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système de Linné. De 1803 à 1809 , Willdenow avait encore publié, pur intervalles, sous le titre (YHorttts Berolinensis, des descriptions, avec planches coloriées, des plantes croissant dans le jardin botanique de Berlin.
WILLDENOWIE s. f. (vil-de-no-vî — de Willdenow, botan. allem.). Bot. Genre de plantes, de la famille des restiacées, comprenant une dizaine d'espèces, qui croissent au Gap de Bonne-Espérance. Il Syn. d'ADÉNOpiiylle et de rondklétik, autres genres de végétaux.
WILLE (Jean-Georges), graveur allemand, né à Koenigsberg en 1717, mort à Paris en 1807. Il révéla très-jeune son goût pour la gravure en s'essayant sur la modeste vaisselle d'étain que possédait son père. Un arquebusier de Gœssen, charmé de la finesse de son trait, le prit chez lui pour la riselure sur argent et sur acier. Au bout de deux ans (1734), le jeune artiste ayant gagné une centaine d'éeus se mit en route pour Paris, où il eut Dallé pour premier maître. Une série de petits portraits qu'il grava pour la suite d'Odieuvre commença à le faire connaître. Sa réputation devint ensuite européenne, et il fut nommé en 1761 membre de 1 Académie des beaux-arts de Paris. Le burin de Wille est correct, délicat et brillant. Il ne cherche point l'etTet par des masses d'ombre, mais par une distribution bien entendue de la lumière. Parmi ses ouvrages, on remarque surtout : les portraits du Comte de Saint-Florentin, du Grand Frédéric, du Maréchal de Saxe; les estampes des Musiciens ambulants, du Concert de famille, de la Gazette hollandaise. Wille eut pour élèves Bervic et Millier. 11 a laissé des Mémoires qui ont été publiés par M. Duph-sais (1S57, 2 vol. in-8°).
W1LLEBRAND (Jean-Pierre), littérateur allemand, né en 1719, mort en 1786. Il fut pendant lu plus grande partie de sa vie directeur de la police a Altona, On a de lui : Chronique des villes hanséaliques (1748, in-fol.) ; Aie- • moires historiques et observations recueillies en voyage (1758, in-8°J; Abrégé de la police (1763, iii-S"); lie flexions sur la ligue hanséaiique et sur l'importance de Son histoire (1768, in-8u).
WILLEBROECK, ville de Belgique, province d'Anvers, arrotid. et à 12 kilom. O. de Malines, sur le Rupel; 3,400 hab. Brasseries, distilleries ; commerce de houille, beurre, liu et bière.
WILLEM ADE (saint), apôtre de la Saxe, mon eu 789. Il était né en Angleterre, dans
10 Noilhumbeilund, et, après avoir reçu les ordres, "il partit en 772 pour la Frise, convertit les habitants de toute la région qui s'étend de Dockum jusqu'à 1 Elbe, franchit ce fleuve et pénétra dans la Saxe, qu'il évangélisa jusqu'en 782, époque où les Saxons se révoltèrent contre Chaileinagne. Plusieurs des missionnaires qui l'accompagnaient furent massacrés, et il fut forcé lui-même de repasser dans la Frise. De là, il se rendu à Ruihe, puis en Fiance, et vécut dans la retraite jusqu'en 785. Les Saxons s'étant soumis cette année-là, il put retourner dans leur contrée, dont il fut sacré évéque en 787, Il fixa sa résidence k Brème, qui venait d'être fondée.
11 est resté de lui plusieurs ouvrages, parmi lesquels on cite surtout des Commentaires sur les Epitres de saint Paul, La vie de Willehade a été écrite par saint Anschaire qui, le troisième après lui, occupa le siège épiseopal de Brème.
Wiiieiiniùi, épopée allemande du xua siècle. Ce n'est qu'une pâle imitation de la Bataille d'Alicuus, l'une des nombreuses branches du roman français de Guillaume au Court-nez, On y retrouve, comme dans toutes les chansons de geste, cette longue description de combats, cette monotone nomenclature des héros qui y ont pris part et ces fabuleux récits de leurs exploits sans cesse reproduits dans Ogier, uans Garni et dans la chanson des Saxon.-,. Au milieu de peintures confuses de batailles et de carnages, on rencontre çà et ià dans Wiliehalm quelques épisodes asst-z remarquables. Ce puËme a quatorze mille vers; il est l'œuvre uu noble chevalier Wolfram d Eschenbach.
W1LLEMA1N D'ABAKCOURT ( François - Jean), romancier et auteur uruniatique, né k Paris en 1745, mort eu 1803. 11 a composé un certain nombre d'opuscules, de comédies eu prose, de drames et de proverbes dramatiques qui n'ont eu que peu de succès. JSes romans se rapprochent du genre de ceux de Ducray-Du.uiuil, et l'on cite, parmi ceux qui ont le mieux réussi : Antoine et Jeannette ou les Enfants abandonnés (1799, 3 vol. in-18); le Cimetière de la Madeleine (1801, 2 vol. iu-12) ; Alaria ou l'Enfant de l'infortune (1814, 3 vol. iu-18).
W1LLEMAR (Jean-Pierre-Christiue, baron), ingénieur et homme d'Eiat belge, né à Luxembourg en 1790, mort en 1858. Entré, à uixhuit uns, à l'Ecole polytechnique, il fui placé à sa sortie dans l'arme du génie, servit en Allemagne et fut fait prisonnier à la bataille de Leipzig. Promu au grade de capitaine lors de la première Restauration, il donna peu après «a démission et revint dans sa patrie, où il entra (Tans l'administration des ponts et enaussées. Ingénieur en chef à l'époque de la révolution de 1830, il fut alors charge d'orgtuiiser le génie militaire, fut promu au grade
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de colonel, puis*à celui de général en 1836 et reçut, la même année, le portefeuille du ministère de la guerre, qu'il conserva jusqu'en 1840. 11 devint ensuite représentant de la Belgique près de la cour de Berlin, puis de celle de La Haye, et ne cessa que peu de temps avant sa mort de remplir ces fonctions.
WIIXEMET (Pierre-Remi), botaniste lorrain, né à Norroi, près de Pont-à-Mousson, en 1735, mort à Nancy en 1807. 11 fut professeur au collège de Nancy et directeur du jardin des plantes de cette ville. Ami de Linné, de Haller et de Vicq-d'Azyr, il s'est acquis une juste notoriété par ses travaux. Necker, Durande, Delarbre et plusieurs autres botanistes ont attaché son nom à des plantes. On a de lui : Phytngraphie économique de la Lorraine (1780 et 1805, 3 vol. iu-8°); Monographie des plantes éioilées (1790, in-8°) ; Bibliographie des écrivains naturalistes, ouvrage resté en manuscrit.
WILLEMET (Pierre-Remi-François), voyageur français, fils du précédent, né à Nancy en 1762, mort en 1790, A quinze ans, il avait terminé ses études classiques et il vint alors à Paris, où il s'appliqua à la fois à la botanique, aux belles-lettres et à la médecine. Reçu docteur en 1783, avec une thèse De l'usage du froid dans tes maladies, il se perfectionna dans la pratique de l'art médical en visitant différents hôpitaux militaires, ceux de la Lorraine principalement, et, en 1788, s'embarqua pour les Indes, à la'suite de l'ambassadeur de Tippo-Snëb. Il s'arrêta successivement au Cap de Bonne-Espérance, à Madagascar et à Ceylan, et recueillit dans ces diverses stations un grand nombre de plantes; 41 se proposait de continuer ses recherches dans l'Inde; mais, arrivé à Pondichéry, il y fut de la part du gouverneur de Conway l'objet de persécutions qui eurent une fâcheuse influence sur sa santé. Il succomba peu après à Seringapatapam. On a encore de lui : De l'usage au fluide électrique dans l'économie airimate (l"81) ; un mémoire sur cette question : Si les vertus des plantes peuvent être déduites de leur caractère botanique (1782) ; Systema fungorum, ouvrage demeuré inédit.
WILLEMÉTIE s. f. (vi-le-mé-tî — de Soyer- Willemet, botan. fr.). Bot. Genre de plantes, de la famille des composées, tribu des chicoracées, comprenant deux espèces, qui croissent en Europe. Il Syn. d'ÉCHiNOPSiLON, de kocuia et de noltbb, autres genres de végétaux. '
W1LLEMIN (Nicolas-Xavier), g'raveur et artiste français, né à Nancy en 1763, mort en 1833. Il étudia sous le peintre Lagrenée, mais se livra spécialement au dessin et à la gravure, arts qu'il appliqua à la reproduction des monuments de l'antiquité. Il a laissé en ce genre des ouvrages importants, remarquables par l'exactitude et la correction, qui ont contribué à ramener, soit dans la peinture, soit au théâtre, le costume et les autres accessoires à la vérité historique. Voici les titres de ces ouvrages : Choix de costumes civils et militaires des peuples de l'antiquité, leurs instruments de musique, leurs meubles et les décorutions intérieures de leurs maisons, d'après les monuments antiques (1798-1802, 2 vol. gr. in-fol., 180 planch. J ; Collection des plus beaux ouvrages de l'antiquité, statues, bustes, groupes, choisis parmi les monuments des Etrusques, des Grecs, etc. (2 vol. in-4») ; Monuments français inédits, puur servir à l'histoire des arts, des coutumes civils et militaires, armes, armures, instruments de musique, meubles, etc., dessinés, gravés et coloriés d la main, d'après les originaux, et classés chronologiquement {1806-1839, 3vol. in-fol.. 300 planch.) ; Monuments de l'antiquité et dit moyen âge de la France et de l'Italie (1825, in-fol., 6 planch.). Willemin était membre de la Société des antiquaires de France.
WILLEMIN (Jean), médecin et littérateur français. V. Vuillkmin.
WILLÉMITE s. f. (vi-lé-mi-te — de Willem, ii. pr.). Alinér. Silicate de zinc anhydre. |] On dit aussi -vvilléhilk.
— Encyol. La willémite a pour formule ZiiOjSÎO3. Elle cristallise en prisme hexagonal régulier, avec un clivage facile, parallèle à la base, et d'autres, plus difficiles, parallèles aux pans verticaux. Au chalumeau, elle est infusible etdevientopaque ;avec les fondants, sel de phosphore et borax, elle ne do.nne rien ; avec le carbonate de soude, à la flamme intérieure, elle donne difficilement des fumées de zinc. Dans les acides, elle est soluble à chaud, avec dépôt de silice en gelée, lia dureté ej.t intermédiaire entre l'apatite et le feldspath; elle est très-fragile et a une raclure blanche; sa dureté est 4 environ. Les cristaux de willémite sont, en général, trèspetits, très-brillants, très-nets et faciles à recomiulire à la loupe ; leur éclat est vif et vitreux; ils présentent très-rarement le pointemenl à 6 faces et sont, en général, terminés par le rhomboèdre. Ils tapissent souvent des cavités dans des matières scoriacées de calamine, de zinc carbonate, de fer oxydé anhydre ou hydraté. Dans ce dernier cas, ils sont souvent colorés en rouge ou en jaune brun ; autrement, ils sont incolores et transparents. On a trouvé à New-Jersey, en Amérique, de la willémite en gros cristaux, associés à la francklinite, qui les recouvre, à la
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surface, d'un enduit noirâtre, tandis que l'intérieur est d'un blanc jaunâtre.
