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ses études à l'université de Bologne et, da retour dans sa patrie, devint secrétaire de Jean Huniade, qui lui fit obtenir, en 1445, l'évèché de Grosswardein. Chargé ensuite de diverses négociations, dont il s'acquitta avec talent, Witez fut nommé en 1453 chancelier du royaume de Hongrie el déploya dans ces nouvelles fonctions plutôt l'énergi» violente d'un soldat, que le zèle prudent et réfléchi d'un homme d'église. Ce fut lui qui contribua le plus, en 1456, à faire adoptée par la diète les mesures les plus vigoureuses contre les Turcs. Arrêté après la mort de Huniade, il fut bientôt après rendu à la liberté par le roi Wladislas lui-même, et, à la mort de ce prince, il eut la plus grande part à l'élection de Mathias Corviu Huniade comme son successeur (1658). Il obtint ensuite, après île longues et uifliciles négociations, que l'empereur restituât à la Hongrie la célèbre couronne de Saint-Etienne, que ce prince retenait depuis nlus de vingt ans. Nommé par Mathias Curviri archevêque de Gran et primat du royaume, il encourut, vers la fin de sa vie, la disgrâce de ce prince, et ce fut à son instigation que les Etats de Bohème, au lieu de donner à Huniade la couronne, qui était vacante, la placèrent sur la tête du prince polonais Wladislas. Arrêté à deux reprises en 1472, Witez mourut la même année, sans avoir recouvré la faveur du roi. On a de Witez soixante-sept lettres ou pièces diplomatiques, qui ont été insérées en 1472 dans le tome II des Scriptores rerum Himgaricnrnm,
W1TEZOWITCH ( Paul ) , archéologue croate, mort en 1713. Député en 1681 par Segiua, sa ville natale, k la diète d'Œduohurg, il alla, l'année suivante, en la même qualité, à la cour de Vienne, mit à profit cette occasion pour faire dans les bibliothèques de la capitale de l'Autriche des recherches sur l'histoire de la Croatie et fut chargé par l'empereur Léopold.de recueillir dans la Croatie même les documents nécessaires peur établir les droits de la couronne de Hongrie sur cette province. Il assista, dans la suite, k plusieurs autres diètes et, en 1091 , ce furent ses instances qui décidèrent les Etals de Hongrie à décréter rétablissement d'une imprimerie à Agratn. Ou a de Witezowitch les ouvrages suivants, qui ont été, presque tous, publies sous le nom de Paul Ritler, qu'il avait substitué k son nom croate : Nova musa, sive pars artifleiosa operum poeticurum amti 1682; Croatia rediviua régnante Ceopoldo magnn cas-tare (Vienne, 1 700) ; Stemmaioyraphiu sine ai ntorum illyricormn delinentio et Uescriplio (Vienne, 1701); Bosnia captioa, siue regnum et interitus Stepiitiui tiltuni Bosnie régis (Turuau, 1712); Nutates D. Ladislau restituli; Chronique croate. Cet ouvrage, imprimé à Agram en langue croate, part de la création du monde et a été continué par deux auteurs différents, d'abord jusqu'en 1744, puis jusqu'en 1762; quoiqu'il ail obtenu plusieurs éditions, il est excessivement rare aiijoiird hui. Wilezowilch laissa en manuscrit plusieurs ouvrages importants, que l'on conserve dans les archives du chapitre métropolitain d'Agram.
W1TFISCH s. m. (vi-tftch — de l'allem.
wit, blanc; fisch , poisson). Mamm. Nom donné, sur les côtes du Groenland, à une espèce de baleine : Le WiTfiscH est d'un blanc jaunâtre. (V. de Bomure.)
WITHAM. rivière d'Angleterre, comté de Lincoln. Elle prend sa source au S.-O. de Granthum, coule d'abord au N., baigne Lincoln, puis, décrivant une vaste courbe, se dirige au S.-E. et va se jeter dans la mer du Nord, au golfe de Wash, après un cours de 135 kilom.
WITHAM, ville d'Angleterre, comté d'Essex, à ifi kiioiu. N.-E, ne Chelutsford, sur le Bluckwaler; 3,500 hab. Maison d'aliénés.
Commerce de bestiaux et de céréales.
W1THAMIE s. f. (oui-ta-inl — de Witham, natur. ungl.j. Bot. Genre de végétaux fossiles peu connu.
WITHANIE s. f. (oui-ta-nî). Bot. Genre d'arbri.sseaux , de la famille des solanées, formé aux dépens des Celladoues, et comprenant plusieurs espèces, qui croissent en Espagne et aux îles Canaries.
