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idées Mickiewicz, "Whwicki publia son écrit fameux intitule :1e Towianskisme, d&ns lequel il combattit vigoureusement les doctrines de Towianski et défendit la religion catholique. Parmi ses nombreux ouvrages, nous citerons : Ballades et romans (Varsovie, 1824) ; Edmond (Varsovie, 1829), fantaisie dans laquelle il a beaucoup imité les auteurs allemands , mais qu'on regarde à juste titre comme une production littéraire, murale et classique; Poésies idylliques (Varsovie, 1830); les Soirées d un pèlerin, variétés morales, littéraires et politiques (Paris, 1837- 1S42, % vol.), réimprimé dans la Bibliothèque des écrivains polonais (Leipzig, 1866); Lettres de l'étranger (Leipzig, 1842); Gadu-Gadit, contes et récits (Saint-Pétersbourg, 1850); Poésies bibliques (Leipzig, 1851); Recueil de chansons (Leipz g, 1852,2 vol. in-4<>) ; le Dialogue dramatique, pièce de théâtre (Leipzig, 1851) ; Une vengeance anéantie, drame en cinq actes, en vers (Varsovie, 1835), etc.
WITZEL (Georges), en latin Wiceliua, théologien allemand, né dans la He'sse en 1501, mort en 1573. A Wittemberg, où il s'était rendu en 1521 pour étudier la théologie, il devint l'un des plus chauds partisans des doctrines de Luther, dont la protection lui sauva la vie un peu plus tard, alors qu'il était condamné à mort pour la part active qu'il avait prise à la guerre des paysans. Nommé ensuite pasteur de Niemeck, près de Wittemberg, il encourut la iolèie de Mélanchthon, fut emprisonné k Pilnitz en 1531 et, dans la suite, fut banni de la Saxe électorale. Il se retira alors à Leipzig, où il abjura le protestantisme, dont il devint dès lors l'adversaire acharné. Plus tard, il résida successivement à Mavence, à Fuldaet k Cologne et fut conseiller aulique des empereurs Ferdinand 1er et Maximilien II. Il a laissé un grand nombre d'écrits, qui roulent presque tous sur la polémique religieuse et dont ta plupart ont été traduits de l'allemand en latin. Il serait trop long d'en donner la liste complète, et ils ne présentent plus, du reste, qu'un médiocre intérêt, à part les suivants : Epitome paparum a Petro ad Pauium III ; Defensio doctrine de bonis operibus contra lutheranos; De moribus veterum hsi eticorum ; Tableau de l'Eglise primitive; l'Evangile de Luther et l'histoire de son Eglise; Viaregiaseu de controversisretigionis capitibus conciliandis sententia, ouvrage écrit à la requête de Ferdinand I" (réédité avec additions par Hermann Conriug, Helmstîedt, 1650, in-4"), etc.
WITZENDORF (Guillaume), philologue allemand, né k Medingen (comté de Lunebourg) en 1609, mort en 1674. Il fut successivement professeur de philosophie à Kœuigsberg, surintendant et pasteur k BardeWK-k et premier pasteur à Rastenbourg. On a de lui plusieurs traités et dissertations, parmi lesquels nous citerons : De Cssare romano ; De status et administralionis imperii romani forma Uodierna;. De arte féliciter rempublicam administrandi ; De pr&miis et pamis ; Collegium politicum, etc.
W1TZENHACSEN, ville de Prusse, province de Hesse, régence et k 22 kilom. K. de Cassel, ch.-l. du cercle et du bailliage de son nom, près de la rive gauche de laWerra, à l'embouchure du Gelster; 3,900 hab. Tanneries, teintureries, papeterie, fabrique de tabac. Commerce de fruits, de vins, de cuirs, de papier et de tabac. Bel hôtel de ville.
W1TZLEBEN (Charles- Auguste -Frédéric de), littérateur allemand, connu sous le pseudonyme d'A. do TromlUx, du nom d'une propriété de sa famille, né eu 1773, mort en 1839. Entré, à neuf ans, dans l'école des pages de Weiniar, il prit, quatre années plus tard, du service dans l'armée* prussienne, rit comme officier les campagnes de 1792 à 1795, sur le Rhin, se trouva en 1806, avec le grade de lieutenant-colonel, au quartier général du duc de Brunswick et, après la bateille d'Iéna, passa k celui du prince de Hohenlohe. Fait prisonnier k Prenzlau, il entra, par suite de la réduction de l'armée prussienne, dans l'armée de Murât, alors grandduc de Berg, et conduisit, en 1811, en Espagne un régiment de lanciers, qu'il avait lui-même levé à Munster; mais lorsque la Prusse eut déclaré, en 1813, la guerre k la France, il passa au service de la Russie comme colonel commandant de la légion hanséatique et, à la paix, renonça k l'état militaire. Il avait débuté dès la fin du siècle dernier dans la littérature, et ses nombreuses nouvelles, insérées dans différents journaux et recueils, ont été publiées plus tard sous le titre à'Œuvres complètes (Dresde, 1829-1840) et ne forment pas moins de 99 volumes. Les plus remarquables ont pour titre : les Pappen/teim; François de Sickingen; Mutuis S force; la Vie du margrave Albert de Brandebourg et les Caraccas. On lui a reproché d'avoir, surtout dans les œuvres de son âge mûr, emprunté ses sujets presque exclusivement k l'époque de la guerre de Trente ans ; mais il ne s'en était pas moins acquis un grand nombre de lecteurs par l'inépuisable fécondité de son imagination et par la fraîcheur et l'intérêt de ses récits.
WITZLIÏBEN ( Job-Guillaume-Charles-Ernest de), générai et homme d'Etat prussien, né k Halberstadt en 1783, mort en 1837. Entré à l'âge de onze ans dans l'école des* pages
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de Potsdam, il devint, peu de temps après, page du roi et obtint en 1799 le grade d'enseigne dans la garde du corps, où il fut promu officier en 1802. Il prit part, en cette qualité, à la campagne de 1806, escorta, le jour de la bataille d'Iéna, le bagage du roi à Erfurt et s'y vit compris dans la capitulation du feld-maréchai Mœllendorf. Il demeura prisonnier de guerre jusqu'en août 1807 et se rendit alors au quartier général de Bliicher en Puméranie. Il y reçut nue mission auprès du général Souli et, peu après, fut chargé de porter k Memel des dépêches au roi de Prusse, qui le nomma premier lieutenant et lui donna le commandement d'une compagnie de sa garde. Une étude remarquable qu'il écrivit à cette époque sur les troupes légères lui valut la faveur du général Scharnhorst et le grade de capitaine d'étai-major du bataillon de chasseurs, nouvellement créé dans la garde (1808). Promu, en 1812, major dans le même corps, il prit part, en 1813, k la bataille de Grossgœrsehen, commanda ensuite l'arrière-garde dans le défilé de Groitseh et, après la bataille de Bautzen, fut envoyé avec un détachement en reconnaissance à Kamenz. Il devint commandant pendant la suspension d'armes, puis lieutenant- colonel pendant la campagne de France, où il se distingua surtout sons les murs de Paris. Au printemps de 1815, il fut attaché à l'état-major de l'armée des Pays-Bas sous les ordres de Biùcher, puis promu colonel et chef de l'état- major du corps d'armée du nord de la Confédération germanique. Nommé, k la paix, inspecteur des chasseurs et des carabiniers, il fut appelé, en 1817, à la direction du troisième département du ministère de la guerre et, après avoir été promu major général (1813) et lieutenant général (1821), succéda en 1833 à M. de Hake comme conseiller d'Etat el ministre de la guerre; mais l'état de sa santé le força de résigner ces fonctions deux ans plus tard. Wiizleben était un homme d'une grande droiture, de beaucoup d'activité et de connaissances étendues. C'est à lui que la Prusse doit rétablissement de l'école des sous-officiers, des écoles de cadets de la Silésie et du Rhin, et, surtout la fusion complète des soldats de la ligne dans la landwehr. Le roi avait en lui une confiance illimitée, non-seulement dans les questions militaires, mais encore' dans celles qui concernaient la politique et la religion, et c'est même k lui que l'on attribue en majeure partie la rédaction du rituel ecclésiastique prussien.
W1TZLEBEN (Ferdinand-Auguste de), géographe et écrivain allemand, né à Osnabruck en 1800, mort en 1859. Il fut admis k treize ans dans la légion hanséatique, passa, en 1815, dans l'armée hanovr.enue, entra, deux ans plus tard, au service de ta Prusse et fut employé successivement k l'école militaire et au bureau topographique. Adini<, en 1830, dans létal-major et nommé, k la même époque, professeur à l'école militaire, il ventru plus t.ird dans l'armée active, fut charge, après 1848, de réorganiser l'armée meckiembourgeoise et fut promu, en ISôS, au grade de lieutenant général. On a de lui : Tableau de la campagne russo-turque en 1828 (Berlin, 1829); labteau de la campagne russo-turque en 1829 (Berlin, 1831, 2 vol.); Atlas du monde ancien, en 18 cartes (1830); Atlas de la Prusse (1831, 27 feuillets); Développement et décadence de la puissance polonaise de 992 à 1831 (1831); HUtuire de la Pologne (1831); De l'instruction tactique de l'infanterie (1855).
WlïZSCHEL(Benjamin), mathématicien allemand, né eu 1822, mort eu 1S60. Il fut professeur de mathématiques à Dresde, à Zwickau, ainsi que dans d'autres villes de la Saxe, et publia, entre autres ouvrages : Exposé de la physique (Leipzig, 1854, in-S°) ; De la forme des corps qui n'opposent qu'une faible résistance duns des milieux résistants. Il éditait, depuis 1856, avec Schlœimlch, les Annales de mathématiques et de physique.
