de largeur ; 87,000 hab. C'est un pays tres-montagneux et renommé par ses beautés naturelles. Sa surface offre un mélange de rochers, de fondrières et de terres propres à, la culture. Le

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climat y est brumeux, mais sain. On y récolte du froment, de l'avoine, des pommes de terre, etc., et on y élève beaucoup de gros et de menu bétail. Il y existe quelques mines de fer et de cuivre. Ses principales exportations consistent en bétail, laine, peaux, suif, beurre, fromage, corne, poissons, etc. Le comté de Wieklow attire une foule de voyageurs, à cause du grand nombre d'endroits pittoresques et romantiques qu'on y trouve. On cite surtout la vallée de Ûargle-Glen et celle de Devil's-Glen.

WICKSTROEMIE s. f. (vik-strô-ml — de Wickstroem, botan. suédois). Bot. Genre d'arbrisseaux, de la famille des daphnoïdées ou thymélées, dont l'espèce type croit à l'Ile Norfolk, il Syn. de critonie et de laplacÉb, autres genres de végétaux. .

WICLEF ou WYCL1FFE (Jean de), réformateur religieux anglais, né vers 1324 près de Richinond, dans le Yorkshire, au village de Wycliffe, d'où il prit son nom, suivant l'usage du temps, mort en 1384. Etudiant au collège de la reine k Oxford, puis au collège de Merton, il s'appliqua avec succès à 1^tude du droit civil, du droit canon et du droit eoutumier; il se distingua surtout dans la philosophie seolastique et la théologie. Sa première publication fut un traité intitulé : les Derniers temps de l'Eglise, qui partit en 1356, Cet opuscule avait pour but de démontrer que le monde devait finir dans le courant du xive siècle; Wiclef paraît l'avoir écrit sous l'impression de terreur produite par la grande peste de 1348, qui ravagea toute l'Europe. Vers 1360, Wiclef commença à attaquer les ordres mendiants, qui avaient pris un grand empire sur l'esprit superstitieux des populations; il était, à cette époque,en haute faveur à l'université d'Oxford, et il fut nommé, en 1361, principal du collège de Baliol. Quatre ans plus tard, l'archevêque Islep, primat d'Angleterre, le fît nommer directeur du collège de Cantorbéry, qu'il venait de fonder; mais, en 1367, il fut destitué par Simon Langham J successeur d'îslep, Wiclef en appela au pape Urbain V, qui confirma la sentence (1371), En 1372, il fut néanmoins appelé k la chaire de théologie de l'université d'Oxford. Il avait dans les écoles une influence souveraine, et toutes ses opinions étaient accueillies comme des orucles, Il ne manquait aucune occasion d'attaquer les moines mendiants et de dévoiler les nombreux abus de cet ordre corrompu et corrupteur. Telle était sa situation lorsqu'un dissentiment éclata entre le roi et le pape; Edouard III contestait la légitimité du tribut que, depuis Jean ^ans Terre, le saintsiége exigeait comme hommage féodal des souverains d'Angleterre; le Parlement s'était déjà prononcé contre cette redevance; en 1372, une légation fut envoyée au pape Grégoire XI pour discuter et régler cette question ; le nom de Wiclef se trouve placé le second dans la commission royale, ce qui atteste assez la haute réputation dont il jouissait alors. Ce fut à Bruges que les sept ambassadeurs anglais et les trois commissaires de Rome se réunirent pour conférer sur cette affaire; les négociations n'eurent pas un résultat favorable aux franchises du royaume, et Wiclef sortit de cette conférence considérablement aigri contre la cour papale et plein do dégoût pour ses manœuvres,-qu'il avait pu percer à jour. A son retour, le roi lui donna la prébende de Lutter- ■worth (diocèse de Leicester); plus tard, il le nomma son chapelain.

