‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 936 sur 1042 · WREN · texte numérisé non relu

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moires, qui. ont paru dans les recueils de ces deux dernières sociétés, et dont quelques-uns ont été reproduits dans les Annales de Poggendorf et autres recueils étrangers. 11 a, en outre, fait paraître, en 1840 et 1841, des Rapports annuels sur la physique.

WREDEN, villa de Prusse, province de Westphalie, régence de Munster, cercle de Ahau.surleBeikel; 2,700 hab. Progymnase.

Fabrication et commerce de toiles et de chicorée.

WREDOWIA s. f. (vré-dou-ia). Bot. Syn.

d'AKiSTKE, genre d'iridées.

"WREE (Olivier de), historien belge, né k Bruges en 1596, mort en 1652. Il entra, k vingt ans, dans l'ordre des jésuites, mais il le quitta avant d'avoir terminé son noviciat . et s'adonna alors k l'étude du droit. Il tit de bonne heure partie de la magistrature de Èruges, et, comme échevin de cette ville, il contribua éminemment à la défendre en 1631 contre le prince d'Orange, qui l'avait attaquée k l'improviste. Il fut élu bourgmestre en 1643. De "Wree était intimement lié avec Lambert Vos.iins, et ce fut d'après les conseils de ce dernier qu'il s'occupa de recherches suc l'histoire de son pays. On a de lui : Sigilla comitum Flandrim et inscriptiones diplomalum ab iis editorum cutn expositions historica (Bruges, 1639, in-fol.), traduit en français par L. V. R. (Bruges, 1641, in-foi.); Geitealo§ia comitum Ftandrite a Balduino Ferreo usque ad PMtippum IV, Hispanm reyem (Bruges, )64"2-1643, 2 vol. in-fol.); Historié comitum Flandrim pars prima, Fkmdria ethnica (Bruges, 1650, in-fol.), ouvrage que l'auteur n'eut pas le temps de terminer.et qui fut réédité sous le titre à'Historia Flandrim Christian», 500-767 (Bruges, 1652, in-fol.).

WREN (Matthieu), prélat anglais, né à Londres en 1535, d'une famille noble d'origine danoise, mort en 1667. Après avoir été chapelain du prince de Galles (depuis Charles Iar), dont la faveur lui tacilita l'accès aux dignités ecclésiastiques, il fut promu au siège episcopal d'Hereford (1634), qu'il quitta l'année suivante pour celui de Norwich, puis d'Eiy. Il montra envers les puritains une partialité et une intolérance qui le rendirent odieux; il fut dénoncé k la Chambre haute, lors des luttes parlementaires contre Charles I8', et mis en jugement sous l'accusation de haute trahison, de malversations et de papisme (1641). Jçté a la Tour de Londres", il y resta dix-huit ans et ne fut mis en liberté et réintégré dans son éveché d'Eiy qu'à l'avénement de Charles II (1660).

WREN (Matthieu), écrivain anglais, fils du précédent, né eu 1629, mort en 1672. Il fut membre du Parlement et secrétaire du comte de Clareiidon, puis du duc d'York. On a de lui : Considérations sur la Republique d'Oceana de M. Harmiyton (Londres, 1657, in-8°) ; la Monarchie justifiée ou l'Etat du gouvernement monarchique et démocratique pour servir de défense aux considérations sur /'Oceana (Oxford, 1659, in-8«); De l'origine et des progrès de la révolution en Angleterre, dans le tome Ier des Collectanea curiosa de Guich (1781).

WREN (le chevalier Christophe), mathématicien et architecte anglais, cousin du pré- " cèdent, né k East-Knoyle (comte de Wilts) en 1632, mort en 1723. A treize ans, dit-on, il avait construit un planétaire mécanique assez exact. Il prit ses grades k l'université d'Oxford en 1650 et 1653. Nommé professeur d'astronomie k Gresham en 1658, il se plaça bientôt au premier rang des géomètres de l'époque pur son mémoire en réponse au défi porté par Pascal. Ce travail contenait la rectification de lacyclolde, la détermination du centre de gravité de cette courbe et la cubature des volumes qu'elle engendre en tournant soit autour de son axe, soit autour de sa base. Ce succès, dans des recherches alors très-difficiles, valut à Wren sa nomination en 1660 k la chaire de mathématiques de l'université d'Oxford et son admission, peu de temps après, k la Société royale de Londres, dont il fut l'un des membres les plus actifs. Les procès-verbaux des séances de cette société contiennent, en efl'et,les indications sommaires d'une foule d'inventions et expériences de toutes sortes de Wren sur toutes les parties de la mécanique et de la physique. Nous mentionnerons, entre autres, ses communications relatives k la théorie générale des mouvements, k la résistance des fluides, à la construction des vaisseaux, <\ l'action des rames ou des voiles, k uu moyen de construire ies verres hyperboliques rêvés par Descartés, au mouvement du pendule, k une hypothèse comparable k celles de Kepler, de Boulliau et de Hook sur la cause qui retient les planètes dans leurs orbites, k une foule d'instruments nouveaux d'astronomie et d'optique, parmi lesquels nous citerons la chambre obscure.

