W1LK
dition, composée de cinq bâtiments, qui allait explorer la nier du Sud et les régions antarctiques. Le 18 août 1838, il lit voile de Norfolk, atteignit l'Australie, après avoir doublé le cap Horn, et se dirigea ensuite au sud de Sydney. De là, il visita les lies de l'océan Pacifique, notamment les groupes de Fidji et d'Hawai, navigua ensuite vers le nordouest du continent américain, explora une partie de la Californie et de l'Orégon, et revint par Manille, Bornéo et le cap de Bonne- Espérance à New- York, où il arriva le 10 juin 1842. Le mois suivant, il fut promu au grade de capitaine de vaisseau. Outre la relation de ses voyages, qui fut publiée en 16 volumes, aux frais des Etats-Unis, il fit paraître à part, sous ce titre : l'Amérique occidentale (Philadelphie, 1849), les résultats de Ses observations dans la Californie et dans l'Orégon, ainsi qu'une théorie des vents (185G). En 1861, époque où il commandait le vapeur SanJacinto, il appela de nouveau sur lui l'attention publique en s'emparant de force des deux agents desjebelles, Slidell et Maso», qui se trouvaient à bord du vapeur anglais ie Trent, et qu'il conduisit à Boston. Le peuple lui fit une réception triomphale; le Congrès lui adressa des félicitations pour cet exploit, mais le président s'en montra mécontent, et, pour éviter une guerre avec l'Angleterre,rendit la liberté aux deux agen ts. Promu en 1862 au grade de Commodore, M. Wilkes, après avoir déployé une rare activité sur le James -River, où il détruisit City-Point, revint dans les Indes occidentales pour y protéger le commerce américain. Depuis la lin de la guerre civile (1865), il est vice -amiral en disponibilité.
WILKESBARRE, bourg des Etats-Unis d'Amérique, dans l'Etat de la Pensylvanie, à 210 kilom. N.-E. d'Harrisburg ; 3,000 hab. Commerce et industrie assez développés.
WILK1E (Guillaume), poëte écossais, né à Echlin (comté de Linlithgow) en 1721, mort en 1772. Il montra dès l'âge le [dus tendre un rare talent poétique, et l'on trouve dans le tome IX de la Description statistique de l'Ecosse des vers qu'il avait écrits ù J'àge de dix ans. A treize ans, il alla suivre lés cours de l'université d'Edimbourg, mais avant qu'il eût terminé ses études son père mourut, lui laissant une ferme à diriger et trois sœurs à pourvoir. Il se lit alors fermier, et, s'appliquant avec zèle à sa nouvelle profession, étonna bientôt ses voisins par ses nombreuses innovations agricoles, qui furent pour la plupart couronnées de succès. Il poursuivait en même temps ses études et prit les ordres dans l'Eglise d'Ecosse. Le zèle qu'il déploya à la même époque pour propager la culture des pommes de terre lui valut le surnom du Ministre pomme de terre (thePo-
tatoe Afinister). 11 menait de front alors trois occupations bien différentes : il était un laborieux fermier, conduisant souvent la charrue de ses propres mains; il écrivait des poèmes épiques, et il prêchait a l'occasion dans l'église de sa paroisse. Eu 1757, il publia l'Epigouiade, poêine en 9 livres. Le titre en était malheureux , car il n'éveillait dans l'esprit de la plupart des lecteurs aucune idée propre à en faire connaître le sujet, qui était la prise de Thèbes par les EpigJues ou descendants de ceux qui avaient élé tués au premier siège de cette ville. Wilkie avait voulu écrire un poème épique; mais bien que Son œuvre témoigne de beaucoup d'imagination et d'une grande énergie de style et do pensée, elle ne peut être considérée comme telle, et elle est presque complètement oubliée aujourd'hui, bien qu'elle ait été insérée dans plusieurs recueils de poèmes anglais. Cependant, a l'époque où l'Epigouiade parut, elle fit beaucoup de bruit, car la grande ambition de la littérature écossaise d'alors était de produire des noms égaux à, ceux des plus grands hommes dans tous les genres, et, do même qu'on avait donné à Home le surnom de Shakspeare écossais, de même on appela. Wilkie l'Homère écossaie. Mais les critiques anglais trouvèrent une pâture abondant-; pour leurs sarcasmes dans les scotticismes qui parsemaient l'œuvre de Wilkie, et Hume, entre autres, la censura longuement dans la Crilical Beoiew. Une seconds édition de l'Epigouiade parut, en 1759, suivie de Un songe à la manière de Spenser. En 1753, Wilkie était devenu pasteur de Ralho, près d'Edimbourg, et, six ans plus tard, il fut nommé professeur d'histoire naturelle à l'université de celle ville. Il publia encore, dans la suite, un volume de Fables morales, qui ne furent pas plus heureuses que son poBuie épique. C'était un homme fort original, et ses excentricités ont doDué lieu à une foule d'anecdotes. Il était grossier dans ses manières et saie dans ses habits, et le contraste que formaient ces particularités avec l'érudition et l'esprit qu'il montrait dans sa conversation a fait dire à Charles TVwnsend « qu'il n'avait jamais vu personne qui fût aussi près de ces deux extrêmes, le dieu et la brute, que le docteur Wilkie. »
