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tent des espèces- qui étaient complètement inconnues nlors en AnglKi'rre. On trouve aussi quelques lettres du Willufrhby dans le recueil imprimé des Lettres de Ray.
WILMANSTRAND, ville de Finlande.V.ViL-
MANSTRAND.
WILMINGTON, ville des Etats-Unis (Delaware), au-dessus du confluent de la Brnndywine - Creek et de Christiana-Creek, à 45 kilom. S.-O. de Philadelphie; 16,000 hab. Ch.-l. du comté de Newcastle, Elle s'élève dans une position agréable, et est bien percée et bien bâtie. Etablissements d'instruction publique. Moulins à farine et a poudre ; fabriques de tissus de laine et de colon, papeterie, tanneries, usines de fer. Exportation de térébenthine, résine, poix, goudron, bois de construction.
WILMINGTON, ville des Etats-Unis (Caroline du Nord), ch.-l. du comté du Nouvel- Hanovre, sur la rive gauche de la Cape- Fear River, à 150 kilom. S.-E. de Raleigh par chemin de fer; 12,000 hab. C'est la plus importante ville de commerce de l'Etat. La rivière, partagée au-dessus de Wilmington en trois canaux par da grandes îles qui renferment les plus beaux champs de riz de l'Etat, présente àson embouchure un haut-fond qui ne permet pas le passage aux bâiiments d'un tonnage supérieur à 300 tonnes. Malgré cet inconvénient, le port naturel que la baie de Cape-Fear ouvre à Wilmington lait un commerce extérieur et de cabotage considérable. Outre la grande navigation marchande, 4 steamers-poste entretiennent avec Charlestown des communications quotidiennes, et plusieurs paquebots à vapeur et des remorqueurs t'ont le trajet sur Fayetteville et différents points rapprochés de la côte. Les principaux urticles de commerce d'exportation de Wilmington, soit a l'étranger, soit par cabotage, sont les bois de construction, la térébenthine, les résines, le goudron, la poix, les noix de pin, le riz et le coton. L'industrie manufacturière compte à Wilmington de nombreux établissements : scieries mécaniques; moulins a planer et à équarrir, débitant annuellement 30 millions de pieds cubes de bois de construction ; moulins à riz; distilleries de térébenthine ; ateliers pour la construction des machines ; chantier de constructions navales. Wilmington possède trois banques, réunissant ensemble un capital de 1,150,000 dollars. Ce port de la Caroline du Nord est celui par lequel les confédérés recevaient d'Angleterre des cargaisons de poudre, de canons, de machines, de munitions de guerre de toute espèce et livraient en échange aux coureurs de blocus de 3,000 à 4,000 balles de coton-pur semaine. La flotte d'observation qui tenait la mer au large de Wilmington capturait fréquemment des navires employés à ce commerce interlope ; mais le métier était beaucoup trop lucratif pour que le danger effrayât les armateurs de Glascinv et de Liverpool, et sans cesse de nouveaux bâtiments à vapeur, construits spécialement pour ce trafic, remplaçaient ceux qu'avaient saisis les croiseurs fédéraux. C'est aussi à Wilmington que les corsaires Tallahassee et Chiekamanga trouvaient un asile et préparaient leurs expéditions. Après la fermeture des entrées de Savannah, de Char- Sestown et de Mobile au commerce de la Confédération, Wilmington fut le seul port qui rattachât les Etats du Sud à l'Europe, et par cela même il était pour les esclavagistes bien plus important que Richinond. Très-difficile à bloquer, il était plus difficile encore à conquérir. Au large de Wilmington, la mer est terrible pendant les tempêtes, ainsi que ledit le nom même de l'Ile triangulaire placée .en travers de l'embouchure, Cape-Fear ou Cap- Terreux, Un long banc de Sable, que l'on désigne ironiquement par le sobriquet de Fryingpan-Shoals (banc de la Poêle-k-frire), prolonge au loin dans la mer la pointe sablonneuse du cap et force les navires d'un tirant d'eau considérable à se tenir à une grande' distance de la côte. En outre, plusieurs forts défendaient les deux entrées. A 3 kilomètres environ delà pointe méridionale du Cape-Fear, les confédérés avaient construit le fort Fisher, commandant à la fois la rade foraine de l'entrée, la barre extérieure de l'embouchure et les eaux du fleuve. D'antres ouvrages, armés comme le fort Fisher de la plus puissante artillerie qu'avaient pu fabriquer les ingénieurs anglais et