WIVKL (Abraham), portraitiste anglais, né k Lundres en 1786, mort dans la même ville en 1849. D'une famille pauvre et privé de son père dès son bas âge, il passa ses premières années dans une ferme, puis il alla retrouver sa mère , femme de charge chez une mistress Smith qui aimait les tableaux et en avait formé une petite galerie. Wivel Se sentit du goût pour la peinture, et mistress Smith crut satisfaire sa vocation en le plaçant comme apprenti chez un peintre en bâtiments, qu'il quitta pour entrer chez un coiffeur. Dans ses moments de loisir, il apprit k dessiner et s'exerça k la miniature. Il s'établit ensuite coiffeur lui-même et joignit k l'exercice de sa profession celle de peintre en miniature, car il n'avait pas tout k fait abandonné l'art. Deux de ses amis, Nollekens et Northcote, si célèbres depuis, lui conseillaient depuis longtemps de se livrer au portrait, genre pour lequel il semblait doué tout particulièrement. Leurs couseils eussent été peut-être insuffisants, si un hasard ne fût venu arracher l'artiste k la défiance en ses propres forces. Dans le procès du conspirateur Thistlewood, au cours des débats, l'aldermann Kelly fit demander un dessinateur pour faire le portrait des accusés. Wivel fut désigné, et, malgré sa timidité, il dut s'exécuter sur-le-champ: Son dessin, prestement
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enlevé, passa de main en main dans le prétoire et fut très-goûté. Un amateur qui se trouvait lk lui demanda sur-le-champ le portrait en pied d'une prima donna qu'il protégeait et lui avança 40 livres sterling pour les premiers frais. Ce portrait établit la réputation de Wivel. pourtant, ce n'était que le prélude d'un triomphe plus grand que valut a Wivel le Portrait de la reine Caroline au milieu de ses juges. Wivel sollicita et obtint . la fiivaurde pein ire cette malheureuse princesse dans l'enceinte même de la Chambre des lords. Aussi cette étude sur nature a-t-elle gardé quelque chose du saisissement de cette heure triste, dont le dessin est parvenu à rendre l'impression dramatique; c'est tout un tableau. D'innombrables copies en furent immédiatement demandées à l'auteur. Dès ce moment, il n'y eut dans les trois royaumes ni lord ni lady qui ne tint k honneur d'aller poser devant Wivel. Ce fut un ■engouement, une mode. L'artiste peignit alors une foule de portraits. On peut cher : le Prince George de Cambridge, le Duc d'York, le Duc de Clanence, Lord jtussell, Canning, enfin le Itoi George IV, le plus sérieusement étudié de tous ; il est resté l'un des trois ou quatre types historiques de ce prince. Ce portrait du roi mil le comble k la popularité du maître. Mentionnons encore une Tête de JShaltspeare, d'après le buste en marbre que l'on conserve dans l'église de Stratford-sur- Avon, patrie du grand poète. De toutes les têtes connues qui rappellent avec plus ou moins de bonheur le grand tragique, aucune n'en donne une idée plus grandiose que celle de Wivel. On y chercherait vainement les détails propres à la ressemblance vulgaire ; mais il y a une grandeur et une sérénité idéales dans la physionomie. Wivel manifesta aussi, k l'occasion de ce portrait de Shakspeare, ses aptitudes littéraires; il publia des Recherches sur l' histoire, l'authenticité et le caractère des portraits de Shakspeare (1S27), travail excellent, encore consulté comme le meilleur sur la matière. Quelques-uns de ses uonraiis ont été gravés pur Lupton.
W1VEL1SCOMBE, bourg d'Angleterre, dans le comté de Somerset, à 19 kilom. O. de Taunton ; 3,000 hab. Fabrication de tissus de lame et de couvertures.
WJETKAER s. m. (vjè-tkâr). Hist. relig.
Membre d'une secte qui était une branche de celle des raskolnistes, et qui fut repoussée par la persécution dans l'Ile de Wjelka.
WLAD1BOY, duc de Bohême, v.ê dans la seconde moitié du x° siècle. Il était frère de Boleslas Ier, roi de Pologne. Irrité de n'avoir obtenu qu'un mince apanage, il se rendit en Russie, auprès de Vladimir le Grand, pour lui demander d'intervenir en sa faveur, puis il passa en Bohême, auprès de son oncle boleslas II, et poussa les Bohémiens à envahir la Pologne. Il s'était réconcilié avec son frère, lorsque, Boleslas 111, duc de Bohême, ayant soulevé contre lui ses sujets par son avarice et par sa cruauté (1002), il se rendit dans ce pays à l'appel des mécontents, se mit à leur télé, battit Boleslas et fut proclamé duc. Peu après, Wladiboy alla demander l'investiture du duché k l'empereur Henri II, qui la lui accorda. De retour en Bohême, il gouverna ce pays pendant une année. Forcé, pour une cause inconnue, d'abandonner le pouvoir (1003), il retourna en Pologne, où il vécut depuis lors obscurément.
WLADIMIH, nom de plusieurs grands-ducs de Russie. V. Vladimir.
Wl.ADISLAS, nom de plusieurs rois de Bohème, ue Hongrie et de Pologne. V. Ladislas et Vladislas. '
WLADISLAWOW, ville de la Russie d'Europe, dans la Pologne, gouvernement d'Augustow, district et k 39 kilom. de Maryampo), sur la Szezupa; 3,500 hab.
WLASC1IIM, ville de l'empire d'Autriche, dans la Bohème, cercle et à 35 kilom. S.-O. dejiouizhn; 2,300 hab. Fabrication de lainages. Hôpital ; château des princes d'Auersberg.
WLASTA ou ULASTA, héroïne tchèque qui vivait au vin* siècle. La princesse bohème Libussa s'était formé une sorte de garde du corps entièrement composée de jeunes filles et avait mis k sa tête Wlasta, d'une force et d'une adresse rares. Après ta mort de Libussa (735), Wlasta persuada k ses compagnes de. s'emparer du pouvoir et de former un Etat indépendant. Elle fit construire sur le mont Widuwlé un fort, où elle s'établit. Le duc de Bohême Pizémyslas lui. ayant envoyé un seigneur de sa cour pour lui ordonner de se soumettre, elle lit horriblement mutiler celuici et le renvoya au duc sans avoir voulu l'entendre. Wlasta fit ensuite construire près de Wissegrad un second fort, appelé Diewin (Château des jeunes filles), et de 1k avec sa troupe, qui s'était considérablement grossie, elle lit des expéditions dans les contrées environnantes, battit un corps d'année envoyé contre elle par Pizémyslas et porta partout la terreur. « Elle publia, dit Gley, un code dont les trois derniers articles statuaient qu'il était défendu aux hommes de porter les armes sous peine de mort; qu'ils ne pourraient aller à cheval que les jambes jointes et pendantes sur le côté gauche du cheval; que celui qui oserait monter autrement serait puni de mort ; que les hommes, k quel-
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que classe qu'ils pussent appartenir, devaient conduire la charrue et faire tous les travaux, tandis que les femmes combattraient pour eux; que les jeunes personnes choisiraient elles-mêmes leurs maris, et que celui qui rejetterait leur choix serait puni de mort. »' Depuis huit ans Wlasta désolait le pays, lorsque Przémyslas marcha contre le fort de Widowlé, qu'il prit d'assaut, et fit mettre k mort toutes les amazones qui s'y trouvaient et n'avaientpas voulu se rendre. A cette nouvelle, Wlasta égorgea vingt-quatre prisonniers k Diewin, puis quitta le fort avec ses compagnes pour marcher au combat, et toutes périrent les armes à la main.
WLOOAWA, ville de la Russie d'Europe, dans la Pologne, gouvernement et à 45 kilom. N.-E. de Lublin, sur le Boug; 3,700 hab.
WLODZIMIERZ, ville de la Russie d'Europe. V. Vladimir.
WLOKA s. m. (vlo-ka). Métrol. Mesure agraire polonaise, valant I7he;t,955.
WNYSLAS, duc de Bohême, mort vers 788.
Il succéda en 757 k son père Vogen, fortifia Prague, fit construire de nombreux châteaux et contribua k la prospérité du pays. En 772, Chnrlemagneay h ni marché contre les Saxons, Wnyslas fit alliance avec Witikind, et, lorsque celui-ci eut fait sa soumission (786), il conserva son indépendance. Il laissa le pouvoir k son fils Crzezomylas, qui, en 789, repoussa avec perte une invasion de Charlemagne en Bohême.
WOBESER (Ernest-Guillaume de), écrivain allemand, né a Lukenwald (Brandebourg) en 1727, mort en 1795. Après avoir rempli plusieurs charges importantes k la cour du prince de Neuwied, il entra dans la congrégation des frères moraves et se consacra exclusivement aux travaux littéraires. Outre deux recueils de Poésies originales (Francfort, 1758, et Leipzig, 1779), on a de lui des traductions en vers allemands des Odes d'Horace (1779), de Y Iliade (1781-1787) et des Psaumes de David (1793).
WOBUKN ou OLD-WOBURN, ville d'Angleterre, comté et k 21 kilom. S.-O. de Bedford ; 2,200 hab. Fabrication de tulles et de tresses de paille. Dans les environs, on voit le beau château moderne des ducs de Bedford, bâti sur l'emplacement d'une abbaye de cisterciens fondée en 1H5.
WOCCONS, peuple qui, au commencement du xvmo siècle, habitait dans deux petites villes de la Caroline septentrionale, k côté des Tuscaroras, et qui paraît s'être éteint.
■WOCHER (May), philologue allemand, mort en 1848 a Ebingen (Wurtemberg), où il était directeur du gymnase. On a de lui plusieurs ouvrages sur la linguistique, ainsi que quelques écrits sur des questions d'économie sociale. Nous citerons, entre autres : De la formation d'une association ayant pour objet la suppression de la toi du célibat (1831) ; De la forme des noms chez les Hébreux, expliquée d'après le système d'Ewdd (1832); Phonologie générale ou Grammaire naturelle de la langue de l'humanité (1841) ;X>u développement de la langue allemande depuis le ive siècle jusqu'à nos jours (1843); Nouvelle phonologie des langues allemande, anglaise et française, en tant que théorie de l'essence naturelle de lu langue (1846J; la Construciion latine expliquée par des principes logiques et phonétiques (1848).
WOCQUIER (Léon), littérateur belge, né en 1815, mort en 1864. Après avoir fait ses études k l'université de Louvain, il embrassa la carrière de l'enseignement public, fut reçu, en 1850, agrégé à la Faculté philosophique de Gand et y devint professeur d'anthropologie et de logique. Il débuta dans la littérature par un ouvrage intitulé : Chroniques historiques et traditions populaires du Luxembourg (Bruxelles, 1842, 2 vol. in-8°) et qui n'avait, il est vrai, qu'un intérêt purement local, mais était le fruit de longues et sérieuses recherches. Après avoir encore publié, sous ce tiire : Souvenirs de la vie universitaire ou Aimer sans savoir qui (Liège, 1847, in-4°), un volume de poésies qui furent peu remarquées, Wocquier entreprit, en 1854 , la traduction des œuvre3 de Henri Conscience, et c'est ce travail qui a surtout fait connaître en France k la fois le nom de l'auteur et celui du traducteur. Ce dernier a su conserver dans la langue française la grâce naïve, la simplicité et la fraîcheur qui l'ont le mérite des récits du romancier flamand. Parmi ces traductions, nous citerons : les Scènes de la vie flamande (1854, 2 vol.) ; Veillées flamandes (1855) ; la Guerre des paysans (1855) ; les Mémoires de Conscience, qui, traduits sur le manuscrit, parurent k la fois en flamand et en français en 1858, etc. Wocquier a encore traduit l'ouvrage d'Hildebraiid intitulé : Scènes delà vie hollandaise (1856); mais cette œuvre n'a pas été aussi goûtée eu France que celles de Conscience.
WODAN (du slave u>oda, eau), dieu de la mer et des eaux, dans la mythologie slave. Il était fils de la déesse Dziewa et frère de Peroun, dieu du ciel, et de Peklene, souverain des enfers. C'était une divinité bienfaisante, dont le pouvoir s'étendait sur les plus petits ruisseaux tout aussi bien que sur les plus grands fleuves. — Sa femme, Wodana, outre qu'elle était la déesse des eaux, possé-
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dait aussi un pouvoir illimité sur la chaleur et sur la gelée. Immédiatement au-dessous d'eux était placé Jezierny, le dieu des lacs, qu'il était chargé de visiter au nom du toutpuissant Wodan.
