‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 93 sur 1042 · TH1R · texte numérisé non relu

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l'acide chlorhydrique de composé analogue à l'acide naphibionique.

THIOUT (Antoine), horloger français, né à Jonvelle, près de Vesoul, en 1692, mort à Paris en 1767. Il vint exercer sa profession à Paris, se fit remarquer par son habileté et inventa diverses pièces de mécanique et d'horlogerie. On lui doit un Traite de l'horlogerie mécanique et pratique, approuvé par l'Académie royale des sciences (Paris, 1741, 2 vol. in-40), ouvrage estimé.

THIOXYBROMO-BENZOÏQUE adj. (ti-0ksi-bro-ino-bain-zo-i-ke). Chim. Se dit d'un acide que l'on peut considérer comme de l'acide oxybromo-benzoïque où un atonie d'oxygène'est remplacé par du soufre, il Cet acide est généralement désigné sous le nom impropre d'ACIDE THIOHYBROBKOXO-BENZOÏQUE.

TII1RKL (Louis), poète français, né à Lisieux vers le commencement du xvno siècle. C'était un prêtre qui devint doyen d'Ënverineu. Voué à la poésie latine et à la poésie française, il fut cinq fois lauréat de l'Académie des Palinods de Rouen (de 1635 à 1641) et fut juge des concours de cette compagnie. L'abbe Thirel avait également été couronné aux Palinods de Dieppe et de Douai. Cet ecclésiastique a mis au jour ses vers sous ce titre : la Muse sans artifice, etc. (Rouen, 165S, in-S°). 11 a aussi publié séparément une ode, dédiée à Messire Philippe Cospéan, évesque et comte de Lysieux (Rouen, in-4°).

THIIUON (Didier), conventionnel français, né à Thionville en 1763, mort dans la même ville en 1816. Il professait la rhétorique lorsqu'éclata la Révolution. Chaud partisan des idées nouvelles, il se signala à l'attention de ses concitoyens, qui l'envoyèrent siéger à la Convention. Thirion vota pour la mort du roi sans ap.pel ni sursis,-deiuanda qu'après l'exécution de Louis XVI la peine capitale fût abolie, « personne ne pouvant être aussi criminel que le tyran, «fut un des défenseurs de Marat (1793), proposa l'établissement du maximum, et poursuivit à plusieurs reprises les girondins de ses attaques. Envoyé cette même année en mission en Vendée, il en fut rappelé peu après sur le rapport de Couthon, et en conçut un vif dépit. De retour à Paris, il devint président du club des jacobins, montra une certaine hostilité contre le comité de Salut public, attaqua Robespierre à la Convention, le 8 thermidor, et empêcha de décréter l'impression du discours qu'il prononça pour sa défense. Après avoir fait cause commune avec les thermidoriens, parlé contre les sociétés populaires, quitté les jacobius, Thirion craignit d'être allé trop loin dans le sens de la réaction. Il réclama la mise en activité des institutions républicaines, se fit le défenseur de Collot d'Herbois, prit part à la révolte des S et 3 prairial an III, se rangea du côté des envahisseurs de la Convention, fut arrêté et recouvra la liberté par suite de l'amnistie de l'an IV. Sous la Directoire, Thirion devint commissaire près le tribunal de Bruges (1796), près l'administration de la Moselle (1799), puis rentra dans l'enseignement. Il professa les belles-lettres à l'Ecole centrale de Sambre-et-Meuse et passa en 1809 comme professeur à la Faculté ce Douai (1809). Atteint en 1816 par la loi qui frappait les régicides, il s'empoisonna. On a de lui : Opinion dans le procès du roi (1792, in-so).