La Société royale, après avoir agité plusieurs fois le problème difficile du choc des corps, sur lequel Destartes s'était si complètement trompé, proposa solennellement la question à tous les géomètres. Wallis, MVrea et Huygbeiis répondirent au vœu de la célèbre assemblée. Wren traita exclusivement la cas des solides parfaitement élastiques parcourant une même droite, La solutiou qu'il donna de ce cas est parfaite. Vers 1665, Wren fit un voyage k Paris pour y étudier les ceu-

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vres d'art, revint l'année suivante, après le terrible incendie qui dévora une partie de la ville de Londres, donna pour la reconstruction de la Cité un magnifique plan qui fut adopté en partie et commença dès lors à s'occuper d architecture. En 1668, il obtint le titre d'architecte du roi et dirigea ia construction d'un grand nombre d'édifices : la vaste et magnifique basilique de Saint-Paul,qu'il acheva en trente-cinq ans j la colonne, qu on nomme il Londres !e Monument, érigée pour perpétuer le souvenir de l'incendie ; l'édifice d'Oxford- uominé le Théâtre; l'église de Saint-Etienne-de-Wallbrosk, à Londres; la douane au port de Londres; un grand nombre d'églises, dont les principales sont Saint- Michel, Suint-James, Saint-Dunstnn, Saint- Vedast, Saint-Laurent, etc.; le palais royal et le palais épiscopal de Winchester; le mausolée de la reine Marie, k Westminster; l'hôpital de Chelsea, fondé par Charles II pour les invalides de l'armée de terre, etc. La modestie et le désintéressement de Wren égalaient ses talents et son immense savoir. Il a laissé divers écrits, qui ont été après sa mort insérés dans les Transactions philosophiques. James Elmes, architecte anglais, a publié des Mémoires sur sa vie et ses ouvrages (Londres, 1823).

WHEN (Christophe), écrivain anglais, âls du précèdent, né à Londres en 1675, mort en 1747. Il fut membre du Parlement pour Windsor en 1712 et nu. On a de lui : Numismatum antiquorum sylloge (Londres, J708, in-4°); Purentaliu ou Mémoires de la famille des Wren, ouvrage terminé et publié après sa mort par son fils (Londres, 1750, in-fol.).

WRENTH AM, bourg des Etats-Unis d'Amérique, dans l'Etat de Massachusetts, à 51 kilom. S.-O. de Boston ; 3,500 hab. Fabrication de coton.

WRESCHEN, ville des Etats prussiens (Posen), ch.-l. ne cercle, à 53 kiloin. E.-S.-E. de Posen ; 3,600 hab.

WREXHAM, ville d'Angleterre, comté et à 37 kilom. S.-E. de Denbigh; 16,000 hab. Cette petite ville, bien bâtie, est renommée pour son marché de flanelles et pour ses foires. On y remarque l'église Saint-Asaph, édifice du xvo siècle, surmontée d'une tour fort belle, ornée de statues et de sculptures, d'un tableau de la Cène attribué à Rubens, d'une voûte admirablement travaillée et de plusieurs monuments funéraires. On voit aussi à Wrexham un bel hôtel dé ville d'ordre dorique, sons lequel régne une halle.

WB1DDHI s. m. Autre orthographe du mot

VRIDDHI.

WRIEZEN, ville de Prusse, province de Brandebourg, régence de Potsilam, à 52 kilom. de Berlin , cercle d'Ober - Barnim ; 6,000 hab: Tribunal de ville et de campagne.

WRIGHT (Edward), célèbre inventeur du canevas des cartes dites réduites ou k latitudes croissantes dont se servent les navigateurs, plus connu comme ami et collaborateur de Briggs, né vers 15S0, mort vers 1640. Après avoir achevé ses études à Cambridge, il accompagna en 1589 le comte G. de Cuiitberiand dans son expédition aux Açores.

C'est durant ce voyage que, reconnaissant l'insuffisance et l'inexactitude des cartes jusque-là employées dans la marine, il eut l'idée de représenter les méridiens par des droites parallèles entre elles et équidistantes, et les parallèles par des perpendiculaires aux méridiens, menées à des distances telles les unes des autres que le rapport des longueurs d'arcs semblables de chaque parallèle et du méridien fût exactement conservé dans le dessin, de façon que la direction de la droite

i' oignant deux points suffisamment voisins de a carte correspondît exactement à l'orientation de l'arc mené entre les deux lieux correspondants sur la surface de la terre. Il exposa cette nouvelle méthode dans un ouvrage intitulé : Errours in navigation detecled and corrected, qui parut en 1599. II s'adonua alors tout à fait a I astronomie et devint précepteur du prince Henri, pour qui il ht construire une grande sphère mécanique, que l'on conserve encore en Angleterre, où les mouvements du soleil et de la lune étaient assez bien imités pour qu'on y put observer leurs éclipses pendant une période de 17,100 ans. Il a laissé divers ouvrages sur la sphère et la navigation. 11 fut l'un des premiers admirateurs et promoteurs de la nouvelle théorie des logarithmes et se mit courageusement à en dre.iser des tables, que son fils a publiées après sa mort.