Fort de l'appui de la cour et de l'université, Wiclef commença à exprimer très-ouvertement ses sentiments au sujet du pape et de l'Eglise. Dans ses sermons et dans ses écrits, il attaquait sans ménagement la suprématie de Rome, la hiérarchie des églises, la suppression temporelle du clergé séculier, le droit que s'arrogeait le pape de lever des impôts sur les peuples ; il appelle le pape Antéchrist, mauvais prêtre corrompu, voleur, coupeur de bourse. Le parti de Rome s émut, et l'audacieux novateur fut cité à comparaître devant une cour ecclésiastique assemblée à l'église Saint-Paul, à Londres (19 février 1377). Wiclef se présenta le jour indiqué, accompagné de John de Gaunt, duc de Lanoastro, et de lord Henry Percy, premier maréchal; une violente altercation s'engagea immédiatement entre ces seigneurs et Courtney, évêque de Londres, altercation qui devint bientôt un véritable tumulte, et 1 on se sépara sans nvoir rien fait. Mais Wiclef ne perdit rien pour attendre ; une bulle de Grégoire XI du 22 mai 1377 ordonna à l'archevêque de Cantorbéry et à l'évèque de Londres de citer Wiclef par-devant eux, de l'interroger, de le retenir sous bonne garde, s'il y avait lieu, et d'envoyer le procès-verbal de l'interrogatoire à Rome ; d'autres lettres datées du même jour, adressées au roi et a l'université, requéraient leur assistance à ce sujet. Qu'aurait fait le roi ? On l'ignore. Avant que les bulles fussent parvenues en Angleterre, Edouard était mort.

Wiclef fut cité une seconde fois ; il comparut et, comme dans le premier synode, la condamnation ne put être prononcée. La foule envahit, la chapelle de l'archevêché où se tenait l'assemblée; puis vint sir Lewis Clifford, envoyé par la reine mère pour défendre formellement aux juges d'instruire le procès. Wiclef fut <3.oT" "elOehé avec te sim-

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pie avertissement do s'abstenir de prêcher ses doctrines hérétiques. Il n'en continua qu'avec plus d'énergie. Les circonstances le favorisaient; c'était le moment où éclatait le grand schisme d'Occident (1378). Il publia un traité intitulé : Du pape romain ou Schisme, des papes, dans lequel iUpoussait tous les rois de la chrétienté k saisir l'occasion que leur offrait la Providence pour secouer le joug de Rome, disant que le Christ avait fendu la tête de l'Antéchrist et faisait battre les deux moitiés l'une contre l'autre. Cet écrit fut suivi de plusieurs autres, tant en latin qu'en anglais, inspirés tous par le même sentiment.