WITIIER (George), poète anglais, né à Beiitworifa (llampshire) en 1588 , mon en 16G7. En 1604, il lut envoyé h oxford pour y l'aire son croit ; mais il quitta cette université, après trois uns de séjour, sans y avoir pris aucun grade, et se rendit ensuite à Londres, où il suivit aussi, pendant quelque temps, des cours de droit. Il ne tarda pas à se dégoûter d'études aussi arides et suivit le penchant naturel qui l'entraînait vers la saute. Il s'était déjà fait connaître par différentes pièces de vers, lorsqu'il jmblia, en 1613, un volume de poésies satiriques imiiulé les Abus mis à nu et fouettés. La violence avec laquelle il y attaquait nonseulemeni les particuliers, mais encore le gouvernement, le fit enfermer à la prison de Marshalsea, où il fut neteuu plusieurs mois. Pendant sou emprisonnement, il écrivit sa Satire au roi (1014), qui contribua beaucoup, croit-on, à lui faire rendre la liberté. A dater de cetie époque, il vécut dans ses terres jusqu'au moment où éclata la guerre d'E-
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cosse. Il servit alors comme capitaine de cavalerie dans le corps d'année que le roi envoya contre les rebelles; niais, trois nus plus tard, lorsque la guerre commença entre ce prince et ses sujets d'Angleterre, W'ither vendit ses biens et leva à ses finis un réfriment de cavulerie, avec lequel il se rangea du côté du Parlement, qui releva au grade de major. Tombé aux mains des royalistes, il eût été pendu si J. Denhiim ii eût intercédé pour lui auprès du roi. Wither recouvra bientôt après la liberté et fut nommé par le Long Parlement juge de paix, des comtés de llainpshire, de Surrey et d'Essex. Six ans plus tard , Cromwell lui donna le titre de major général de toute la cavalerie et de toute l'infanterie du comté de Surrey. Wither profita de l'influence que lui donnaient ces fonctions pour s'emparer des biens des royalistes ou des ecclésiastiques qui étaient le plus à sa convenance ; mais, lorsque la restauration arriva, il fut obligé de rendre gorge et, à la suite d'un vote du Parlement, il fut mis u la prison de Ntvgate comme l'uuteur d'un pamphlet intitule Vox vulyi et dirigé contre la Chambre des communes. Suivant Wood, il serait demeuré trois ans en prison ; mais , d'après Aubrey, sa détention n'aurait duré que neuf mois. Ou ne compta pas inouïs de cent douze écrits de Wither en veis et en prose; il eut à son époque une grande réputation comme poète; mais les critiques du xvnie siècle, Pope et Swift notamment, n'en parlent qu'avec un grand dédain. Ce n'est guère que^ depuis le commencement de ce siècle qu'une tardive justice a été rendue à son mérite, et, parmi ceux qui ont pris à tâche d'opérer cette réhabilitation littéraire, nous devons mentionner George Ellis, Thomas Campbell, Hazlitt et Egerton Brydges. Nous ne donnerons ici que la liste des écrits les plus remarquables de Wither, savoir : la Ftùle du berger (1614, in-8°); la Chasse du berger (1015; 1814, in-S«); Fidelio (1617, in-8°) ; la Devise de Wither : Nec hubeo, nec carco, yec euro (1618, in-8<>), poSnie dont 30,000 exemplaires se vendirent en quelques mois; Juvenilia (1622, in-s°) ; Hymnes et chants de l'Eglise (1625, in-12; 1856, dernière édit.); Collection d'emblèmes anciens et modernes (1635, in-fol.) ; les Grandes assises tenues sur le Parnasse (1645, in-40); Hespublica anglicana ou Histoire du Parlement (1650, in-4°); le Prolecteur, poëme (1655, in-8°). Un choix des Poésies de Wither a été publié à Bristol en 1820 ; un abrégé de ses Œuvres, eu 4 volumes in-8», a atteint, en 1863, sa lie édition.
WITHEU1NG (William), médecin et botaniste anglais, né ii Williugton en 1741, ment à Birmingham en 1799. 11 apprit de son pèie les premiers éléments de la médecine et alla ensuite à l'université d'Edimbourg, où il fut reçu docteur en 1766, et se tixa plus tard k Birmingham, où il exerça avec succès. Ayant la poitrine naturellement délicate, il fut forcé deux fois, en 1793 et en 1795, d'aller passer l'hiver en Portugal pour se soustraire aux rigueurs du climat de sa patrie. Il a publié une flore britannique estimée , des mémoires dans divers recueils académiques et d'autres ouvrages dont voici les titres : Arrangement botanique de tous les végétaux gui croissent naturellement dans la Grande-Bretagne (Birmingham, 1772, 2 vol. in-8°) ; Description de la fièvre scarlatine et du mat de gorge, etc. (1799, in-S<>) ; Principes de minéralogie, traduits de l'original de sir Fortescue Bergman (Birmingham, l783,in-8°).
WITHERINGIE s. f. (oui-té-rain-ji — de Withering, botan. angl.). Bot. Genre de plantes, de la famille des solanées, formé aux dépens des morelles, et comprenant une vingtaine d'espèces : La ■witheringie de montagne croit naturellement au Pérou.
(P. Duchartre.)
— Encycl. Ce genre, réuni autrefois aux morelles, s'en distingue surtout en ce que ses anthères s'ouvrent par deux fentes longitudinales. Il renferme une vingtaine d'espèces, dont une présente un certain intérêt. La witheringie de montagne est une plante herbacée, velue, à feuilles ovales cordiformes, obtuses, k bords sinués. Sa racine produit des tubercules semblables à ceux de la pomme de terre. Cette plante croit sur les montagnes du Pérou, où on l'appelle vulgairement papa de loma. Les habitants font une grande consommation de ses tubercules, qu'ils emploient aussi avec succès à l'alimentation des cochons. Il y aurait avantage à introduireee végétal en Europe, pour le cultiver comme la pomme de terre.
WITHERINGTON (Guillaume- Frédéric), paysagiste anglais, né ù Londres en 1785, mort vers 1860. Il s'attacha surtout à représenter dans ses toiles des sites ue l'Angleterre, qui servent d'arrière-fond à des scènes de genre, retracées avec beaucoup d'humour, et qui annoncent dans cet artiste une parfaite connaissance de la forme humaine. Il devint, en 1830, membre associé, puis, en 1840, membre titulaire de l'Académie royale de Londres. On cite, parmi ses toiles les plus remarquables : le Pécheur, VHeureuse évasion, la Fenaison, le liouge-gorye, la Gtu>lande de houblon, le Passage de l'écluse, Une lumière sur la roule, En retenant du village,
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la Houblonnière, etc. Cet artiste a aussi exécuté un assez grand nombre de portraits.