WRIGHT (Abraham), théologien et érudit anglais, né en 1611, mort en 1690. 11 fit ses éludes à l'université d'Oxford, se signala de bonne heure par sou talent dans la prédication et obtint, en 1645, la cure d'Ukehumj mais, ayant refusé d'adopter le covenant, il fut destitué et ne reprit ses fonctions à Okeham qu'après la Restauration. On a de lui : Delieix deticiarum sive epigrammatum ex optirais quibusque hujus novissimi s&culi poetis.., anlhologia (Oxford, 1637, in-12); Parnassus biceps ou Choix de différents morceaux de poésie composés par tus meilleurs littérateurs qu'il y eût dans les deux uniuersités avant leur dissolution (1656, in-8u) ; Commentaire pratique sur le Livre des Psaumes (1661, in-fol.).

WK1GUT (Jacques), littérateur anglais, fils

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du précédent, né en 1644, mort en 1715. 11 suivit avec succès la carrière du barreau et se fit connaître en littérature par d'intéressants ouvrages d'archéologie et d'histoire littéraire. Nous citerons, entre autres : Histoire et antiquités du comté de Bulland (Londres, 1684, in-fol.) ; Monaslicon auylicanum (1693, in-fol.) ; Conversations à la campagne... sur les comédies modernes, les traductions en vers, la peinture et les peintres, la poésie et les poètes (1694, in-ia); Trois poèmes sur la cathédrale de Saint-Paul (1697, in-fol.); Historia histrionica ou Mémoire historique sur le théâtre anglais (1709, iu-S°), la publication la plus importante de Wright.

WRIGHT (Joseph), peintre anglais, le Claude Lorrain de l'Angleterre, associé de l'Académie de peinture de Paris, né à Derby en 1734, mort en 1797. H étudia a Rome, séjourna quelque temps a Bath et revint dans sa ville natale. On a de lui des portraits, des tableaux d'histoire, parmi lesquels on cite : la Mort du soldat, Edujin au tombeau de ses ancêtres, le Festin de Balthazar, Héro et Léandre, la Scène de l'orage dans le conte d'hiver, l'Ermite, la Veuve indienne Mirwan ouvrant le tombeau d'un de ses ancêtres, etc. Mais c'est particulièrement dans le paysage qu'il s'est acquis une grande réputation par ses admirables effets de lumière. Ses œuvres les plus remarquables eu ce genre sont : la Villa de Cicéron; la Villa de Mécène, à Tivoli; Une éruption du mont Vésuve; plusieurs paysages d'Italie, etc. Pendant son séjour k Rome, il avait exécuté différentes copies des fresques de Michel-Ange qui se trouvent dans la chapelle Sixtine, et il avait su admirablement reproduire la manière de ce grand maître, dont il était l'admirateur enthousiaste.

WRIGHT (John Wksley), capitaine anglais, coopérateur de Sidney Smith dans les intrigues de l'Angleterre contre la France, né à Cork (Irlande) en 1769, mort en 1805. Il entra dans la marine à dix ans, voyagea en Russie (1790-1795) et devint l'ami et le secrétaire de Sidney -Smith. Arrêté avec lui dans la rade du Havre, il réussit comme lui à s'évader du Temple, l'accompagna dans son expédition de Syrie et prit pan à la défense de Saint-Jean-d'Acre comme chef des marins-pionniers. En. 1804, Wright reçut le commandement d'une 'corvette , débarqua Georg.s Cadoudal et ses complices sur la côte du Tréport et fut saisi à l'ile d'Houat. Renfermé de nouveau à la prison du Temple, confronté avec les dénonciateurs de Georges et reconnu par eux, il refusa constamment de répoudre devant le tribunal et fut trouvé mort et frappé de plusieurs coups de rasoir dans sa prison, dans la nuit du 27 au 28 octobre 1805. Une sorte de mystère plane encore sur le véritable but de la mission de cet homme; quant à sa iin tragique, les royalistes l'attribuèrent, comme celle de Pichegru, à un attentat de la police française.