WILLEMS (Jean-François), philologue, historien et poste flamand, né à Bouohout, village de la province d'Anvers, en 1793, mort en 1846. Il est regardé ajuste titre comme le promoteur de ce que l'on n appelé le mouvement flamand ou renaissance de la langue hollarfîlaise en Belgique. Une particularité assez curieuse, c'est que, la nuit même de sa naissance, un corps de l'armée française en marche pour le siège d'Anvers pénétrai Bouchout; quelques-uns des soldats qui étaient entrés dans la maison de son père en sortirent poliment en apprenant la position dans laquelle se trouvait la femme de leur hôte et en faisant observer gaiement que le nouveau-né serait le premier citoyen français de ce district; ils étaient loin de prévoir qu'il devait, au contraire, être un jour un redoutable adversaire pour l'influence française dans les Flandres.
Willems contracta cet amour profond de la langue flamande à Lierre, où il étudia de douze à quinze ans, et où existaient encore des rêderyk-kamers ou chambres de rhétorique, qui étaient l'un des traits littéraires caractéristiques de l'ancienne Belgique. Ce fut en assistant, puis en prenant part aux représentations théâtrales données par ces associations que s'éveilla en lui le goût des lettres. En 1809, il fut placé comme clerc chez un notaire d'Anvers, et, deux ans plus tard, il écrivit sur la bataille de Friedland et sur la paix de Tilsitt un poëme qui obtint le prix mis au concours à ce sujet. A cette première œuvre succédèrent plusieurs productions du genre dramatique et lyrique, remarquables surtout par Iharmonie de la versification. Telles furent notamment ses deux pièces : le Biche Anversois et Quentin Malsys, qui furent représentées avec beaucoup de succès et se vendirent ensuite à un grand nombre d'exemplaires. En 1818, il publia son chaut patriotique : Aux Belges, dans lequel il exhortait ses compatriotes à ne pas renoncer à la langue de leurs pères, qui était aussi celle de Vondel et de Bilderdyik. Ce poème, dans lequel il soutenait l'idée d'une nationalité belge sous lu protection du sceptre hollandais, obtint beaucoup de succès dans les provinces du nord de la Hollande, et legouverneraent*n récompensa l'auteur en le nommant percepteur des contributions à Anvers; mais les Belges furent loin de faire le même accueil au poète et à son œuvre et ne virent en lui que l'instrument complaisant d'un gouvernement qui leur était odieux. Oe fut au moment où il était le plus en butie aux préventions de la part de ses concitoyens qu'il publia sa Dissertation sur la langue et la littérature flamandes dans leurs rapports avec les provinces méridionales des Pays-Bas (1819-1824, 2 vol. in-8°), qui lui ouvrit les portes de l'institut royal d'Amsterdam. Dans cet ouvrage, il a reiracé l'histoire littéraire des Flandres et du Brabaut du xhio au xixe siècle, en démontrant que la littérature a fleuri dans ces contrées tant que la laegue nationale y a été cultivée, mais qu'elle est tombée en décadenco depuis les guerres de religion qui ont amené la séparation des provinces méridionales et des provinces septentrionales des Pays-Bas, parce qu'à partir de cette époque le latin et surtout le français ont été regardés, dans les Pays-Bas catholiques, comme les seuls idiomes dignes d'être cultivés, tandis que l'usage du dialecte national ou d'un idiome très-voisin de celui-ci a été abandonné aux protestants des sept provinces unies. Ce livre provoqua contre son auteur un cri général d'inuignation, et de la part des adversaires de l'union de la Belgique et de la Hollande, qui l'accusaient de flatter le gouvernement en Secondant son projet de faire du hollandais la langue officielle du royaume, et du côté descatholiques zélés, qui s'indignaient de voir un catholique proclamer la supériorité de la littérature protestante du Nord sur la littérature catholique du Sud. Des lors, Willuuis fut regardé comme le champion de la cause flamande, qu'il défendit contre tous ses adversaires, et, en particulier, contre Van de Weyer, dans une brochure en français imitu.ée. De la langue belyique, qui parut en 1829, un an seulement avant la séparation violente de ia Belgique et de la Hollande. Dans l'intervalle, ■^iliems était devenu archiviste à Anvers et profitait des facilités que lui procurait cet emploi pour poursuivre sans relâche ses études historiques et philologiques. 11 avait été également chargé, conjointement avec Van de Weyer et autres, de publier les documents historiques des Pays-Bas méridionaux. La révolution de 1830 le priva de tous ses emplois, et le nouveau gouvernement le relèguaàEecloo, avec un maigre salaire, comme employa subalterne des nuances. 11 demeura quatre années dans cette petite ville, malgré les offres d'une position plus brillante qui lui fut faite à différentes reprises par le gouvernement hollandais. Enfin, les remontrances des littérateurs les plus célèbres de l'époque, notamment de son ancien adversaire Van de Weyer, décidèrent le gouvernement belge à revenir sur sa décision à son égard et, en 1835, il fut appelé à occup«r à Gand un emploi analogue â celui.qu'ii avait rempli à Anvers. Pendant son séjour à Eecloo, il avait copié des fragments inédits des anciens auteurs flamands et traduit en flamand mo-
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derne le poème du Benard, dont il publia aussi le texte primitif (Gand, 1836; 1850. 2o édit.). Depuis cette époque, sa vie s'écoula sans encombre au milieu de travaux littéraires. Il fut l'un des fondateurs de la Société gantoise pour l'encouragement de la langue et de la littérature néerlandaise, et le principal rédacteur du Belgisch Muséum, organe de cette société. On peut même dire qu'il en fut le seul rédacteur, car à sa mort ce reeueil cessa brusquement de paraître et le dernier article qu'il renferma fut une biographie de Willems, à laquelle nous avons emprunté en partie les éléments de cette notice. La liste qu'on y donne de ses ouvrages en comprend 43, dont 34 en flamand, 5 en français et les autres en langues diverses. Les plus importants, après ceux que nous avons mentionnés, sont : Mélanges sur des sujets nationaux (Anvers, 1827-1830); la Chronique rimée de Jean van Heelu et la Chronique rimée de Brabant de Jean de Klerk, éditées pour la commission d'histoire de Belgique, enfin la Chronique d'Edouard III, roi d'Angleterre, écrite en vers en 1347 par Jean de Klerk et publiée, pour la première fois, par Wiileins (Gand, 1840).
WILLEMS (Florent), peintre belge, né à Liège en 1812. Il fit ses premières études à Mulines, à Bruxelles, àAnvers et se prit surtout d'une vive admiration pour les maîtres hollandais ; c'est avec Terburg, Miéris et Melzu qu'il a essayé de rivaliser dans une foule de petits tableaux de genre, d'un fini précieux. Peu d'artistes contemporains ont une touche aussi fine, une aussi grande délicatesse d'expression. Ses premières toiles, Arbalétriers huguenots après lu Saint -Barthélémy et YAprès-dinée sous Louis XV,' révélèrent en lui un maître. Venu à Paris vers 1839 pour s'y perfectionner, il envoya successivement aux Salons : Une conversation (1S40); la Partie de musique, la Fête des arbalétriers, la Visite à la nourrice (1844); le Bendez-vous, une Promenade sur l'eau (1846); Vente publique de tableaux à Anvers en 1660, la Veuve, le Peintre dans sou atelier ^1S53); l'Intérieur d'une boutique de soieries en Io60, Coquetterie, l'Heure du duel (Ex p. univ. de 1855J, Ces trois derniers donnaient la plus haute idée du mérite du jeune maître. « Personne ne sait mieux que Ai. Willems, dit M. Aboutà propos de cette Exposition, manier les plis moelleux du satin et du velours. M. Muller, de Paris', qui a fondé sur quelques robes de soie sa réputation de peintre d'histoire, ne saurait soutenir la comparaison. Ses draperies sont des haillons auprès de celles de M. Willems. La Coquette qui se regarde dans ta glace est élégante jusque dans les ourlets de sa robe. Je ne sais si la composition de cette petite toile est neuve ; à coup sûr, elle est très-gracieuse : la jeune fille tourne le dos uu spectateur et l'on ne voit sa figure que dans le miroir. Malheureusement ce visage est trop fin pour lu taille un peu massive qui l'accompagne. Dans l'Heure du duel tout est d'une harmonie exquise, l'ameublement, la personne, les armes, le costume, excepte peut-être le chapeau. Le jeune homme est de race; sa bravoure est élégante et simple. Ses vêtements, moins savamment froissés qu'e dans un tableau de M. Melssonier, sont d'une couleur plus distinguée; la tète est modelée avec une finesse flamande. h'Inlérieur d'une boutique de soieries est une adorable étude des costumes, des manières et des élégances du temps do Louis XIV. Henriette, la simple, la sage, la belle Henriette de Molière est assise en robe rose; la sincère Eliante est debout et lui montre des étoffes; Damis a'appuie sur le comptoir et ne pense à rien, en vrai gentilhomme qu'il est. La boutique, simple et sévère, respire une bonne austérité bourgeoise, i M. Willems, qui avait déjà obtenu une 3° médaille en 1844, une 2e en 1846 et la croix de chevalier en 1853," reçut une lro médaille à l'occasion de cette exposition. Au Salou de 1S57, on vit de lui : la Visite, J'y étais, le Choix de ta mariée, les Adieux, quatre tableaux d'une finesse remarquable, et à celui de 1864, l'Accouchée et la Sortie; M. Willems reçut cette année la croix d'officier. Au roi! petite toile qui a figuré avec honneur à la vente de la galerie Morny, avait été exposée en 1861. A 1 Exposition de 1867, M. Willems tint un des premiers rangs dans les salles réservées aux artistes belges. Il avait envoyé : la Visite du Marie de Médicis à Bubeiis, l'Anneau de fiançailles, l'Armurier, la Veuve, l'Accouchée, le Messai/e, les Adieux, J'y étais, les Intimes, la Confidence, le Messager, la Sortie et la Visite. La plupart de ces tableaux pourraient supponer la comparaison avec ceux des vieux maîtres hollauduis pris pour modèles par M. Willems.
WILLEMSTADT, ville forte du royaume de Hollanue, dans la province du B.abaut septentrional, arrond. et à 31 k.lom. N.-O. île Bréda, sur la rive gauche d'un brus de la Meuse appelé HollanUsdiep ; 2,500 hab. Port de commerce peu sûr. Cette villa, fut fondée par Guillaume d'Orange en 1583.