WILKIE (David), célèbre peintre anglais, né à Cuits, dans ie Fifeshire (Ecosse) en 1785, mort en mer, près de Gibraltar, le 1" juin 1841. Son père était pasteur à Cuits. Il apprit à dessiner et il peindre avant d'apprendre à lire et à écrire et fut placé à quatorze ans à l'Académie d'Edimbourg. En 1803, il concourut pour un prix de 10 guinées pro-
WILK
posé par l'Académie sur ce sujet: Diane découvrant la grossesse de Calisto,- sujet un peu scabreux pour des puritains, et l'emporta sur tous ses concurrents. Mais la peinture académique avec ses éternels sujets tirés de la mythologie n'était pas du tout son fait; Wilkie fréquentait les foires, les marchés, les réunions publiques, dessinant tous les types qu'il rencontrait et s'exerçant de préférence à crayonner des scènes populaires. C'est dans ce genre qu'il s'est acquis toute sa renommée. En 1804, il peignit pour un amateur la Foire de Pitlessie , composition où se meuvent plus rh> cent cinquante figures , presque toutes traitées en charge, de manière pourtant que les principaux personnages, gentilshommes fermiers, maquignons, paysans, pussent aisément être reconnus. Les Politiques de village, autre toile du même genre exposée en 1806, le firent décidément connaître. Un amateur la lui avait commandée pour un prix fait de 15 guinées ; on en offrit 100 à l'auteur quand il exposa son œuvre et il eut beaucoup de peine à eu tirer 30 de l'amateur récalcitrant. Cet incident lui apprit la valeur vénale de ses productions, qu'il ne livra plus qu'à un prix élevé. Le Ménétner aveugle, commandé par sir George Beuumoiit (actuellement au-musée de Kensington); Alfred dans la cabane du pâtre, exécuté pour M. Davison ; les Joueurs de cartes, pour le duc de Glocester; le Payement des baux, pour le comte" Mulgrave, eurent lo même succès. Cette dernière toile fut vendue 400 livres sterling a la mort de son propriétaire. Vinrent ensuite : la Dame malade, la Guimbarde, le Doigt coupé, la Lecture du testament, actuellement dans la galerie Wellington et dont le peintre ht, en 1819, un double pour le roi de Bavière ; la Garde-robe au pillage, le Garde-chasse et la Fête de village, une de ses productions capitales; elle lui fut payée 800 guinées. Tous ces tableaux furent exposés de 1807 à 1811. Le Colin- maillard, commandé par le prince régent, Duncan Gray et la Lettre de recommandation portent la date de 1813. Après un voyage à Paris effectué lors de la première Restauration, Wilkie peignit la Saisie, le Colporteur et le Lapin sur le mur (1815). 11 alla ensuite séjourner quelque temps en Hollande et il peignit puur lord Hertford le Déjeuner, une de ses toiles qui rappellent le mieux les maîtres hollandais, Terburg et Metsu. Le Lavage des moutons, un de ses rares paysages (1817), eut peu de succès, mais les Invalides de Chelsea écoutant la lecture du journal sont considères comme une du ses meilleures inspirations; Wilkie n'a jamais eu une exécution plus-fine, plus d'habileté dans la disposition des groupes et dans l'expression des physionomies. Le duc de Wellington, pour qui ce tableau avait été peint, le paya 1,200 guinées. Wilkie exécuta ensuite les Portraits de sir "Walier Scott et de sa famille, pour Walter Scott (1818) ; les Distillateurs de wiskey, le Jeune commissionnaire, les Uaccommodeurs de faïence et la Mort de sir PhiUip Sydney (1818). Lors d'un voyage sur le continent (1825-1828), au couraut auquel il visita Paris, la Suisse, la Bavière, la Sitxe, l'Autriche, puis l'Italie et l'Espagne, il exécuta divers tabieaux dont le plus célèbre est celui qu'il peignit à Madrid, le Siège de Saragosse. A son retour, il pei- •gnit un Portrait de George IV et l'Entrée du roi au château d'Bolyrood (1830). Depuis 1811, il était membre de l'Académie de peinture; il posa vainement sa candidature à la présidence en 1831 et échoua contre sir M. A.Shee. A l'Exposition suivante, il n'envoya que deux portraits, puis, eu 1832, figura une de ses meilleures œuvres, John Knox prêchant devant les lords de la Congrégation (actuellement galerie Robert Peel). Les portraits du Duc de Sussex (1S33), du Duc de Wellington et de la Heine Adélaïde (183J) ; Christophe Colomb exposant son projet de voyage aux moines de Sunta-Muria-de-liabida (1835J ; la Chaumière, Napoléon et le pape à Fontainebleau (1S36) ; Marie Stuart s'evadant du chàieau de Loch-Leoen, Joséphine et Mlle Lenormand, le Samedi soir daus une chaumière (18371 ; Premier conseil des ministres tenu par la reine Victoria 11838); la Général sir David Baird découvrant le corps de Tippo-Saêb (1839); Benuenuto Cellini présentant un vase d'urgent au pape Paul 111 (1840) furent ses dernières productions. A la lin de septembre 1840, Wilkie voulut entreprendre un voyage en Orient; il se rendit à Constautinople par la Hollande, le Rhin et le Danube, visita ensuite Stnyrne, Rhodes, Jérusalem et revint par Damiette et Alexandrie. Se semant indisposé, il résolut de s'embarquer pour l'Angleterre, parvint à Malte, où ses souffrances s'aggravèrent et, ayant repris la mer, il expira sur iê navire quelques heures avant que celui-ci eût touché Gibraltar. Un monument par souscription publique lui a été érigé a l'instigation de sir Robert Peel, dans une des salles du National Gallery; il est dû au ciseau de M. Joseph.