W1THÉRITE s. f. (oui-té- ri-te — de Withering, n. rp.). Miner. Carbonate de baryte.
WITHEBSPOON (Jean), théologien anglais, né dans les environs d'Edimbourg en 1722, mort en 1794. U fit ses études à l'université d'Edimbourg et devint ministre à Paisley. L'Eglise d'Ecosse était alors divisée en deux partis, celui des orthodoxes et celui des, modérés. Witherspoon se rangea parmi les premiers et, dans les discussions qui curent lieu entre les deux partis, il eut assez de talent pour contre-balancer l'influence d'hommes tels que Blair, Gérard, Campbell et Robertson, qui étaient à la tête des modérés. Une satire qu'il publia contre ces derniers, sous le titre de Caractères ecclésiastiques, obtint beaucoup de succès et fut recherchée longtemps après que la cause qui y avait donné lieu eut cessé d'exister. Witherspoon s'embarqua plus tard pour l'Amérique et, à son arrivée, y fut nommé président du collège de Prince-Town, qu'il s'efforça d'organiser sur le modèle des établissements de ce genre en Europe. Il se montra l'un des partisans les plus ardents de l'indépendance des colonies et fut député en 1776 au Congrès, où il siégea pendant sept ans. On a encore de lui : Essais sur des sujets importants (3 vol. in-8°) ; De la nature et des effets du théâtre, ouvrage qui produisit beaucoup de sensation ; Sermons (2 vol.). Le recueil complet de ses Œuvres a été publié en 1802, en 4 volumes.
W1THOF (Jean-Hildebrand), philologue hollandais, né en 1694, mort en 1769. Il fut recteur de l'école latine de Bommel (Gueldre) et professeur d'histoire, d'éloquence et de littérature grecque à Duisbourg. On a de lui : Spécimen emendationum ad Guntheri Ligurinum (Duisbourg, 1731); Encomia critica due Lucanus, Arrianus et Maximianus integritati restitua (Wesel, 1741); Remarques critiques sur Horace et autres auteurs romains, insérées d'abord dans l'Intelligenz-Blatt, journal allemand de Duisbourg, et rééditées par H.-A. Grimni (Dusseldorf, 1791, 2 vol. in-8»).
WITHOF (Jean-Philippe-Laurent), médecin et poste hollandais, (ils du précédent, né à Duisbourg-sur-le-Rhin eu 1725, mort en 1789.11 fit- ses études à l'université de sa ville natale, s'y occupa successivement de littérature classique, d'histoire et de médecine, et y fut reçu docteur en 1747, après avoir, en outre, suivi quelque temps les cours des facultés médicales d'Ulrecht et de Leyde. Après avoir exercé plusieurs années la pratique de son art, il y renonça pour devenir, en 1752, professeur d'histoire et de philosophie au gymnase de Hamm, et occupa cette chaire jusqu'en 1770, époque où il fut appelé à celle d'éloquence et de littérature grecque à l'université de Duisbourg. Il était devenu, en outre, membre correspondant de la Société scientifique de Gcettingue et de la Société royale de Londres. Ses poésies, bien que composées depuis plusieurs années déjà et publiées en partie séparément, ne furent données au public qu'en 1782, sous le titre de Poèmes académiques (2 vol.). Ce titre, ainsi que le fait remarquer Eschenburg, n'est pas très-bien choisi, car il ne donne nullement l'idée du sujet et du genre des pièces qui composent ce recueil ; celui de Poèmes philosophiques eût bien mieux convenu, puisque c'est l'esprit philosophique, la profondeur de pensées et la vaste érudition dont elles portent l'empreinte qui leur a valu la haute réputation dont elles jouissent encore aujourd'hui. Withof écrit pour les penseurs et non pour les simples lecteurs de poésies, car, au lieu de chercher à voiler la sécheresse de ses idées didactiques sous le charme du style et le bonheur de l'expression, il est, en général, négligent même jusqu'à la dureté dans sa versification et parfois excessivement obscur; mais il semble avoir recherché ces défauts plutôt que de s'être donné la tâche de les éviter. Ausii ceux qui ne font pas attention à des imperfections de ce genre, et qui estiment plus la valeur du fond que les grâces.de la forme, trouvent-ils un aliment à leurs studieuses lectures dans la plupart de ses poésies, mais surtout dans ses Hérétiques moraux et dans ses Récréations physiques.
WIT1K1ND (du vieux saxon Wite-Eind, l'Enfant blanc), héros saxon, célèbre par sa résistance contre Charletnagne ; il vivait au vme siècle. On n'a que des traditions incertaines sur son origine, et il n'apparaît dans l'histoire qu'en 772, après la dévastation d'Ehresbourg par Chailemagne. Ce nouvel Hermann, le seul rival digne du grand empereur, souleva les tribus de sa nation en 774, puis une seconde fois en 776. Vaincu, il se réfugia chez les .Danois, pendant que ses compatriotes s'humiliaient sous l'épée du vainqueur. Il y suscita des ennemis aux Francs et détermina par ses instigations les terribles incursions des hommes du Nord sur les côtes de France, reparut bientôt entre le Rhin et le Weser, au moment même de l'échec des Frimes à Roncevaux, et détermina successivement de nouveaux soulèvements (778-781), réprimés par Charles et immédiatement réorganisés par lui. Forcé encore une fois de fuir en Danemark, cet
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homme indomptable retrouva de nouvelles forces pour faire éclater une insurrection plus générale et plus terrible encore que les précédentes, écrasa les lieutenants de l'empereur à la vallée du Soleil (Sonnethal) et exécuta une retraite rapide devant ce dernier, qui exerça sa vengeance sur les populations sédentaires, brûla et dévasta ie pays et fit massacrer 5,000 captifs à Verden (782). La contrée fut de nouveau livrée aux juristes impériaux et surtout au clergé, qui baptisa par milliers les Saxons vaincus. Cependant Witikind n'était pas dompté ; il rentra en campagne et tint en échec pendant plusieurs années les armées de Charlemagne, qui, désespérant de l'écraser jamais, lui envoya k la fin des évèques pour le gagner. La douceur lit sur l'esprit belliqueux du barbare ce que n'avait pu la force des armes. Il consentit à embrasser le christianisme et k se soumettre aux Francs, et, ne craignant pas de se lier à la loyauté de l'empereur, vint, suivi seulement de quelques chefs saxons, se faire baptiser à Attigny-sur-Aisne. Il fut créé duc de Saxe, titre qui n'impliquait d'ailleurs aucun droit de souveraineté indépendante, et se montra depuis ce moment fidèle aux Francs.