WILLEMSTADT, ville- de l'Amérique centrale, dans les Antilles-sous-le-Vent, sur la côte S.-O. de l'île hollandaise de Curaçao, où elle a un port de commerce irès-fréquenté; 9,000 hab. Ce port, où les marchandises entrent en franchise, est défendu par le fort Amsterdam,
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WILLENBERG, bourg de Prusse, province de Prusse, régence de Rœnigsberg, cercle et à 10 kilora. S. d'OHersburg, sur l'Omuloff; J2,i50 hab. Minoterie; fabrication de lainages,
WILLENBERG (SamuelFrcdéric), jurisconsulte allemand, né k Brieg (Silésie) en 1663, mort en 1748. Il professa le droit successivementaux universités de Dantzigetde Francfort-sur-1'Ode.r et publia, entre autres ouvrages : Selectti juris matrimoniales (Halle, 1726, in- 40) ; Setectn jurisprudenlix civitis (Da n i zig, 1728, in-40) ; Discursus juridicusjuxta ordinem institulioniimpropositus(l>-At\lz\g, 1729, in-4°); Tracttttus de officia vocantis el vocati ad minislerium ecclesiasticum (Danlzig, 1748, in-8°).
WILLENT (Joseph), compositeur français, né à Douai en 1809. Au sortir de l'Ecole de musique da Douai, où il avait obtenu plusieurs prix, il se rendit k Paris, où il fut admis au Conservatoire. Là, il étudia particulièrement le biisson et reçut des leçons de composition de Reieha et de Fétis. Il n'avait que dix-huit ans lorsqu'il devint premier basson k l'orchestre du ChéiUre du roi à Londres. Quatre ans plus tard, en 1831, il fut attaché au même .titre à l'Opéra-Italien de Paris, qu'il quitta en 1834 pour faire des voyage3 artistiques et donner des concerts. Ce fut pendant une excursion k N^w-York qu'il épousa une fille du chanteur Bordogni. En 1841, il renonça à la vie nomade pour succéder à Boriui comme professeur au Conservatoire de Bruxelles. Comme compositeur, M. Wiltent s'est fait connaître par un -opéracomique en un acte, le Moine, joué a Bruxelles en 1844, et par de remarquables morceaux de musique instrumentale,- des Fantaisies, une Symphonie concertante, etc. On lui doit une Méthode complète pour le basson.
WILLER, ancien bourg et- commune de France (Haut-Rhin), canton de Thann, k 40 kilom. N.-E. de Bolfort, cédé à la Prusse par le traité de Francfort (10 mai 1871)etqui fait partie depuis lors de l'Alsace- Lorraine ; 2,500 hab. Filature de coton ; tissage mécanique; scierie.
WtLLERAM ou WALLEBAM, théologien allemand, mort, à Eberslierg (Bavière) en 1085. Il lit ses études ihéologiques et philosophiques h Paris et revint ensuite en Allemagne, où il fut nommé chanoine de Bamberg et où l'empereur Henri II] le mit, en 1804, à la tête de l'abbaye d'Ebersberg. Willerain y passa le restant de ses jours et profita de la réputation dont il jouissait pour obtenir de l'empereur Henri III des dons considérables en faveur de celte abbaye. On a de Willerain deux paraphrases du Cantique des cantiques, l'une en vers hexamètres latins, l'autre en prose dans la langue des anciens Francs. L'eue dernière forme l'un des monuments les plus précieux que l'on possède pour la connaissance de la langue franque, telle qu'elle existait encore au xi° siècle, La paraphrase latine a été éditée pour la première fois par Menrad Mokher, d'Augsbourp, sous ce titre : Wilrami abbntis in cantica Sulomonis mysliea explunatio (Haguenau, 1528, in-8°). Les deux textes, latin et lranc, furent publiés par Paul Merula, qui y joignit des notes et une traduction en hollandais (Leyde, 1598,in-S°). Il en a, en outre, été publié plusieurs éditions en allemand. .
WILLERMOZ (Pierre-Jacques), médecin français, né a Lyon en 1735, mort en 1799. ■Après avoir été professeur démonstrateur de chimie k Montpellier de 1761 à 1763, il revint k Lyon, où, tout en pratiquant son art, il fit un cours de chimie. Il devint membre de l'Académie de Lyon. On lui doit: Observations sur l'établissement d'un cimetière hors de Lyon (1777); Mémoire sur les moyens de procurera Lyon les meilleures eaux (1784), etc.
WILLEUMOZ (Pierre -Claude -Catherine), médecin français, fils du précédent, ué k Lyon en 1767, mort en 1810. Il se lit recevoir docteur à Montpellier, puis fut successivement professeur d'anatomie au collège de Lyon, médecin k l'armée du Nord, chirurgien en chef aux armées de la Moselle et d'Italie et médecin en chef de l'hôtel-Dieu de Lyon. On lui doit des mémoires: Sur la macération du tin et du chanvre (1788, in-8°); Sur l'influence contagieuse des niiasmes qui s'exhalent des lieux où se pratique le rouissage du chanvre (1790) ; Sur le perfectionnement des brûleries d'eau-de-vie (1791); Sur la méthode à employer pour corriger te goût du fût (1791). Ces mémoires ont été couronnés par diverses sociétés savantes»
W1L1.ET (André), théologien anglais, né k Ely eu 1562, mort en 1621. Il remplit dans diverses paroisses les fonctions du ministère sacré et devint, en dernier lieu, aumônier du priuce Henri, premier tils de Jacques le. On a de lui : Synopsis papismi ou Tableau général du pupisnto, ouvrage qui, dans un court intervalle, obtint cinq «unions; Thésaurus ecctesia: (Cambridge, 1604, in-s"}; De gratta generi liumuno in primo parente collata {Layâe, 1609, iu-8°) ; Commentaires sur Daniel (1610) ; Sur l'Epitre aux ltomuins\l6ll) ■ Sur la Genèse et l'Exode (1652, i vol. in-fol.), etc.
'WMliam Suuk«i>eurc, par M»" Clémence Robert. V. ShaKSpkaKB.
William Simk»peoro, ouvrage de V. Hugo.
Y Shakspeark.
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W1LLIAMFOR.T, ville et fort anglais du haut Canada. V. Fort- William.
WILLIAMS (John), chancelier d'Angleterre et archevêque d'York, né k Aberconway, comté de Caernatvon, en 1582, mort en 1650. Chapelain de Jacques I", doyen de Salisbury et de Westminster, puis chancelier après Fr. Bacon (1621), en même temps qu'il était nommé évèque de Lincoln, il dirigea son ministère avec beaucoup d'habileté et de talent, mais perdit son crédit par les intrigues de Buckingbam et se vit enlever les sceaux au commencement du règne de Charles 1er. Il se jeta alors dans l'opposition avec le ressentiment de l'orgueil humilié et de l'ambition déçue, appuya dans le Parlement la fameuse pétition des droits et fut condamné par la Chambré étoilée, pour des paroles outrageantes envers le roi, k une amende considérable, à la perte de ses dignités ecclésiastiques et k la prison (1636). Il resta k la Tour de Londres jusqu'en 1640, se rallia alors au roi contre le Parlement et reçut en récompense l'archevêché d'York.
WILLIAMS (Griffith), prélat anglais, né en 1589, mort en 1602. Il était évèque d'Ossory en Irlande, lorsque la révolution l'obligea en 1641 k se réfugier en Angleterre. Il assista, comme chapelain du roi,k la bataille d'Ëdge- Hill et chercha ensuite un refuge dans le pays de Galles, où il défendit la cause royale dans plusieurs écrits, dont l'un, intitulé Vindicix reyum ou la Grande rébellion (Oxford) 1643), fut brûlé publiquement par la main du bourreau. Il réussit k échapper aux persécu- - tions des révolutionnaires jusqu'à la restauration et, e cette époque, fut rétabli dans ses premières dignités. On a encore- de lui : le Bonheur des saints (Londres, 1622, in-fol. j 1635,20 é'Iit.); Explication des mystères ou les Complots du Parlement pour bouleverser l'Eglise et l'Etat (Oxford, 1643, in-4o);-le Grand Antéchrist révélé (Londres, 1650, in-fol.); la Persécution et l'oppression de J. Baie et de Grifflth Williams; évéques d'Ossory (Oxford, 1664, in-4°).
WILLIAMS (Roger), officier anglais, mort en 1590. Il servit dans les Pays-Bas sous les ordres du duc d'Albe et du comte de Leieester et se fit une grande réputation de bravoure et d'intrépidité. Il a laissé, sous ce titre : les Affaires des Pays-Bas (Londres, 1618, in-4"), une relation des événements dont il avait été témoin, écrite avec beaucoup de simplicité et de fidélité. On lui' doit aussi quelques autres écrits, notamment un Traité succinct sur la guerre (Londres, 1590, in-40).
WILLIAMS (Roger), homme politique américain, né dans le pays de Galles, en 1599, mort en 1683. 11 fit ses études k- Oxford et entra dans les ordres; mais, ayant adopté les principes des puritains, il résolut de se séparer de l'Eglise établie, et pour éviter les persécutions dont l'Angleterre était alors le théâtre, il émigra avec plusieurs de ses coreligionnaires dans la Nouvelle-Angleterre, qui était k cette époque la terre promise des puritains. Il débarqua en février 1631 kNantucket, dans le Massachusetts. La ferveur.de son zèle, sa piété et ses talents d'orateur lui acquirent en peu de temps une grande réputation. Les habitants de Salem l'engagèrent à venir seconder leur ministre; mais Williams avait déjà professé sur la liberté de conscience des doctrines que les magistrats de Boston regardaient comme dangereuses, et ils s'opposèrent à ce que Williams vint, prendre possession du poste qui lui était offert. Williams se retira alors k Plymouth ; mais deux ans plus tard, k la mort du ministre de Salem, les habitants le choisirent (le nouveau pour ministre. Son élection fut encore l'objet de l'opposition de la cour de Boston. Salem se vit traiter par la cour avec la dernière injustice. Williams adressa alors aux autres Eglises des Lettres d'admonition, dans lesquelles il faisait ressortir tout l'odieux de cette conduite. Ces lettres accrurent encore les rancunes des magistrats. Salem fut privé de ses privilèges et Williams condamné au bannissement. 1! obtint toutefois l'autorisation de demeurer k Salem jusqu'au retour du printemps; mais comme il continuait k prêcher et qu'une parlie de la population semblait disposée k aller k sa s.uite fonder un nouvel établissement à quelque distance de Salem, l'autorité civile décida qu'il serait renvoyé en Angleterre, niais il n'attendit pas l'exécution ue la sentence et s'enfuit dans les bois, où, k ce que rapporte Bancroft, il passa, par une saison rigoureuse, quatorze semaines, privé, le plus souvent, de gîte et de pain. Amicalement accueilli par les fndiens, il apprit leur langue et acquit parmi eux une grande influence. Dès que la saison le permit, il entreprit la fondation de sa nouvelle colonie dans la baie de Narraganset. Eu juin 1636, il débarqua avec ses compagnons a Rhode-lsland, sur un point qui a été consacré par la tradition, et, après avoir acheté le terrain aux Indiens, il commença k bâtir une ville qu'il appela Providence, garce qu'elle devait être, disait- il, « l'asile des personnes persécutées pour affaires de conscience, « II fut bientôt rejoint par un grand nombre de gens, dont les opinions religieuses concordaient avec les siennes, et en moins de deux ans arrivèrent d'Angleterre une "foule de nouveaux colons.