Outre les mbieuux cites ci-dessus, les principaux musées d'Angleterre et les galefies possèdent encore de Wilkie : la Chasse au rat (Académie de dessin de Londres) ; le Village de Beadle, Ivrogne et sa femme, la Première boucle d'oreille, le Joueur de cornemuse (musée Kensington) ; Devinez monnom, la Cabane de l'insurgé irlandais, la Lecture du journal (National Gallery); la Princesse Doria lavant les pieds des pauvres, Guerille-
WILK
ros demandant à un prêtre l'absolution, le Betour dugueritlproblessé[\in\a\^ de la reine); la Toilette dans les montagnes de l'Ecosse (galerie de lord Hertford) ; un Cerf mort (paierie Barinjr) ; Paysanne romaine se confessant à un prêtre (galerie de lord Normanion); VEerioain public à Constantinople, le Tarlare apportant la nouvelle de ta prise de Saint- Jean-d' Acre, YEcole, qui fut payée 750 livres sterling à la mort de Wilkie, appartiennent à de simples amateurs.
< Wilkie, dit M. E. Chesneau, avait grandi au village, au village sa vocation s'était déclarée; il peignit des villageois. Même après avoir visité les galeries .des maîtres anciens à Londres, c'est pour fixer les mœurs de '<a jeunesse, de ses compagnons de jeux et d'école que la peinture lui paraissait .nécessaire. L'art était un mot qui, pour lui, signifiait seulement : image de la vie familière. Son esprit n'était nullement inventeur, mais il était marqué à Ce coin d'innocente causticité, de boutade rapide qu'on appelle \'humour. C'est ce qui donne un caractère piquant à. ses compositions. La Fêle du village, le Colin-maillard, les Politiques de village (son premier tableau, popularisé en France, avec beaucoup d'autres, par les gravures de Kaimbach), le Bedeau de la paroisse, contiennent tous des traits de fine et railleuse observation. Ce sont lesridicules qui l'inspirent, les petits travers des gens, point du tout une arrière-pensée inorale. Il s'amuse lui-même de ses malices; rien ne le choque, rien ne l'indigne; il voit de la vie les cotés de pure comédie; la drame noir et la tragédie imposante sont des langues qu'il ne comprend point... Si Hogarth n'est guère peintre, Wilkie ne l'était pas davantage. Celui-ci s'est perdu le jour où il a voulu le devenir. Les tableaux de Wi.kte, même dans son meilleur temps, accusent une grande sécheresse, une grande inexpérience de main et nul sentiment des richesses artistiques de la nature. 11 semblerait que ces deux artistes voient avec leur intelligence et non avec leurs yeux. Le dessin, les couleurs sont pour eux des procédés graphiques propres à rendre sensible le résultat de leurs observations ; mais assurément il leur eût été aussi agréable, ils eussent été aussi satisfaits de communiquer avec la foule par d'autres moyens, par le théâtre ou le pamphlet. >
Tous les tableaux de Wilkie ont été gravés par les meilleurs artistes anglais ; on cite surtout le Ménétrier aveugle, gravé par Burnet. En France, Juzet a grave a la manière noire la Lecture du testament, la Saisie et le Petit connnissiannaire.