Il est assez présumable que la cour et l'aristocratie ne voyaient point d'un mauvais œil se répandre la doctrine de Wiclef; mais un événement imprévu les tourna contre le réformateur. L'agitation religieuse provoqua par contre-coup une agitation politique ; les disciples de Wiclef, poussant le mouvement à ses conséquences logiques, soulevaient les populations des campagnes et les excitaient à briser les liens du servage. Un prédicateur fougueux, John Bail, et quelques hommes audacieux, parmi lesquels Wat Tyler, Jacques Straw, donnèrent le signal d une insurrection formidable qui amena 200,000 paysans sur Londres ; la ville fut envahie et l'archevêque de Cantorbéry massaété. Wiclef ne prit, il est vrai, aucune part à ces mouvements populaires qu'il désapprouva peut-être, comme Luther condamna Munzer, mais à coup sûr, consciemment ou non, il eu était un des principaux initiateurs ; l'insurrection domptée, une réaction se lit donc contre sa doctrine parmi les seigneurs qui jusque-là l'avaient appuyée et propagée ; d'ailleurs, Wiclef faisait à ce moment-là mémo (13S1) le pas le plus hardi qu'il eût fait; il attaquait, dans ses cours à Oxford, le dogme de ht transsubstantiation; un conseil ecclésiastique, présidé par le chancelier, condamna ses propositions à l'unanimité et prononça l'emprisonnement et l'excommunication contre ceux qui les maintiendraient. Un autre synode, assemblé quelques mois après (mai 1382), au prieuré des moines gris, à Londres, sur la convocation du vieil ennemi de Wiclef, l'évêque Courtney, déclara hérétiques dix des propositions de Wiclef et erronées quatorze d entre elles; il fit injonction à tous évoques et fonctionnaires ecclésiastiques de prendre les mesures les plus rigoureuses pour arrêter la propagation desdites doctrines. Aussitôt après parut une ordonnance royale donnant pouvoir aux shériffs des comtés de mettre en prison tous les prêcheurs d'hérésie et de les y maintenir jusqu'à ce qu'ils eussent fait satisfaction k l'Eglise. Beaucoup des disciples de Wiclef furent appréhendés; mais il est assez étonnant que, pendant un temps assez long, aucune poursuite n'ait été dirigée contre l'auteur même de ces hérésies. On suppose que ce fut la protection du duc de Lancastre qui lui valut' cette immunité. En novembre 1382, il appela devant le roi de la sentence rendue par le synode. Dans son mémoire justificatif, il continuait à dénoncer au roi et au Parlement les abus des gens d'Egliso et du clergé ; il avouait hardiment ne pas croire à la présence réelle et il affirmait qu'il était persécuté par de détestables hypocrites, par de mauvais prêtres corrompus, infidèles à la foi de Dieu. 11 fut immédiatement cité par-devant lo clergé assemblé à Oxford pour répondre sur ses opinions; on dit que son vieil ami Lancastre, qui l'avait suivi tant que ses attaques n'avaient été dirigées que contre la'hiérarchie et le temporel de 1 Eglise, refusa de le suivre plus loin lorsqu'il commença à attaquer ouvertement la foi communément acceptée et les points les plus sacrés du dogme; après 1 avoir supplié de se rétra/ter ou, du moins, de ne pas publier de tels sentiments, il lui retira ouvertement sa protection. Wiclef fut condamné ; il dut quitter Oxford et se retirer dans sa cure de Lutterworth, dont il resta paisible possesseur jusqu'à sa mort, survenue deux ans après. Comme il prêchait dans son église, il fut frappé d'apoplexie, et l'on ne manqua pas de regarder cette mort comme un jugement de Dieu.

Cet hérésiarque célèbre a beaucoup écrit. Le plus fameux de ses ouvrages est intitulé Trialogue ; il y introduisit trois interlocuteurs, la Vérité, le Mensonge et la Prudence; il est en latin et fut imprimé pour la première fois en 1525. On a aussi de lui une version anglaise des Ecritures, faite sur ta Vulgate latine. La doctrine de ce réformateur ne périt pas avec lui, et de nombreux conciles durent la condamner avec tous ses adhérents. Dans les premières années du xvo siècle, un gentilhomme bohémien, nommé Poulfish, étudiant a Oxford, en rapporta les principes dans sa patrie elles communiqua à Jean Hus, qui devait leur donner tant de retentissement. En 1428, en vertu des condamnations portées par le concile de Constance, le pape envoya à l'évêque de Lincoln l'ordre de déterrer les ossements de Wiclef pour les brûler et les jeter dans le ruisseau du lieu, ordre qui fut rigoureusement exécuté.

W1CLÉFISME s. m. (vi-klô-fl-sme). Hist.

relig. Doctrine de Wiclef.

WICLÉFISTE a. m. (vi-klé-fl-ste). Hist.

WlDb

relig. Partisan des doctrines de Wiclef. il On

dit aussi WICLÉFITE.