Il fut tué en 807, dans un combat contre Gerold, duc de Souabe. Quelques généalogistes ont prétendu que Robert le Fort, bisaïeul de Hugues Capet, descendait du héros saxon. Reusner a donné l'indication de toutes les familles qui prétendaient également à la même origine.
WITIKIND, chroniqueur allemand. V. Wl-
DUKIND.
W1TIZA, roi desWisigoths d'Espagne. V.Vi-
TIZA.
W1TKOWO, ville de Prusse, province de Posen, régence de Bromberg, cercle et à
19 kilom. S.-E.-de Gnesen; 2,400 hab.
WITLING POLLACK s. m. (oui-tlingh-po-
lak). Ichthyol. Espèce ou variété de morue. W1TNEY, bourg d'Angleterre, comté et à
20 kilom. N.-O. d'Oxford, sur la Windrush ; 5,600 hab. Fabrication importante et renommée de couvertures de laine, lainages, gants, papier, drèche.
W1TOLD (Alexandre) , grand-duc de Lithuanie, un des princes les plus célèbres de sa maison, mort en 1430. Cousin de Vladislas Jagellon, il renonça en même temps que lui au paganisme et fut baptisé à Cracovie en 1386. Nommé lieutenant du roi de Pologne en Lithuanie (1392), il combattit les chevaliers teutoniques, reprit les duchés de Siewiersk, de Novgorod, de Kiev, de Podolie, de Smolensk, etc., pénétra dans la Livonie et le duché de Rezun et agrandit ses Etats au. détriment de son gendre Wassili II, jusqu'à posséder une partie de la Russie méridionale. En 1397, il battit les Tartares d'Azow, mais fut à son tour vaincu par leurs tribus à Kiev (1399). Uni à Jagellon, qui Commandait l'armée polonaise, il combattit de nouveau les chevaliers teutoniques (1410) et les dépouilla de la Samogitie. Il mourut avec la réputation du plus grand de tous les princes du Nord et de l'un des premiers capitaines de son temps.
WITS ou WITSIUS (Hermann), théologien hollandais, né à Enchuysen (Hollande septentrionale) en 1636, mort en 1708. H suivit les cours des universités d'Utrecht et de Groningue et, outre la philosophie et la théologie, y étudia les langues orientales, dans lesquelles il fit de rapides progrès. Ayant embrassé la carrière ecclésiastique en 1657, il remplit les fonctions de pasteur dans diverses paroisses et, en 1675, fut nommé professeui de théologie à l'université de Franeker. Il renonça, cinq ans plus tard, k cette chaire pour aller en occuper une au collège d'Utrecht et, en 1698, passa de là à l'université de Leyde, où il devint recteur du collège théologique. Nous citerons, parmi ses ouvrages : Judxus chrisiianisans circa principia fidei et sanctissimnm triniiatem (Utrecht, 1661); De œconomia fœderum Dei cum hominibus librilV (Leuwarden, 1677); Diatribe de septem episiolarum apocalyplicarum sensu historico ac pro/iketico (Franeker, 1678); Exercilationes sacre in symoolum quod apostotolorum dicitur, etc. (Franeker, 1681 ; 4" edit,, 1712); Miscellanea sacra (Utrecht, 1692-1700, 2 vol.) ; Exercitalionum academicarum duodecas (Utrecht, 1694, in-12); Meletemata Lcidensia (Leyde, 1703, in-4°). On a encore de Wits plusieurs ouvrages ascétiques, écrits en hollandais, et des éditions de différents traités de théologie. Un recueil de ses Œuvres choisies a été publié k Bâle (1739, 2 vol.
WITSEN (Nicolas), magistrat hollandais, né à Amsterdam en 1640, mort dans les premières années du xvme siècle. 11 était bourgmestre d'Ainsierdam kl époque de la dévolution d'Angleterre (168S) et il seconda de tous ses efforts la tentative de Guillaume de Nassau, dont l'heureuse réussite fut suivie d'un traité d'alliance offensive et défensive entre l'Angleterre et les états généraux. Witseu était un homme fort instruit et faisait le plus noble usage de sa grande fortune. Pierre le Grand, pendant son séjour k Amsterdam, était son commensal habituel, si nous en croyons Voltaire, qui, dans son histoire de ce prince, a écrit les lignes suivantes : «Pierre
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le Grand s'instruisait dans la maison du bourgmestre Witsen, citoyen recommandable k jamais par son patriotisme et par l'emploi de ses richesses, qu'il prodiguait en citoyen du monde, envoyant à grands frais des hommes habiles chercher ce qu'il y avait de plus rare dans toutes les parties de l'univers et frétant des vaisseaux k ses dépens pour découvrir de nouvelles terres, i On a de Witsen deux ouvrages estimés : la Construction ancienne et moderne des vaisseaux (1671, in-fol.) et Description de la Tartarie septentrionale et orientale (Amsterdam, 1692-1705, 2 Vol. in-fol,).