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Williams fut le fondateur, le pasteur et le législateur du nouvel Etat, mais il ne voulut pas en être le souverain. Il y mit complètement en pratique les principes qu'il avait défendus pendant toute sa vie. Il fonda une république dans la forme de la démocratie pure et où la volonté de la majorité devait gouverner les choses civiles, tandis que Dieu seul était regardé comme le directeur des consciences.
Williams travailla, eomme les autres colons, avec un désintéressement exemplaire. De nouveaux établissements avaient été formés dans l'il-, et les habitants, afin d'éviter d'être absorbés par l'Etat de Massachusetts, résolurent de demander au Parlement anglais une lettre d'incorporation. Ce fut Williams que l'on chargea en 1643 des négociations relatives k cette affaire. Le Parlement l'accueillit avec une déférence marquée, et les colons de la baie de Narraganset obtinrent une charte d'incorporation avec plein pouvoir de se gouverner eux-mêmes. A son retour, le négociateur fut accueilli en triomphe et lorsque, neuf ans plus tard, on eut à Craindre une violation de la charte octroyée, ce fut encore k lui qu'incomba la tâche de défendre les droits de la colonie. 11 y réussit parfaitement et revint k Providence en 1654, où il fut élu président de la colonie, fonctions qu'il remplit pendant trois années. Tout en se montrant un ardent partisan de la plus complète liberté de conscience, il défendait avec zèle ses propres opinions religieuses. Il avait adopté les idées des baptistes, et, dans ses dernières années, il soutint de violentes contro\erses avec les quakers. Deux des ouvrages les plus curieux que l'on rencontre dans 1 histoire du quakérisine sont celui qu'il publia sous ce titre : George Fox tiré de ses terriers ou Offre faite l'an dernier (1672) de discuter sur quatorze propositions contre G. Fox, etc., par. M. W. (Williams) (Boston, 1676), et celui pur lequel sou adversaire lui répondit, et qui est intitulé : Extinction d'un nouveau brandon de discorde dans la Nouvelle-Angleterre, réponse au livre scandaleux intitulé : G. Fox tiré de ses terriers, etc. (1679). Ces deux livres n'ont rien k s'envier mutuellement au point de vue de l'àpreté et de la crudité du langage.
WILLIAMS (Jean), théologien anglais, né en 1634, mort en 1709. Il était depuis loirgues années dans les ordres lorsqu'eut lieu la révolution de 1688. Il embrassa alors avec ardeur le parti du priuce d'Orange, qui, devenu roi d'Angleterre, le choisit pour chapelain et le nomma évèque de Chichester en 1696. Outre une foule d'écrits de controverse, on a de lui : Caractères de la révélation divine (1695, in-4»); Histoire de la conspiration des poudres; Défense des quatre sermons de l'archevêque Tillotson (1695, in-4°), etc.
WILLIAMS (Anna), femme de lettres anglaise, née en 1706, morte en 1783. Elle s'était déjà fait connaître par quelques travaux littéraires lorsqu'elle perdit la vue en 1740. Elle n'en continua pas moins de s occuper de littérature, d'autant plus qu'elle était le seul soutien de son père, infirme et privé de ressources. Plus tard, iniscress Johnson, femme du célèbre dictateur de la langue anglaise, s'intéressa k elle et lui offrit dans sa maison un asile qu'elle no quitta pas jusqu'il sa. mort. Outre une tra 'uction anglaise de la Vie de l'empereur Julien, de La Bletterie (1746), on a d'elle des Mélanges en prose et en vers, qui furent publiés par souscription en 1766.
WILLIAMS (sir Charles Hakbuky), homme politique et diplomate anglais, né en 1709, mort en 1759. Son père, directeur de la Cuiupagnie de la mer (lu Sud, lui lit donner nue excellente éducation au collège d Etoii. A vingt-quatre ans, Williams fut élu dans lecomté de Monmouth membre de la Chambre des communes, où il vota avec les whigs. En 1739, il devint trésorier de la marine, puis successivement ambassadeur k Dresde , k Berlin, où il l'ut très-bien accueilli par Frédéric le Grand, et k Saint-Pétersbourg. Atteint d'aliénation mentale, il revint en Angleterre, où il mourut peu après. Williams était très-lié avec Littleton et Fielding. Doué d'un esprit vif et tin, il s'adonna" k la poésie et composa des satires et des petits poèmes irès-estimés. Rulhières prétend qu il était très-débauché et qu'il avait des vices contre nature. On a publié ses Œuvres eu vers el en prose (Londres, 1522, 3 vol. iii-s°); avec des notes de Walpole.
WILLIAMS (David), célèbre publiciste anglais, né k Cardigan (Galles) eu 1738, mot* en 1816. Il entra dans les ordres pour procurer des moyens d'existence k sa famille, se lit remarquer par l'indépendance de son esprit, prêcha sur l'hypocrisie religieuse et devint un objet de scandale pour les dévots anglicans. H donna ensuite dans le pur déisme et, voulant reformer le culte public, et mémo les institutions sociales, il conçut la pensée d'y préparer la génération nouvelle par uu système d'éducatiou approprié kses vues. Ce système, emprunté en partie k Rousseau, en partie uux anciens, consistait k faire de l'école une image parfaite de la société civile, avec une constitution, une tribune, un jury. L'égalité absolue devait régner parmi les élèves. Quant aux procédés d'instruction, ils étaient purement pratiques. On en bannissait l'étude des langues mortes, l'our la géogra-
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phie, par exemple, on prenait son point de départ de la demeure même où l'on se trouvait, puis de la paroisse, puis du district et, de proche en proche, jusqu'k l'inspection du globe entier. Il ouvrit k Chelsea, sur ces principes, un établissement qui ne tarda pas a jouir d'un immense crédit, mais qu'il abandonna k la mort de sa femme, dont la perte l'affecta profondément. Il avait fondé k Chelsea une chapelle aVec cette dédicace : Je crois en Dieu... Amen. Les-pontifes qui la desservaient s'appelaient prêtres de la nature. On y célébrait un nouveau culte chrétien, sans mystères , tout pratique ; la liturgie était dans l'idiome national. 11 y a beaucoup de rapports entre cette secte et celle que l'abbé Châtel établit après 1S30 k Paris. Caractère aussi mobilequ enthousiaste, Williams laissa lk ses conceptions religieuses pour se livrer k la politique. Quelques écrits qu'il fit paraître le placèrent au premier rang des publicistes libéraux. Ses Lettres sur la liberté politique (17S2) furent traduites par Brissot et lui valurent en 1792 le titre de citoyen français. Les girondins l'appelèrent k cette époque pour coopérer k la constitution qu'allait se donner la France. Jlme Roland, dont il fréquenta le salon, nous le représente comme un esprit de la plus haute portée, un modèle de philanthropie. Revenu en Angleterresiprès la mort de Louis XVI, il fonda k Londres, sous le nom de Fonds littéraires, une banque destinée au soulagement des gens de lettres (1803), établissement qui a servi de modèle aux nombreuses institutions du même genre établies depuis. A ceux de ses ouvrages déjk cités nous ajouterons : Traité sur l'éducation (1774, in-12); Liturgie, contenant les principes universels de la religion et de la morale (1776, iu-S°); Leçons sur les principes et les devoirs universels de la religion et de la morale (1779, 2 vol. iivso); Leçons sur l'éducation (3 vol. in-8°); Leçons sur les principes politiques (n89, in-8°), ouvrage dirigé contre l'Esprit des lois de Montesquieu.
WILLIAMS (Edouard), poète gallois, connu parmi ses compatriotes sous le nom du Bnnlo lois Margmiu-g, né k Llancarvan, comté de Clamorgaii, vers 1747, mort en 1826.11 exerçait le métier de tailleur de pierre, habita quelque temps k Londres et eut un moment
1 intention de se rendre en Amérique; mais il revint dans le pays de Galles el y passais reste de ses jours. II a écrit en anglais et en
fuélique. Ses poésies anglaises lurent puliées en deux volumes (1794) par voie de souscription, et parmi les Souscripteurs on remarque les noms les plus célèbres de l'époque, tels que ceux du prince de Galles, de mistress Barbauld, de sir William Jones, de lord Orfoid, de Thomas Paine, de John Horne-Tooke, de Wilberforee, du général Washington, etc. Williams fit ensuite paraître deux volumes d'hymnes gaéliques sous ce litre : Satinait yr Eyliays yn yr Anialwch. Il fut aussi l'un des éditeurs delà Myvyrian archaiolugy et laissa en manuscrit un poëiue intitulé : Cyfrinach beirdd ynys Prydain (le Secret des bardes de Vile de Bretagne), que son tils,Taliesui Williams, publia en 1829. Williams était profondément versé dans la littérature gaélique, et Southey, parlant de lui dans sa biographie de Cowper, s'écrie : « Je suis profondément afflige en pensant quelles curieuses connaissances et combien de ces connaissances ont probablement péri avec le pauvre vieux Edouard Williams. »
WILLIAMS (Helena-Maria), poôte et publiciste, née k Londres eu 1769, morte, en 1827. Elle débuta dans la carrière des lettres par des poésies, lit paraître k dix-huit ans un poëine ayant pour litre : la Pérou ; elle accueillit avec transporc les idées de la Révolution française, vint se fixer k Paris eu 1790 et se lia ensuite avec le parti de la Gironde, dont elle partagea la proscription après la 31 mai 1793. Incarcérée, elle s'évada de lu prison du Luxembourg, et passa eu Suisse, d'où elle revint k Paris en 1 790, Elle a laissé, sur les événements de son temps, des ouvrages assaisonnés d'anecdotes et de faits piquants, mais d'une véracité souvent suspecte. Voici les titres des principaux : Lettres écrites de France à une amie eu Angleterre U791, in-8u>; Lettres écrites de France sur l'époque de la Terreur (1795, 4 vol. in-lSJ ; Voyage en Suisse (1798, 2 vol. in-8°) ; Aperçu des mœurs et des opinions dans la République française vers la fin du xvino siècle (1S01,
2 voi.in-80}; Correspondance politique et confidentielle de Louis XVI (1803, 2 vol. in-S"), ouvrage apocryphe, qui a été longtemps pria au sérieux ; Evénements arrivés en France depuis la Restauration (lais, iu-8°); Souvenirs de la Héuolution française (1827 , iu-8"), etc.
WILLIAMS (Samuel), graveur anglais, né à Colcliesier en 1788, mort k Lonures en 1853. Encore enfant, Williams bruyait des couleurs chez un peintre médiocre de Colchesier, et tandis que celui-ci essuyait de lui apprendre le dessin, qu'il ne connaissait que très-imparfaitement lui-même, il apprenait seul et sans maLre la gravure sur buis et k l'eau -forte. Ayant exécuté quelques planches, il vint k Londres les montrer k uu éditeur intelligent qui devina l'avenir du jeune inconnu, le prit chez lui et lui donna des travaux faciles. Trois ou quatre ans plua tard, il était k. lu tète des aquafortistes anglais,
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illustrant des compositions charmantes, la fameuse Collection des romanciers et poêles de Whittingham, le Tasse de Wiffen, l'Arckitrcture île Britton, etc. La Vie rurale de Howiit; Ifs œuvres de Siope, Jours passés à la pêche du saumon et la Chasse au daim; !es Saisons de Thompson, vinrent mettre le comble à sa réputation. Les bois excellents qui ornent ces livres n'ont pas vieilli. Ils n'ont rien de la précision méticuleuse et souvent puérile qui distingue les graveurs anglais. Ce sont des dessins amples, d'une exécution hardie, pleins d'idée, d'imagination, et qui semblent faits d'hier.