WICQUEFOUT (Abraham de), diplomate célèbre, né, k ce qu'on croit, à Amsterdam vers la fin du. xvtc siècle, mort en 1682. Il s'établit dès sa jeunesse en France, fut nommé (1626) par l'électeur de Brandebourg résident a Pitris et occupa cet emploi pendant trentedeux ans. Connu par ses capacités, il encou» rut cependant la haine de Mazarin pour avoir, dit-on, éfiayé sa correspondance diplomatique par le récit des amours de' Louis XIV avec les nièces du cardinal ; ce dernier obtint sa révocation, le lit mettre à la Bastille (1658), puis chasser du royaume, Wicqnefort trouva en Hollande un protecteur zèle dans la personne du grand pensionnaire Jean do Witt, devint résident du duc de Brunswick - Sîell, secrétaire-interprète et historiographe des états, et peut-âtre agent secret de la France. Accusé par ses ennemis les orangistesj d'avoir communiqué à l'ambassadeur d'Angleterre des papiers importants qu'on lui avait confiés pour les traduire, il fut arrêté (1370) et condamné à une détention perpétuelle. Toutefois, il parvint à s'évader (1679) et se retira prés de Zell, où il finit ses jours dans l'obscurité. Il joignait à beaucoup d'esprit naturel une instruction fort étendue, parlait et écrivait avec facilité presque toutes les langues de l'Europe et était, doué d'un tact supérieur. Ou a de Wicquefort plusieurs ouvrages dont le plus important est celui qui a pour titre : V Ambassadeur et ses fonction» (La Haye, 1681, 2 vol. in-4°). On y trouve une foule de faits curieux et on peut encore le consulter avec fruit.Nous citerunsencore : Thuanus restitutus sine sylloge locorwm variorum in historia Jacobi T/iuuni desideratarum, etc. Amsterdam, 1663, in-8°); Avis fidèle aux Hollandais touchant ce qui s'est passé dans les villages dt Radegrave et de Swammerdam, etc. (1073, in-40); Mémoires concernant tes ambassadeurs et les ministres publics (Cologne, 1676-1679, 2 vol. in-12), ouvrage aujourd'hui fort rare; Histoire des provinces unies des Pays-lias depuis le parfait établissement de cet Etat par la paix de Munster (La Haye, 1719, in-fol.), etc.

W1CQUEFOKT (Joachitn de), diplomate hollandais, frère du précédent, mort vers 1670. Ou ne possède sur son compte que des renseignements fort incertains. Ainsi on le trouve, en 1635, ministre résident des états généraux à Hambourg; puis il reparaît tour à tour en France et en Allemagne, chargé de différentes missions assez mal définies; enfin, il remplissait en dernier lieu les fonctions de résident du landgrave de Hesse près des états généraux, 11 nous est resté de lui des Lettres adressées à. Baerle, dont le recueil, publié en hollandais plusieurs années après sa mort, a été traduit en français et en latin par un nommé Plessis ou Duplessis (flessceus) [Paris, 1696, m-12; Utrecht, 1712, in-12j.

W1DAL (Auguste), littérateur français, né à Winizetfheim (Haut-Rhin) en 1822, mort en. 1875. Il commença ses études nu collège dé Colmar et les termina au collège Cliartemagne a Paris. S'étant adonné k renseignement, il devint, eu 1847, professeur suppléant de rhétorique et se fit recevoir docteur es lettres en 1851- Depuis lors, il a été successivement professeur de littérature ancienne aux Facultés des lettres d'Aix, de Poitiers (1855), de Douai (1859) et enfin ù celle deBesançon. Après la guerre de 1870, M. Widal, qui était Alsacien, opta pour la France çt.se rendit à Paris, où M. Jules Simon, alûrs ministre de l'instruction publique, le nomma inspecteur spécial de l'enseignement des langues vivantes, tout en lui laissant sa chaire à Besançon. Sous le ministre de Cuniont, il perdit sa place d'inspecteur, manifesta l'intention de ne plus retourner à Besançon et obtint un congé. Widnl, qui prenait un intérêt très-vif aux questions pédagogiques, a publié un certain nombre d'articles sur l'enseignement secondaire. On lui doit les ouvrages suivants : Des divers caractères du misanthrope chez les écrivains anciens et modernes (1851, in-8°), thèse de doctorat; Dissertation sur le Dialogue des orateurs de Tacite (in-8°); Etudes sur trois tragédies de Sénèque, imitées d'Euripide (1854, in-18) ; Eludes littéraires et morales sur Homère (1800, in-8'1); Juvënal etsessatires (1870, in-18), etc. Sous le pseudonyme de Daniel Stuubcu, il a publié Scènes de la vie juive en Alsace (1860, in-12) et a traduit de 1 allemand les Juifs de la Bohême (1860, in-12) et les Scènes du Ghetto (1859, in-12).