WODAN1UM s. m. (vo-da-ni-omm). Chim..
Nom donné k un prétendu métal, qui s'est trouvé être un composé de nickel et de divers autres métaux.
WODEHOUSE (John, baron), comte Kimberley, homme d'Etat anglais, né en 1826. Il lit ses études k l'université d'Oxford, hérita avant sa majorité du titre de lord Wodehouse, qui lui ouvrait la Chambre des tords, devint, en 1852, sous-secrétaire d'Etat pour les affaires étrangères, dans le cabinet de coalition de lord Aberdeen, et fut nommé, en 1856, ambassadeur de l'Angleterre à Saint- Pétersbourg, où il devait s'attacher surtout k rétablir entre les deux cours les relations amicales qui avaient cessé depuis la guerre de Crimée. Après deux ans de résidence k la cour du czar, lord Wodeliouse vint reprendre ses fonctions de sous-secrétaire d'Etat au ministère des affaires étrangères, qu'il conserva jusqu'en 1861. Il donna sa démission k cette époque et demeura deux années sans remplir aucun emploi public. En 1863, il fut envoyé en mission extraordinaire auprès des cours du nord de l'Europe, au sujet des affaires des duchés de Slesvig-Holstein, et, en novembre de l'année suivante, il fut nommé vice-roi d'Irlande. Par sa prévoyance et la modération de ses mesures, il sut rester toujours maître de la situation, au milieu des circonstances difficiles dans lesquelles se trouvait l'Irlande par suite des agitations fénianes, et reçut, en récompense de ses services, le titre de comte de Kimberley. Depuis 1869, il a été lord du sceau privé {lord privy seal) dans le cabinet Gladstone,
WODENSDAG s. m. (vo-dèn-sdngh). Chronol. anc. Jour d'Odin , mercredi chez les Saxons. Les Anglais ont fait de ce mot wednesday.
WODHULL (Michel) , littérateur anglais, né dans le comté de Northatnpton en 174 0, mort en 1816. Il' fit ses études k l'université d'Oxford, et, devenu de bonne heure maître d'une fortune indépendante, il en profita pour se livrer k son penchant pour la littérature. 11 fit paraître successivement plusieurs poèmes, dont le plus remarquable, {'Egalité du genre humain, publié d'abord en 1765. fut réédité en 1798, avec de nombreuses modifications. Mais l'œuvre la plus importante de Wodhull fut sa traduction anglaise, en vers blancs, de tout ce qui nous est parvenu d'Euripide. Cette traduction parut en 1782, en 4 volumes in-8°, et fnt réimprimée plus tard en 3 volumes in-S». En 1804, Wodhull publia ses Poésies diverses, recueil qui renferme, outre le poeine sur l'Egalité du genre humain, cinq odes et treize epltres. En mourant, il laissa' une bibliothèque renfermant plus de 4,000 volumes, qui étaient presque tous des éditions prinpeps remontant aux premiers temps de l'imprimerie.
WODN1AN, ville de l'empire d'Autriche, dans la Bohème, cercle de Pilsen, k 26 kilom. S. de Pisek, sur la rive droite de la Blanitz; 2,600 hab.
WODNICK, esprit habitant les eaux, chez les Slaves. On le représentait coiffé d'un chapeau vert. On l'appelle aussi quelquefois Woiln; Muz. Tantôt c'est une femme, tantôt c'est un homme.
WODROW (Robert, historien écossais, né k Glascow en 1G79, mort en 1734. 11 lit ses études théologiques k l'université de sa ville natale et devint, en 1703, ministre d'Easl- Wood, petite- paroisse située entre Glascow et Paisley. Il demeura jusqu'à sa mort dans cette paisible retraite, où il trouvait les loisirs et le calme nécessaires k ses travaux historiques. Il n'en prit pas moins une part active aux discussions religieuses de son temps, dans lesquelles il exerça une 'certaine influence. En 1712, il fut l'un des opposants les plus énergiques k l'adoption du Patronage Act, le même qui, après avoir été pendant cent trente ans une source de divisions dans l'Eglise d'Ecosse, a amené la grande séparation de 1843. Le seul ouvrage de Wodrow qui ait paru de Son vivant est l'Histoire des souffrances de l'Eglise d'Ecosse drpuis la liestauralion jusqu'à la Dévolution (1721- 1722, 2 vol. in-fol.). Quelques années après sa publication, ce livre était déjà devenu fort rare, et il a été réédité eu 1829 (4 vol. in-8"), par Robert Burns, qui y a joint une étude sur l'auteur. Wodrow préparait aussi' une histoire complète de l'Eglise d'Ecosse en biographies ; le manuscrit de ce grand ouvrage se trouve k la bibliothèque de l'université de Glascow. Beaucoup des biographies qu'il renferme ont été publiées par la Société de Maitland, et d'autres se trouvent parmi les ouvrages édités par la Société de Wodrow, qui a été fondée, en 1841, pour la publication des œuvres des Pères et des premiers écrivains de l'Eglise réformée d'Ecosse.
WODZICK1 (Stanisjas), homme politique polonais, né en 1703, mort en 1343. 11 fut, en 1794, l'un des premiers qui se rendirent k l'appel de Kosciusko et assista k tous les combats contre les Russes et ies Prussiens jusqu'à la bataille de Maciejovice , qui auéan-
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tit les espérances des patriotes polonais. A l'époque de la formation du grand-duché de Varsovie , Wodzicki fut nommé préfet da cette ville, et, après la chute de l'Empire, ce fut lui que les puissances soi-disant protectrices de la république de Cracovie choisirent pour président de ce petit Etat. Ce mandat lui fut renouvelé k cinq reprises; mais il se démit de ses fonctions après l'insurrection du 29 novembre 1830 et se rendit k Varsovie, où il devint président du Sénat. Après la chute de Varsovie, il renonça définitivement k la vie politique, et, retiré à son château de Niedzwiedz, i! s'y adonna avec une, sorte de passion à l'horticulture. Il fonda même un journal destiné k vulgariser cet art; c'est le premier recueil de ce genre qui ait été publié en Pologne.
WffillLEH (Frédéric), chimiste allemand, né k Escliersheim, près de Francfort-sur-le- Mein, en 1800. 11 commença en 1819, k l'uni, versité de Marbourg, ses études médicales, qu'il continua et termina k Heidelberg de 1820 k 1823. Il avait de bonne heure moutré beaucoup de goût pour les sciences naturelles et, pendant son séjour à l'université, avait consacré une partie de ses loisirs k l'étude de la chimie et de la minéralogie. Il avait, en outre, publié k Heidelberg, où il suivait les cours de Gmelin, plusieurs mémoires sur des questions de chimie. Reçu docteur en 1823, il renonça provisoirement, d'après les conseils de Gmelin, k la carrière médicale et se rendit k Stockholm, auprès de Berzelius, qui consentit aie laisser travailler dans son laboratoire particulier. Guidé par ce savant chimiste, qui était devenu pour lui un second père, il se consacra bientôt exclusivement h la chimie. En mars"* 1825, il revint en Allemagne et fut nommé professeur de chimie et de minéralogie k l'école industrielle qui venait d'être fondée h Berlin. Des intérêts de famille l'obligèrent k renoncer k cet emploi en 1831 et à se rendre à Cassel, où il fut chargé de contribuer k l'organisation de l'école supérieure industrielle qui allait se fonder dans cette ville et k laquelle il devint ensuite professeur de chimie et de cliimie technique. A la mort de Stromeyer, en 1836, il lui succéda en qualité de professeur ordinaire de médecine, de directeur de l'école de chimie et d'inspecteur général des pharmacies hauovrieiines k Gcettiugue. 11 a, depuis lors, rempli ces fonctions avec un succès qui ne s'est jamais démenti. Il a consigné ses nombreuses expériences ei ses découvertes en majeure partie dans différents recueils, tels que les Annales de chimie et de pharmacie de I.iebig, dont il fut le collaborateur k dater de 1838, les Atn:a- Ies de physique et de chimie de Poggendurlf et les Dissertations de la Société des sciences de Goniingue. Son grand ouvrage, intitulé : Abrège de chimie, jouit d'un crédit mérité an Allemagne et k l'étranger ; il comprend deux. parties : l'Abrégé de. chimie inorganique (Berlin, 1831 ; Leipzig, 1868, 14» édit.) et 1 Abrégé de chimie organique (Berlin, 1840; 1868, 78 édit.). Citons encore, parmi ses écrits : les Sources d'eaux sulfureuses de Nenudorf (Cassel, 1836) et l'Analyse minérale en exemptes (GaHUngue, 1801). Enfin, on lui doit d'excellentes traductions allemandes du Manuel de chimie de Berzéiius (Dresde, 1825,4 vol.; Dresde et Leipzig, 1843-1848, 5 vol.) et des Comptes rendus annuels sur tes progrès des sciences physiques, du même auteur.
WŒUNER (André-Georges), orientaliste allemand, né dans le comté de Hoya en 1693, mort en 1762. Fils d'un israélite fort instruit, il reçut do lui les premières leçons de grec et d'hébreu, alla en 1710 continuer ses études à l'université d'Helmstredt, où il fit, dès 1712, des cours particuliers de grec et de langues orientales, qui, malgré la jeunesse du professeur, attirèrent de nombreux auditeurs. En 1715, il publia une Grammaire grecque, qui fut longtemps employée pour l'enseignement dans les écoles du duché de Briitiswiok. 11 se rendit plus tard k Gœttingue, où il obtint en 1739 une chaire de langues orientales. Nous citerons encore parmi ses ouvrages ; Syntaxis yrxca ou Particularités de la langue grecque (1716, in-8°), livre qui est le complément de sa Grammaire grecque Grammaire de la tangue hébraïque (1736) j Dissertatio philologica in II, Jieyum, Xin,4, quo David, Afoabitarum victor, crudelium nw mero eximitur (173S, in-4»); De prunis in ca* pite inimici ou Des charbons ardents amassés sur la tète de son ennemi (1738, in-4o); Disserlatio philologica de erudttione judaica (1742, in-40) ; De Bebmorum proselytis (1743, in-4"); De valte speciacuiorum (1742, in-4»); Antiquitates Hebrssorum (1743, 2 vol. in-8°), ouvrage précieux k consulter pour l'histoire politique, littéraire et religieuse des Juifs, etc.
W0ELPL (Joseph), pianiste et compositeur allemand, né en 1772, mort eu 1814. Il reçut des leçons de Léopoid Mozart et d'Haydn, puis il se mit k voyager (1794), visita la Pologne, Vienne, Prague, Leipzig, Berlin, etc., 'se rendit en Angleterre (1799) et arriva en 1801 à Paris. Lk, il acquit une grande réputation comme pianiste, devint maître de musique de l'impératrice Joséphine et mena une existence luxueuse. Après la chute de l'Empire, Wœltt se rendit successivement en Suisse et en Angleterre, où il ne. retrouva plus ses anciens succès et mourut peu après
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dans la misère. Brillant pianiste, Wœlft était en outre un compositeur de mérite ; outre des duos, trios, concertos, sonates, variations et une Méthode de piano-forte, on lui doit cinq opéras dans lesquels on trouve de jolies mélodies et une agréable orchestration: le Hollenberg (1795); la Belle laitière (1797); la Tête sans homme (1798) ; le Cheval de Troie et l'Amour romanesque (1804).