WILLIAMS (Cooper), théologien et littérateur anglais, né à Cantorbéry en 1762, mort en 1816. 11 embrassa l'état ecclésiastique et assista, comme aumônier d'un vaisseau de guerre, à la célèbre bataille d'Aboukir, qu'il a admirablement décrite dans son Voyage dans la Méditerranée (1802, in-4°). Il devint ensuite recteur d'une cure dans le comté de Kent, et occupa ce poste jusqu'à sa mort. On a encore de lui : Histoire du château de Sudeley, dans le comté de Glocester (1791, in-fol.), et la Campagne des Indes occidentales sous sir Charles Grey et sir John Jervis (1796, in-4»).
WILLIAMS DE KARS (sir William Fenwiek), général angla s, né à Halifax (Nouvelle- Ecosse) en 1800. Il fit ses études k l'Ecole militaire de Vv'oolwich, entra dans l'artillerie en 1825, fut promu capitaine en 1840 et envoyé à cette époque de Ceylan,où il servait depuis neuf ans, en Turquie, où il ne tarda pas à être élevé au grade de major. En 1843, le comte d'Aberdeen le nomma commissaire pour le règlement de la question des frontières entre la Perse et la Turquie, et il réussit k terminer en 1852 ce travidl aussi difficile que délicat. Promu dans l'intervalle (1847) lieutenant-colonel, il fut nommé en 1854, par le comte de Clarendon, Commissaire île l'Angleterre auprès des troupes turques de l'Est et reçut successivement les grades de colonel et de brigadier général. Il avait, en cette qualité, son quartier général a Kars, près d'Erzerotim, et, maigre les diflicultés de toute nature qu'il avait, à vaincre, il repoussa avec beaucoup d'avantage une attaque des Russes, commandés p..r le général Mouravieff (29 septembre 1855); mais ne recevant pas de renforts, malgré les demandes répétées qu'il en fit k l'ambassadeur anglais à Constantinople, il fut obligé de se tenir simplement sur la défensive. De concert avec le colonel Lake et le général Kmety, il fortifia la ville de Kars, taudis que Mouravieff la tenait étroitement bloquée de tous côtés, et ce ne fut qu'après avoir enduré longtemps la famine et avoir perdu la majeure partie de ses soldats qu'il consentit k capituler. Il fut envoyé, comme prisonnier de guerre, ù Saint-Pétersbourg, où on le traita avec tous les égards dus à son courage. Après la signature du traité de Paris en mars 1856, il put revenir en Angleterre et y reçut une pension annuelle de 1,000 livres sterling (25,000 fr.), ainsi que le litre de baronnet et 1 autorisation de joindre à son nom celui de Kars. Nommé, en outre, commandant de la garnison de Woolwich, il a représenté, de 1856 à 1859, le bourg de Calne au Parlement, a été ensuite appelé à un commandement au Canada et est devenu gouverneur de la Nouvelle-Ecosse en 1865.
WILLIAMSBURG, bourg des Etats-Unis (Virginie), à 51 kiloia. S.-S.-E. de Richtnond, entre la rivière d'York et ie fleuve James. Collège de Guillaume-et-Marie , maison d'arrêt, hospice de fous. Jadis capitale de l'Etat de Virginie. Célèbre par la bataille que s'y livrèrent les fédéraux et les confédérés le 5 mai 1862 et qu'a décrite en ces termes M. A. Trognon (Itevue des Deux- Al ondes du 15 octobre 1862) : « La division HooUer, qui avait reçu la veille un ordre général de marcher sur Williamsburg, déboucha le 5 au matin sur l'isthme Où s'était livré le combat de Stonemau, sans se douter de ce qu'elle y rencontrerait. Accueillie à son apparition par le l'eu meurtrier ues ouvrages ennemis, elle se déploya résolument dans les abatis et engagea 1 action; mais elle était arrivée .-eule et petit à petit, tandis que la défense lui opposait 15,000 ou 20,000 hommes fortement retranches ; c'éiau trop pour elle. Hooker, qui est un admirable soldat, tint néanmoins pendant que. que temps, niais il dut finir par céder et se replier, laissant dans ces terribles abatis et dans les bois qui étaient en arrière 2,000 ues siens, tués ou blessés, avec quelques canons qu'il avait été impossible de tirer k bras des bourbiers après que leurs chevaux, avaient été tués. L'ennemi le suivit dans sa retraite; mais la division Kearney, ayant réussi à dépasser les encombrements de la route et accourant à son secours, ru tablit \e combat. La lutte n'était plus k ce moment à la lisière de la plaine, elle était engagée dans les bois, et elle restait très-vive, car l'ennemi recevait de nombreux renforts. Les fédéraux n'en combattaient pas moins avec beaucoup de vigueur, encouragés par l'énergie de leurs chefs, Heiuizeiman, Hooker et Kearney. Kearney surtout, qui a perdu un bras au Mexique et fait clans les rangs de l'armée française les campagnes de Mouzaïa et de Soli'eriuo, avait déployé le plus rare courago. 11 avait vu tomber autour de lui tous tôt) aides do camp, et, resté presque
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seul, il électrisait sa poignée d'hommes poison intrépidité. Pendant ce temps, -la partie de l'armée massée sur la route de droite demeurait inactive. Une division formant tête de colouneétaitseule arrivée, et les généraux ne pouvaient se résoudre à l'employer avant de voir paraître les troupes qui devaient la soutenir. Or, ces troupes étaient arrêtées par les ruisseaux débordés, les routes encombrées, les voitures brisées et embourbées. Pourtant on entendait la terrible fusillade de Hooker décimé et battant en retraite. On l'avait entendue en avant, puis de côté; elle reculait toujours. Les boulets et les obus arrivaient en sifflant •et déchirant les arbres jusqu'au milieu de ces troupes immobiles. Il était trois heures. On se décida enfin h agir. Une division pénétra dans les bois pour prendre en travers les régiments confédérés qui ramenaient Hooker, pendant qu'à l'extrême droite une brigade passait la crique sur une vieille digue de moulin, que l'ennemi avait négligé de garder, et débouchait en plaine, au delà des marais, sur le flanc des ouvrages qui couvraient Williamsburg. Les confédérés ne s'attendaient pas k une attaque de ce côté. Si elle réussissait, elle débordait toute la position. Ils envoyèrent aussitôt deux brigades qu'on vit s'avancer résolument au milieu des blés verts pour chasser la brigade fédérale. Celle-ci les laissa froidement arriver et les reçut avec un feu d'artillerie terrible. Les confédérés, sans être ébranlés, poussèrent en avant jusqu'à 30 mètres de la gueule des canons, criant k tue-iête : • Bul's Kun 1 Bul's Runl » comme jadis les Suisses: «Granson 1 Granson I » Mais là ils. commencèrent à hésiter, et le général fédérai, saisissant le moment, cria à sa brigade en agitant sa casquette : " Maintenant, messieurs, k la baïonnette 1 • et se précipita avec elle sur l'ennemi, qui ne put résister au choc et se débanda, jonchant la plaine de ses morts. Au même moment, le général en chef, retenu jusque-là k York-Towii, parut sur le champ de bataille. Il faisait sombre, la nuit arrivait à giands pas, la pluie tombait toujours à torrents. Sur trois côtes de l'espèce de plateau où se trouvait le généra), le canon et la fusillade roulaient sans interruption. Le succès d'Hancock avait été décisif, et les réserves amenées par le chef, s'élançant au pas de course, l'achevèrent par leur seule présence. Je vis alors le général Mac-Clellan , passant devant le front du 6ù de cavalerie, qui était là en colonne par escadron, donner la main au major Williams, avec quelques paroles sur sa brillante charge de la veille. Le régiment n'avait pas entendu ces paroles, mais il les avait comprises, et il étuiL sorti de toutes ces poitrines une de ces formidables et mâles acclamations qui ne s'entendent que les jours de bataille. Ces acclamations, répétées sur toute la ligne, glacèrent l'ennemi. On le vit monter sur les parapets de ses redoutes et regarder interdit et immobile ; puis le feu s'éteignit, et la cuit se lit sur ce combat que l'on appelle en Amérique la bataille de Williamsburg, >
WILL1AMSITB s. f. (ouil-li-amm-si-te — de Wtttiums, nom d'homme). Miner. Silicate de zinc auhyure. Il On dit aussi willkmile.
— Encycl. V. -WlLLÉMtTB.
WILLIAMSOrv (Joseph), homme d'Etat anglais, ne dans le Cumberland vers 1635, mort en 1701. Elis d'un pasteur de village, il fut amené fort jeune à Londres par un membre du Parlement, grâce k la protection duquel il lit ses études k l'école de Westminster et à l'université d'Oxford. A la restauration, il obtint un emploi dans le cabinet de sir Edouard Nioholas, secrétaire d'Etat, puis devint successivement gardien des archives de l'iitat k Wtiiteliall , secrétaire du conseil et baronnet (1667), plénipotentiaire au congrès de Cologne, et, en 1674, il succéda k lord Arlington comme secrétaire d'Etat et comme membre du conseil prive. 11 se rit eu cette qualité l'instrument de la honteuse politique de Charles II, qui s'était mis complètement aux ordres de Louis XIV, dont il recevait des subsides et qui cherchait à préparer la rétab.issemem du catholicisme en Angleterre, où le mécontentement était général pour ce motif. Aussi Willianison se vn-il l'objet de la haine publique et fut-il l'une des premièies victimes de l'agitation excitée par le complot des papistes. Arrêté et conduit k la Tour par ordre du Parlement le 18 novembre 1678, comme accusé d'avoir accordé des commissions k des officiers catholiques, il fut, il est vrai, relâche ie même jour par ordre du roi, mais il n'en dut pas inoins donner sa démission quelques semaines plus tard. Il ne prit plus dès lors aucune part aux affaires publiques. A sa mort, il Jégua au collège de la Reine, k Oxford, une somme de 6,000 livres (150,000 fr.) et une importante collection de manuscrits héraldiques et de mémoires relatifs à ses négociations avec l'étranger; il laissa, en outre, 5,000 livres (125,000 fr.) pour la fondation d'une école de mathématiques à Rochester, ville qui l'avait plusieurs fois élu au Parlement. En 1678, il était devenu président de la Société royale de Londres.
WILL1AMSPORT, ville des Etats-Unis d'Amérique, dans l'Etat de la Peusylvanie, à 190 kiloin. N. d'Harrisburg, sur la Susquehannah ; 4,000 bab. Mines de fer efde houille
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dttns le voisinage. Elle est habitée pendant la saison d'été par un grand nombre de personnes riches, qui viennent y chercher un air salubre et les agréments d'un site d'une beauté remarquable.