WIUDKRN, ville du Wurtemberg, cercle du Neckar, bailiiage et à 18 kilom. N.-E. do Neckursulm, sur l'Yuxt; 1,000 hab. Cette ville, située sur la limite du royaume de Wurtemberg et du grand-duché de Bade, appartient à la fois au duché do Bade et au royaume de Wurtemberg.

WIOD1N, Vendemi s, Viminacium, ville forte de la Turquie d'Europe (Bulgarie occidentale), sur la rive droite du Danube et environnée de marais, ch.-l. d'eyalet, k 697 kilom. N.-O. de Constantinople, U 225 kiîom. E. de Belgrade ; 32,000 hab. Elle est bien forti- ■ fiée et mieux bâtie que la plupart des villes turques. On y remarque un grand nombro de mosquées et d'églises, le palais du pacha,' avec de vastes jardins. Archevêché grec. Sa

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position y donne lieu à un commerce considérable, qui a principalement pour objet du" sel gemme, des grains, des vins et autres iroduits des pays environnants. Cette ville 'ut vainement attaquée par les Turcs en 1443 et en 1565; la Hongrie la leur céda en 1690. De 1798 a 1807, elle fut la résidence du fameux PasswanOglou. En octobre 1853, Omer- Pacha y ouvrit les hostilités contre les Russes en franchissant le Danube. L/eyalet de Widdin, auN.-O. de la Bulgarie, contient les livahs de Nicopoli et de Tirnova. Le sol de cet eyalet est généralement très-fertile; les principales productions sont le blé, le riz, le tabac et le vin.

WIDDR1NGTON (Roger), bénédictin anglais de la première moitié du xvnB siècle. Il n'est guère connu que par ses ouvrages, qui ont la plupart pour objet la défense du serment d'allégeance, et parmi lesquels nous citerons : Dissertatio theologica de juramento fidelitatis (Albionopoli, 1613, in-4<>); Ayologia card. Bellarmini pro jure principum, adversus suas ipsius rationes pro auctoritale populi principes smculares deponendi(lGl\, in-4°); Etrennes de la nouvelle année ou Explication du serment d'allégeance (1619, in-S») ; Appendix ad disputationem de juramento fidelitatis, réponse aux objections deSuarez (1616), etc.

W1DDR1NGTON-COOK (Samuel-Edouard), marin et littérateur anglais, né vers 1790, mort en 1856. Il entra en 1809 dans la marine, se signala en différentes occasions et, en 1824, quitta le service avec le grade de lieutenant de vaisseau. Cinq ans plus tard, il se rendit en Espagne, où il habita quatre uns et où il fit un nouveau voyage en 1843. C'est sur cette contrée que roulent les deux ouvrages que l'on a de lui et qui sont intitulés : Equisses prises en Espayne pendant les années 1829, 1830, 1831 et 1832, contenant des noies sur des provinces peu connues, sur les mœurs du peuple, sur le gouvernement, etc. (1834, in-8<>); YEspagne et les Espagnols en 1843 (1844, 2 vol.).

WIDDRINGTONIE s. f. (ouidd-drain-gto-nî — de Widdringlon, savant angl.). Bot. Genre d'arbres, de la famille des conifères, tribu des cupressinées, comprenant cinq ou six espèces, qui croissent dans l'Afrique australe et à Madagascar.

— Encycl. Ce genre renferme des arbres et des arbrisseaux, à feuilles petites, éparses ou imbriquées, à fleurs dioïques, à cône ligneux, arrondi, quadrivalve. Il comprend cinq ou six espèces, qui habitent l'Airique australe et Madagascar. On ne connaît ni leurs propriétés ni leurs usages locaux. Ces végétaux présentent l'aspect et la physionomie des cyprès et des thuias. Quelques espèces sont cultivées dans nos. serres froides et pourraient probablement supporter la pleine terre dans le rhidi de la France. Malheureusement, leur écorce est sujette à être attaquée par des insectes, dont il est très-difficile de la débarrasser. L'espèce la plus remarquable est la toiddringlonie de Wallich, qui dépasse 12 mètres de hauteur.

WIDDRINGTONITE s. m. (ouidd-drain-gtoni-te — rad, widdringtonié). Bot. Genre de conifères fossiles.