WCELFLEIN (Henri), en latin Lupnlac, bagiographe suisse, né à Berne vers 1470, mort en 1532. Il était chanoine du chapitre et directeur du gymnase de sa ville natale, lorsqu'il embrassa les doctrines de lu Réforme, dont il devint l'un des plus ardents propagateurs. Il se maria en 1524 et devint trois ans plus tard secrétaire du consistoire. On a de lui: Vita Nicolai Subsilvani (1501; réédité en 1608 et en 1631) ; Officium sancti Vinceniii mariyris (1517, iu-8">).
WOELLNER (Jean - Christophe), ministre prussien, né à Daberitz (Marche électorale) en 1732, mort en 1800. Il fut d'abord pasteur du culte réformé, enseigna l'économie publique en prince héréditaire de Russie et devint son ministre de la justice lorsqu'il monta sur le trône de Frédéric H. En même temps chef des affaires ecclésiastiques, Wœllner se montra d'une excessive intolérance, qui fut d'autant plus odieuse à la nation qu'elle avait joui sous le dernier règne d'une entière liberté de penser. La mort du roi (1778) mit un terme au pouvoir du ministre, dont tous les actes antipathiques à l'opinion fuient annulés. Wœllner était affilié aux rose-croix. On supposait que cet ordre, enclin au catholicisme, l'avait poussé aux affaires en vue de déterminer eu Prusse une réaction contre la Réforme.
WŒPCKE (François), savant allemand, né à Dessau en 1826, mort à Paris en 1864. Il commença ses études au gymnase do Wittemberg, puis les continua à l'université de Berlin, où il se fit recevoir en 1847 docteur es sciences mathématiques, avec une thèse Circa solaria veterum. En 1848, il se rendit à Bonn, où il étudia l'astronomie et les langues orientales sous Argelander et Freytag et s'occupa surtout des travaux mathématiques laissés par les Arabes. Il quitta Bonn pour aller faire à Leyde des recherches importantes et arriva k'Paris au mois d'avril 1856. Son premier soin fut de compulser avec ardeur les manuscrits orientaux de la Bibliothèque nationale. Le premier résultat de ces recherches fut la publication de Y Algèbre d'Omar Alkhayydmi (Paris, 1851, texte et traduction), avec des extraits d'autres algébristes orientaux. Ce travail avait été entrepris dans le but de prouver les progrès que les Arabes avaient fait faire à la science algébrique ; il le compléta par son Extrait du Fakhri (Paris, 1852), traité d'algèbre qui date du xie siècle et qui est dû au savant arabe Al-Kakhri. ■ Il le fit précéder, dit M. E. Janin, d'un Mémoire sur l'algèbre indéterminée, dans lequel il prouva que les Arabes connaissaient cette partie de la science qu'ils avaient ajoutée aux travaux des Grecs île leur propre fonds, sans connaître à cette époque les méthodes indiennes, et que les théorèmes donnés plus tard par Fibonacci sont empruntés en grande partie aux Arabes. ■ Wœpcke retourna à Berlin vers la fin de l'année 1855 et fut nommé professeur de mathématiques au gymnase trançais de cette ville. Il se démit de cette fonction trois ans après et vint à Paris reprendre ses travaux, parmi lesquels il faut citer en première ligne son Mémoire sur ta propagation des chiffres indiens (Paris, 1863). « La découverte que lit, il y a une dizaine d'années, M. Buoneompagni, dit encore M. Janin, du célèbre Traité des nombres carrés de Léonard de Pise, qu'on croyait perdu, et de deux autres écrits du même auteur, avait été pour Wœpcke une occasion séduisante de recherches; il publia, à propos de ce traité, un certain nombre de traductions et de dissertations dans lesquelles il fait ressortir avec sa sagacité et sa sûreté habituelles les rapports qui existent entre les ouvrages de Léonard de Pise et ceux des mathématiciens arabes qui l'ont précédé, en constatant que les solutions de celui-ci en diffèrent souvent d'une manière essentielle. En novembre 1863, Wœpcke, qui avait déjà, Bur l'iuitiative de M. Buoncompagni, exploré deux ans auparavant les bibliothèques d'Angleterre et d'Ecosse, fit un nouveau voyage à Londres et à Oxford, d'où il rapporta des notices et des extraits de manuscrits orientaux relatifs k des points spéciaux de mathématiques. 11 avait à peine commencé à coordonner ses matériaux et k mettre au jour la traduction des premiers fragments quand la mort vint interrompre cette publication. » Nous citerons, outre les ouvrages déjà mentionnés : Notice sur des traductions arabes de deux ouvrages perdus d'Euclide, publiée en 1851 dans le Journal asiatique ; Note sur l'ex-
\a)a)a pression ({(AaJ et les fonctions inverses
correspondantes, publiée la même année dans le Journal de Crelle ; Notice sur une tltéorie ajoutée par lhabit-ben-Korrah à l'arithmétique spéculative des Grecs (Journal asiatique, 1852) ; Notice sur des notations algébriques employées par les Arabes (Journal asiatique, 1854) ; Sur un essai de détermination de la nature de la racine d'une équation du 3° degré, contenu dans un ouvrage de Léonard
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de Pise (Journal de Liouvilîe, 1854) ; Note sur une propriété d'un système de quatre coniques (Journal de Liouvilîe, 1854); Discussion de deux méthodes arabes pour déterminer une valeur approchée de Sin (Journal de Liouvilîe, 1854) ; Sur le mot Kardaga et sur une ■ méthode indienne pour calculer les sinus (Nouvelles annales de mathématiques, 1854); Théorèmes relatifs aux intersections d'un certain système de courbes ou de surfaces (Journal de Liouvilîe, 1854-1855); Intersection de coniques (Nouvelles annales de mathématiques, 1855) ; Solution de la question 301 ; Analyse et extrait d'un recueil de constructions géométriques, par Aboul Wafâ (Journal asiatique, 1855); Note sur le traité des nombres carrés de Léonard de Pise (Journal de Liouvilîe, 1855) ; Sur une donnée historique relative à l'emploi des chiffres indiens .par les Arabes (Annales des sciences mathématiques de Tortolini, Rome, 1855) ; Traduction d'un chapitre des prolégomènes d'Ibn-Khaldoun, relatif aux sciences mathématiques (Rome, 1856) ; Essai d'une restitution de travaux perdus d'Apollonius sur les quantités irrationnelles (Paris, 1856); Propriétés générales des courbes algébriques et théorèmes sur les coniques homothétiques (Journal de Crelle, 1857) ; Propriété d'un système de courbes algébriques ayant en commun un certain nombre de points (Journal de Crelle, 1857) ; Propriétés de certains systèmes de surface du second ordre (Journal de Crelle, 1857) ; Sur un manuscrit de la Bibliothèque royale de Berlin, relatif aux astrolabes arabes (Berlin, 1858) ; Sur l'introduction de l'arithmétique indienne en Occident et sur deux documents importants publiés par B. Buoncompagni (Rome, 1859) ; Sur l'équation générale du 9* degré à deux variables, dans laquelle on fait varier un des coefficients (Journal de Liouvilîe, 1859) ; Sur une classe de fonctions qui peuvent s'exprimer rationnellement les unes par les autres (Journal xle Liouvilîe, 1859); Traduction du traité d'arithmétique d'Haboul Haçan Ali ben Mohammed al Kalçadi (Rome, 1859) ; Sur une mesure de la circonférence du cercle due aux astronomes arabes et fondée sur un calcul d' Aboul Wafâ (Journal asiatique, 1860); Sur la théorie des nombres congruents (Journal de Tortolini, 1860) ; Traduction d'un fragment anonyme sur ta formation de triangles rectangles en nombres entiers et d'un traité sur le même sujet par Abou Djafar, Mohammed ben Alhoçain (Rome, 1861) ; Notice sur quelques manuscrits arabes relatifs aux mathématiques, acquis par la Bibliothèque impériale (Journal asiatique, 1862) ; Sur quelques anciennes méthodes de multiplication (Rome, 1863); Note sur le cadran solaire phénicien de M. Renan (Journal asiatique, 1863) ; Sur la construction des équations du 4e degré, par les géomètres arabes (1862).
WOEBDEN, ville forte de Hollande, province de la Hollande méridionale, arrond.'et k 15 kilom. O. d'Utrecht; 3,000 hab. Le maréchal de Luxembourg y battit les Hollandais en 1672.
WŒRIOT ou WŒIRIOT (Pierre), graveur lorrain du xvie siècle. On n'a que des renseignements très-incomplets sur la vie de cet artiste. On sait seulement que lorsqu'il s'établit à Lyon, en 1555, il pouvait avoir vingt-trois ou vingt-quatre ans, et que l'année suivante, il publia dans cette ville un ouvrage intitulé : Pinax iconicus antiquorum ac variorum in sepulturis rituum ex Lilid Gregorio excerptus. Ce livre, excessivement rare itujourd'liui, est « surtout remarquable, ditJ.-C. Brunet, parce que, indépendamment du frontispice gravé et du portrait de Pierre Wœriot, il renferme neuf autres gravures sur cuivre de ce célèbre graveur, ■ On connaît un autre ouvrage du même artiste, peutêtre encore plus rare que le premier. C'est celui qui a ce titre italien : Libro d'Anelio d Orefici del inventione di Pietro Wœriolo di Loreno (Lyon, 1561, in-8°); ce livre renferme 39 feuillets qui contiennent 40 planches. D'après Brunet, Wœriot a encore gravé une suite d'estampes dont les sujets sont tirés de la Bible ; dix-huit de ces planches ont été décrites dans le tome "VII du Peintre-graveur do Robert Dumesnil, mais la collection complète est introuvable. Au bas de plusieurs de ces estampes se trouvent des quatrains écrits en latin et en français; nous citerons deux de ces quatrains qui sont un échantillon curieux de la naïve poésie religieuse de cette époque :
Ncé, cuvant son vin et dormant sur la terre, Fut mocqud, fut hué de Cham enuçrgogné, Mais ses fr&rea honteus recouurireut leur père, Lequel à son reueil les a bénissonné.
(Genèse, ch. îx.)
Lot échauffé de vin et trompé de ses filles Incestua son sang, prit les virginités De ses filles qu'il fit à sa honte fertilles. Que l'amour et le vin causent de mal-heurtés.
Enfin on attribue à Wœriot les gravures qui décorent le Discours sur les médailles d'Antoine de Pois (1579), ainsi que différentes planches exécutées d'après RaphaBl, le Peruzzi et d'autres peintre' italiens.