confédérés, s'élevaient au N., tandis que plus au S., au ras même du chenal, on avait dressé un monticule de 20 mètres de hauteur, du haut duquel on se promettait de foudroyer 'les navires cuirassés qui tenteraient de, franchir la barre. C'étaient là les obstacles qu'il s'agissait de vaincre. Vers le milieu du mois de décembre, la/flotte, accompagnéo de plus d'une centaine de navires chargés d'approvisionnements et portant 10,000 soldats, appareillait de la forteresse MonroS sous le commandement de l'amiral Porter et du général Butler. Elle mouillait le 23 décembre 1S63 devant Wilmington. Pendant la nuit du .24 au 25, le général Butler faisait avancer les troupes de débarquement, et dès le point du jour les vaisseaux se rapprochèrent du fort Fisher jusqu'à une distance de quelques encablures etouvrirentle feu. Sous la protection de cette puissante artillerie , les soldats de Butler n'eurent aucune difficulté à débarquer sur la plage, k 4 kiloin, environ au N, du fort Fi-
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sher. A peine arrivés, les premiers tirailleurs débusquèrent les soldats confédérés cachés sous bois, puis s'emparèrent au pas de course de deux fortins et firent prisonniers environ 300 hommes. Le moment semblait favorable pour l'assaut, et les soldats en attendaient impatiemment le signal; mais le général Weitzel, excellent officier du génie, jugea que les remparts n'étaient pas assez endommagés par le bombardement, et le général Butler donna l'ordre de la retraite; pas un ennemi ne s'était montré par une embrasure' du fort. Trois semaines après, la flotte se montrait de nouveau devant Wilmington.
Dans la soirée du 14 février 1864, le général Terry et l'amiral Porter décidèrent que l'assaut serait donné le lendemain. Les troupes de débarquement, couvertes par le feu des vaisseaux, s'approchèrent des fortifications, enlevèrent les palissades et les chevaux de frise, puis marchèrent à l'assaut du fron t nord, tandis que 1,500 marins faisaient une attaque sur le front tourné vers la mer. De ce côté la lutte fut terrible, et les marins durent revenir vers leurs vaisseaux, après avoir laissé 300 des leurs sur les talus de sable et ^ur la plage; mais leur effort n'avait pas été inutile, car la garnison tout entière occupée à les repousser avait laissé l'infanterie fédérale se loger dans la partie septentrionale de la forteresse. Deux des vingt-liois hautes traverses de sable, semblables k des dunes, qui recouvraient des casemates et protégeaient la citadelle proprement dite étaient tombées entre les mains des unionistes. Un combat presque sans exemple, à cause de l'étroit espace dans lequel on s'égorgeait, commença aussitôt et dura pendant plusieurs heures avec un effroyable acharnement; les fantassins luttaient à la baïonnette ou corps à corps, les artilleurs tiraient à bout portant. La nuit étant venue, on continua de combattre à la lueur des bombes que la flotte lançait sur la partie méridionale du fort. Les fédéraux avançaient toujours; les soldats de la garnison, abandonnant la place, se retirèrent vers l'extrémité du cap. On les poursuivit au milieu de l'obscurité, et ils finirent par rendre les armes. L'assaut avait coûté près de 1,200 hommes aux fédéraux, à peu près autant à leurs adversaires. Le lendemain, l'explosion d'une poudrière accrut encore de près de 200 le nombre des victimes. Le 21 février, les confédérés évacuèrent Wilmington, et les fédéraux, sous les ordres du général Schofield, y entrèrent en vainqueurs.
W1LMOT (Robert-Horton), publiciste anglais, né en 1784, mort en 1841. Il fut successivement membre de la Chambre des communes et du conseil privé, sous-secrétaire. d'Etat des colonies et gouverneur de l'île Ceylan. En dehors de ses fonctions, il s'occupa beaucoup des questions économiques et politiques de son époque, sur lesquelles il a publié, entre autres écrits : Lettre au duc de iVorfolk sur la question catholique (1826); Correspondance sur certains points se rattachant a la question de t' Eglise romaine (1829); Recherches sur les causes du paupérhme et les remèdes à y apporter (1829); Exposé et défense de l'administration de lord Bat/mrst au Canada (1838); De ta Réforme en 1829 et en 1831 (1839); Vlrlande et le Canada (1839).
WILMOT (John), poëte satirique anglais.