WRIGHT (Thomas), surnommé i« Philanthrope de» prisons, né en 1789. Entré à un âge peu avancé dans une des forges de Manchester, il y travailla pendant plus de quarante-seot ans et s'acquit dans cette humble position le respect et l'admiration de tous par le zèle et la persévérance infatigables qu'il déploya pour améliorer la situation des prisonniers. Il les visitait dans leurs prisons, les encourageait k oublier leur vie première et, lorsqu'ils étaient libérés, s'efforçait de leur procurer du' travail, afin de les empêcher de retomber dans le vice. Etant devenu contre-maître, il recevait par semaine environ 87 francs de salaire; il eu remettait 50 à sa femme pour ies besoins du ménage et gardait le reste pour le distribuer à ces malheureux. Plus tard, il alla jusqu'à Londres, et même dans certaines villes d'Ecosse et d'Irlande. Peudant de longues années, il poursuivit, sans ostentation aucune, le cours de ses bienfaisantes actions ; mais enfin elles attirèrent l'attention de plusieurs personnes influentes et on ouvrit, en 1852, une souscription qui produisit 3,000 livres sterling (75,000 fiaucs); cette somme fut employée à assurer à Wright un revenu annuel, qui lui permit de se consacrer tout entier à sa mission. Depuis lors, et malgré son âge avancé, il n'a cessé de s'y dévouer et il a, en outra, fondé à Manchester une école de correction pour enfants, qu'il djrige lui-même.

WRIGHT (Thomas), graveur anglais, né à Birmingham en 1792, mort en 1849. Il étudia à Londres, dans l'atelier de Meyer, et, à l'âge de dix-huit ans, commença à se faire Connaître en fournissant au recueil ue Daviès et de Cadwell différents portraits, entre antres ceux de la Princesse Charlotte de dalles, du Prince Léopold, du Duc de Kent, de Goethe, etc. Il ne tarda pus à acquérir une brillante réputation et, en IS22, il fut appelé en Russie, où, pendant un séjour de quatre ans, il grava les portraits de plusieurs personnages célèbres de l'époque, notamment ceux de l'Empereur Alexandre et (te {'Impératrice entourée de ses enfants. Son portrait- médaillon de l'Empei-eur Alexandre mourant lui valut le titre de membre de l'Acauémie des beaux-arts de Saiut-Poiershourg. De retour en Angleterre, il y jouit d'une grande vogue, mais repartit, sept- ou huit aus plus tard, nour la Russie, d'où il ne revint que quelque temps avant sa mort. Cet artiste a encore

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gravé : la Gâterie militaire, d'après George Dawo ; plusieurs portraits pour le recueil intitulé Beautés de la cour de Chantes II ; deux séries de portraits, l'une sous lé titre de Contemporains russes et l'autre sous celui de Types et caractères de personnages vivants. Enfin, on lui doit aussi une belle copié de YHercule enfant de Reynolds, qu'il exécuta pour le château de l'Ermitage, à Saint-Pétersbourg.