WITSÉNIE s. f. (oui-tsé-nl — de Witsen, botan. hollaud.). Bot. Genre de plantes, delà famille des iridées, comprenant plusieurs espèces, qui croissent au Gap do Bonne-Espérance.
W1TT (terre de), nom donné à la partie N.-O. de la côte du continent australien, comprise entre la terre d'Endracb au S. et la terre de Dicinen au N., par ll°-2l° de latit. S. et ll2»-128o de longit. E. Près de la côte, qui fut découverte en 1628 par lo Hollandais de Witt, sont les deux archipels de Dampier et de Bonaparte , composés d'Ilots tablonneux et déserts.
WITT (Corneille de), homme d'Etat hollandais, né k Dordrecht en 1623, mort en 1672. Il servit avec éclat dans la marine, devint inspecteur du gouvernement sur les flottes de la confédération, bourgmestre de sa ville natale, député par elle aux états, enfin grand bailli de Putten. Il montra dans l'exercice de chacune de ces charges do grandes capacités et toutes les vertus publiques héréditaires dans sa famille. U avait partagé le poids de l'administration avec son frère, il devait partager ses malheurs- Ayant refusé avec le plus inflexible courage de signer l'abrogation de l'édit perpétuel, il courut les plus grands dangers et se vit accuser par un misérable d'uvoir comploté l'assassinat du stathouder. Livré aux tortures, il fut ensuite déchiré pur les orangistes ameutés, le même jour que son frère Jean de Witt, k La Haye (1672).
WITT (Jean de), l'un des plus illustres hommes d'Etat de la Hollande, frère du précédent, né k Dordrecht en 1625, mort en 1672. Son pète, bourgmestre de la cité, député aux états, lui donna l'exemple du patriotisme, du courage et de l'incorruptibilité républicaine, et lui inspira la haine de la maison d'Orange et de la faction militaire. Nommé pensionnaire de Dordrecht (1650), puis grand pensionnaire de Hollande deux ans plus tard, il apporta dans les affaires publiques deux grandes pensées, la ruine de la puissance de la maison d'Orange et l'extinction du stathoudérat, institution qui, sous un nom modeste, n'était qu'une royauté à peine dissimulée. La république était alors dans une des situations les plus difficiles de son histoire : une guerre ruineuse avec l'Angleterre, des désastres sur mer, la mort du célèbre amiral Tromp , une administration désorganisée, le commerce paralysé. Do Witt répara tous ces malheurs avec une inconcevable rapidité et donna k la marine hollandaise une attitude si imposante, que Cromwell se montra plus accessible aux propositions d'accommodement. La paix fut signée k Westminster en 1654. En 1637, le grand pensionnaire parvint k faire adopter par l'assemblée générale des états la résolution nommée Huit perpétuel, qui abolissait le stathoudérat et en défendait k jamais le rétablissement. Prévenir le despotisme k l'intérieur et la guerre au dehors, réprimer l'ambition naissante du jeune Guillaume d'Orange, tel était son but en proscrivant ainsi les dignités militaires. Toutefois, il avait lui-même montré des talents pour la guerre (1661-1666) et un grand courage personnel au milieu de nouvelles hostilités contre l'Augleterre et Charles II. Dans une circonstance, entre autres, il avait conduit en qualité de pilote les débris de la flotte nationale de l'embouchure du Texel à Anvers, ce que les pilotes les plus renommés avaient déclaré impossible. Après avoir dirigé avec une grande habileté les négociations qui amenèrent une nouvelle paix avec l'Angleterre, il forma avec cette puissance et la Suède la Triple-Alliance (1668), qui prépara la paix d'Aix- la -Chapede et contraignit Louis XIV k restituer sa conquête de la Franche-Comté. Eu 1670, il forma une nouvelle alliance, celte fois avec i'empire et l'Espagrïe, dans le but d'élever une digue contre l'ambition de la France. Mais il ne sut pas prévoir la rapide invasion de la Hollande par LouisXlV (1672), qui conquit presque tout lé pays en trois mois. Les orangistes profitèrent habilement de ces revers pour faire abroger l'édit perpétuel," confier le stathoudérat au jeune Guillaume III et soudoyer des assassins, qui massacrèrent k La Haye Jean de Witt et son frère Corneille, au milieu d'une émeute. On a de lui : Elementa linenrum curvarum (l.eyde, 1650); des Mémoires, traduits en français par Mm« dte Zoutelandt (La Haye, 1709), et des Lettres et négociations (Amsterdam, 1725).
Win (portrait dk Jean de), par Terburg. Le grand pensionnaire est vu jusqu'aux genoux, la main gauche --.en versée sur la h au* che, la droite appuyée sur une eau ne; il a
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WITT
des gants de peau de chamois, un habit noir, une ceinture de couleur saumon, une cravate de guipure, un large baudrier blanc et noir auquel est suspendue une épée, une vaste perruque blonde k la Louis XIV; il est jeune encore, mais son visage trahit un précoce embonpoint. Ses yeux, grands et beaux, sont fixés sur le spectateur. Derrière lui sa déroule un rideau noir, qui" garnit presque entièrement le fond du tableau. Ses armes sont peintes sur le haut du tableau. Ce portrait, de petite proportion, est signé du monogramme de Gérard Terburg ; c'est un morceau d'une très-belle couleur et d'une exquise finesse d'exécution. Il fait partie de la collection de la comtesse Duchâtel.k Paris. Un tableau de Terburg, représentant le grand pensionnaire de Witt et sa famille, a ligure à la vente de Calonne en 1795 et à la vente Bryan en 1798.