W1DMANSTADT (Jean-Albert), orientaliste et homme d'Etat allemand, né à Nellingen en 1506, mort en 1559. Il s'appliqua de bonne heure à l'étude des langues orientales et, après avoir suivi les cours de Reuchlin à l'uuiversité deTubingue, visita successivement l'Espagne et l'Italie. Son savoir et son ardeur pour l'étude lui, concilièrent la protection des hommes les plus éminents de ces deux contrées, et, à son retour en Allemagne, il jouit de la faveur de l'évêque d'Eickstœdt, qui le recommanda à Charles-Quint. Plus tard, Ferdinand le nomma conseiller aulique, puis chancelier de l'Autriche orientale. "Widmansiadt était l'un des plus savants orientalistes de son époque, et en 1553 Moise, prêtre de Mardin, envoyé en Europe par le patriarche d'Antioche pour y faire imprimer une version syriaque du Nouveau Testament, s'adressa à lui comme au seul homme capable de diriger ce travail, qui fut édité aux frais de l'empereur (Vienne, 1555, in-4"). On a encore de Widmanstarlt : Mohometis theologia dialogo explicaia (Nuremberg, 1543, in-4«); Syriacx lingumprima elementa (Vienne, 1556, in-4").

WIDMEr csamuerj, manufacturier, neveu et coopérateur d'Oberkampf, né à Othmarsingen, dans le canton d'Argovie (Suisse), en 1767, mort par suicide en 1821. Il était destiné à succéder à son oncle, qui lui fit apprendre la physique sous Charles et la chimie sous Berthollet. Il eut ensuite la direction de la fabrique de toiles peintes de Jouy, où il introduisit de grands perfectionnements par l'invention des cylindres gravés en tailledouce (1792), auxquels il ajouta la machine à graver les cylindres et les planches en cuivre. Le premier, en France, il fit l'essai du chauffage à la vapeur (1809), procédé qu'employèrent aussitôt les autres manufacturiers, et qui fut appliqué eu grand à l'hôpital Saint- Louis. Un prix de 2,000 livres sterling ayant été proposé en Angleterre pour celui qui découvrirait le vert soiide, e'est-k-dire un vert qui colorât d'une seule application et avec solidité, Widiuer fit cette découverte, la mit dans le domaine public et refusa le prix ;

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mais, en retour, il emprunta aux Anglais la machine à ouvrer le coton et en dota la France. L'excès du travail porta la perturbation dans ses facultés mentales et il se donna la mort dans un accès de délire.

W1DMBR (Joseph), théologien et philosophe suisse, né dans le canton de Lucerne en 1779, mort en 1844. Il étudia la théologie à l'université de Landshut sous la direction de Sailer et de Zimmer et se lia intimement avec ce dernier, dans la maison duquel- il habita plusieurs années. Après avoir fréquenté ensuite quelque temps l'université de Ratisbonne, il devint, en 1805, professeur de philosophie à Lucerne et occupa cette chaire jusqu'en 1819, époque à laquelle il dut la quitter pour prendre celle de morale et de théologie pastorale. Il conserva cette dernière jusqu'en 1833 et fut alors nommé chanoine de Beromunster; il était en outre, depuis 1829, chanoine de la cathédrale de Bâle. On a de lui : Vie de saint Nicolas de Fiue (Lucerne, 1819) ; le Prêtre catholique dans les temps actuels (Munich, 1819-1823); Exhortation d'Erasme de Rotterdam à l'étude de la philosophie chrétienne (l.ucerne, 1820) ; Idéal du prêtre catholique (Lucerne, 1821); Biographie de Zimmer, résumé de sa théologie et de sa philosophie (Lucerne, 1823); Aperçu systématique des principes exposés et développés dans le Manuel de morale chrétienne de Sailer (1839); Leçons de théologie pastorale (1840), etc. Il avait, en outre, traduit en allemand différents traités de saint Augustin, le Breviloquium de saint Bonaventure (1839) et le Panthéisme de Maret (1842) et donné une édition des œuvres de Sailer (Sulzbach, (1830-1841, 40 vol. in-8u).