WRIGHT (Thomas), philologue anglais, né dans la principauté de Galles en 1810. H fit ses études au collège de la Trinité, à Cambridge, et y devint lui-même professeur. En cette qualité, il s'occupa avec autant d'ardeur que de succès de faire connaître les trésors de l'ancienne littérature anglaise, de répandre le goût de leur étude et de poser des bases fixes pour la grammaire des anciens idiomes anglo-saxons. Sa connaissance approfondie des langues germaniques et romanes et surtout les ouvrages de J. Grimm furent pour lui de précieux auxiliaires pour atteindre ce but. Il fut, en 1838, l'un des fondateurs de ia Société de Camden, dont il est devenu le premier secrétaire honoraire. Il fonda aussi, en 1843, l'Association archéologique anglaise, dont il a. pendant plusieurs années édité le journal; mais il s'est retiré de cette société en 1849. Enfin, en 1842, à la mort du comte de Munster, membre correspondant de l'Académie des inscriptions et belles-lettres de Paris, il fut élu pour lui succéder à une majorité de voix que n'avait encore obtenue aucun candidat. Il est membre, en outre, de la Société des antiquaires de France, de la Société ethnologique de Paris, de ia Société royale des antiquaires du Nord, à Copenhague, etc. Parmi ses écrits originaux, il faut citer en première ligne les Essais sur la littérature, les superstitions et l'histoire de la Grande-Bretagne au moyen âge (Londres, 1846, 2 vol.) et la Biographie littéraire de ta Grande-Bretagne (Londres, 1842-1846, 2 vol.), qui Comprennent la période anglo-saxonne et anglo-normande et font aujourd'hui autorité dans la matière. Viennent ensuite l'Angleterre sous la maison de Hanovre,- expliquée par les satires, tes caricatures et les ridicules du temps (Londres, 1848, 2 vol.) ; Petits de magie et de sorcellerie {Londres, 1851, 2 vol.); le Celte, le Humain et le Saxon (Londres, 1852); Excursions d'un antiquaire (Londres, 1854 ; I861,2eédit.); Dictionnaire de l'anglais suranné et provincial (Luiitires, 1856, 2 vol.); Histoire d' Irlande (Londres, 1857, 3 vol.); les Mœurs domestiques des Anglais au moyen âge (Londres, 1861); Essais 'sur des sujets d'arclieulugie (Londres, 1861, 2 vol.) ; Histoire du grotesque et de ta caricature dans la littérature (Londres, 1865). Il a, en outre, donné des éditions d'un grand uotnbre de monumeuts de la littérature anglo-saxonne, anglaise ancienne et anglo-normande. Comme une liste complète de ces ouvrages serait trop longue, nous nous contenterons de mentionner les principaux, savoir : Chansons politiques de l'Angleterre du règne de Jean à celui d'Edouard II (Londres, 1839) ; Truites populaires sur la science, écrits nu moyeu âge en anglo-saxon, en anglo-normand et en anglais j (Londres, 1840); iieliqus antiqus {Lom.res, j 1840, 2 vol.); Poésies naines, attribuées communément a Walter Mapes (Londres, 1841); Ballades politiques, publiées en Angleterre pendaiitla/tepublique^Lunùres, 1841) ^Echantillons de poésies lyriques écrites pendant le règne d'Edouard l"' (Londres, 1842); les Comédies de Chester (Londres, 1843, 2 vol.); Anecdota literaria (Londres, 1844, 2 vol.); les Contes de Cantorbery de Chaucer, u'apres un manuscrit original, avec des remarques critiques et philologiques (Londres, 1847-1351, 3 vol.) ; les Plus anciens voyages en Palestine (Londres, 1848) ; Chroniques des rois un' glo-satxons, écrite en vers anyta-normands par Gaimar (Londres, 1850); Histoire de Fulke Filz Warine, baron mis hors la toi (outlaved) pendant le règne du roi Jean (Londres 1855) ; Johunnis de Garlaudia de triumpltis kcctesiœ libri octo (Londres, 1856); Poèmes et chants politiques relatifs à l histoire d'Angleterre U859-186Î, 2 vol.), etc. Enfin, on lui doit encore une traduction anglaise de la Vie de César, par Napoléon III (1.865), et une édition des Cent nouvelles nouvelles, publiées d'après le seul Manuscrit connu, avec introduction et notes iParis, 2 vol. in-12).

WRIGHT-DARUSMONT (Fanny), femme auteur anglaise, née cji Ecosse en 1796, morte à Cincinnati en 1853. Elle reçut une éducation très-solide et uebuta, en 1814, par un écrit intitule : Quelques jours à Athènes, dans lequel elle prit la uefeuse de la philo- Sophie d'Epicuie. Quelque temps après, elle perdit son père. Levenue maîtresse d'une assez jolie fortune, Kanuy Wright se mit à voyager. Elle parcourut l'Amérique de 1818 à 1821, visita ensuite Paris, puis elle retourna aux Etats-Unis, où elle acheta des terres dans le district' de la Nouvelle-Meuiphis, et y établit des familles esclaves qu'elle avait rendues a la liberté et dont elle s'attacha a faire l'eduoatiou intellectuelle et morale. Elle se mit ensuite a parcourir les Etats- Unis, en faisant des conférences en faveur de l'émancipation des noirs, créa dans ce but des sociétés qui prirent son nom, se lia, à New-H-annony, avec le socialiste Robert Owen, dont elle adopta en partie les idées,

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et fonda un journal. Vers cette époque, elle épousa un nommé Darusmont; mais elle dut se séparer de lui pour cause d'incompatibilité d humeur et mourut à Cincinnati. On lui doit un ouvrage intitulé : Vues sur la société et les mœurs américaines.

WRIGHTIE s. f. (raï-tî — de Wright, naturel, angl.). Bot. Genre d'arbrisseaux, de la famille des apocynées, type de la tribu des wrighiiées, comprenant une quinzaine d'espèces, qui croissent dans l'Asie tropicale et l'Australie : Les feuilles de la wrightie tinctoriale fournissent un bon indigo. (P. Du» chartre.) ]| Syn. de harine et de mbrianik, autres genres de végétaux.

— Encycl. Les wrighties sont de petits arbres ou des arbrisseaux, à fleurs blanches groupées en corymbes presque terminaux.

Les espèces as*ez nombreuses de ce genre croissent dans les régions tropicales de l'Asie et de l'Australie. On remarque surtout la wrightie tinctoriale, qui croît dans l'Inde, et dont les feuilles fournissent par macération une matière colorante bleue analogue à l'indigo ; la wrightie antidyssentériqne , originaire de Ceylau, et dont le nom spécifique indique suffisamment les propriétés.

WHIGHTIÉ, ÉE adj. (raï-ti-é — rad. wrightie). Bot. Qni ressemble ou qui se rapporte au genre wrightie.