THIKIOTou THIERIOT, personnage connu par sa longue intimité avec Voltaire, né en 1696, mort eu novembre 1772. A l'âge de dixhuit ans accomplis, Thiriot fut placé chez un procureur nommé Alain, où il se lia avec Voltaire. Leur amitié dura jusqu'à la mort et c'est à elle que Thiriot dut une célébrité qu'il a conservée jusqu'à nos jours. Qui ne connaît eu effet Thiriot? Ainsi que son célèbre camarade, il aimait les spectacles et la littérature ; ils allaient ensemble où les pousa saient leurs goûts communs; tandis que l'un arrivait à la gloire , l'autre fréquentait les cafés et y déclamait les vers de son ami ; ce rôle, qui dura longtemps, valut à celui qui le jouait plus d'un sobriquet amusant. Le Sage le mit en scène sous le nom de Prime-ven ; dans ie monde, on l'appela la ■ mémoire de Voltaire » et, par le fait, celui-ci oubliait souvent les improvisations légères qu'il avait composées, et c'était Thiriot qui les retenait pour lui. Voltaire, qui ne détestait pas les flatteurs, n'eut garde d'oublier un homme aussi enthousiaste. En 1721, il ie proposa pour secrétaire au duc de Richelieu, nommé ambassadeur à Vienne. Mais Thiriot, habitué à Paris et paresseux de son naturel, refusa la place; il prétexta qu'il donnait tous ses soins k une édition de Chaulieu. Vers cette époque, il se lia avec Desfontaines et le pré-' senta à l'auteur de Zaïre, qui n'eut guère à se louer de cette connaissance, mais qui acceptait indifféremment tout ce qui venait de Thiriot. Lors de l'édition projetée de Itxlfenriade, Thiriot ramassa une centaine de souscriptions et garda les fonds. N'importe 1 ce qu'il faisait était toujours bien fait. On imprima à son profit les Lettres philosophiques en 1733. Trois ans après, il fut désigné comme le correspondant littéraire du prince Frédéric, qui devint plus tard le roi Frédéric II; la charge rapportait 1,200 livres d'appointements. Il partagea avec Arouet la somme que lui rapporta le Droit du seigneur, Thiriot,

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lors de la querelle de Voltaire avec Desfontaines, tint une conduite équivoque ; il no voulut prendre parti ni pour l'un ni pour l'autre des adversaires, quelles que fussent les obligations notoires que chacun lui connaissait. Voltaire en fut très-froissé , car il écrivait a son camarade de coeur : » Ce scélérat d'abbé Desfontaines a donc obtenu oe qu'il désirait; il m'a ôté votre amitié. Voilà la seule chose que je lui reproche. Je ne m'attendais pas que, depuis le 14 décembre que son libelle a paru, je ne recevrais qu'une lettre de vous. Si vous m'aviez écrit avec amitié et tout uniment, comme à l'ordinaire, je n'aurais point eu à me plaindre. Personne ne vous a demandé de lettre ostensible ; mais moi je demandais à votre cœur des marques de votre amitié, et j'ai eu la mortification «te n'en recevoir aucune, pendant que les plus indifférents m'écrivaient les choses les plus fortes et les plus touchantes et m'offraient les plus grands services. « Thiriot n'était pas dans une position de fortune brillante. Occupé exclusivement de choses intellectuelles, il vivait avec une demoiselle Tuschin, a laquelle il abandonnait le soin de ses finances. Elles étaient petites. Outre les 1,200 livres ci-dessus indiquées, il avait une rente annuelle de 3,000 francs. Voltaire se conduisait de façon à ne pas laisser son ami intime dans le besoin. Il lui abandonnait souvent une grande partie de ses droits d'auteur. Par lui-même, Thiriot ne produisit rien. Lorsqu'il mourut, il laissa dans ses papiers un nombre assez considérable d'opuscules dus à la plume de celui qui avait signé Œdipe et les articles de V Encyclopédie ; Mlle Taschin, qui voyait là un revenu, insista pour qu'on les recueillit et pour qu'on i»s publiât. Les Pièces inédites de Voltaire provienent de cette fouille. Elles ont été éditées en 1820 et forment 1 vol. in-8° et in-12.

THIRLWALL (Connop), théologien et historien anglais, né à Stepney, comté de Middlesex, en 1797, mort à Bath en 1875. Il étu- . dia le droit au collège de la Trinité à Cambridge et fut inscrit au barreau de Lincoln's Inn en 1825 ; mats il renonça à la profession d'avocat pour entrer dans les ordres, devint d'abord recteur de Kirby-under-Dale, puis en 1840 évoque de Saint-David , fonction dont il se démit en 1874. On a de lui : Histoire de Rome par Niebuhr, traduite en anglais en collaboration avec Jules-Charles Hore (Cambridge, 1828-1832, tomes I" et II, jn.8o ; ]e llle vol,, traduit par W.Smith etL.Sehmitz); Histoire de la Grèce (1835, 8 vol. in-12), ouvrage qui fait partie de l'Encyclopédie de Lardner et que l'auteur a refait complètement sur un plan beaucoup plus étendu (1845-1852, 8 vol. iri-B«), etc. Voici comment cet ouvrage est apprécié par L. Schmitz.qui" a lui-même écrit une Histoire de la Grèce basée sur celle de Connop Thirlwall (1851) : i Depuis cinquante ans, il a été plus fait par les historiens anglais et étrangers pour éclairer l'histoire de la Grèce qu'à aucune autre époque depuis la renaissance de la science; et les résultats de tous ces travaux sont deux, ouvrages anglais sur l'histoire de la Grèce, ouvrages supérieurs à tous ceux que possèdent les autres nations. Ces deux ouvrages ont été exécutés par l'évêque Thirlwall et par M. Grote, de manière à surpasser lout ce qu'on avait essayé de faire jusqu'alors en ce genre. • On doit encore au R. Thirlwall quelques recueils de sermons.