WILL1AMSTOWN, ville des Etats-Unis d'Amérique, dans l'Etat de Massachusetts, à 45 kilom. N. de Lenox ; 3.000 hab. Collège. Industrie agricole et manufacturière florissante.
WILLIBAD-ALEX1S, romancier allemand. V. Habrinq.
WILL1BALDE s. f. (vil-li-bal-de — de W<7libald, natural. allem.). Bot. Syn. de co- LÉANTHE, genre de graminées.
W1LL1BKOD (saint), un des apôtres de la Prise, où il continua l'œuvre de saint Wilfrid , né dans le Northumberland en 658, mort en 738. Elevé dans le monastère de Ripon, il se consacra à la prédication apostolique, reçut des pleins pouvoirs du pape Serglus, vint s'établir à Utrecht et entreprit la conversion de la Frise, dont Pépin d'Héristal venait de faire la conquête. Plus tard, Charles-Martel lui donna la souveraineté d'Utrecht, où il bâtit des églises, et ce fut lui qui baptisa Pépin le Bref. L'Eglise catholique l'honore le 7 novembre.
WILLICHIE s. f. (vil-li-kl — de Willich, natural, allem.). Bot. Syn. d'HYDRANTHÉLiON, genre de personnées.
WILL1GEROD ( Jean - Conrad - Philippe ), historien allemand, né à Gœttingae en 1779, mort en 1848 à Kevel, où il était professeur au gymnase russe. On a de lui : Histoire de l'Esthonie depuis son origine jusqu'à nos jours (1814; ïeédit, 1830); Manuel d'histoire générale (1817); Chrestomathie latine (1828).
WILLIS s, f. (vil-liss). Superst. Nom donné ei\ bohème à des personnages fantastiques qui sont, dit-on, des jeunes filles condamnées, toutes les nuits, à sortir de leur tombe et à danser jusqu'au jour.
WILLIS (Thomas), anatomiste anglais, né k Bedwin en 1622, mort à Londres en 1675.11 était étudiant a Oxford, lorsque éclata la guerre civile, à laquelle il prit part dans les rangs de l'armée royaliste. Il n'en continua pas moins ses études et se fit recevoir, en 1646, bachelier en médecine. Il s'établit alors k Oxford et y exerça avec succès la pratique de son art. Après le rétablissement de 'Charles II (1660), il devint professeur de philosophie naturelle à l'université de cette ville, se fit recevoir docteur et fut l'un des premiers membres de la Société royale, fl quitta Oxford en 1666 pour aller s'établir k Londres, où il pratiqua avec non inoins de succès qu'à Oxford. Un lui doit les ouvrages suivants : Diatribm dux de fermentatione et de febribus (Amsterdam. 1659, in 8°) ; Verebri analome, cui accessit nervtirum descriptio et usus (Londres, 1664, in-40); Pathologia cerebri et nervosi gênent, in qua agilur de morbis conoutsiois e.t scurbuto (Oxford,- 16G7, in-40)-, Adfectionum quse dicuntur hystéries et hypochundriacs pathologia spasiiiotlica vindicata (Londres, 1670, in-8°); De anima brutorum (Londres, 1672, iu-8°); Pharmaceutica rutionulis (Oxford. 1673, in-4»).
WILLIS (Browne), antiquaire anglais, petitfils du précédent, né à Blandl'oid (comté de Dorset) en 16S2, mort en 1760. Il fit ses études à l'école île Westminster, où il contracta le goût des antiquités ecclésiastiques, dont l'étude devint dès lors son occupation favorite. En 1705, la ville de Buckingham l'envoya comme député au Parlement, et, lors de la reconstitution de la Société des antiquaires en 1718, il en devint membre. On a de lui, entre autres écrits : histoire des comtés, villes et bourgs de l'Angleterre et du Pays de Galles (1715-1750, 3 vol. iu-8°); histoire des abbayes parlementaires et des églises cathédrales conventuelles (1718-17 19, 2 vol); Description des églises cathédrales de Lundajf, Saint-Asaph et Bangor (1719 172i, in-8u); Description des cathédrales de l'Angleterre (1727-1733,3 vol. iu-4»), l'ouvrage le plus important de Willis; Histoire et antiquités de la ville, du canton et du doyenné de Éucking ham (1755, in-4»), etc.
WILLIS (Francis), médecin anglais, né en 1717, mort en 1807. Elève de l'université d'Oxford, il se lit recevoir docteur eu 1740 et s'adonna particulièrement à l'étude des maladies mentales. Willis acquit une grande réputation, qui lui valut d'être chargé de soigner le roi d'Angleterre, George III, et la reine de Portugal. Il fonda à Gretford, dans le comté de Lincoln, une maison de santé pour les aliènes, qui reçut des personnes du plus haut rang. Willis exerçait par la puissance de son regard, qu'il savait rendre terrifiant, une domination extraordinaire sur ses malades. 11 conserva jusqu'à un âge trèsavancé une santé robuste et une force peu commune.
WILLIS (Nathaniel-Parker), célèbre écrivain anglo-américain, né à Poriland (Maine) en 1807, mort en 1807. Il fit ses études au lycée de Boston, où il était encore lorsqu'il écrivit un volume de vers sous le titre de Croquis littéraires. Reçu maître es arts à Yaie, en 1827 il fut chargé par M. Goodrich de la direction de deux revues, The Legendary et The Token. L'année suivante, il fonda le Amertcun AJonlhly Magazine, qu'il
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Vendit peu de temps après au propriétaire du Miroir de New-York. Il fut ensuite attaché à la légation des Etats-Unis, à Paris, où M. Rives était alors ministre. Il voyagea ensuite en France, en Italie et dans tout l'Orient, puis revint en Angleterre, où, en 1835, il se maria avec la fille du commissaire général de Woolwich. Ses impressions de voyage, fort intéressantes, sont consignées dans deux ouvrages : Coups de pinceau en route et Notes d'aventure, publiés en 1S35 et 1836. De retour en Amérique, M. Willis acquit des terrains immenses dans la vallée de la Stisqtiehanna et se livra dès lors à la vie de gentleman farmer. Durant ce temps, il n'écrivit qu'un seul ouvrage : les Lettres écrites sous un pont, qui obtinrent un trèsgrand succès. En 1839, il créa à New-York, de concert avec M. Porter, un journal hebdomadaire : le Corsaire, puis se rendit de nouveau en Angleterre, où il publia: Flâneries de voyage et Deux manières de mourir pour un mari (1840). Peu après, il fondait le Miroir du soir, journal quotidien, qui prit bientôt le titre de Journal du foyer. Il fut ensuite attaché k la légation de Berlin et, ayant perdu, sa femme, se remaria en 1846. Il a publié, outre les ouvrages que nous avons cités : Lettres de ta campagne, les Gens que j'ai vus, la Vie en zigzatj. Poésies, Hurrygraphs, Croisière d'été dans la Méditerranée , Voyage de santé au tropique , Hommes et lieux célèbres, l'Amérique pittoresque et le Canada pittoresque ; ces deux derniers ouvrages ont été traduits en français.
WILLISAU, petite ville de Suisse, dans ie canton et k 28 kilom. O. de Lucerrie, sur la Wigger, dans un vallon fertile; 2,400 hab. Foires très- fréquentées. Beau château et église paroissiale remarquable.
W1LLISEN (Guillaume db), général prussien , né à Stassfurth , dans la province de Magdebourg, en 1790. Entré au service k l'âge de quinze ans, il fit la campagne de 1806 contre la France, étudia ensuite k Halle'jusqu'eu 1809 et fut emprisonné, à cette époque, pour avoir voulu se déiober à la conscription en W^stphalie; il réussit cependant a. se réfugier eu Autriche, s'enga.itea. dans un corps trunc et combattit dans le Tyrol et en Italie. En 1811, il rentra dans l'armée prussienne, prit part aux campagnes de 1813 et de 1814, comme officier d'éiai-majôr de l'armée de Silésie, puis à celle de 1815, avec le grade de capitaine attaché au quartier général de Bluoher.' Il passa ensuite k l'état-major général, devint professeur d'histoire militaire à l'Ecole militaire générale de Berlin et, dans ses cours, s'attacha surtout k exposer la théorie delagueire. Dirfëteiits articles, qu'il avait insères dans la Miltlssivocheitblatt {Feuille hebdomadaire mi- Utaire), le firent tomber pour-quelque temps dans la disgrâce du roi. En 1840, il d Vint chef de l'état-major général du 5° corps darmée, à Posen, et fut promu, trois ans plus tard, major général et commandant de la brigade de breslau. En mars 1848, le roi le nomma plénipotentiaire a Poseu et le chargea de veiller, en cette qualité, à la reorganisation du grand-duché. Il réussit à mettre fin par une convention a la prise d'armes des Polonais, mais ses opinions politiques ne lardèrent pas à lui créer des diffieuhés, qui amenèrent son rappel. Le corps des officiers se prononça contre lui, et, pour éviter tout conflit ultérieur, il demanda un congé, dont il profila pour se rendre k Paris, puis en Italie, où il fut témoin oculaire de la fin de la campagne contre la Sardaigueet où il assista k la prise de Malghera, S étant vu dépasser en 1849 sur le tableau d'avancement par des officiers d'une promotion moins ancienne que la sienne, il prit sa retraite. Apres le rappel du gênerai de Bonin, le gouvernement provisoire du Slesvig-Holsteui lui offrit le commandement en chef de l'année des duchés. Wiilisen accepta, mais ses opérations contre les Danois aboutirent à la défaite d'idstedt et k l'attaque infructueuse sur FrieUnchstadt. Un coi.tiit s'etant élevé entre lui et le gouvernement holsteiuois, il se démit du commandement en chef et rentra dans la vie privée, de laquelle il n'est plus sorti depuis cette époque. On a de lui : Théorie de la grande guerre (Berlin, 184011850, 3 vol.-; 1868, 2« eUit,); les Campagnes de 1859 et de 1866 (Leipzig, \%BS), ouvrage qui forme le tome IVe du précèdent; Actes et remarques concernant ma mission dans le grand-duché de Posen au printemps de 1848 (Kiel, 1850).