— s. f, pi. Tribu de la famille des apocynées, ayant pour type le genre wrightie.

WRIKGTON, ville d'Angleterre, comté de Somerset, à 22 kilom . S. de Bristol; 1,500 hab. Culture de chardons à carder. Patrie du philosophe Locke.

. WRIOTIIESLEY (Thdmas), comte db Southampton, homme d'Etat anglais, mort en 1667. Il fut l'un des plus zélés et des plus fidèles partisans de Charles I", qui le nomma, en 1645, l'un des lords commissaires chargés de conclure là paix d'Usbridge. Après la mort du roi, il reporta son dévouement sur le (ils de ce prince, le rejoignit sur le continent et, pendant l'exil, lui rendit d'importants services, qu'à la Restauration Charles II récompensa eu le nommant membre du conseil privé, puis lord haut trésorier. La mauvaise santé de Wrioihesley l'obligea à laisser k son secrétaire les soins de cette administration, que sa haute réputation d'intégrité avait relevée dans l'esprit public. Aussi, malgré les reproches constants qu'il fit k Charles II sur ses folles prodigalités, ce prince n'osa pas lui retirer sa charge et aima mieux supporter sa mauvaise humeur et ses contradictions que de s'exposer à mécontenter l'opinion générale.

WR1SBERG (Henri-Auguste) , anatoiniste allemand, ne à Saint-Andréusbarg, dans Ip Harz, eu 1739, mort en 1808'. R^çu, en 1763, docteur en médecine, k l'univert-ité de Guettingue, il visita la France et les Pays-Bas et, à son retour, obtint à Gcettingue une chaire d'obstétrique, qu'il quitta plus tard puur celle d'anatomie. Il occupa celle-ci jusqu'à sa mort. Nous citerons, parmi ses nombreux écrits : Descriptio anatomica embryonis (1764); Satura ohservationum de animalculis infusoriis (.735) ; Mémoires pour servir à l'histoire de la variole (1770); De prxternaturali et raro iniesliiii recti cum vesica vrinaria cnalitn et inde pendente ani defeciu (1778); De testiculorum ?x abdomine in scrotum deseensu (1778); Commentntio anatomica de lierais brnchii (1785); Sylloge commentationum analomicarum (1786) ; Commentalin de uteri mox post purtum resectione non lethali (1787); Commentatioiium medici,pliysioiogici, anntomiei et obstetricii arguments volumen I (1800), etc.

WRIT s. in. (ritt). En Angleterre, Ordre écrit, ordonnance, assignation.

WRONGBCKI (Antoine), général polonais, né à Posen en 1790, mort à Paris en 1838. Il entra rie bonne heure dans l'armée, fit, en 1809, une campagne contre les Autrichiens et prit part, en 1812, avec le grade de capitaine, à la campagne de Russie. Lorsque le, grand-duc Constantin réorganisa l'année polonaise, Wrougecki y reprit du service. En 1830, il était lieutenant-colonel lorsque éclata l'insurrection nationale. 11 passa aussitôt dans les rangs des patriotes, devint colonel, se signala par son intrépidité à la bataille de Grochow, fiit alors promu général de brigade et fit une héroïque résisiauce lors de la prise de Varsovie par le.t Russes. L'itiaiinvotioii vaincue, Wrougecki passa en France, y écrivit en polonais quelques ouvrages esiimésde ses compatriotes et mourut dans l'indigène».

WROSKE, ville de Prusse, province et régence de Posen, cercle et à 19 kilom. S.-O. de Sàiuter, sur la Warthe; 2,500 hab. Fabrication et commerce de draps et lainages.

WRONSRI (Hoèné), mathématicien et métaphysicien polonais, ue à Posen en 1778, mort à Neuilly en 1853. Officier d'artillerie k seize ans, il combattit à Maciejovicé, fut fait prisonnier dans celte bataille et fut forcé de prendre ensuite du service eu Russie. Promu lieutenant-colonel et, comme tel, attache à l'état-major deSouvaroW, il donna sa démission après la mort de ce maréchal, passa quelques années en Allemag ,e pour y compléter ses éludes et vint eu France, pu il acquit la qualité de citoyen français ou servant dans les légions polonaises que le

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Directoire avait organisées à Marseille. Bientôt après, en 1S04, il quitta définitivement la carrière milita. re pour se consacrer entièrement à la scipnce et à la philosophie.

Pensant avoir trouvé des méthodes philosophiques d'une immense puissance, voire même les germes des vérités absolues , Wronski résolui d'appliquer d'abord ces méthodes aux sciences, en commençant par les sciences mathématiques, atin de fournir, di- * sait-il, un gage de la valeur de ses principes et d'appeler l'attention sur ses doctrines philosophiques. En 1810, il présenta à l'Institut de France son premier mémoire, intitulé : Principe premier des métkodes algorithmiques. Il y donnait, sous la nom de toi suprême, une formule dont il déduisait tous les développements de fonctions alors connus et plusieurs autres. Lagrange et Lacroix, qui furent chargés d'examiner ce travail, tirent à ce sujet un rapport très-bienveillant et trèsélogieux, pas assez cependant au gré de l'auteur. Ce fut la le gsfrae de ses longues querelles uvec la savante compagnie.