WIDNMANN (Maximiiien), sculpteur allemand, ué à Eichstœdt en 1812. Entré en 1828, comme élève, à l'Académie de Munich, il y eut pour maîtres Eberhard et Schwanthaler, travailla ensuite plusieurs années dans l'atelier de ce dernier et partit en 1836 pour Rome, où il séjourna jusqu'en 1839. Depuis son retour, il habita Munich, où il devint, en 1859, professeur à l'Académie. Avant. son départ pour l'Italie, il s'était déjà fait connaître par différentes œuvres, telles qu'une statue à'Ajax et un groupe de Samson et Dalila ; mais celle qui posa les bases de sa réputation fut sou Bouclier d'Hercule (1842), dont le succès fut cependant inférieur à celui qu'obtinrent Apollon et Coronis, groupe de grandeur naturelle, et divers bas-reliefs dont l'artiste avait emprunté le sujet à l'histoire et à la mythologie grecques. Depuis lors, son ciseau n'a pas cessé d'être actif, et il a produit une foule d'oeuvres, parmi lesquelles nous citerons : la statue colossale en bronze du prince-évêque Editer de Mespelbrunn, pour Wurtzbourg (1845) ; les statues, soit en bronze, soit en marbre, A'Orlando Lasso, pour Munich (1868); de l'historien Laurent de Westenrieder, érigée ;i Munich en 1853 ; de Rauch (1855) et de Canova (1856), qui sont l'une et l'autre dans les niches de la glyptothèque; le monument érigé par la ville de Munich au roi Louis et qui consiste en une statue équestre de ce prince, haute de plus de 4 mètres et en bronze (1857-1860) ; les statues de C/iristtphe de Schmid, à Dunkelsbuhl (1858) ; de Michel-Ange et de Jean de Bologne, a la glyptothèque de Munich (1861) ; de Schiller, dans la même ville (1861) ; ù'Iffland, & Manheim (1862); la statue couchée de la princesse Mathilde de Hesse (1863-1864) ; celles du prince-évêque François- Louis d'Erthal, à Bamberg (1863) ; du Baron de Dalberg, à Manheim(l864); de l'architecte De Gxrtner, à Munich (1866); de l'évêque Sailer, à Ratisbonne ; enfin, celle du peintre Pierre de Cornélius, haute de plus de 3 mètres, à Munich (1869). On doit encore àM.Widuniann d'autres travaux plastiques de différents genres, entre autres : Chasseur défendant sa famille contre une panthère, groupe en plâtre de grandeur naturelle (1856) ; l' Autel de la résurrection, sculpté en bois, dans l'église de la Vierge, à Munich (1863) ; une Victoire, de 4^,50 de hauteur, pour le Maximilianum de Munich (1863- 1865) ; une Thalie, pour l'Actientheater de Munich (1865) ; plusieurs bustes et statuettes, etc.

WIDUK1ND ou W1TTEK.1ND, chroniqueur allemand du x« siècle. On sait peu de chose sur sa vie. Il était né en Saxe, fut moine à l'abbaye de Korvei, en "Westphalie, et mourut peu de temps après l'année 1004. I! écrivit des annales sous les titres de lies gestx Saxonics et de Gesta Othonis, mais les premières seules nous ont été conservées. Elles ne devaient cependant former qu'un seul et même ouvrage, car les Gesta Othonis n'étaient qu'une partie des Mes gests, si l'on s'en rapporte à la préface de l'auteur placée en tête de ces dernières, ainsi qu'au témoignage de Sigebert de Gemblours, chroniqueur de la même époque. Les Bes gestse renferment, outre une sorte d'introduction sur l'origine des Saxons, l'histoire en trois livres du roi Henri 1er et de l'empereur Othon 1er. C'est encore la préface qui nous apprend que cet ouvrage a été écrit du vivant même de l'empereur Othon, vers 967. Ces annales ont été utilisées par beaucoup de chroniqueurs d'une époque postérieure, notamment par Dietmar et par Chronographus Saxo. La meilleure édition est celle qui en a été donnée par Pertz dans le? Scriptores rerum Germanicaium (t.-ltl); elles ont été traduites par Schottin

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