WILLKOMM (Ernest-Adolphe), littérateur allemand, né a HerwLsdorf, près de Zittau, en 1810. 11 étudia à 1 université de Leipzig d'abord le droit, puis la philosophie et l'esthétique, et se fit connaître dès cette époque par diverses compositions littéraires, telles qu'une tragédie, Bernard, duc de Weimar (1832); une trilogie. AVi'e XIV, et un recueil intitulé le -Livre des baisers. Il se fixa ensuite à Lepzig, où il collabora à différentes feuilles politiques et littéraires, et où, de 1837 k 1839, il publia avec Alexandre Fischer : les Annales pour le drame, la Littérature dramutique et te théâtre. Vers la même époque, il fit paraître les Nouvelles de la civilisation et les Blasés de l'Europe, ouvrages auxquels succédèrent, outre plusieurs recueils de nouvelles, les romans: Lord Byron; VExplicateur de songes; Fer, or et es-
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priti Wallenslein; les Esclaves blancs ; les Frères de la communion, à Rome; le Baiser nuptial, etc. Un voyage qu'il fit en Italie (1845-1846! lui fournit les matériaux de ses Nuits italiennes (Leipzig, 1847, 2 vol.). Après avoir suivi quelque temps, en amateur, la guerre du Slesvig-Holstem en 1849, il rédigea jusqu'en 1852 un journal politique à Lubeck et alla ensuite s'établira Hambourg. Il y fut collaborateur du Hamburger Correspondent, puis, de 1853 à 1856, réducteur des Saisons et fonda k cette époque avec sa femme, Marie Rosendhal, qu il avait épousée en 1850, un pensionnat de jeunes filles qui devint rapidement très-florissant. Parmi les ouvrages qu'il a écrits depuis qu'il habite Hamourg, il faut citer en première ligne les deux romans: la Famille Animer (Francfort, 1855,3 vol,) et Armateur et mari» (Francfort, 1857, 3 vol.), où il a dépeint d'une manière attrayante la vie des industriels et des négociants avec tous ses incidents sur terre et sur mer. On a encore de lui : Poète et apôtre (Francfort., 1859, 2 vol.); les Sommes d'action (Leipzig, 1861, 4 vol.), les Ames égarées (Leipzig, 1860, 3 vol.); les Filles du Vatican (Leipzig, 1860, 3 vol.); la Dame de Campenstein (Leipzig, 1865, 3 vol.); la Dernière boisson (Berlin. 1865); les Compagnons de Satan (léim, 1866-1867, t. 1er à VI); un lieaufils de Satan (Leipzig, 1868, 3 vol.). On lui doit, en outre, plusieurs livres de voyage, entre autres : Guide des voyageurs uu Riesengebirge (Leipzig, 1853) ; lie Berlin à Hambourg (Leipzig, 1855).
W1LLKOMJH (Henri-Maurice), botaniste allemand, frè.e du précédent, né à Heiwigsdorf (Suite) en 1321. Il commença en 1841, à Leipzig, l'élude de lu médecine et des sciences naturelles, entreprit en 1844, sur la proposition du .professeur Kunzu, une exploration botanique en Espagne et, de retour en mai 1846, coiuinua avec ardeur ses études à Leipzig, s'appiiquunt surtout ù lu géographie physique, à la géologie et à la météorologie. Après avoir pris ses grades en 1850, il reparut pour l'Espagne ; mais, faute de ressources suffisantes, ne put faire qu'un séjour de neuf mms dans celte contrée. En 1852, il se lit recevoir agrégé de la Faculté de philosophie de Leipzig et, t ois ans plus tard , fut nommé professeur extraordinaire et directeur des herbiers de l'université; mais, peu dé temps après, il fut appelé à une chaire d'histoire naturelle organique à l'école u'écouuinie forestière et agricole de Tharand. Il a occupé celte chaire jusqu'en 1868, époque où il est devenu professeur oruiuaire de bomnique à l'université de Dorpat et directeur du jardin botanique de cette ville. Il s'est l'ail connaître par un grand nombre d'excellents ouvrages de botanique et de géographie. Parmi ceux dont il avait recueilli les matériaux pendant ses excursions dans la péninsule ibérique, il faut citer : Deux ans en Espagne et en Portugal (Leipzig, 1847, 3 vol.); Excursions à travers les provinces du nord -ouest et du centre de l' Espagne (1852, 2 vol.); les Régions des plaines el des steppes de ta presqu'île Ibérique (1852J; la Presqu'île des Pyrénées (1855); la description de 1 Espagne et uu Portugal (1862),, pour la nouvelle édition, publiée sons? la direction de Wappîeus, du Manuel de géographie et de statistique de Stein et d Huarsolielinann. A ces ouvrages géographiques se rattachent les suivants, qui ont plus spécialement rapport à la flore espagnole : Sertum flore hispanicx (Leij zig, 1852); Icônes ptantarum novarum et rariorum Eurapte austro-occidentalis,prscipue liispaniae (1852-1834, 2 vol., avec 166 planches) et Prodromus /lotie hispuniese, avec Lange (Siutlgard, 1861-1867, t. 1er et H). Antérieurement à ces publications, M. Wiilkomin s'était déjà acquis la réputation d'un botaniste éminenf pur ses Recherche* sur l'organoyruphie et la classification des gtobulariées (Leipzig, 1850), q.i'il lit suivre plus tard d'une Introduction à l'élude de la botanique scientifique (1854). Pendant sou séjour a Tharand, il s'occupa aussi de l'étude de la flore et de l'histoire naturelle forestière de l'Allemagne. Il a consigné les résultats de ses observations à ce sujet dans les ouvrages intitulés : les Arbres à feuilles larges de l'Allemagne en hiver (Dresde, 1859); Guide dans le règne des plantes allemandes (Leipzig, 1SC3) ; les Ennemis microscopiques de la furet (1866-1867, liv. 1er et 11). On lui doit encore les Merveilles du microscope ou le Monde dans un petit espace (Leipzig, "1856), ouvrage qui renferme une foule de renseignements utiles et intéressants.
W1LLM (Joseph), littérateur et philosophe français, né à Heiugliausen (Bas-Rhin) vers 1790 , mort en 1852. Après uvoir terminé ses études au collège de Strasbourg, il se lit ordonner ministre luthérien, s'occupa pendant plusieurs années d'enseignement libre à Lyon et à Paris, devint ensuite professeur de littérature au collège de Strasbourg et , en 1851, fut nommé inspecteur de l'université. H était depuis plusieurs années membre correspondant de l'Académie des sciences morales et politiques. Outre ditférents ouvrages lexicograpliiques pour l'enseignement de la tangue allemande, on a de lui : Essai sur la philosophie de Hegel (1836, in-8«) ; Essai sur l'éducation du peuple et sur les moyens d'améliorer les écoles primaires populaires et le sort des instituteurs (1840; 3e édit., 1847),
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ouvrage couronné par l'Académie des sciences momies et politiques; Histoire de la philosophie allemande depuis Kant jusqu'à nos jours (1846-1847, 4 vol. in-8°). Willm n, en outre, dirigé la publication du Musée des protestants célèbres (1821-1824), auquel il a fourni une foule d'articles. Enfin, il a collaboré au Dictionnaire des sciences philosophiques, à.la Revue germanique, à la Revueprotestante, à l'Encyclopédie des gens du monde et a traduit en allemand le Lascaris de Willemain, puis en français les Lettres à Bettina sur lareligion de Pfeffel.
WILLHANN (Benoît), érudit allemand, né à Cologne en 1783, mort en 1844. Il fit ses études à l'université de Gcattingue, devint en 1806 rédacteur du Mercure du département de la Roér et commença, à la même époque, une traduction allemande du Code de commerce français, qu'il fit suivre de celle du Code Napoléon. En 1812, il fut nommé traducteur impérial de langue allemande à Paris; mais, deux ans plus tard, il revint à Cologne, où, de 1820 jusqu'à sa mort, il fut professeur de littérature ancienne. On a encore de lui : Amalthée, guirlande de la poésie allemande (1817); Esprit de Schiller, Tiedge, Klopstoclt, etc., sorte de recueil anthologique (Cologne, 1810-1820, 6 vol.), et des traductions estimées des Epigrammes de Martial (1825) et de V Argonaulique d'Apollonius de Rhodes (1831).
WILLMAR (Jean-Pierre-Christine, baron), général belge, né à Luxembourg en 1790, mort en 1858. Elevé du prytanée de Saint- Cyr et du lycée de Mayence, il entra à l'Ecole polytechnique de Paris en 1809, devint ensuite sous-lieutenant du génie et assista à la bataille de Leipzig, où il fut fait prisonnier. En 1814, il reçût le gmde de capitaine. Peu après, il donna sa démission , revint en Belgique et entra dans le corps des ponts et chaussées. M. Willuiar était ingénieur en chef dans la province de Liège, lorsque eut lieu la révolution de 1830 en faveur de l'autonomie de la Belgique. Il fut alors chargé de coopérer à la réorganisation du génie militaire, devint directeur général dus fortifications, puis il fut nommé colonel (1831) et général-major (1836). Chargé du portefeuille 3e la guérie en 1836, il le conserva jusqu'en 1840. A cette époque, il devint aide de camp de Léopold le', qui le nomma en outre ministre plénipotentiaire à Berlin. En 1845, il se rendit, avec le même titre, à La Haye, où il resta jusqu'à sa mort. Pendant ses loisirs, il s'adonnait à la poésie. Plusieurs pièces de vers de lui ont paru dans {'Annuaire poétique de Bruxelles et dans d'autres recueils.
WILI.MORE (James-Tibbits), graveur anglais, né à Lonures en 1800, mort en 1863. Il eut pour maître Thomas Burke, aux leçons duquel il dut moins cependant qu'à ses propres efforts. Au jugement des critiques anglais, sou style est celui qui rend le plus heureusement les traits caractéristiques des paysages anglais ; son coloris et son clairobscur reproduisent admirablement les gradations les plus délicates ries effets de l'atmosphère. Ses planches les plus estimées sont celles qu'il a gravées d'après Turner et parmi lesquelles nous citerons : le Vieux téméraire ; Mercure et Argus; l'Italie ancienne; le Rameau d'or; la Dogaresse et le Portrait de Bettini transférée l'église du Rédempteur, à Venise. Citons encore du même artiste : le Songe de Byron, d'après Eastlake ; le Fort Tilbury, le Rhin et Powis Castle, d'après Calcott; Vent contre marée et uneVille italienne, d'après JStanfield ; le Passage, du pont, d'après Landseer; une foule d'autres planches d'après Chalon, Leitch, Eats, Linton, etc.
Willmore était devenu, en 1843, membre associé de l'Académie royale de Londres.
WILLOCK ou W1LLOX (Jean), l'un des premiers champions de la Réformation en Ecosse, né vei;s le commencement du xvie siècle, mort après 1570. Il fit ses études à l'université de Glascow, entra dans un couveat de dominicains ou de franciscains, on ne sait pas au juste, et. se convertit de bonne heure aux opinions des réformateurs. Il vint en Angleterre vers 1641 et y fut emprisonné, selon toute apparence, pour une infraction aux six articles de Henri VIII. Il devint ensuite chapelain du duc de Sulfolk et, k^ l'avènement de la reine Marie, se réfugia en Frise. Il y fut protégé par la duchesse Anne, qui l'employa à diverses missions en Ecosse; vers 1558,11 revint dans sa patrie et prêcha les doctrines de la Réformation dans la ville d'Ayr. En 1559, il fut cité devant la cour, ainsi que plusieurs autres réformateurs, pour y répondre des doctrines qu'il avait cherché à propager, et, n'ayant pas comparu, fut mis hors la loi. Sa popularité s'en accrut d'autant, le peuple accourut en fouie à ses prédications, et il se trouva bientôt assez puissant. f>omme chef de parti, pour faire rejeter la proposition qu'avait faite la reine régente, Marie Stuart, de soumettre au vote du peuple le choix entre la religion protestante et la religion catholique romaine. En 1561, il fut nommé l'un des surintendants qui eurent à remplir quelques-unes des fonctions des évêques catholiques et passa la plus grande partie du reste de sa vie en Angleterre, bien qu'il eût, à différentes reprises, de 1563 à 1568, dirigé plusieurs assemblées générales des réformés en Ecosse .