Eu 1818, il donna des leçons k un banquier nommé Arson, qui avait pour ia métaphysique un goût b en rare chez les hommes d'affaires et que Wronski devait initier à la connaissance de l'absolu. Quand le cours fut terminé, le professeur d'absolu demanda 200,000 francs pour prix de l'instruction qu'il avait donnée. Mais le disciple, jugeant qu'on ne lui avait pas suffisamment dévoilé les mystères de l'absolu, refusa de payer; il y eut procès, et ce fut'le maître qui perdit.

Wronski a fait aussi des travaux nombreux sur la mécanique céleste et sur diverses questions de physique ; ils sont pour la plupart restés inédits. I! s'est occupé de plusieurs inventions industrielles, entre autres de la locomotion a vapeur sur les routes ordinaires. On prétend que ses roues à rails mobiles et ses diomades (locomotives) ont fonctionné régulièrement vers 1840. Des difficultés accessoires ont empêché le développement de cette industrie, dont le jour n'était pas encore venu.

La partie la plus importante de l'œuvre de Wronski est sa philosophie; elle est exposée dans une quinzaine de volumes in-4°. H est très-diflicile de donner une idée, même succincte, de ses doctrines. Quand on aura dit qu'elles dérh eut d'ubord de la philosophie de Kant, origine que Wronski avou*, niais surtout de celle de Jacob Bœlnue et des anciens cabalistes, origine qu'il n'avoue pas, on n'aura pas dit grand'chose, parce que la cabale est très-obscure et très-mal connue. Nous mentionnerons, parmi les écrits il peu près oubliés aujourd'hui de Wronski : Philosophie critique découverte par Kant, fondée sur le dernier principe du savoir (Marseille, t. 1er, 1803, m-80); Réfutation de la théorie des fonctions analytiques de Lagrange ( Paris, 18 12, iii-4») ; Philosophie de l'infini, contenant des contre-réflexions sur la métaphysique du culcul infinitésimal (Paris, 18H, iu-4") ; Philosophie de la leclmie algorithmique, lre section, contenant la loi suprême et universelle des mathématiques (^Paris , 1815; 2e section, 1817), volume in-4« de 968 pages et du prix de 70 francs; Critique de la théorie des fondions généra les de M. Laplace (Palis, 1*19, in-4*'J ; Messianisme, union finale de la philosophie et de la religion constituant la philosophie absolue {t. 1er, 1831, in-4°; t. II, 1839); Nouveau système des machines à vapeur, fondé sur ta découverte des vraies lois des forces mécaniques (1835, in-40) ; Secret politique de Napoléon comme baie de l'avenir moral du monde 11837, in-80j ; Messianisme ou Reforme absolue du savoir humain ( 1842- 1S46, 3 vol. in-8"); le tome 1er est intitulé : Rejonne des mathématiques, le tom ■ II Réforme de la philosophie, le tome III Résolutions générales des équations algébriques (1847) ; Urgente réforme des chemins de fer et de toute La locomotion terrestre (1849).

WHOTI1AM, ville d'Angleterre, comté de Kent, ch.-l. nu district de son uowi, à 102 kiioui. O. de Canterbuiy, sur le chemin de fer du Siui-Est ; 3,800 hab. Commerce de bestiaux et de beurre.

WUOTNOWSKI (Antoine), jurisconsulte polonais, ne a Wilna en 1787, mort en 1836. Reçu docteur en droit, il vint se tlxer à Varsovie, où ii fut nommé juge, puis membre du conseil d'Etat nu royaume de Pologne. 11 publia beaucoup d'ouvrages ue jurisprudence, parmi lwsquels nous riteions : Principes de droit romain suivant i'institu ion de Justinieu (1821); Delà magistrature dans te royaume de Pologne (1823, in-4°); Pensées générâtes sur ta philosophie universelle (1824, in-4°); Vindictes juris romani Justiiiiauœi (1823, in-40); le Droit civil polonais (1827, in-40); Histoire du droit polonais (1829); les Monuments anciens de droit polonais (1832, in-4") ; Disioire de l'organisation de ia magistrature en Pologne (1833;; Recueil de dissertations sur te aroit polonais (1831, iu-8°); le Droit cuutnmier commercial (1831, in-4°); le Droit administratif polonais (1830); Sur la législation criminelle en général (1832;; Sur les finances et le crédit de C Angleterre (1829, iii-4°); le Droit coutumier polonais (1832, ii>-«o).