WŒRTH -SUR -SAUER, ancien bourg de France (Bas-Rhin), ch.-l. de cant., arrond. et à 25 kiloin. S.-O. de Wisaenibourg, sur une lie formée par la Sauer et la Souhzbach. Il a été cédé a la Prusse par le traité de
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Francfort (10 mai 1871) et fait partie depuis lors de l'Alsace-Lorraine ; 1,114 hab. Tanneries , brasseries , moulins ; fabrication d'huile et de toiles. Devant la mairie, on voit un autel antique découvert en 1577. Le 6 août 1870, les Français, commandés par le maréchal de Mac-Mahon, ont été vaincus à Wœrth par les Allemands. V. ci-après.
Wœrih (bataille de), perdue par le maréchal de Mac-Mahon contre les Prussiens, le 6 août 1870. Dans la nuit du 5 août, le maréchal prit ses dispositions pour attendre l'ennemi derrière la Sauer, dans une position d'ailleurs soigneusement choisie. Son corps d'armée (l«r corps) comprenait 5 divisions d'infanterie : lr<> division, général Ducrot; 2c, Pelle (ancienne division Douay) ; 3«, Raoult ; 40, Lartigue ; plus la lTe division du ~o corps, général Conseil-Dumesnil. Il y avait, en outre, au 1er oorps 2 divisions de cavalerie, celle du général Duchesne et la division de réserve du général Bonnemain. Toutes ces troupes réunies formaient un effectif d'environ 38,000 hommes; de plus, le 5 août, à 8 heures du soir, l'empereur informait le maréchal qu'il mettait à sa disposition le 5e corps (général de Failly). Si cette promesse avait reçu son exécution, la journée du lendemain n'eût pas été probablement un désastre pour le lor corps ; mais le général de Failly ne cessa d'inventer des prétextes plus ou moins plausibles pour laisser Mac-Mahon livré à lui-même. Tout ce qu'on put obtenir, ce fut l'ordre envoyé à la 3e division, général Guyot de Lespart, qui était à l'est de Bitche, d'avoir à se porter le lendemain sur Wcerth.
Le maréchal avait fait choix d'une excellente position sur la rive droite de la Sauer, petite rivière profonde, aux bords escarpés, et qu'on ne pouvait franchir sur des ponts qu'à Gœrsdorf, Wœrth et Gunstett. Bien que le 5e corps prussien et les autres corps de la 3e armée, conduite par le prince royal de Prusse, fussent déjà à proximité de Wœrth, Mac-Mahon ignorait encore leurs situations respectives, tant l'emploi de la cavalerie française était insuffisant pour le service des reconnaissances. Le 6 août au matin, le corps de Mac-Mahon était ainsi disposé : à l'aile gauche, la ire division (Ducrot)-, sur la ligne Frœschwiller-Neehwiller ; au centre, la 3e division (Raoult) occupant Frœschwiller et gardant en même temps fortement le passage de la Sauer, à Wœri h ; à l'aile droite, la 4« division (de Lartigue) s'iippuyaut sur Elsasbhausen et occupant fortement la forêt de Niederwald-Ouest, ayant en face de son flanc en retrait le village de Morsbrunn. La 1" division du 7e corps (Conseil- Dumesnil) se tenait à Eberbach, derrière l'aile droite, et la 2e division du 1er corps (fellè) formait réserve en arrière du centre. La cavalerie se trouvait répartie : la division Bonnemain derrière le centre, et ta brigade Michel en arrière de l'aile droite.
Mac-Mahon avait d'abord eu l'intention de ne livrer qu'une bataille défensive, et, dans l'état des choses, c'était certainement le plus prudent. Il avait donc déjà donné l'ordre de faire sauter les ponts, lorsqu'il se ravisa et donna contre -ordre, dans la prévision d'un vigoureux mouvement offensif au delà de la Sauer.
Le 6 août, dès la pointe du jour, l'action commença par de petites escarmouches aux avant-postes; c'était le 5e corps prussien qui exécutait une reconnaissance sur nos positions, et bientôt la lutte s'accentua plus vivement, à droite par l'entrée en ligne du 2" corps bavarois, à gauche par la mise en mouvement du 11e corps prussien. De grand matin, Mac-Mahon s'était rendu k son aile gauche, qui lui paraissait plus particulièrement menacée. 11 ne lui semblait cependant pas possible que les cerps ennemis fussent déjà assez avancés pour entrer en action dès le 6 ; il ne considérait le mouvement des Bavarois sur Langensoi.lzbach et celui des Prussiens sur Wœrth que comme des démonstrations, et il demeura convaincu que la véritable attaque ne se produirait que le lendemain. Peu après huit heures, cependant, le 50 corps commençait la véritable attaque de la position de Wœrth, et vers dix heures, les 14 batteries du corps d'année avaient toutes ouvert leur feu. A onze heures, la supériorité de l'artillerie prussienne sur la nôtre devenait évidente, etle lie corps prussien ainsi que le 20 corps bavarois recevaient l'ordre de se porter sur Wœrth et d'enlever la position.. Aussitôt le 2e corps bavarois se porta en avant par Langensoullzbuch et força la division Ducrot à rétrograder. Néanxnoins les Allemands n'avaient fait jusqu'alors qu'entretenir le combat; ils ne se trouvaient pas encore assez en nombre pour tenter en avant un vigoureux mouvement offensif, et Mac-Mahon ne sut pas saisir l'occasion qui s'offrait d'opérer lui-même ce mouvement, alors qu'il avait encore la supériorité numérique. Bientôt il allait avoir sur les bras des forces doubles et triples des siennes.
11 était un peu plus de midi quand l'attaque ordonnée sur Wœrth revêtit son caractère d'intensité. Le passage de la Sauer fut forcé après une résistance acharnée de nos troupes et une division prussienne s'établit définitivement à Wœrth. Puis le b" corps reçut l'ordre de s'avancer dans la direction
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de Frœschvfiller, tandis que le lia exécutait un mouvement simultané contre notre d roi te. Il franchit également la Sauer, et bientôt, devant une supériorité de forces écrasante, notre droite dut reculer à son tour, laissant entre les mains de l'ennemi 2 canons et beaucoup de prisonniers.
La lutte était encore plus acharnée devant le front du 5° corps, qui s'avançait de Wœrth contre les hauteurs que nous occupions fortement et qui étaient en partie retranchées. Le chef de la 3e division, le général Raoult,' tomba frappé à mort, et ce ne fut qu'après trois attaques infructueuses que les compagnies prussiennes réussirent à emporter nos positions, mais en payant chèrement leur succès, car elles eurent à franchir des espaces découverts que balayait un torrent de projectiles. En même temps, le 2e corps bavarois marchait à son tour sur Frœschwiller, après avoir refoulé la division Ducrot, et bientôt il se réunissait au 11* corps en chassant nos troupes du village en flammes d'Elsasshausen. Mac-Mahon comprenait toute l'importance de cette position, et il tenta des efforts inouïs pour la reprendre. Il lança en avant toutes ses réserves, et le combat redoubla d'acharnement et de fureur. « Nous partîmes en courant, raconte un des acteurs du drame, et la baïonnette au canon. Les'tirailleurs (turcos) poussaient de grands cris el brandissaient leurs fusils au-dessus de leurs têtes. Nos officiers, animés par cette courso furibonde, mêlaient leurs voix k cette clameur que le bruit du canon et le crépitement de la fusillade dominaient à peine. C'était admirable de fougue, d'élan désordonné; il y avuit sur les visages de ces hommes des éclairs de férocité, et dans leurs yeux démesurément ouverts, des rayonnements d'un jaune sombre qui les rendaient atrocement beaux. Les Prussiens, surpris par l'impétuosité de notre attaque, demeuraient hésitants malgré leur nombre. Vainement les officiers voulurent les pousser en avant; quand nous fûmes sur le point de les atteindre, ils s'enfuirent pour éviter notre choc et ne s'arrêtèrent qu'après s'être mis à l'abri de leurs canons. Nous les suivions de près; trois fois nous nous ruâmes sur eux, trois fois nous fûmes ramenés en arrière par la mitraille et contraints de nous replier eu laissant 800 des nôtres sur le carreau. »
C'est alors que jugeant la bataille perdue et se voyant débordé de toutes parts, Mac- Mahon lança sa cavalerie pour arrêter les flots envahissants de l'ennemi et permettre à l'armée vaincue de repasser la Sauer et de battre en retraite ; c'est alors qu'eut lieu cette charge désonnais légendaire des cuirassiers, qui frappa les Prussiens eux-mêmes d'admiration. « L'histoire n'oubliera pas ces cuirassiers épiques, dignes fils des cuirassiers de laMoskowa, qui, avec Caulaincourt, enlevaient la grande redoute et sabraient les Russes, tiers descendants de ces cuirassiers de Milhaud qui, k Waterloo, offraient leurs poitrines aux balles des enfants rouges de Wellington. C'étaient le 8e et le 9e cuirassiers, de ces hommes de fer, grands et forts, pareils à des géants sur leurs chevaux solides. Il leur fallait traverser le village de Morsbrunn, descendre dans le vallon, se reformer et recharger encore. Dans le village, les Allemands embusqués tirent à bout portant sur la trombe humaine qui passe. Des officiers allemands brûlent des cervelles en étendant du haut des fenêtres leurs bras armés de revolvers qu'ils déchargent sans danger sur les cavaliers emportés. Au delà do Morsbrunn, les batteries ennemies couvrent le vallon d'une pluie de fer. Les cuirassiers ont k traverser des houblonnières où leurs sabres et leurs casques s'enchevêtrent, où les obus des Allemands les écrasent. Qu'importe 1 Ou les voit descendre sur cette terre qui frémit sous les pieds des chevaux. Ils s'engouffrent dans Morsbrunn, ils atteignent le vallon, ils se reforment, ils» chargent. Décimés, foudroyés, ils s'élancent encore et, tandis que l'année s'éloigne, ils donnent, en se faisant tuer, le temps aux vaincus d'éviter la mort. • (Jules Claretie.)
Ces deux intrépides régiments furent presque détruits, mais ils sauvèrent l'année.
La poursuite des Prussiens, d'abord âpre, furieuse, dut s'arrêter à Reischshoffen, caria division Guyot de Lespart, du se corps, la seule, comme nous l'avons dit, que le génè- . rai de Failly ait envoyée pour soutenir Mac- Mahon, venait d'arriver à Niederbrunu et contenait l'ardeur de l'ennemi.
Les Allemands, qui, de l'aveu même du colonel Borbstaedt (Campagne de 1870-71) avaient combattu au nombre rie 90,000, secondes par une artillerie écrasante, les Allemands, disons-nous, payèrent chèrement leur triomphe. L'écrivain que nous veuons de citer accuse une perte de 8,000 morts ou blessés, dont plus de 400 officiers. Les pertes des Français furent moins considérables en tués et blessés, mais ils laissaient aux mains de l'ennemi 6,000 prisonniers, 2 drapeaux, 6 mitrailleuses, 35 bouches k feu, 42 voitures et les bagages du maréchal de Mac-Mahon. Mais le plus triste résultat de ce désastre était pour nous la perte de l'Alsace et de cette ligne des Vosges qui avaient été en 1792 les Thermopyles de la France contre ces mêmes Prussiens.