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WILLON Si m. (oui-Ion). Techn: Appareil consistant en une espèce de boite dans laquelle tournent rapidement des pointes acérées, qui déchirent le "coton, reçu ensuite dans un blutoir où il se débarrasse des impuretés et des graines, .
WILLOT (Amédée, comte de), général français, né à Saint-Germain-en-Laye en 1757, mort en 1823. Il fit ses premières armes en Corse en 1769, adopta les principes de la Révolution et pa^sa, en 1792, dans l'armée des Pyrénées-Orientales, où il fut promu, la même année; colonel et général de brigade. Défait l'année suivante dans un engagement avec les Espagnols entre Céret et le Tech, il fut accusé d'impérilie, suspendu de ses fonctions et emprisonné ; il ne recouvra sa liberté qu'après le 9 thermidor, 11 fut alors réintégré dans son grade à l'armée des Pyrénées-Orientales, se signala successivement k l'attaque du camp de Louis XIV (9 mai 1795), au combat devant Pampelune (6 juillet 1795) et à ceux qui amenèrent la reddition de Bilbao. Promu g-énéral de division et envoyé dans la Vendée, il y fut chargé par Hoche de surveiller les mouvements de Stofflet; mais, devenu bieniôt après suspect au général en chef, il reçut l'ordre de quitter l'armée (mars 1796). Dès le mois d'août suivant, cependant, il fut appelé par le Directoire au commandement de la division militaire de Marseille, où, en janvier suivant, il dissipa et écrasa une émeute jacobine suscitée par les efforts de Fréron. Elu peu après député de Marseille, il devint l'un des chefs du parti clichyen et pro| osa diverses mesures énergiques contre les directeurs ; mais elles ne furent pas adoptées et, après le 18 fructidor.il fut arrêté et déporté à Sinnamari. Au bout de huit mois, il réussit k s'échapper en compagnie de Pichegru, de Barthé emy, de Ramel et de quelques autres et se réfugia successivement en Allemagne et en Angleterre. Il partit plus tard pour l'Amérique et ne revint en France qu'à la Restauration. Il reçut alors le litre de comte et le commandement de la Corse, qu'il conserva jusqu'en 1818.
WILLOUGHBY (Hugues), navigateur anglais, né à Risby, mort en 1554. On n'u que des renseignements fort obscurs sur sa vie jusqu'à l'année 1553, époque à laquelle il fut mis à la tête d'une expédition entreprise par une compagnie de marchands anglais pour la découverte d'un passage menant uu Cathay (la Chine) par le nord-est. Cette expédition, composée de trois vaisseaux , dont l'un était commandé par Willoughby et les deux autres par Durfoith,. Iiuirough et Chancelier, partit de Deptford en mai 1553 ei, après uvoir été retenue plus d'un mois en vue des côtes d'Angleterre , arriva le 30 juillet dans les eaux de Wardhus, où une tempête sépara le vaisseau monté par Chancellor des deux autres, qui continuèrent de s'avancer dans la mer du Nord jusqu'à 160 lieues au N.-E.; mais alors les glaces les forcèrent à redescendre au S.-O.j le 18 septembre, ils entrèrent dans le port formé par l'embouchure de la rivière Aizina, à six journées de navigation àl'E. de Wardhus et à une journée à l O. du cap Swiutoi Nns. Ils se décidèrent à hiverner en cet endroit et, à trois reprises, envoyèrent une partie d'entre eux k la découverte. La dernière de ces expéditions partielles eut lieu vers la tin d'octobre. Un an plus tard, des pêcheurs russes découvrirent les deux navires, qui ne renfermaient plus que des cadavres. D'après le testament de Gabriel Willoughby, parent du chef de l'expédition, testament qui portait la signature de ce dernier et qui fut trouvé dans sa cabine , on sut qu'une partie des membres de l'expédition vivaient encore au mois de janvier 1554; mais tout renseignement sur les faits postérieurs à cette époque manque, et le journal du bord s'arrête à l'arrivée des navires dans l'Arzina. Ce journal a été inséré dans le toine le* de la Collection de Hakluyt.
WILLOUGHBY (Nesbit-Josiah), amiral anglais, né en 1767, mort en 1849. Il entra au service en 1792, assista à la plupart des grandes batailles navales qui furent livrées jusqu'en 1811 et se signala en toute occasion par son courage et son sang-froid. Fait prisonnier en 1811 par des corsaires, il fut pendantjdeux ans esclave k Tripoli, s'échappa en se réfugiant k bord d'un bâtiment français, gagna l'Ile de France et, de là, se rendit en Russie, où le général Koutouzof le nomma colonel. Il prit part aux derniers combats de la guerre de 1 indépendance allemande et eut un bras emporté à la bataille de Leipzig. De retour en Angleterre, il y reprit ses premières fonctions dans la marine et parcourut ensuite tous les grades intermédiaires jusqu'à celui de contre-amiral, auquel, il fut promu en 1847. ' Willoughby avait é"té blessé dans tous les combats auxque's il avait assisté, et, comme il avait eu le bonheur de survivre k toutes ses blessures, il avait été surnommé l'Immortel.
WILLOUGHBY (George-Dobson) , un des héros de la sanglante campagne que l'Angleterre eut k soutenir en 1857 contre les cipayes révoltés. Il était lieutenunt d'artillerie et avait le commandement de l'arsenal de Delhi, lorsque la révolte éclata k l'imprévu dans cette ville. L'arsenal renfermait uu im-
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metise matériel militaire, où se trouvaient notamment trois trains complets d'artillerie de siège, avec tout leur approvisionnement de poudre et de projectiles, et, pour garder ce matériel, il n'y avait que quelques eipayes placés sous les ordres de Willoughby et de huit autres officiers ou sous-officiers anglais. Dès que l'émeute eut commencé, Willoughby fit fermer et barricader toutes les portes de l'arsenal; derrière celle qu'il jugeait devoir être attaquée la première, il établit deux, pièces de six chargées k mitraille et k double charge et posta auprès deux hommes sûrs, deux Anglais, mèche allumée , avec ordre de faire feu si on tentait de forcer la porte, et de se replier ensuite vers le point de l'arsenal où se trouvait Willoughby avec un autre lieutenant, nommé Forresc. Deux canons et des chevaux de frise défendaient la principale porte. Plusieurs autres canons et obusiers furent placés de manière à commander, dans toutes les directions, les pavillons et les cours du grand édifice. Enfin, une traînée de poudre , communiquant au principal dépôt de "munitions, était préparée comme ressource suprême. On ne devait y mettre le feu qu'au signal que donnerait Willoughby à l'un des subalternes anglais, le conducteur Buckley. Willoughby distribua aussi des armes à ses eipayes, mais sans trop compter sur leur fidélité. Ces dispositions étaient k peine prises, que des gardes du palais vinrent, au nom du Grand Slogol, tiré de sa résidence et proclamé roi de Delhi par les révoltés, sommer Willoughby de livrer l'arsenal. •Celui-ci n'ayant même pas répondu, des échelles furent apportées et appliquées contre les murs. Pendant ce temps, l'es eipayes de Willoughby s'étaient échappés.
Resté seul avec ses huit compagnons, Willoughby se défendit aussi longtemps que la résistance fut possible. Tous les canons mis en position tirèrent au moins quatre fuis, et les insurgés qui osèrent se montrer au faite des murs furent écrasés par la mitraille. Ils étaient au nombre de plusieurs centaines, et leur feu continu k courte distance (de 40 à 50 mètres) no tarda pas à devenir meurtrier. Buckley avait déjà le bras traversé d'une balle ei le lieutenant Forrest avait reçu deux blessures à la main gauche, quand Willoughby donna le signal suprême. Obéi à la minute, il put savourer sa vengeance, car l'explosion, qui emportait dans les airs un millier d'ennemis, le laissa vivant, ainsi que ses compagnons. Tous étaient plus ou moins atteints, pins ou moins mutilés; tous cependant purent gagner la porte donnant du côté du fleuve et s'échapper ensuite par celle qui porte le nom de Cachemyr. Une fois dans la campagne, ils se perdirent de vue. D'après M. M. ad {The Sepoy Revolt), Willoughby arriva noir de poudre, couvert de plaies, à Meerut et y mourut d'épuisement après quelques jours d'agonie. Au contraire, d'après M. Rotton ( The Chaplain's Narrative of the siège of Delhi , etc.) , il serait tombé , en cherchant à s'échapper, entre les mains des brigands villageois de la caste des goujurs, qui infestaient la route de Delhi à Meerut.
WILLUGHBE1E s. f. (ouil-lu-gbè — de Willuyhbey , botan. angl.). Bot. Genre d'arbrisseaux grimpants, de la famille des apoeynees, type de la tribu des 'willughbéiées, comprenant cinq ou six espèces, qui croissent dans l'Inde, il Syu. d'ainbelanie, autre genre d'apocynées.
WILLUGHBÉIÉ, ÉE adj. (ouil-lu-gbô-ié — rad. witlughbeiey. Bot. Qui ressemble ou qui se rapporte uu genre willughbeie.
— s. f. pi. Tribu de la famille des apocynées; ayunt pour type le genre willughbeie.
WILLOGHBY (Francis), naturaliste anglais, né en 1635, mort en 1676. Il fit ses études au collège de la Trinité de Cambridge, où il eut pour maître le célèbre Ray, qui n avait que sept ans de plus que lui et auquel le lia bientôt une étroite amitié, née de la conformité de leurs goûts studieux. Ils parcoururent ensemble la Hollande, l'Allemagne, l'Italie, la France et plusieurs autres pays, dans lesquels ils firent des recherches laborieuses. Ils retour en Angleterre, Willughby y fut-élu membre de la Société royale de Londres, dans les Transactions philosophiques de laquelle il publia plusieurs articles curieux sur l'histoire naturelle des insectes, entre autres des observations Sur une espèce de guêpe appelée ichneumon et Sur l'éclosion d'une espèce d'abeille logée dans les vieux saules. Ce sont là les seuls travaux de lui qui aient paru de son vivant. Il mourut à trente-sept ans, eu confiant à son ami le soin de l'éducation de ses deux enfants. Ray a achevé et publié deux ouvrages auxquels Willughby travaillait quand la mort vint le surprendre. Le premier, e.n tête duquel on trouve un abrégé de la vie de l'auteur, a pour titre : Ornithologie! libri 1res; in guibus aoes omîtes hactenus cognitse in methotium naturis suis convenientem redactse accurate describuntur ; descriptiones iconibus elegantissimis, el vivarum uvium simillimis jert t'/icisis illuslrantur (Londres, 1676, in-fol.), Ray l'a aussi traduit en anglais (1678). Le second est intitulé : Historise piscium libri Quatuor, etc. (Oxford, 1086, in-fol.). Ces deux traités, peu communs , sont ornés de figures assez bien exécutées; beaucoup représeu-