‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 929 sur 1042 · D1DO · texte numérisé non relu

D1DO

W1TTIÏKIND , chroniqueur allemand du xe siècle. V. Vidukind, .

W1TTELSBACH, ancien château de Bavière, près d'Augsbourg, berceau de la famille de ce nom, qui règne sur la Bavière et le Palatinat. Le fondateur de cette famille fut Luitpold, duc de Bavière, qui périt dans un combat contre les Hongrois en 907. V. Bavière et Palatinat,

W1TTELSBACH1E s. f. (vi-tèl-sba-cht — de Wittelsbach, botan. allem.). Bot. Syn, de

COCHLOSPERMË.

WITTEM, petite ville de Hollande, dans le Limbourg, a 15 kilom. E. de Maastricht; 3,300 hab. Papeterie. Commerce de bestiaux.

WITTEMBACH (Daniel), philologue hollandais. V. WïTTEMBACHY

W1TTEMBERG, ville forte des Etats prussiens (Saxe.), k 97 kilom. S.-Q. de Berlin, sur la rive droite de l'Elbe et sur le chemin de fer de Berlin k Leipzig, par 51° 52' de latit. N. et 10O17' de longit. E.; 12,000 hab. Chef- lieu de cercle. Gymnase, séminaire, école d'accouchement, hospice d'orphelins et un château fortifié, qui servit longtemps de résidence aux électeurs. Cette ville n'est qu'une place forte de troisième ordre; mais elle ne laisse pas que d'avoir une grande importance stratégique, d'abord k cause de sa situation sur l'Elbe et ensuite comme servant à couvrir Berlin, On voit sur le marché, depuis 1821, le monument de Luther. L'église du château contient les tombeaux de Luther, de Mélanchthon et de l'électeur Frédéric le Sage. C'est aux portes de cette église que Luther afficha ses fameuses thèses en 1517. L'université de Wittemberg, fondée en 1502 par l'électeur de Saxe, Frédéric le Sage, fut réunie en 1815 k l'université de Halle. Fabriques de drap et de toile, teintureries, tanneries, distilleries, brasseries, ele. Les bières de Wittemberg sont connues dans le commerce sous le nom *le kuckuek.

Fondée par Bernard, fils d'Albert l'Ours, duc de Brandebourg, prise en 1547 par Charles-Quint, en 1756 et en 1760 par les Russes, en 1806 par les Français, cette ville eut encore, en 1814, à souffrir des malheurs de la guerre. Wittemberg ne possède plus aujourd'hui qu'un lycée et un séminaire de prédicateurs. Pendant tout le xvie siècle, cette ville jouit d'une réputation méritée, et même plus tard elle n'était jamais fréquentée par moins de 2,000 k 3,000 étudiants. L'électeur Frédéric eut l'audace de se passer, pour établir cette haute école, de 1 autorisation du pape; il se borna b demander k l'empereur Maxiinilien I«r une lettre confirmant les privilèges de l'université, dans les mêmes termes que la bulle avait l'habitude de le faire. Les professeurs, peu rassurés et craignant sans doute l'excommunication , s'adressèrent au pape pour lui demander la permission de traiter les matières théologiques. Le saint -père, par le cardinal Raymond, fit rassurer ces coeurs trop timorés. L'université de Wittemberg a été la pépinière de tous les hommes qui ont joué un rôle en Saxe. Ce furent les étudiants de eette université qui brûlèrent, sur la place publi- * que de la ville, les propositions que le moine Tetzel opposait aux doctrines de Luther.

WITTEN, ville dé Prusse, province de Westphalie, régence d'Arnsberg, cercle de Bochum, non loin de la Ruhr; 3,500 hab. Fabrication de siamoises, d'ustensiles de fer ; papeteries, huileries.

W1TTENBKRGE, ville de Prusse, province de Brandebourg, régence de Potsdam, & 115 kilom. N.-O. de Berlin, sur l'Elbe, près du confluent de la Stepenitz ; 2,800 hab. Tribunal de ville. Commerce, et navigation; huileries, pêche. Bureau de douane.