Houbraken et H. Bary ont gravé un portrait de Jean de Witt d'après Gaspard Netscher. Un très-curieux tableau attribué à ce dernier, et qui fait partie de la collection du duc de Luxembourg, représente une allégorie satirique relative au maréchal de Luxembourg et au grand pensionnaire; celui-ci, à peine vêtu et coiffé d'un bonnet blanc, est assis, l'air malade, le coude appuyé sur une table ; un médecin lui tàte le pouls ; le prince d'Orange lui met la main sur l'épaule ; le hilosophe Grotius lui présente un miroir sur equel un autre personnage pose un sablier; le duc de Luxembourg, vêtu d'un habit rouge et coiffé d'un chapeau à plumes, se présente, comme une sorte de deus ex machina, pour régler la situation; derrière lui, un page déroule des plans. Ce pauvre de Witt paraît être dans ur. état désespéré; une femme, en eostume hollandais, joint les mains; un soldat pleure et s'er. va, un tambour sur le dos. Cette bizarre composition a figuré k l'exposition organisée en 1874, au proh't des Alsaciens-Lorrains, à Paris. Un tableau de Backhuyzen, qui appartient au musée d'Amsterdam et qui est da<é de 1690, représente le grand pensionnaire Jean de Witt s 'embarquant pour diriger l'expédition de la flotte hollandaise en 1666. Une estampe de Gaspard Bouttats représente la Mort des frères de Witt à La Haye en 1672. Citons encore les portraits de Jean de Witt qui ont été gravés par Blootelingh (d'après Jean de Baan) et par- Michel Mouzio (d'après M. van Aide).
WITT (Frédéric), compositeur allemand, né dans la Franconie en 1771, mort en 1837. 11 s'appliqua dès l'enfance à l'étude de la musique et, en 1790, devint premier violon de la chapelle du prince d'OÈttingen-Wallerstein. Il reçut des leçons de conire-point do Rosetti, directeur de cette chapelle, et ne tarda pas à se faire connaître par plusieurs compositions remarquables. En 1802, il devint maître de chapelle du prince-évêque de Wurtzbourg et fut plus tard confirmé par le roi de Bavière dans cet emploi, qu'il occupa jusqu'à sa mort. Nous citerons, parmi les compositions de cet artiste : Salut allemand, h quatre voix; la Résurrection de Jésus, oratorio; le Sauveur souffrant, oratorio (1802); Patina, opéra historique, représenté à Francfort vers 1797; la Femme du pécheur; opéracomique, représenté k Wurtzljourg en 1806; les Quatre âges de l homme, grande cantate; des Symphonies, des Concertos pour différents instruments ; plusieurs Messes, etc.
WITT (Cornélis-Henri de) , historien et homme politique, né à Paris en 1828. Il épousa Mlle Pauline Guizot, fille du célèbre ministre de Louis-Philippe, et partagea son temps entre des travaux historiques et diverses fonctions administratives. C'est ainsi qu'il devint administrateur de la compagnie des mines de la Grand'Combe , de la Société générale algérienne, de la compagnie dès chemins de fer du sud de l'Autriche et de la haute Italie. Lors des élections législatives de 1863 et de 1869, M. .Cornélis de Witt se porta candidat indépendant dans une circonscription du Calvados, mais 51 échoua. Plus heureux aux élections dus février 1871, U fut élu député h l'Assemblée nationale, dans le Calvados, par 58,000 voix. M. de Witt alla siéger au centre droit dans le groupe des orléanistes, se prononça pour la paix, pour l'abrogation des lois d'exil, pour la validation de l'élection des princes d'Orléans, pour le pouvoir constituant et la proposition Rivet, pour la pétition des évêques, etc. Le 24 mai 1873, il sejoignit à, la coalition des partis monarchiques qui renversa M. Thiers du pouvoir; oubliant qu'il avait jadis défendu les idées libérales, il Vota toutes les mesures de réaction et de compression proposées par le gouvernement de combat, vota pour le septennat, contre les propositions PérieretMale ville (juillet 1874) et fut nommé le 21 juillet 1874 suus-secrétaire d'Etat au ministère de l'intérieur. Il ne joua qu'un rôle etfaoé dans ces fonctions, qu'il remplit jusqu'au 15 mars 1875. Il ne se fit guère remarquer que par son hostilité constante contre la République et par l'emportement de ses attaques contra Marseille, dans un discours prononcé à l'Assemblée le 26 janvier 1875. Toutefois, il vota la constitution du 25 février 1875. Après sa sortie du pouvoir, il soutint la pitoyable politique de M. Buffet et vota la loi de l'enseignement supérieur (12 juillet 1875). Aux élections du ."0 février 1876, M. de Witt se
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porta candidat k la Chambre des députés dans l'arrondissement de Pont- l'Evèque ; mais les électeurs; médiocrement satisfaits de la façon dont il avait rempli son mandat, le firent rentrer dans la vie privée. Outre des articles publiés dans la Bévue des Deux- Mondes, on lui doit ; Histoire de Washington et de la fondation de la république des Etals- Unis (1855 , in-8°) ; Thomas Jefferson (1861, in-8°) ; la Société française et la société anglaise au xvme siècle (1864, in- 18) ; la traduction de Y Histoire constitutionnelle de l'Angleterre , par M. May (1865, in-18). — Sa femme, M"e Pauline Guizot, née à Paris en 1831, a publié sans nom d'auteur Guillaume le Conquérant ou {'Angleterre sous les Normands (1854, in-12), et a fait paraître sous son nom de dame un certain nombre d'ouvrages traduits de l'anglais, notamment : Un missionnaire à la ville et dans les champs, par Mme Bolle; le Chef de famille, par miss Mu ■ loch ; David Copperfield, par Ch. Dickens ; la Fondation de la, république des Provinces- Unis, par Lothrop Motley; les Petits brins de fit, par Mme prentiss (1835, in-12), etc.