THIRON-GARDAÏS, bourg et commune de France(Eure-et-Loirj,ch.-l. de cant., arrond. et à, 15 kilom. E. de Nogent-le-Rotrou, sur la Théronne ; pop. aggl., 396 hab. — pop. tôt., 600 hab.

THIRON (Charles-Joseph), acteur français, né à Paris en 1831. Son père, marchand bonnetier, le plaça d'abord dans plusieurs maisons de commerce où il ne montra ni assiduité ni goût pour le travail. Il étudia ensuite le dessin industriel aux Arts-et-Metiers et éehoua quand il fallut passer son examen. Livré dès lors à lui-même, il entra en 1848 au Conservatoire et obtint l'année suivante un accessit de comédie, puis le premier prix au concours de 1850. Petit de taille et manquant d'ampleur, il ne plut pa3 à Bocage, directeur de i'Odéon, qui après ses débuts le remercia. -Un peu découragé, il s'engagea dans la troupe que Rachel traînait toujours après elle pour ses excursions lointaines. Le 21 juillet 1852, il débuta une première fois au Théâtre-Français dans Lubin de Georges Dandin; le 6 août suivant il joua Mascarille des Précieuses ridicules. Mais il n'eut que peu de succès sur notre première scène, qu'il abandonna pour un engagement plus solide à I'Odéon, où il obtint une rapide popularité. Jouant presque constaminentdnns l'ancien comme dans le nouveau répertoire, il créa beaucoup de rôles importants, notamment Popin dans l'Oncle Million de Bouilhet; Ëaque dan3 lo Parasite de Pailieron; en 1861 Ringston dans Béatrix de Legouvé; Naigelin dans les Frelons deCapendu; Beauchâteau fils dans le Mur mitoyen de Pailieron ; Vadé dans le Mariage de Vadé de Rolland et Du Boys; en 1863, Patanier des Ouvrières de qualité de Paulin Deslandes ; Aristide des Indifférents de Belot. Il reprit avec le plus vif succès les Parisiens, l'Honneur et l'Argent, le Comte Boursouflé rie Voltaire et même M. Loyal de Tartufe; il réussit moins da"ns Figaro du Mariage de Figaro.

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Devenu pensionnaire de la Comédie-Française, en 1869, il fut nommé sociétaire le 9 janvier 1872 et il a créé depuis : en 1872, Briqueville dans l'Eté de la Saint-Martin de Meilhac et Halévy ; en 1873, Montlouis dans Jean de Thomeray d'Emile Augier et Sandeau; en 1874, le capitoul Claude dans la Belle Paule de Denayrouse; en 187», Dubiais dans la Grand' maman de Cadol; en 1876, Moriceau dans l'Etrangère de Dumas fils.