W0ESTYN (Eugène), littérateur français,
WOID
né vers 1813, mort en 1838, On lui doit : Es- • sais poétiques (1838, in-12), contenant trois nouvelles parmi lesquelles on remarque la dernière intitulée : Un amour de prêtre, qui est imitée de Notre-Dame de Paris; Riens, poésies (Orléans, 1839, in-18) ; Feuillets d'histoire, dédiés au peuple (Orléans, 1841, in-18); Passion de Notre -Seigneur Jésus- Christ, tirée des quatre évangélistes, et traduite en. vers français (1842, in-12). Il a publié en 1856 les quatre premières livraisons des Victoires et conquêtes des alliés et les deux premières livraisons du Blason de l'industrie. Il a fait représenter au théâtre de la Porte-Saint-Martin, en 1856, la Voie sacrée ou les Etapes de la gloire, drame en 5 actes et 14 tableaux, avec Bourget et H. Crémieux; en 1860, le Roi des îles, mélodrame en 5 actes et 9 tableaux, avec Roilin. Eugène Wœslyn a de plus collaboré à plusieurs journaux.
WOG s. m. (voghj. Métrol. V. W\Q.
— Mar. Tournant d'eau.
WOGAN (Emile , baron de)', littérateur français, né a Dinan en 1817. 11 entra dans l'armée, devint officier de spahis et donna sa démission en 1847. Lors de l'insurrection de juin 1848, M. de Wogan reprit du service avec le grade de capitaine et se fit remarquer par son intrépidité à l'attaque de la barricade élevée devant l'Ecole polytechnique. Quelque temps après, il quitta de nouveau l'armée pour voyager, il visita l'Amérique, une partie de l'Ooéanie, puis revint en France, où il a obtenu un emploi dans les télégraphes. M. de Wogan s'est fait connaître par un certain nombre d'ouvrages écrits avec beaucoup de verve, d'un style prime sautier et d'une lecture attachante. Nous citerons de lui : Six mois dans le Far- West ; Du Far-West à Bornéo; Séjour à bord d'un pirate malais ; Excursion dans Vile de Bornéo; Une tombe dans les forêts vierges; Monte d'amour; Cythère ; Quarante-huit heures d'arrêt ; la Fleur d'Aïssé; Aventuriers et pirates ; le Pirate malais (1874), etc.
WOHLGEMUTH (Michael), peintre et graveur allemand, né k Nuremberg en H34, mort en 1519. La vie de ce vieux maître est inconnue; on sait seulement qu'il fut le maître d'Albert Durer et que ses gravures, dont la date est certaine, sont les plus anciennes de l'école allemande. Gomme peintre, il se distingue par un coloris vigoureux et transparent; la comupsition de ses tableaux est généralement d'une grande naïveté qui touche parfois au grotesque, par le bizarre travestissement des costumes; toutes ses scènes bibliques ou évangéliques ont l'air de se passer en Souabe ou en Francbnie, mais n'en ont
fas moins un grand intérêt pour l'histoire do art primitif. La plupart des vieilles églises de l'Allemagne possèdent quelques tableaux de Wohlgemuth. lia peint sur bois un grand nombre de retables et de diptyques. On voit de lui, dans l'église de la Suinte-Croix, k Nuremberg, des Scènes de la Passion et de ta vie de la Vierge; à Heilbronn, des Scènes de la vie de Jésus, la Messe du pape Grégoire, le Margrave Frédéric de' Bohetizollern et sa famille; à la pinacothèque de Munich, le Christ au jardin des Oliviers, le Crucifiement, la Descente de croix , la Ilésurrection, la Nativité. Ces cinq tableaux proviennent de l'ancienne église de Hof ; dans la galerie du palais de Sohleissheim, près de Munich, une Vierge glorieuse et divers autres tableaux; au musée de Vienne, un grand tableau d'autel peint sur bois, composé d'un compartiment central et de deux paires de volets. ■ Le tableau principal, dit M. A. Lavice, représente saint Jérôme en costume de cardinal, debout devant un trône, la inain sur la tête de son lion, et les donateurs à genoux ; le tout se compose de neuf tableaux, dont huit [ieints sut- les volets, en dessus et en dessous. C'est une œuvre capitale, d'une conservation parfaite et plaçant ce maître plus près d'Albert Durer, son illustre élève, que lePémgin ne se rapproche de Raphaël. Ces neuf compositions sont traitées avec un soin minutieux ; les ligures sont généralement d'un bon relief et d'une grando vérité. » Il y a encore à Vienne, dans la galerie Lichtenstein, deux tableaux de Wohlgemuth : Jésus au milieu des docteurs et la Circoncision. Le musée du Louvre possède un Jésus devant Pilate d'une composition bizarre : le Christ est amené la corde au cou devant le procurateur; celui-ci déchire sa robe; au fond, saint Pierre, une grosse' servante et le coq traditionnel; la servante, vêtue de blanc, parait être en chemise. L'institution royale de Liverpool a recueilli troi3 tableaux de ce maître : Pilate se lavant les mains, une Déposition du Christ, àevu volets formant pendants, et une Madone. L'œuvre principale de Wohlgemuth, comme graveur, consiste en une série de planches destinées à illustrer la Chronique de Jean Sohedel (Nuremberg, 1493,in-fol.). Ce gros volume contient presque à chaque page une gravure taillée avec énergie et reproduisant soit un relief de ville du xve siècle, soit un portrait. Albert Durer a fait de son maître un admirable portrait, conservé à la pinacothèque de Munich.
WOIDE (Charles-Godefroy), orientaliste polonais, né dans la grande Pologne en 1735, mort en 1790. Il tit ses étude» k Francfort-
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Sur-1'Oder et à Leyde, et devint ensuite ministre de la communauté sociniennede Lissa, En 1770, il fut appelé en Angleterre où il remplit les fonctions de ministre à la chapelle royale allemande de Saint-James. En 1782, il obtint un emploi de bibliothécaire adjoint au Musée britannique, reçut des universités de Copenhague et d'Oxford les diplômes de docteur en théologie et eu droit, et devint, en 1785, membre de la Société royale de Londres. Il dut surtout sa réputation à son Novum Testamentmn grxcum e codice rnanuscripta alexandrino, qui Londini asservatur (Londres, 1786, in-fof.) ; la préface qui se trouve en tète de cet ouvrage fut réimprimée à part sous le titre de Notifia codicis alexandrini (Leipzig, 1788, in-8°). Woide a, en outre, publié le Lexicon sgyptiaco-latinum de Veyssière de La Croze (Oxford, 1775, in-4<>), ainsi que lu Grammatica xgyptiaca de Christian Seholtz ( Oxford , 1778 , in-40) , qu'il abrégea considérablement.
WOILLEZ (Natalie), femme de lettres française, née en 1781, morte en 1859. Elle s'est fait connaître par des ouvrages de deux genres bien différents, des romans remplis d'aventures tragiques et des livres d'éducation. Parmi les premiers , nous citerons : l'Enfant du boulevard ou Mémoires de la comtesse de Tourville (1819, 2 vol. in-12); Edouard et Mathilde ou la Caverne du brigand (1822, 2 vol. in-12). Parmi les autres productions de MraB Woillez, on remarque : Souvenirs d'une mère de famille (1833); Vies et aventures des voyageurs (1833) ; Emma ou le liobiuson des demoiselles (1S34); l'Orpheline de Moscou (1835) ; Œuvres de Silvio Pellico, traduites en collaboration avecMmeHollosy (1839), etc.
WOILLEZ (Eugène), médecin français, parent de la précédente, né k Montreuil-sur- Mer en 1811. Il fit ses études médicales k Paris, fut reçu docteur en 1835, et devint, en 1837, médecin de l'asile des aliénés de Clermdnt (Oise). Nommé au concours, médecin des hôpitaux à Paris, il fut successivement attaché au bureau central, à l'hôpital Cochin, à l'hôpital Necker, puis à l'hôpital de La Riboisière. Chevalier de la Légion d'honneur depuis plusieurs années, membre de la Société médicale d'émulation, de la Société de médecine pratique, le docteur Woillez a publié les ouvrages suivants : Recherches sur l'inspection et la mensuration de la poitrine (1838, in-8°); De l'amélioration du sort de l'homme aliéné (1849, in-80); Etude sur l'auscultation des organes respiratoires (18S5, in-8°); Dictionnaire de diagnostic médical, comprenant le diagnostic raisonné de chaque maladie, leurs signes, les méthodes d'exploration et l'étude du diagnostic par organe et par région (1869, 2« édition, in-8<>). En publiant cet ouvrage important, M. Woillez s'est attaché k fournir au jeune praticien un guide écrit, à l'aide duquel, en présence d un système prédominant, ou de la constatation du siège principal des phénomènes locaux accusés par le malade, il puisse se servir de ces notions comme d'un fil conducteur pour arriver au diagnostic cherché. Citons encore de lui, Choléra et diarrhées cholériformes (1873, in-8°). M. Woillez n'est pas seulement un médecin expérimenté, mais c'estauSsi un savant archéologue, ainsi que le prouve son Archéologie des monuments religieux de l'ancien Beauvoisis pendant la me- - <<imorjj/iosero»i«Jie(Clermont et Paris, 1839- 1849, in-fol.), qui, de l'avis des érudits, esc l'un des meilleurs ouvrages que l'on possède en ce genre.
WOIRIIAYE (Charles-François), magistrat et homme politique français, né à Metz en 179S. Reçu avocat en 1818, il ne tarda pas à se faire une place éiuiiiente au barreau de sa ville natale, surtout par ses plaidoiries en faveur des accusés politiques et dans les procès intentés au journal le Courrier de la Moselle. Nommé sous la monarchie de Juillet premier avocat général de la cour de Metz, il fut presque aussitôt révoqué pour avoir, en 1831, fait partie de l'association nationale contre le retour des Bourbons. Il devint alors le chef avoué de l'opposition dans le département de la Moselle, fut élu bâtonnier de l'ordre des avocats de Metz, défendit en 1835 les accusés d'avril, et, après la révolution de 1848, fut nommé procureur* général. Elu, peu après, représentant du peuple par son département, il vota d'abord avec le parti républicain modéré ; mais, après l'élec- ' lion du président, il se rallia à la politique de l'Elysée et mérita ainsi la bienveillance du chef de l'Etat ; mais il perdit la confiance de ses électeurs, qui ne lui renouvelèrent pas son mandat k l'Assemblée législative. Il rentra alors dans la magistrature, et fut nommé en 1856 premier président de la cour impériale de Metz, puis, eu 1862, conseiller à la cour de cassation.