WITT (Henriette Guizot, dame de), femme de lettres française , née k Paris en 1829. Fille de l'ancien ministre Guizot et de MIU Dillon, elle a épousé M. Conrad de Witt, qui était frère de M. Cornélis de Witt , lequel'épousa la seconde fille de M. Guizot. Mme Conrad de Witt, dont l'éducation fut des plus soignées, s'est adonnée à des travaux historiques et littéraires. Outre des traductions d'ouvrages anglais : Rutk , par Mme Gaskell ; la Chine et le Japon, par Laurence Oliphant; William Pilt et son temps, par lord Stanhope ; Hélène et ses amies (1861); le Bon vieux temps ; le Prince A Ibert (1863), etc., on lui doit les ouvrages suivants : Edouard lit et les bourgeois de Calais (1854, in-12), ouvrage revu par M. Guizot; Contes d'une mère à ses petits enfants (1861, in-12); Une famille à la campagne (1861, in-12) ; les Petits enfants (1861, in-12); Petites méditations chrétiennes à l'usage du culte domestique (1862, in-8«); les Promenades d'une mère (1863, in-is); Nouvelles petites méditations chrétiennes (1864, in-8°); Histoire sainte racontée aux enfants (1865, in-12);' le Cercle de famille (1868, in-12); Citadins et campagnards (1870, in-18) ; Riches et pauvres, contes pour les enfants (1870, in-18); Histoire du petit Louis (1S71, in-18) ; Méditations sur la vie de Notre- Seigneur -Jésus-Christ (1871, in-8°); Scènes historiques (1871, in-8<^; In Petite -fille aux grand'mères (1874, in-18); Une sœur (1874, in-8<>), etc. Mme Conrad de Witt a prodigué ses soins k son illustre père dans les dernières années de sa vie et a habité presque constamment auprès de lui au Val-Rioher. Associée à ses derniers travaux historiques, elle lui a servi de secrétaire lorsqu'il a écrit son Histoire de France racontée à mes petits-enfants. M. Guizot ayant laissé en mourant cette histoire inachevée, Mm» de Witt l'a terminée. Le cinquième et dernier volume, qui a paru en 1875, est tout entier d'elle et n'en est pas moins remarquable.
WITTE (Lieven), peintre et sculpteur flamand, né à Gand vers 1510, mort a Munich k une époque inconnue. Il s'adonna avec un égal succès à la peinture d'histoire, à l'architecture et à la sculpture. Parmi ses rares tableaux, on cite celui qui représente la Femme adultère. Comme sculpteur, il fit preuve d'un remarquable talent dans l'exécution du Mau- \ solée de Louis de Bavière, construit dans l'église Notre - Dame de Munich. Le palais électoral de cette ville fut en partie construit d'après ses plans.
WITTE ou VITTI (Emmanuel de), peintre hollandais, né à Alkmaar en 1607, mort en 1692. Il reçut une excellente éducation, puis apprit la peinture sous la direction de Van Aelst. Après avoir habité pendant quelque temps Delft, il alla se fixer à Amsterdam, et il renonça à cette époque à la peinture de genre pour s'adonner à peu près exclusivement à la peinture d'architecture. D'un caractère insociable, hargneux et jaloux, de Witte mena une existence isolée, malheureuse et finit ses jours dans la misère ; ayant essayé de se pendre, il tomba dans l'eau près de l'écluse d'Harlem , où l'on trouva son cadavre. C'était un artiste d'un grand talent. Il excellait à reproduire les intérieurs d'édifice, k y faire jouer la lumière et à en tirer de grands effets. Witte a peint l'intérieur de presque toutes les églises d'Amsterdam.
Parmi ses tableaux, nous citerons : Intérieur de l'église de ûelft, à Bruxelles; Marchande de poissons, k Rotterdam ; deux Intérieurs d'église, à Berlin, etc.
WITTE (Pierre de), peintre flamand, né â Anvers en 1620, mort à une époque inconnue. Il s'adonna au paysage et acquit une grande réputation par des tableaux au coloris agréable, bien composés et d'une touche légère. — Son frère, Gaspard de Witte, né à Anvers en 1620, voyagea en Italie, puis en France et retourna dans sa ville natale, où il se fixa. Il acquit également beaucoup de réputation par ses petits paysages ornés de figures et de motifs d'architecture ,«xécutés avec un extrême fini et d'un coloris charmant. On voit de lui, au musée de Vienne, un Paysage avec les ruines d'un aqueduc.
WITTE (Hemming), biographe livonien, né k Riga en 1634, mort en 1696 dans la même
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ville, où il était professeur d'éloquence et d'histoire au gymnase. On cite, parmi ses écrits : Mémorial theologorum clarissimorum décades XVI (Francfort, 1672, in-8o); Mémoris jurisconsultorum 7iostri steculi (Francfort, 1676, in-S°) ; Memavis medicorum nostri sxculi (Francfort, 1676, in-8°); Mémorise philosopfyorum,.oratorum,poetarum, historicorum et philologorum noslrisseculi (Francfort, 1677-
1679, in-8°); Repertorium biblicum (Riga,
1680, in-4<>); Diarium biographicum (Dantzig, 1688-1691, 2 vol. in-4°), répertoire nécrologique des principaux savants et littérateurs du xvn«. siècle.