WILKINS (Jean), prélat et philosophe anglais, né à Kuwsley (comté de Northampton) en 1614, mort a Londres eu 1672. Apres avoir pris ses grades en théologie, il embrassa l'état ecclésiastique, se déclara pour le Parlement à l'époque des guerres civiles, devint président du collège de Wadham (164$), épousa une sœ ir de Crouiwell (1656) et, trois ans plus tard, fut nommé principal du collège de la Trinité à Cambridge. A ta Restauration, il perdit ses dignités, obtint cependant, par la protection nu duc de Buckuigham, une cure à Londres et mérita par ses talents comme prédicateur d'être eievé en 166S u l'évèché de Chesier. Il fut l'un des fondateurs de la Société royale de Londres. On a de lui un assez grand nombre de semions et d'ouvrages philosophiques et mathématiques, parmi lesquels nous citeions : la Découverte d'un nouveau moi'de (Londres, 1638, in-4°; 3« édit-, 1640), traduit en français par La Montagne (Kouen, 1655, in-8") ; Mercure ou le Messager secret et prompt (Londres, 1641, in-8°), ouvrage dans lequel l'auteur essaye d'éLublir un système d'écriture universelle et propre à toutes les langues ; Ecclésiasles ou Discuurs sur le don de ta prédication (Londres. 1646; 9« édtc, 1718, tti-80); Magie mathématique ou les Merveilles que t on peut opérer par ta géométrie mécanique (Londres, 1048, in-8°J; Traité du don de la prière (Londres, 164S, iu-8°), traduit en français par La Montagne (R.jUen, 16G5, in-S°) ; Essai sur la tangue philosophique, avec un dictionnaire vonforme à cet essai (Londres, 1668). Ce dernier ouvrage a clé de la paît de Nicèron l'objet d'une critique peu judicieuse ; il a traité de folie l'idée qu'avait l'auteur de créer une langue universelle, et cette appréciation a été reproduite par la plupart des lexicographes postérieurs, qui ont oublié que pareille idée avait préoccupé des hommes autrement célèbres que Wi.kms, Leibniz entre autres. Nodier s'est également montré trop sévère envers Wilkins, qu'il place • parmi les plus effrontés plagiaires, ■ sous prétexte que les bases essentielles de son système sont empruntées à l'ouvrage de Dalg.uno, intitule : Ars signorum vulyo character uuiversalis (Londres, 1661). Ce fut, il est vrai, la lecture de cet ouvrage qui inspira à Wilkins l'idée du sien, mais la différence qui existe entre les deux ouvrages suffit pour justifier l'évêque de Chester. Les Œuvres philosophiques et mathématiques de Wilkins ont été recueillies en 1708 (Londres, 3 vol. in-8°; 1802, 2 vol.).
WILKINS (David), orientaliste anglais, parent du précédent, né en 1685, niurt vers 1745. Lorsqu'il eut terminé ses études, il s'adonna aux langues orientales, particulièrement au copte, voyagea en Allemagne, eu
' WILK.
Italie, resta quatre ans à Rome, puis se rendit en 1713 à Paris, où il se lia avec les savants les plus distingues. De là, il passa à Amsterdam (17 14) et, de retour en Angleterre, il publia Novmn Testamentum xtjyptium, vulgo coplicum, latine versum (Oxford, 1716, in-4"). Les erreurs qui se trouvaient dans cette édition du Nouveau Testament en langue copte' furent signalées par divers orientalistes, notiimment par La Croze, et l'université d'Oxford ne voulut point lui donner le grade de docteur; toutefois, il se fit recevoir docteur k Cambridge (1717), puis il devint recteur, obtint un canonicat a Cantorbéry et fut nommé archidiacre de Suffolk. Outre l'ouvrage précité, nous citerons de lui : Paraphrasis chaldaica (Amsterdam, 1715, in-4°); Leges aitglo-saxonicx eeclesiasticx et civiles (Londres, 1721, in-fol.), recueil rare et estimé ; Pentatevchus sive quinque libri Aloysis, in liiïgua segyptiaca (1731, in-4«); Concilia Magnm Brilaunise et Hibernw (1736, 4 vol. iu-fo!.).
WILKINS (sir .Charles), orientaliste anglais, né à Promis (comié de Somerset) en 1749, mort en 1836. 11 entra, en 1770, au ser- ' vice de lu compagnie des Indes comme empluyé à la forteresse de Malda et s'appliqua à 1 étude des principaux idiomes de l'Orient avec une telle ardeur, qu'en 177S il fut en état de publier la Grammaire bengali de llalhed, que jusqu'alors la compagnie avait en vain essayé de faire imprimer. 11 n'arriva k ce résultat qu'après avoir lui-même présidé e.t pris part à la tonte, k la gravure et à l'impression des caiactéres. Tout en se livrant à ces travaux, Wilkins avait bientôt acquis la certitude de l'importance du sanscrit pour la lu connaissance des divers dialectes parlés dans l'Inde. William Hastings et William Jones lui fournirent les moyens de poursuivre l'élude de cette langue et il s'y appliqua avec une ardeur surprenante. Eu 1781, sa première publication sanscrite 'ut lu traduction d'un document écrit dans cette langue et intitule : Concession royale de terrain fuite par un des anciens rajahs de l'Judostan, publié à Calcutta. Trois uns après, il contribua puissamment k la formation de la Société littéraire de Calcutta et acheva en 1784 la traduction d'un fragment du MahMhdrutu, que William Hastings, alors gouverneur général, fil imprimer aux frais delà compagnie, sous ce liire : le BUayaiud (juitu, avec noies (Londres, 1785). L'ouvrage fut traduit en français deux ans après par Parraud. Eu 1786, Wilkms, à la santé duquel le climat de l'Inde ne pouvait plus convenir, revint en Angleterre, k Buth, où il traduisit VHilopadesa, qui fut publié dans cette ville l'année suivante. 11 truiluisit immédiatement après V histoire de Sucountala, autre épisode du Mahâbhàrala et se livra ensuite avec activité k la préparation d'une grammaire sanscrite, qui, par suite d'un incendie qui endommagea son matériel d'imprimerie, ne parut qu'en 1808 a Londres.