WTTTENBUBG, ville de l'Allemagne du Nord, dans le grand-duché de Mecklembourg- Schwerin, cercle et k 31 kilom. S.-O. de Sch-werin, ch.-!. de bailliage; 8,500 hab. Commerce de bestiaux.

WITTGEÏiSTEIN (Louis-Adolphe-Pierre, prince de), feld-marèchal russe, né en 1769, mort en 1843. Il était fils du comte de Sayn- Wittgenstein, général prussien au service de la Russie, combattit à Austerlitz, prit part, en 1809, k l'expédition de Finlande, commanda, en 1812, le corps d'armée destiné k couvrir Saint-Péterbourg, sauva cette ca-

WITT

pitale par la victoire de Kliostltzy, eut une grande part au plan de campagne adopté

fiour expulser les Français de l'empire, reçut e commandement en chef des armées russe et prussienne en 1813, contribua, par l'habileté de ses manœuvres, au désastre de Napoléon à Leipzig, combattit en France en 1814 et devint feld-maréchal à l'avènement de l'empereur Nicolas (1825). Chargé de conduire la guerre contre les Turcs en r828, il ne la poussa pas avec toute la vigueur que son ambitieux souverain exigeait de lui et fut mis à le retraite l'année suivante. Le roi de Prusse le consola de cetie disgrâce en lui conférant le titre de prince (1834).

WITTICHENAtf, ville de Prusse, province de Silésie, régence et à 9 kilom. 0. de Liegnitz, sur l'El.ster; 2,800 hab. Fabrication de cordonnerie. Importants marchés à bestiaux. Forges et papeterie.

W1TT1CH1US (Christophe), théologien allemand, né à Brieg (Siiésie) en 1625, mort en 1687. 11 professa les mathématiques à Herboin, puis à Duisbourg, et la théologie à Nimègue. On a de lui plusieurs grands ouvrages, parmi lesquels nous citerons : Consideralio theotogica de stylo saucls Scriplurx (Leyde, 1656, in -12); Theologia pacifica (Leyde, 1671, in-4°); Eacercitationes théologies quinque (Leyde, 1682, in-4»); Consensus veriiatis in Scriptitra divina et infaillibili révélais (Leyde, 1682, in-4"), le plus remarquable des écrits de l'auteur, qui y a concilié les doctrines du cartésianisme et celles de la théologie ; Anli-Spinosa, sive examen et/aces B. Spinoss et commentarius de Deo et ejus atlributis (Leyde, 1690, in-4").

WITTICH1US-WESTHOVICS, poëte allemand, né dans l'évêcbé de Lubeck en 1577, mort en 1643. Il suivit les cours de la plupart des grandes universités de l'Allemagne, visita ensuite l'Italie, l'Autriche, la Bohême, la Lithuanie, la Prusse et la Norvège, et alla étudier la médecine à Copenhague. De là, il se rendit à Leipzig, où il publia un recueil d'épigrâmmes latines dirigées contre Taubmann et Rittershuys. La violence et la grossièreté avec lesquelles il attaquait ces hommes éminents soulevèrent contre lui une telle tempête de récriminations, qu'il se vit forcé de quitter cette ville et de retourner en Danemark. Il y fut nommé, en 1603, recteur de l'école d'Harlov, dans laZélande,fut anobli en 1613, devint, peu après, précepteur du duc Christian de Brunswick et, en 1619, obtint un canonicat k Lunden. On a de lui un grand nombre de poésies latines, qui consistent surtout en épigranimes et qui turent publiées en différents recueils, de 1606 à 1634. A part un petit nombre de pièces, qui ne sont pas sans mérite, ces poésies sont, en général, déparées par l'affectation et le mauvais goût, que bien peu de poètes latins modernes ont su éviter. Voici les titres de quelques-unes des principales compositions de Wittichius-Westhovius : Epigrammaia miscelianea (1606); Autoschediasma poeiicum in luudem régis Dauorum Academis flafuiensis (1604); Urbes et oppida Zelandis (1607); Illustres seittentiarum flores e I Saxonis grammâtici libris XVI historw Dames lecti (1617), etc.