WITTE (Gilles de), théologien flamand, né k Gand en 1648, mort en 1721. Il fut élevé chez les jésuites, puis il se rendit à Paris, où il se lia avec Arnaud, et devint un fervent . janséniste. De retour dans son pays, il fut nommé curé d'une église de Malines. Ayant été dénoncé pour avoir soutenu que le pape est soumis aux décisions des conciles, il publia divers écrits pour défendre cette opinion, entra en conflit avec l'archevêque de Malines, qui était hostile aux jansénistes, se démit de sa cure (1691) et alla habiter successivement Giind et Utrecht. Controversiste ardent,' passionné, il ne cessa d'attaquer les signataires des formulaires et les adhérents à la bulle Unigenitus. On a de lui cent trente opuscules, publiés pour la plupart sous des pseudonymes et qui sont devenus fort rares. On lui doit, en outre, des traductions en flamand de la Bible, du Nouveau Testament et de ['Imitation de Jésus- Christ.
WITTE (Charles), jurisconsulte et littérateur allemand né en 1800, àLochau, près de Leipzig, où son père était pasteur. Les progrès i-apides qu il fit dès son enfance, surtout dans les langues, excitèrent une telle attention, que plus tard son père se résolut k publier l'Histoire de l'éducation et de l'instruction de son fils (Leipzig, 1819, 2 vol.). Après avoir passé, à l'âge de dix ans, les examens ordinaires, le jeune Witte fut inscrit comme étudiant sur les registres de l'université de Leipzig, et de riches bourgeois de cette ville lui offrirent les ressources nécessaires pour y continuer ses études; mais, sur l'ordre du roi Jérôme de Westphalie , il partit, accompagné de son père, pour l'université de Gœttingue et y suivit pendant quatre ans, avec ardeur, les cours de la Faculté de philosophie. En janvier 1813, il publia une dissertation latine sur la conehoïde de Nicomède, courbe du quatrième degré , et un an plus tard reçut à cause de ce travail, de l'université de Giessen, le titre de docteur en philosophie. De 1814 k 1816, il étudia le droit k Heidelberg, principalement sous la direction de Thibaut, et, pendant l'hiver de 1816 à 1817, ouvrit k l'université de Berlin, pour complaire k son père, des cours de droit; mais sa jeunesse indisposa contre lui les professeurs et les étudiants. Le roi de Prusse l'arracha k cette position difficile, en lui ordonnant de perfectionner son instruction par des voyages, pour lesquels il lui fournit les ressources nécessaires. Pendant un séjour de plus de deux ans en Italie , il s'occupa k la fois de recherches juridiques dans les bibliothèques et de sérieuses études sur l'histoire de 1 art et sur la littérature de cette contrée. De retour en Allemagne, il fit, k partir de 1821, des cours de droit a Breslau , y devint professeur ordinaire en 1829 et passa, en la même qualité, k Halle en 1834/Ses premières études de jurisprudence avaient eu pour objet les sources du droit romain ; dans la suite , il s'appliqua avec une prédilection particulière au droit byzantin, dont il a publié plusieurs fragments, jusqu'alors inédits. Plus tard, il écrivit aussi beaucoup sur le droit prussien, entre autres l'ouvrage intitulé : le- Droit d'héritage par intestat en Prusse, développé d'après te droit d'héritage commun de l'Allemagne (Leipzig, 1838). Il continuait toujours à consacrer ses loisirs k l'étude de la littérature italienne, mais surtout aux œuvres de Dante. Outre une édition du -Décaméron de Boccace, il publia avec Kannegiesser une traduction, avec commentaire explicatif , des Poésies lyriques de Dante (Leipzig, 1842-1843, 2 vol., 2« édit.). En 1862, il fit paraître une édition critique du texte de la Divine comédie , fruit de plusieurs années de recherches et que compléta, en 1865, une traduction en vers, avec commentaire, de ce poëme. Ce fut lui aussi qui provoqua la même année la création de la Société allemande de Dante, dont le roi Jean de Saxe voulut être le protecteur. M. Witte s'occupa ensuite de publier aux frais de cette société les opuscules italiens du grand poBte ; ces travaux, ainsi qu'un grand nombre d'études littéraires écrites en italien, ont obtenu beaucoup de succès de l'autre côté des Alpes et ont valu k leur auteur le titre de membre de l'Académie de la Crusca.
WITTE (Jean-Joseph-Antoine Marie, baron de), érudit belge, né k Anvers en 1808. Il est membre de l'Académie royale de Belgique depuis 1851, correspondant de l'Académie des inscriptions et belles-lettres depuis 1842 et associé étranger de ce corps savant depuis 1864. U fait, en outre, partie d'un grand nombre de sociétés savantes belges et françaises. . 11 s'est surtout occupé d'études archéologiques et a publié plusieurs catalogues estimés, entre autres : Description du cabinet de M. E. Durand (1836); Musée du
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prince de Canino (1837) ; Collection de M. de Magnoncour (1839) ; Collection d'antiquités de M. le vicomte Beugnot (1840) ; Médailles et antiques du cabinet de M. H. Greppo (1856); Choix de terres cuites antiques du cabinet du vicomte B. de Janzé (1857), etc. M. de Witte a, en outre, fait paraître avec Ch. Lenormant les trois premiers volumes de VElitedes monuments céramographiques { 1844 - 1858 , in-4°),-dont il a écrit seul le quatrième volume. Enfin, il a fourni un grand nombre d'articles à une foule de recueils, tels que les Annales et les Bulletins de l'Institut de correspondance archéologique, la Revue numismatique, les Mémoires, Bulletins et Annuaires de l'Académie belge, la Revue et le Bulletin archéologique, etc.
WITTE (Pierre de), peintre belge. V. Can-