Eu 1801, Wdktns fut nommé directeur de la bibliothèque de la compagnie dès Indes et, bientôt après, examinateur pour les langues de l'Orient au collège dAylesbury , ainsi qu'à l'Ecole militaire d'Addiscoiube en 1806. 11 publia quelques ailnees plus tard un ouvrage fort utile, les Jtacines sanscrites (Londres, 1815), et une édition du Dictionnaire arabe-persan de Ricbardson. Déjà associé étranger de l'Institut de France, Wilkms reçut eu 1825, de la Société royale Ue littérature, une médaille u'or rappelant les services qu il avait rendus k la littérature sanscrite, et, en 1833, il fut investi par le roi George IV du litre de commandeur de l'ordre des Guelfes. Sa tille a épousé M. Marsden, qui a Continué sur les langues de l'extrême Orient les travaux do son beau-père.
WILKINS (Guillaume), architecte anglais, né a Norwich eu 1778, mort eu 1830. Lorsqu'il eut terminé ses études k Cambridge, il obtint un subsitie qui lui permit de visiter l'Italie et la Grèce et d'étudier l'architecture. De retour en Angleterre, il publia les Antiquités de ta Grèce (in-fol.), ouvrage qui fut bien accueilli. Admirateur passionné de l'architecture grecque, il en adopta le style, qu'il introduisit uaus les diverses constructions dont il lut chargé et qui soulevèrent de justes critiques. Eu 1837, il fut nommé protéoseur d'architeciurea l'Académie royale et mourut deux ans plus tard. Parmi les édifices qu'on lui doit, nous citerons : le collège de Downing , celui de Aylesbury; la façuue du collège ue l'université de Lonures; la chapelle du collège de Corpus Chnsti, k Cambridge, où. il lut enterre ; l'hôpital de Saint- George, k Londres; les colonnes érigées en l'honneur de Nelson k Dublin (isutij et k Yarmouth (181'7i; uu grunu nombre ue maisons particulières, etc. Outre l'ouvrage précité, ou lui uoit : Aiheuieusia ou Memurques sur les édifices et l'architecture à Athènes (1816, iu-8u); Architecture civile des anciens (1812, in-*o; ; Proiusioues architecture (1837), ouvrage rijslé inachevé.
WILK.li\SON (John-Gardtier), orientaliste anglais, né en 1797. Apres avoir fait ses études kl'uuiversité d'Oxfuru, il partilpour l'Egypte, où il eousacra douze années k l'étude ues antiquités de cette contrée. Il se familiarisa en outre profondément avec la langue, les mœurs et les commues de ses habitants actuels et eut longtemps pour demeure un des
WILL
tombeaux de Thèbes, d'où il parcourait la région avoisinante, en relevant la structure physique et dessinant avec la plus grande exactitude les monuments architecturaux, les sculptures, les peintures, les hiéroglyphes, etc. Les ouvrages qu'il publia plus tard sur ces matières témoignent du soin et de l'habileté avec lesquels il avait exécuté ses recherches. Nous citerons entre autres : Materia hieroglyphica (Malte, 1828, 4 vol.); Topographie de Thèbes et aspect général de l'Egypte (Londres, 1835, iu-8°) ; les Mœurs et coutumes des anciens Égyptiens, etc., d'après les peintures, les sculptures et les monuments gui subsistent encore et d'après les relations des anciens auteurs (Londres, 1836, l™ série, 3 vol. in-8"; 1840, 2e série, 2 vol. in-8°; 1847,3° édit., 5 vol. in-80, avec 600 pi.) ; l'Egypte moderne et Thèbes (Londres, 1843, 2 vol.) ; Guide des voyageurs en Eyypte (Londres, 1847, in-12) j l'Architecture de l'Egypte ancienne (Londres, 1850, in-8», avec l vol. de planches); les Fragments des papyrus hiératiques de Turin (Londres, 1851, in-8°, avec 1 vol. in-fol. de planches) ; Histoire populaire des anciens Egyptiens (Londres, 1854). De tous ces ouvrages, le plus important et le plus remarquable est celui qui a pour titre les Moeurs et coutumes des anciens Egyptiens. Voici comment en parle lord Ripon dans un mémoire adressé a la Société royale de littérature ; • Infatigable dans ses recherches, plein d'érudition, exact dans les faits, sir Gardner Wilkinson a traité son sujet à la fois avec l'enthousiasme du génie et l'agrément de la poésie. Il nous ouvre les temples des divinités des Egyptiens, les palais de leurs souverains, leurs champs de bataille et les sanctuaires de leurs morts. 11 nous retrace leur histoire primitive; il nous montre quelles étaient leurs connaissances dans les arts et dans les sciences, les développements de leur agriculture, les progrès de leurs manufactures et il nous introduit dans leur vie privée avec un degré d'exactitude qui, k la fois, nous rend juges des vertus et des vices du caractère des Egyptiens et nous fait participer à l'intimité de leur vie domestique. » M. Wilkinson, qui est membre de la Société royale, de la Société de géographie, etc., a en outre fait, en 1844, dans la Llalmatie et le Monténégro tin voyage dont il a consigné les résultats dans son livre intitulé : la Dutmatie et le Monténégro, avec un voyage à Mostar, dans l'Herzégovine, des remarùues sur les nations slaves, l'histoire de la Dalmutie et de Jlaguse, tirs Uscoques, etc. (Londres, 1848, 2 vol. in-8°). Enfin, il a encore publié en 1858 un ouvrage Sur le coloris.