THIRODX D'ARCÛNVILLE (Marie-Geneviève-Charlotte Darlus, dame), femme auteur, née à Paris en 1720, morte en 1805. Elle n'avait que quatorze ans lorsque son père, qui était fermier général, la maria àThiroux, conseiller au parlement. A l'âge de vingttrois ans, la jeune femme fut atteinte de la petite vérole, dont elle resta très-marquée. On la vit alors abandonner les plaisirs du inonde , prendre le costume d'une vieille femme et ne plus s'occuper que des plaisirs de l'esprit. Elle étudia l'histoire, la médecine, la physique, la chimie, etc., suivit les cours d'anatomie et de botanique du Jardiu du roi et acquit des connaissances aussi étendues que variées. M"® Thiroux eut des rapports avec Voltaire et entra en relations avec les hommes les plus distingués du temps, qu'elle réunissait dans son salon, notamment avee Turgot, Malesherbes, Montyon, Jussieu , Fourcroy , Lavoisier, Saime-Palaye, Grasset, Valmont de Bomare, etc. Lorsqu'éclata la Révolution, Mme Thiroux montra une profonde antipathie contre les idées nouvelles. Pendant la Terreur, elle fut emprisonnée à Picpus avec un de ses fils, Thiroux de Crosne, et avec son beau-frère, le lieutenant civil Angran d'AIIeray; mais elle recouvra la liberté après le 9 thermidor et elle conserva jusqu'à sa mort la vivacité de son imagination et de ses facultés. Elle a publié sous le voile de l'anonyme de nombreux ouvrages, parmi lesquels nous citerons : Pensées et réflexions morales sur divers sujets (Avignon, 1760); De l'amitié (Paris, 1761); l'Amour éprouvé par la mort ou Lettres modernes de deusû amants de vieille roche (Paris, 1763); Des passions (Paris, 1764); Essai pour servir à l'histoire de la putréfaction (Paris,- 1706); Mémoires de M^e de Valcourt (Paris, 1767); Dona Gratia d'Ataïde (Paris, 1770)- Vie de Marié de Médicis (Paris , 1774 , 3 vol. in-S°); Mélanges de littérature, de morale et de physique (Amstei'd.im, 1775, 7 vol. in-12)-; Histoire de François II (Paris, 1783, 2 vol. in-go). On lui doit aussi plusieurs traductions d'ouvrages anglais, entre antres les Leçons de chimie de lord Halifax (1759) et les Méditations d'Hervey (1771).

THIROUX DB CKOSNE (Louis), magistrat, fils de la précédente, né a. Paris eu 1734, mort sur l'échafaujl dans la même ville en 1794. Successivement avocat du roi au Ohltelet, conseiller au parlement, maître desrequêtes, il fut chargé des fonctions de rapporteur lors de la révision du procès de la famille Calas, et fil preuve à cette occasion d'une impartialité et d'un talent qui lui méritèrent les éloges de Voltaire (1763). Quatre ans plus tard, il fut nommé adjoint à l'intendance de Rouen, puis intendant. Il se signala dans cette charge par son activité , par son zèle, dota Rouen et la Normandie de plusieurs établissements d'utilité publique et fut appelé en 1785 à succéder à Lenoir comme lieutenant général de police. Thiroux apporta dans ces fonctions si délicates l'intelligence et le tact dont il avait donné tant de preuves. Ce fut lui qui fit supprimer les anciens cimetières situés au cœur de Paris et ordonna de transporter dans les catacombes les ossements qu'on en avait extraits ; on lui doit, en outre, la construction du pont Louis XVI, celle d'une nouvelle salle d'opéra, l'achèvement du quai d'Orsay, la démolition des maisons situées sur les ponts , etc. A l'approche de la Révolution les fonctions de Thiroux de Crosne devinrent de plus en plus difficiles et il s'en démit le 16 juillet 1789. Peu après, il se rendit en Angleterre. De retour en France à l'époque da la Terreur, il fut arrêté, enfermé à picpus, condamné à mort par le tribunal révolutionnaire et exécuté.

TH1ROCX DE MONDÉSIR, frère du précédent, né en 1739, mort à Paris en 1822. Il suivit la carrière des armes et devint lieutenant général. On lui doit : Manuel du dragon, par un officier de dragons (Paris, 1781, in-12) ; Manuel pour le corps de l'infanterie (Paris, 1781, in-12).

THIRSÉ s. m. (tir-sê). Erpét. Espèce de tortue, qui habita les rives du Nil : Zstuirsé fait, avec l'icimeumon, une guerre dangereuse au crocodile. (V. de Bomare.)

THIRSK. ville d'Angleterre, comté et a 35 kilom. N.-O. d'York, sur les bords de la petite rivière Codbeek, qui la divise en ville vieille et en ville neuve; 5,350 hab. Fabriques de sacs, tanneries. L'église Sainte-Marie est un bel édifice, qui passe pour avoir été construit avec les débris de l'ancien château, détruit sous le règne de Henri II. Cette église contient plusieurs monuments remarquables. La propriété de lady Frankland Russel, qui se trouve aux environs de Thirsk, renferme une belle église et une jolie avenue de tilleuls. On voit aussi à quelques milles de Thirsk les magnifiques ruiues de Byland Abbey et la maison de Sterne.

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