WOISSARD (Jean-Louis) , mathématicien français, né à Metz en 1798, mort en 1828. Admis en 1815 à l'Ecole polytechnique, il vit ses études interrompues", dès l'année suivante, par le licenciement de cette école. Il emlirassa alors la carrière de l'enseignement et devint successivement professeur de mathématiques au collège de Metz et répétiteurà l'Ecole d'artillerie de la même ville. Une mort prématurée, causée par l'excès du
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travail, l'empêcha de réaliser les espérances que ses premiers travaux avaient déjà fait concevoir. On a de lui un Mémoire sur la cohésion; des Recherches sur quelques propriétés des solutions particulières des équations différeiUiellesdupremierordre(insèrèes ■ dans les Actes de la Société académique de Metz, réimprimées dans les Mémoires présentés par divers savants à l'Académie des sciences) ; enfin une Arithmétique appliquée aux spéculations commerciales et industrielles (Metz, 1829). Ce livre, que l'auteur n'eut pas le temps de publier lui-même, a été réédité à Paris en 1837 et à Metz en 1839, avec des additions de Bergery.
WOIVRE (pays de). V. Voivrb (pays de).
WOJCIECHOWSKI (Joseph), sinologue russe, né en 1793, mort en 1850. D'abord attaché comme médecin k la mission ecclésiastique russe à Pékin, il fut ensuite employé au département des affaires asiatiques à Saint-Pétersbourg, et devint, en dernier lieu, professeur de langue chinoise a l'université dmKazan. On a de lui un Dictionnaire russochinois, immense ouvrage en trois parties, auquel il avait travaillé pendant près de trente ans.
WOKEN (François), orientaliste allemand, né en Poméranie en 1685, mort en 1734. Ii professa successivement la philosophie k Leipzig, et les langues orientales à Wittemberg. Parmi ses nombreux ouvrages, qui ne s'élèvent pas à moins de quatre-vingts, nous citerons ; l'extus Veteris Testamenti ait enatlages et hypallages vitio liberatus (Leipzig, 1726, in-8°) ; Moses harmonicus, seu Hurmonia Veteris et Novi Testamenti (Leipzig, 1730, 2 vol. in-40); Meleiemata anliquaria, philo logicocritica (Wittetnberg, 1730, in-4°); Itibliotheca theologica,philosophica, historica (Wittemberg, 1732, in-8°); Liber de ellipsibu$ e lextu biblico-hebrso sollicite éliminaitdis (Wittemberg, in-40); Mémoires pour l'histoire de la Poméranie ( Wittemberg , in-4°), etc:
WOLA, village de la Russie d'Europe, dans la Pologne, gouvernement et à 4 kilom. O. de Varsovie. C'est près de ce village, dans la plaine de Kolau, que se tenait la diète polonaise pour l'élection des rois.
WOLAC, ville de Prusse, province de Silésie, régence et à 42 kilom. N.-O. de Breslau, ch.-l. du cercle do son nom ; 2,800 hab. Tribunal de ville, commerça de chanvre, toiles et bestiaux.
WOLBODON (saint) , évêque de Liège , mort en 1021. il fut successivement recteur et prieur du" chapitre d'Utre<ht, chapelain, puis chancelier de l'empereur Henri II et enfin évêque de Liège (1018). Les catholiques l'honorent le 21 avril.
WOLCOTT (Roger), homme politique américain, né en 1679, mort en 1767. Fils d'un fermier, il reçut une éducation fort incomplète; mais, grâce k l'expérience qu'il avait acquise dans les questions agricoles, il réussit à faire de bonne heure une fortune considérable par les améliorations qu'il introduisit dans les procédés d'agriculture alors en usage en Amérique. Nommé en 171 1 commissaire des troupes de la province qui furent envoyées contre les Français du Canada, il continua de servir dans l'armée, où il fut promu successivementàtous les grades jusqu'à celui de major général. En 1747, il devint membre de l'assemblée et du conseil deConnecticut, et, en 1751, il fut nommé gouverneur de cette province. Il conserva ces fonctions jusqu'en 1754 et vécut ensuite dans une retraite que son âge rendait nécessaire. •On a de lui '■ Méditations poétiques (1725); Récit abrégé de l'agence de Jean Winthrop à la cour de Charles lien 1662; Lettre à M. IJobart sur les églises congrégationnelles d' Angleterre (1761), etc.
WOLCOTT (John), poëte satirique anglais, dit Peter Piiidni-, né il Dodbrook (Devonshire) en 1738, mort en 1819. 11 acheva ses études en France, passa à la Jamaïque, où il se fit recevoir médecin, revint en Angleterre et se fixa à Londres, où il se fit remarquer par son humeur joviale et par des satires mordantes qui s'attaquaient aux personnalités les plus respectées de son temps. Parmi ses victimes, on cite le grave docteur Johnson, qu'il tournait en ridicule pour ses amours avec Mme Piozzi; le savant Banks, qu'il représenta soutenant celte thèse que les mouches appartiennent à la famille des homards ; le roi George III lui-même, auquel il fuit jouer l'un des principaux rôles dans une épopée dont le héros est un pou. Cette dernière pièce a pour titre la Lousiade, du mot louse, qui signifie-pou en anglais. Wolcott se moquait de tout; tout était pour lui sujet de parodie. Il fatigue souvent son lecteur par un feu roulant de plaisanteries qui provoquent un rire inextinguible et ne laissent pas respirer. Ses Œuvres ont été réunies a Londres (1816, 4 vol. in-4°). Elles n'ont pas été traduites en français. Elles renferment d'ailleurs une foule d'allusions inintelligibles pour dés étrangers et ne sont même plus aujourd'hui lues en Angleterre.
WOLDECK, petite ville de l'Allemagne du Nord, dans le Mecklembourg-Strelitz, à 21 kilom. E. de Sfargard ; 2,000 hab. Tannerie* ; fabrication et commerce de toiles, draps et lainages.
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WOLDECKD'ÀRNEBOURG (Jean-Georges), général prussien, né à Stoickow, dans l'Ait- Marck, en 1712, mort en 1785. Il servit d'abord dans le régiment des gendarmes et fut nommé lieutenant en 1738. Envoyé en Silésie pour lever des recrues, il montra une telle adresse à se procurer de beaux hommes que le roi Frédéric-Guillaume conçut' de lui la plus haute idée ; ce fut l'origine de sa faveur. Heureusement pour lui, il avait d'autres qualités. La bravoure dont il lit preuve dans la première campagne de Silésie, notamment à l'attaque de Sehorwitz (1742), lui valut ta décoration du Mérite militaire. A la bataille de Sorr, il eut un cheval tué sous lui et fut fait capitaine d'état-major. Pendant la guerre de Sept ans, il commanda le régime ii t de Saxe, à la tête duquel il se signala aux batailles de Rosbach et de Zorndorf. A la suite de cette dernière affaire, il eut le commandement d'une brigade, et deux régiments de cuirassiers furent placés sous ses ordres. Il fut enfin fait colonel après la bataille de Torgau (1760) et major général de cavalerie en 1764.
WOI.DEMAR (Michel), violoniste et compositeur français, né k Orléans en 1750 , mort en 1816.11 appartenait a. une famille aisée et il reçut une excellente éducation, dans laquelle, grâce à son penchant naturel, la musique eut le principal rôle. Plus tard, la perte de sa fortune le força à demander des ressources k son talent, et il dut se faire le chef d'orchestre d'une troupe de comédiens ambulants. Outre un grand nombre de Concertos , de Duos, de Quatuors, d'Etudes, etc., on a de lui : Sonates ; le Nouveau labyrinthe harmonique pour violon; le Nouvel art de l'archet;les Folies d'Espagne; Grand*: méi/tode de violon; Méthode d'alto; Méthode de clarinette, etc. «-Woldemar, dit M. Fétis, avait inventé vers 1798 une sorte de sténographie musicale et une notographie ou correspondance en musique, soumises k l'examen du Lycée des arts, qui les approuva. ■ La sténographie fut publiée, en une grande planche, sous le titre de , Tableau mélolachygraphique; mais il ne paraît pas que l'art musical ait eu grand profit à tirer de ces deux inventions, car elles sont complètement oubliées aujourd'hui.
WOLDENBERG, ville de Prusse, provincede Brandebourg, régence de Francfort-surl'Oder, cercle et à 28 kilom. N. -E.de Fiïedeberg ; 3,500 hab. Fabrication de draps ; papeteries.
WOLF (corps de) s. m. Anat. Organe glanduleux qui joue un grand rôle dans )a dé> veloppement du testicule et auquel i'anatomiste Gaspard-Frédéric Wolf a donné son nom.
— Encycl. Le corps de Wolf n'existe que dans les premiers temps delà vie intra-utérine. Il est allongé et situé dans la région rénale, sur les cotés de la colonne vertébrale. H est pourvu d'un conduit excréteur qui s'ouvre dans la partie inférieure du tube digestif. Le corps de Wolf disparaît avant la fin du deuxième mois de la vie intra-utérine. Pendant qu'il existe, le testicule se développe k son coté interne et lui adhère assez intimement. Sur son côté externe se développe l'épididyme, qui est uni au testicule par un petit filament passant au-dessus de l'extrémité supérieure du corps de Wolf. Lorsque, vers la fin du deuxième mois, ie corps de Wolf disparaît, l'épididyme et te testicule se réunissent.
Le corps de Wolf se développe rapidement au commencement de la vie embryonnaire et prend un développement relativement considérable, eu égard au petit volume de l'embryon. Sou canal excréteur communique avec l'extrémité inférieure du tube digestif, connue nous l'avons dit plus haut, et par conséquent avec la cavité de la vésicule altantoïde, qui en constitue, pour ainsi dire, le réservoir. Plus turd, la portion renflée du pédicule de lu vésicule aliantoïde, qui doit seule persister et devenir la vessie,, se met en connexion avec le rein, qui prend peu k peu la place du corps de Wolf. Chez les oiseaux et aussi chez quelques mammifères, la vésicule aliantoïde a une plus longue durée que dans l'espèce humaine; et, à diverses reprises, on a signalé, dans le liquide qu'elle renferme, la présence de l'acide urique, d'où on a tiré la conclusion que ie liquide de l'allantoïde est le produit d'une sèerétion du corps de Wolf, sécrétion qui aurait avec la sécrétion uriuaire une grande analogie. La manière dont se développe la vésicule aliantoïde, laquelle procède réellement de l'embryon, tend à faire penser, en effet, que lo liquide qui la remplit est bien un produit do sécrétion d'origine fœtale. Le liquide allantoïdieu, d'abord transparent, contient une grande quantité d'eau, un peu d'albumine et quelques sels. 11 se trouble ensuite à mesura que la vésicule aliantoïde s'atrophie ; il devient jaune orangé; on y trouve des grumeaux plus ou moins consistants. Plus tard, il disparaît; les lames de la vésicule s'adossent à la surface interne de l'ceuf et Son pédicule se transforme en un cordon fibreux. Le liquide qui s'accumule dans la vésicule aliantoïde a des usages mécaniques importants. 11 distend la vésicule et la met bientôt en rapport avec la surface interne de l'œuf, de manière a établir entre les vaisseaux da
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l'embryon et ceux de la mère les communications d'où résulteront le placenta et le cordon ombilical. La vésicule nllnntnïde et le liquide allantoïdien disparussent quand la connexion vasculaire entre le fœtus et. la mère est établie. Quand la vésicule aliantoïile a. disparu, quand les reins ont fait place au corps de Wulf et quand les uretères, qui se sont développés dans le même temps, ont complété la continuité du système urinaire, la sécrétion urinaire s'établit.