W1LKINSONIEN s. m. (ouil-kain-so-niain). Hist. relig. Membre d'une secte religieuse du dernier siècle.
W1LKONSK1 (Auauste), écrivain satirique, né à Konkolewo (grand-duché de Posen) en 1805, mort eu 1852. Il se trouvait k Posen lorsque, ayant blessé dans un duel un officier prussien, il fut traduit devant les tribunaux et condamné k douze ans de détention j mais, grâce à une puissante protection, il tut mis en liberté, quitta -le grand -duché de Posen et alla habiter la campagne, d'abord k Garbatka, puisa Fyniea, dans le district deSandomir, où il s'occupa d'agriculture et de travaux littéraires. C'est alors qu il épousa Pauline Laucz, romancière polonaise tres-çonnue (morte en 1875), avec laquelle il Se rendit à Varsovie. Là, il s'adonna exclusivement k la culture des lettres et fonda un recueil intitulé ta' Cloche littéraire, puis, avec la coopération de Henri Rzecouski, le Journal de Varsovie. Il mourut aimé et estimé de ceux qui le connaissaient. Comme auteur humoristique, il occupe le premier rang dans la littérature polonaise ; écrivain d'un remarquable esprit, il juignaita une rare finesse la noblesse des sentiments, des. idées généreuses, justes, honnêtes et brillantes. Ses liamoty i ramotki sont des récits comiques, des satires amusantes qui offrent avec beaucoup d art un mélange d'éléments tragiques et comiques. Son style est pur, imagé, plein de feu et d'énergie. Parmi ses ouvrages, nous nous bornerons k citer les suivants: liamoty i rumotki (Varsovie, 1845); Ecrits humoristiques (1856, ia-i°) ; Jiecueil de satires (Varsovie, 1856,in-4<>) ; Histoire de rire (Varsovie, 1857). On lui doit, en outre, une grande quantité d'anecdotes, de récits et de contes, insérés dans différentes publications polonaises, telles que la Bibliothèque de Varsovie, la Cloche, la Semaine littéraire, etc.
WiLKS (Marc), théologien anglais, mort vers 1821. Il était fermier dans lu comté de Norfolk et appartenait k la secte des méthodistes, parmi lesquels ses prédications extravagantes lui acquirent une grande influence. On a ue lui : Origine et stabilité de tu dévolution française (1731, in-8u) ; Alhalie ou le Tocsin sonné par les modernes alarmistes (1795, iu-8°J ; Histoire des persécutions endurées par les protestants du midi de la France (1821, 2 vol. in-8o), ouvrage qui fut l'objet de critiques aussi vives que justifiées dans les journaux fiançais de l'époque ; Mémoires du li. Marc Wilks, édités par la fille de l'auteur (1821, ill-12).
WILL (Georges-André), historien et érudit
allemand, né dans les epvirons de Nuremberg
' en 1727, mort en 1798 k Altdorf, où il avait
été successivement professeur de philosophie
et d'histoire/On a de lui, entre autres écrits :
WILL
Dictionnaire savant de Nuremberg (Nurem- | berg, 1755, 4 vol. in-4<>), ouvrage qui fut repris en 1802 à Altdorf et poussé jusqu'à huit volumes ; Commercium epistolicum Norimbérgense (Nuremberg, 1756, 3 vol. in-8») ; Afus$itm Noricum (Nuremberg, 1759, in-4»); Médailles de. Nuremberg (Nuremberg, 1764, 3 vol. in-40) ; Dibliolheca Norica Williaiia (Nuremberg, 1772- 17S3, 8 vol. in-8»), description des ouvrages qu'il avait rassemblés snr'l'histoire de Nuremberg et qu'ksa mort il légua k cette ville; Histoire et description de l'université d'Altdorf (Nuremberg, 1795, in-8«) ; Histoire et description de la ville d'Altdorf (Nuremberg, 1796, in-80).
WILLAERTS (Adam), peintre flamand, né à Anvers en 1577, mort en 1640. Il alla habiter k Utrecht, où il s'adonna à la poésie et k la peinture. Willaerts s'adonna k la peinture de genre avec beaucoup de succès; il représenta des scènes maritimes, des boeds de rivière, des marchés au poisson et orna ses petites toiles de nombreux personnages, habilement dessinés et pris sur nature. Sa couleur, fine et transparente, a généralement tourné au noir. Nous citerons, parmi ses toiles : Fête donnée à Tervueren par l'archiduc Albert, i< Anvers; Embouchure de la Meuse, k Rotterdam ; Port de mer, a Vienne, etc. — Son fils,. Abraham Willaerts, né k Utrecht en 1613, mort dans cette ville on ignore quelle année, re.çut des leçons de Jean Bylaert, puis de Vouet à Paris. Il devint peintre du comte Maurice de Nassau, prit part k une expédition en Afrique, puis habita successivement Bruxelles, Amesford et Utrecht. Il exécuta des vues et divers tableaux^pour le comte de Nassau.