W1TT1G (Hermann), sculpteur allemand, né à Berlin en 1819. 11 étudia son art" à l'Académie de sa ville natale, sous la direction de Tieck, et travailla ensuite k Rome, de 1846 ù 184S. Ses œuvres sont essentiellement idylliques et gracieuses, et l'on ne sait ce que l'on doit le plus admirer de la grâce, de l'originalité ou de l'invention dans ses ligures de pêcheuses, de bacchantes, de vendangeuses, de moissonneuses, de chasseresses, qu'il exécute soit isolément, soit par groupes. On cite, parmi ses œuvres les plus remarquables, une statuette en inarbre de Jiébecca, une Flore et un groupe de Hue/tel et Jacob. On doit encore au même artiste les Saisons et une Victoire, un buste colossal de Louis Tieck, et, pour la chapelle du château de Reineck, une Tête de Christ, qui l'a emporté sur les œuvres d'un grand nombre de concurrents. Enfin, il a fait preuve d'un rare talent d'ornemaniste dans les figures -; dont il a décoré le fronton du théâtre de Riga (1862), ainsi que quelques parties du nouveau théâtre de la ville, à Leipzig.

WITT1G (Auguste), sculpteur allemand, né à Moisson en 1826. 11 commença ses études artistiques en 1843, à Dresde, sous la direction de Kietschel, et de 1846 k 1848 posa les bases de sa réputation en exécutant plusieurs œuvres remarquables, telles que ['Enlèvement d'Bylus, bas-relief j Siegfriedet Chriem- i /tilde, groupe en bronze, que la Société artistique acheta et mit ensuite en loterie, ainsi que deux grandes frises représentant, sous des allégories enfantines, l'Agriculture et l'Horticulture. Possédant alors le.s ressources nécessaires pour faire le voyage d'Italie, M. Wittig se mit en roule au printemps de 1849 et, après s'être arrêté six mois à Munich, arriva à Florencej où il séjourna également quelques mois. En 1850, il se rendit à Rome, où il a habité jusqu'en 1863. Appelé l'année suivante à Dussehtorf, il y u reçu le titre de professeur et a été charge d'y fonder une école de sculpture. Nous citerons, parmi ses autres œuvres : une figure de la Charité auprès de laquelle se pressent trois enfants (1851), groupe aussi remarquable par la per-

WITW

fection et le naturel des formes que par la majesté, la grâce et le charme des attitudes; la statue plus grande que nature d'un Chasseur (1852), qui se trouve aujourd'hui k Londres ; Agar et Ismaël (1853), groupe colossal, où éclate une grande vigueur et où le corps de l'enfant, dans tous les muscles duquel on sent la fatigue et l'inanition, contraste vivement avec la haute stature et les formes puissantes de sa mère ; Ganymède et Hébé, médaillons; une Piété (1858), groupe c.olos'sal, aussi puissant de forme que majestueux d'expression ; enfin deux admirables ba-,-r^lefs, une Mise au tombeau et une Loreley (1860). Plusieurs de ses œuvres ont été reproduites en marbre, k différentes reprises, par l'artiste. Il a aussi exécuté, à l'occasion de la fête conimémorative de Cornélius, un buste de cet artiste, triple de la grandeur, naturelle.

W1TTINGAU, ville de l'empire d'Autriche, dans la Bohême, cercle et à 26 kilom. E. de Budweis; 4,800 hab. Beau château, des princes de Schwarzenberg. Couvent.

W1TTLICH, ville de Prusse, province du Rhin, régence et à 45 kilom. N.-E. de Trêves, ch.-i. du cercle de son nom, sur le Lieser; 2,700 hab. Ruines d'un ancien château détruit pendant les guerres de la Révolution.