WOLF (Jérôme), helléniste allemand, né à Œttiugen en 1516, mort, à Augsbourg en 1580. Il fut un des savants les plus célèbres, du xvie siècle, et on le considère à bon droit comme ayant fait revivre en Allemagne l'étude du grec; on lui sait gré surtout d'avoir mis en lumière, par un choix exquis, les modèles de l'éloquence grecque, Isoerate etDémosthène. L'histoire de sa jeunesse, qu'il a écrite lui-même, est des plus touchantes. Son père étiiit. intendant des comtes d'Œttingen. Il fut témoin, dans un âge assez tendre, des horribles dévastations de la guerre qui désola la Franconie. Il vint un jour où on lui donna k choisir entre le latin et la carrière de scribe des comtes, dans laquelle on lui faisailentrevoir de grands avantages ;« mais, dit-il ironiquement, je fus assez fou pour choisir le latin. ■ Envoj'é à Nuremberg en 1527, il y rit de grands progrès sous la direction de Joachim Camerarius et d'Eoban Hess. Son père le rappela auprès de lui eu 1530. On espérait que la vie de la cour lui plairait et lui donnerait un certain usage du inonde; mais il ne put jamais s'y habituer. Il s'était fait une petite bibliothèque et se consacrait exclusivement à l'étude. . Je lisais beaucoup, dit Wolf dans ses Mémoires, mais je comprenais peu de chose, parce que je n'avais pas de dictionnaire; du reste, je savais si peu ce que c'était que je ne me doutais même pas qu'il pût exister un livre semblable. • Il faut voir comment il raconte ses luttes contre la misère, contre la disette de livres et de maîtres surtout, les avanies auxquelles il était en butte de la part des jeunes gens de son âge. 11 faut lire surtout la joie qu'il éprouve lorsque, étant allé à la foire d'une ville voisine, il trouve les marchands d'habits partis et emploie l'argent de ses économies a s'acheter un Valère- Maxime et un dictionnaire grec-latin de Lougolius. Les détails intimes sur les mœurs de l'époque abondent dans ce petit livre, lin 1535, il obtient enfin de revenir k l'école de Nuremberg, mais elle venait (1 être dissoute et il dut suivre Camerarius à Tubingue. Ici il eut à lutter contre le manque d'argent. Pour épargner des frais à son père, il se lit domestique et se mit k servir les écoliers dans le collège. Il acquit cependant une grande force en grec et en latin, et ses ouvrages lui valurent une réputation immense. Ce ne fut qu'assez tard qu'il obtint une place de directeur du collège d'Augsbourg et de bibliothécaire de la même ville, où il mourut de la pierre k l'âge de soixantequatie ans. Ses oeuvres les plus remarquables sont : De vero et licito astrologie usu; De expedita utiiusgue lingual discends ratione; Démosthène et Isoerate, traduits en latin , et surtout H. Woifi, de oits sus ratione ac potius forluna commentariolus, autobiographie adressée a son ami le libraire Oponnus; elle est reproduite dans Reiske, Oratores grmci [t. Vlil, p. 772j, et a été traduite parPassuw (Œuvres mélangées, en allemand, p. 277) sous le litre de : Jeunesse de Jérôme Wolf. I
WOLF (Gaspard), médecin suisse, né à Zurich vers 1525, mort dans la même ville, où il était professeur de physique et de langue grecque, en 1601. On a de lui: Viaticum novum de omnium [ère morOorum curatione (Zurich, 1565, in-12; 2e édit., 1578, in-8») ; Volume» yyiiœciorum, de mulierum gruvidarum, purlurieittium et aliarum natura et moi-bis (Bà.e, 1566; 3e édit., 1537); De stirpiwn collectivité tubutx (Zurich, 1587, iu-8°) ; Tabula generuiis diuersorum ponderum, etc. :
WOLF (Jean), médecin allemand, né à j Berg-Zaberu en 1537, mort eu 1616. II pro- I fessa à l'université de Marbourg et devint médecin du landgrave de Hesse, qu'il avait guéri d'une malauie assez grave. Outre un grand nombre de dissertations, on h de lui : De acidis wildunyensibus earumque natura, viribus ac usas rutioue (1580, in-4"); Versio lutinn decem dialoyorum J.-B. de Oello, de natures humons fnùrica (1609, iu-12) ; Exercitatiunes Simeivtiae in Uateni de lucis uiïectis hbri sex (1620, in-4°); De aqua vits juniperina (1628, iu-»o).
■\VOLF (Jean),jurisconsulte allemand, frère jumeau du précèdent, mort k Ileilbroiui en 1600. Il fut conseiller du duc de Deux-Ponts et du margrave de Baue et publia, entre autres écrits : Clavis hisloriarum; Tabtilss mnemonicx hhlvris umversalis; Lecliones memoi-uuiles et recondils, seu opéra iheuloyicohistorico-palitica (Francfort, 1672, 2 vol. in-fol.).
WOLF (Yves), chirurgien allemand, né dans la Wesiphalie en 1615, mort a la tin du XVIIe siècle. Il lit ses études médicales à Brème -et voyagea ensuite en Danemark, en Pologne, en Russie, eu Hollande , en Angleterre, en France et en Espagne, s'attucliant partout à suivre les leçons des chirurgiens les plus célèbres. De retour dans su patrie, il
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y jouit d'une grande considération et eut une immense clientèle. Il recueillit les observations qui s'offrirent k lui dans sa longue pratique. — Son fils, Jean-Christian, fit un choix des principales, les mit en latin et les publia sous ce litre : Observalionum chirurgico-medicarum libri duo, eurn scholiis, etc. (Quedlinbourg, 170-4, in-8<>).
WOLF (Jacques), médecin allemand, né à Nauuibourg en 1642, mort en 1694. Il Ht ses études k l'université de Leipzig, exerça pendant plusieurs années la pratique de son art à Altenbourg et devint en 1690 professeur à Iéna. On a de lui : De insectis in génère (Leipzig, 1669, in-40) ; De urinx incontinentia (Iéna, 1678, in-4<>); De litterutorum potu, ejusque usu et abusu (Iéna, 1684, in-4"^.
WOLF (Jean-Laurent), érudit danois du xvne siècle. Il était libraire à Copenhague et n'est guère connu que par ses écrits, parmi lesquels on cite : Diarium seu calendarium ecctesiasticum, politicum et oeconomicum perpetuum (Copenhague, 1848, in-4<>); Chronologie ab orlu Christi ad amium Christi 1J48 (Copenhague, 1648-1662, in-4°) ; De exseoniis Christiani V (Copenhague, 1648, in-4<>) ; Encomion regni Dnnis (Copenhague, 1651, in-4<>) ; Norvegia, Islandia et Groenlandia illustruts (Copenhague, 1651, in-40).
WOLF (Pancrace), médecin allemand, né à Aliuorf en 1674, mort on ne sait à quelle époque. Il exerça son art dans différentes villes de l'Allemagne et professa à Halle. On cite, parmi ses écrits : Hippocratis regulx de febrium crisibus per'abcessus, erysipelata, etc. (1704) ; Hippocratis cautela (1706) ; Auri futminantis defensia (1707) ; Pliysica hippocratica, qua exponilur humante naturs mecanismus geometrico-chymicus ( Lei pzig, 17 1 3, in-8u), le principal ouvrage de l'auteur.
WOLF ou WOLFF (Jean-Chrétien, baron de), philosophe et mathématicien allemand, né à Breslau en 1679, mort à Halle en 1754. Fils d'un brasseur, il n'en reçut pas moins une éducation supérieure, abandonna la philosophie du temps, tout empreinte d'ariscotélisme et de scolastique, se forma surtout en étudiant Descartes et Leibniz et conçut le projet de donner à l'Allemagne une philosophie qui lui fût propre. Nommé professeur de philosophie et ûe mathématiques à l'université de Halle (1707), il acquit bientôt une éclatante renommée par ses leçons et par ses écrits. Mais la nouveauté de ses doctrines, la hardiesse qu'il avait eue de les exposer dans la langue nationale éveillèrent la susceptibilité des théologiens, qui l'attaquèrent avec la plus grande violence et le représentèrent comme un ennemi de la religion et de l'Etat. Banni par Frédéric-Guillaume (1723), il fut accueilli par le landgrave de Hesse-Cassel, qui le nomma professeur à Marbourg. En même temps, les grandes Académiesde l'Europe l'admettaient au nombre de' leurs membres, honorant en lui le restaurateur des sciences philosophiques en Allemagne. Eu montant sur le troue, Frédéric II lui rendit sa chaire de Halle ; mais l'influence de la philosophie française, dont le roi était un adepte, prévalut bientôt sur la sienne, et il vieillit presque oublié, survivant k une réputation qui avait balancé les plus grandes renommées de l'Europe. Sa philosophie, toutefois, a longtemps dominé en Allemagne; c'est k elle que se rattache le mouvement qui, depuis liant, a renouvelé les sciences philosophiques. Elle ue fut, au reste, qu'un appendice de celle de Leibniz, dont les larges esquisses furent rédigées eu corps de doctrine par Wolf, qui les revêtit de .la forme géométrique, regardée par lui comme l'application la plus parfaite des lois, du raisonnement. Wolf distingue trois ordres de connaissances : les connaissances historiques, philosophiques et mathématiques. 11 fait entrer dans le premier ordre les faits qui appartiennent soit au inonde matériel, soit aux substances immatérielles, et qui nous sont révélés par les sens ou par la conscience intime. La philosophie cherche la raison des choses. Les mathématiques ont pour objet la quantité des choses. Selon Wolf, la philosophie est la science des possibles en tant qu'ils sont possibles; elle doit déterminer en vertu de quoi ce qui est possible peut se réaliser et pourquoi, entre plusieurs possibles, l'un se réalise plutôt que les autres. Le philosophe doit étudier d'abord la logique, qui lui fournit la méthode qu'il doit suivre dans ses autres études. Wolf distingue une psychologie rationnelle et une psychologie expérimentale ou empirique. Il fonde la métaphysique sur le principe unique de la contradiction. La substance est ce qui renferme en soi la source de ses propres modilications; elle contient une force active qui fait passer le possible k la réalité; chaque modification contient en elto le principe de celle qui doit la suivre, et tout est lié dans l'ensemble des choses. Wolf admet, comme Leibniz, une sorte d'harmonie préétablie, de laquelle dérive l'accord des opérations de 1 aine avec celles du corps ; mais il croit que celle harmonie résulte Ue ce que les impressions de 1 ame et celles du corps ne sont autre chose que les faits extérieurs se réfléchissant dans l'une et dans l'autre, s'y reproduisant en quelque sorte. Pour la philosophie pratique, c'est-k-dire pour la morale , Wolf prend pour point de départ le libre arbitre. Cependant, il admet la puissance des motifs