WILLAMOW (Jean-Théophile), théologien allemand, né à Morungen (Prusse) en 1736, mort en 1777. Il fit ses études k Kœnigsberg, devint en 1758 professeur à Thorn et fut nommé, neuf ans plus tard, directeur de l'Ecole allemande de Saint-Pétersbourg ; mais, comme il était loin de posséder les talents nécessaires k un administrateur, il s'endetta considérablement et fut obligé de,donnersa démission en 1776. Il fut attaché alors comme professeur à une école de filles, mais avec de si faibles appointements qu'il dut se créer des ressources en composant des poômes de circonstance, de fêle, etc. On a de lui un recueil de Dithyrambes (17S3), où l'on peut reconnaître une lecture assidue de Piudare, mais qui obtinrent peu de succès k leur époque et qui sont complètement oubliés aujourd'hui; deux livres de Fables (l76â), qui furent plus heureuses et qui sont remarquables par leur naturel, leur enjouement et leur l'orme originale ; enfin, une traduction allemande de la Butruchumyomachie (1771).
WJL1.AN (Robert), médecin anglais, né k Hill, près de Sedburgh (Yorkshire), en'1757, mort a Madère en 1812. Il fit ses éludes médicales k Edimbourg, y fut reçu docteur en 1780 et parut alors pour Londres; il passa quelque temps dans cette ville et y perfectionna ses connaissances, puis il alla prendre la clientèle de son oncle Trotter k Darlington, dans le comté de Durhâm. Il y resta peu de temps; revenu dans la capitale en 1782, il fut nommé presque aussitôt médecin du dispensaire de Caray-Sireet et, au bout de quelque temps, médeciu en chef de celui de Eiusburg. A la mort de Murray en 1800, Willan le remplaça comme médecin de l'institution des fiévreux. L'excès de travail ruina sa sauté délicate ; il alla k Madère dans l'espoir d'obtenir, grâce au nouveau climat, un soulagement qu'il croyait déjà éprouver quand il succomba k l'âge de cinquantecinq ans.Onconnaîtla révolution qu'il aopérée dans l'étude et la classification des maladies de la peau. Il reconnut que les formes élémentaires de ces maladies étaient l'unique base sur laquelle on peut fonder une classification solide et une nomenclature régulière. Les études profondes auxquelles il s'était livré sur les antiquités de la médecine lui furent d'un grand secours pour débrouiller l'histoire de plusieurs de ces affections, qui étaient autrefois multipliées d'une manière si prodigieuse et dont on ne voit plus aujour- . d'hui que de rares exemples. Willan avait étendu ses études d'érudition sur l'histoire eivilé et politique de l'antiquité, et il était un des membres distingués de la Société des antiquaires de Londres ; il était aussi membre de la Société royale de la même ville. Parmi ses principaux écrits, nous signalerons : Observations on the sulphur wuters at Crofl, near Darlinyton (Londres, 1782, in-8<>); Description and trealment of cutaneous diseuses (Lonures, 1798, in-4°) ; On vaccine inoculation (Londres, 1806, iu-4"J ; History ofaeaseofchronic hydrocephatus, with an account of the appearauces un dissection (1792); Miscellaueous Works of the Uile (1821, in-8®).