WITTMANN ( François-Joseph), médecin allemand, né à Mayenceen 1773, mort en 1807 dans la même ville, où il avait exercé la pratique de son art pendant la plus grande partie de sa vie. Il a laissé, entre autres écrits : Causes des maladies contagieuses dans les places fortes (Leipzig, 1820); De ta quinine sulfureuse, envisagée comme moyen de guérison (1827); Essais galvaniques et électriques appliqués à des hommes et à des animaux (Francfort, 1835), en collaboration avec Wenzel et Rust, etc.

W1TTMUND, ville de Prusse, province de Hanovre, cercle et à 24 kilom. N.-E. d'Aurich, sur un canal qui la fait communiquer avec la mer du Nord, ch,-l. du bailliage de son nom; 7,800 hab. Chapelleries. Entrepôt de sel de Lunebourg. Commerce d'exportation en grains, beurre, fromages et surtout en chevaux.

W1TTOLA (Marc-Antoine), théologien allemand, né dans la Silésie en 1736, mort en 1797. Il exerça les fonctions du ministère sacré successivement kSeheffuriing et à Propstdorf et devint, en outre, membre de la commission de censure littéraire; mais il perJit cet emploi pour avoir autorisé la réimpression du Prospectus des annales des jésuites de Gazaignes. Wittola s'était montré le partisan des réformes religieuses que l'on poursuivait alors avec ardeur en Autriche, et ce fut dans le but de soutenir ces réformes qu'outre les traductions de plusieurs ouvrages d'éminents théologiens français, tels que Bossuet, Fleury et autres, il publia : les Lettres d'un curé autrichien sur la tolérance (Vienne, 1781-1782, in-8°)etle Texted'un intolérant d'Augsbourg, avec les notes d'un Autrichien tolérant (Vienne, 1782, in-8°). Il avait, eu outre, fondé en 1784, pour le même objet, la Gazette ecclésiastique, qui cessa de paraître en 1789, mais qu'il continua dès l'année suivante jusqu'en 1793, sous le titre de Mémoire des choses les plus récentes sur l'enseignement de la religion et l'histoire de l'Eglise.

WITT'S LAND. V. Witt (terre de).

W1TTSOCK, ville de Prusse, province de Brandebourg, régence et à 100 kilom. N.-O. de Potsdam, sur la Do>se ; 6,500 hab. Dépôt d'indigents. Fabrication de lainages, toiles, tabac. Les Suédois, sous les ordres de Baner, y battirent les impériaux en 163a.

W1TTWER (Philippe-Louis), médecin allemand, né à Nuremberg en 1752, mort, en 1792. 11 fit ses études médicales à Altdorf et à Strasbourg, ,fut reçu docteur en 1774, vint à Paris l'année suivante, et, après quelques mois de séjour dans cette capitale, rentra dans sa patrie. En 1776, il devint membre du collège des médecins de Nuremberg, fut nommé en 1783 professeur de médecine a Altdorf; mais, dès l'année suivante, l'état de sa santé le força de renoncer à cette chai: e. Parmi ses principaux ouvages, nous citerons les suivants : Sur les derniers catarrhes épidémiques (1782, in-8°); Deleclus dissertationum medicarum argentoratensium (Nuremberg, 1777-1781, 4 vol. in-8°); Archives pour l'histoire de la médecine (Nuremberg, 1790, 2 vol. in-8°).

WITW1CK1 (Etienne), poëte, romancier et dramaturge polonais, né à Krzemienietz, mort à Rome en 1847. Après avoir terminé ses études dans sa ville natale, il vint se fixer à Varsovie, travailla au ministère de l'instruction publique et employa ses loisirs à la culture des belles-lettres et delà poésie. Dans la lutte des classiques et des romantiques, Witwicki se prononça en faveur de ces derniers. Après la révolution de 1831, il quitta Varsovie et se réfugia en France. Là, conjointement avec Miekiewicz et B. Zalecoski, il publia l'ouvrage intitulé : l'Autel polonais, et traduisit une grande partie des œuvres ascétiques de sainte Thérèse du cardinal Bona, etc. Lors de l'apparition de l'illuminé Towianski, qui parvint à attirer à ses

Page 1