WILLAltU (Emma LUrt, dame), femme de lettres américaine, née k New-Berlin (Conneciicut) en 1787, morte vers 1865. Fille d'un écrivain connu par divers ouvrages k l'usage des enfants, elle se consacra elle-même k l'éducation des jeunes tilles, épousa en 1809 le docteur John Willard et fonda en 1821, k Troy, dans l'Etat de New-York, une maison destinée k former des institutrices et des maîtresses d'école. Elle quitta eu 183S la direction de cet établissement qui jouissait d'une iuste réputation dans l'Amérique duNord, où il
WILL
était connu sous le nom de Trny femnle Seminary (séminaire féminin de Troy). Mistress Wiilard a publié un grand nombre d'ouvrages de pédagogie ou d'instruction ponulaire, entre autres : Manuel de l'histoire d'Améri* ■ que; Traité sur la géographie ancienne; Traité sur les puissances motrices qui produisent la circulation du sang ^18*46); Derniers feuillets de l'histoire d'Amérique (1849), etc. On a . aussi d'elle la relation d'un Voyage en Europe (1830), des Poésies (1830) et plusieurs brochures sur l'éducation des femmes,
W1LLAUMEZ (Jean-Baptiste-Philibert), marin français, né k Belle-Ue-en-Mer en 1761, mort en 1845. Il entra dans la marine k l'âge de quatorze ans, comme simple mousse, devint premier pilote k dix-neuf ans; mais, simple roturier, ses capacités et sa bravoure ne pouvaient lui faire atteindre les grades supérieurs, alors réservés k la noblesse, La Révolution vint qui lui ouvrit la carrière. En 1791, d'Entrecasteaux ayant été chargé de l'expédition k la recherche de La Pérouse, il fut adjoint a setn état-major en qualité d'officier chef de route. C'est lui qui ramena en France les débris de cette malheureuse expédition, avec une partie des objets qu'elle avait recueillis, le reste ayant été livré aux Anglais par d'Auribeuu, successeur de d'Entrecasteaux. Nommé capitaine de vaisseau, Willaumez fit la campagne de l'Inde sous l'amiral Sercey, eut, en 1802,1e commandement d'une division dans la malencontreuse expédition de Saint-Domingue, où il se couvrit de gloire en buttant, avec une simple frégate, la Poursuivante, un gros vaisseau de ligue anglais qui l'avail attaqué kl'impro vis te. Ce beau lait d armes a été l'objet d'un tableau commandé par le gouvernement. Willaumez fut nommé contre-amiral, reçut, en 1805, la mission de ravager les possessions anglaises avec une escadre de six vaisseaux, sur laquelle le prince Jérôme Napoléon Ht son noviciat, et qui, assaillie par une tempête, se trouva dispersée eu mer et réduite k l'impuissance. Pendant les années 1807-1809, k la tête de l'escadre de Brest, il fit essuyer de grandes pertes k la marine britannique. Il ne fut point employé d'une manière active sous la Restauration. Louis Philippe l'éleva au grade de vice-amiral après les journées de Juillet et, en 1S37, k la pairie. 11 passait pour le marin le plus habile de son temps dans la pratique des manœuvres. On a de lui un Dictionnaire de marine (1820 el 1830, in-8°, avec planches),, excellent ouvrage, mis au nombre de ceux dont les officiers doivent être pourvus k leur embarquement.
W1LLBUOD (saint), apôtre des Frisons. v. WiLLiuaoo.
WILLDBPiQW (Charles-Louis), botaniste allemand, né k Berlin en 1765, mort en 1S12. 11 eiudia la médecine k Huile, y fut reçu docteur en 1789, avec uue ihese intitulée Tractalus de achitleis et tanacelo, et, tout eu exerçant k Ber.in la pratiqua de son art-, s'y adonna avec ardeur a l'élude de la botanique. Il publia successivement plusieurs ouvrages qui eurent beaucoup de succès et qui lui valurent, en 1798, une chaire d'histoire naturelle k Berlin et, peu après, la surintendance du jardin botanique de celte vide. Ce jardin avait jusqu'alors été cuinplétem--iit néglige: mais, sous sa direction, il s enricb.il d'un grand nombre de plaines les plus rares du globe. Wi.idetiow eiait en correspondance avec les plus célèbres savants de l'époque. Klein lui envoyait les plaines de l'Inde; Humbcldt et Bonpland, celles de l'Amérique; La Billurdiere et Smilh, celles de la Nouvelle-Hollande, et Desfoutaiues celles d'Afrique; en sorte qu'au lieu de 1,200 espèces, que renfermait le jardin k son arrivée, il s'y eu trouvait plus de 6,000 lorsqu'il en qui Un la direction, il forma, en outre, un grand lierbjer qui comprenait plus de 20,000 espèces de plantes. Eu 1811, il se rendit a Paris dans lu butd'éiudier et de décrire les plaines qui se trouvaient dans les collections de cetie ville ; mais l'eiat de sa sauté le força bientôt de revenir k Berlin, où il mourut l'année suivante. On a de lui : Prodi omus flora: Iterolinensts (Berlin, 1787, in-S") ; Hisioria amuranthoium (Zurich, 1789) ; Catalogue alphabétique des papillons indigènes dans la marche de Brundebuurg (Berlin, 1789, in-S°); Principes de botanique (Berlin, 1792, in-80) , ouvrage q^ui prit le premier rang parmi ceux ce ce genre k cette époque et fut longtemps regarde comme un livre classique, outre qu'il fui traduit en français el en anglais; Phytographia seu deseriptio minus coyuitarum ptanturum (Erlungeu, 1794) ; Description des arbres et arbrisseaux croissant en plein air dans le jardin botumque de Berlin (1796; 1811, 2« «uu.); Guide pour étudier sans mailre la botanique (1804) ; Hpecies ptanturum, ouvrage capital Ue l'uuieur, qui n'eut pas le temps de le terminer. Il le commença en 1797 et continua k le publier par intervalles jusqu'en 1810, où l'état de sa saute le força k y renoncer, alors qu'il eu étuit arrivé k la première partie du V8 volume ; la seconde partie de ce volume ne fut publiée qu'eu 1830, par Sekwagriohor, et, dausl'intervalle, Link avait fait paraître deux parties d'un sixième volume. Cet ouvrage, malgré les fautas qu'il renferme, fut le meilleur dans son genre jusqu'à la publication du Prodromus de de Canctulle, et même il étaii encore absoluineut nécessaire pour compléter les lacunes de ce dernier. Il est disposé entièrement d'après le