WRUM s. m. (vrumm). Hist. Héritier présomptif ne la couronne, en Hongrie.

YVSLT1N, bourg de l'empire d'Autriche,

WULF

dans la Moravie, cercle et à 46 kilom, N. de Hradisch, sur la riw droite de la Betschwa; 3,500 hab. Fabrication de draps et de lainages.

WUCHEKBR (Jean-Frédéric), théologien allemand, né à Meiniugen en 1682, mort en 1737. Il lit ses études à l'université d'Iéna et, après avoir rempli différentes fonctions ecclésiastiques, devint eu dernier lieu conseiller de l'Eglise luthérienne de Weimar. On a de lui, entre autres écrits: Delineatio phy ■ siese divins (Iéna, 1721, in-40) ; Instituiiones philosophie uaturalis ecclecticss (Iéna, 1725, in-s°) ; Prscoynita theologm doijmaticB capitibus sex comprehensa (Iéna, 1739, in-4<>) ; Bistoria creationis guatenus illa cupite primo Oeneseos conlinetur, observationibus physicis illustraia (1753, in-4») ; Disputationes de defectu theologim platonics, etc.

WUEJsKIMC, prélat allemand, qui vivait au xie siècle. Il fut grand écolàtre de l'Eglise de Trêves, puis evèque de Verceil. A l'occasion de la querelle qui s'éleva entre l'empereur d'Allemagne Henri IV et le pape Grégoire VU, il écrivit un ouvrage intitulé : De tu division de l'empire et du sacerdoce, qui a été publié dans les Aneedota de dom Martenne. Wuénéric y expose les reproches qu'on adressait au pape en lui demandant de se justifier des accusations portées contre lui.

WUIEK (Jacques de), jésuite polonais, né en Muzovie vers 1540, mort à (Jracovie en 1597. II se distingua par son zèle, par son érudition, et écrivit en polonais et en latin beaucoup d'ouvrages, dont les principaux sont : De deitate sioe divinitate Ckristi (Cracovie, 1575, in-foL); Ue purgalorio liber (Cracovie, 158*., in-40) ; Anatyse des assertions que Jacques Niemojewsfci a avancées contre les jésuites de Posen (Posen, 1580, in-s<>). L'œuvre ia plus importante de Wuiek est sa traduction de la Bible en polonais. Il publia d'abord le Nouveau Testament de Jésus-Christ, en polonais (Uracovie, 1593, in-40) ; puis il lit paraître : Biblia, c'est-a-d.re les livres de l'Ancien et du Nouveau Testament (Craeovie, 1599, in-fol.). a Cette version, dit (iley, est précieuse à cause de son exactitude, par les sommaires qui sont en tête de chaque chapitre et par les notes que l'on trouve en marge et au bas des pages. »

WUIET (Caroline), musicienne et femme de lettres française, née en 1766, morte en 1835. Elle était tille d'un organiste de Rambouillet, qui cultiva les étonnantes dispositions qu'elle accusait dès l'en tance. Marie- Antoinette s'intéressa à elle et lui accofUa une pension pour terminer son éducation. Elle étudia la littérature avec Beaumarchais et Demoustier, la musique avec Grrétry et la peinture avec Greuze. A l'époque de la Révolution, son attachement pour la famille royale faillit lui être fatal; elle réussit à s'échapper de la prison où elle avait été renfermée et se réfugia en Angleterre, puis en Hollande, où elle vécut en donnant des leçons de musique. Elle revint à Paris en 1797, se lia avec Mme Talhen et fut bientôt au nombre des femmes à la mode. Eu 1807, elle épousa un Allemand, nommé Aufdiener, qui était colonel du bénie au service tlu Portugal, et qu'elle suivit dans cette contrée. Mais elle ne tarda pas à se séparer de son mari et re vint à Paris, où elle se remit à donner des • leçons de piano. Elle fut atteinte d' aliénation mentale quelques années avant sa mort. Ou cite, parmi ses productions musicales, des sonates, des romances, dont deux : Moi, j'aime la danse et Comme elle était jolie, obtinrent beaucoup ue succès ; un opéra, \ Heureuse erreur, dont elle écrivit les paroles et la musique et qui fut représenté eu 1786 sur le théâtre de Beaujolais, etc. On lui doit, en outre, plusieurs romans, à peu près oubliés aujourd'hui, tels que : Babiole ou la Lanterne magique anglaise (1803, 2 vol.); le Sterne du Mondégo ou le Français en Portugal (I809J; Esope au bal de l'Opéra ou Tout Paris en mcnialure (1806, 2 vol.); le Couvent de Sainte-Catherine ou les Mœurs du xme siècle (1810, 2 vol.), etc.

WUKOVAH, ville de Hongrie. V. Vukovar.

WULFEN (François-Xavier, baron de), naturaliste allemand, né à Belgrade en 1728, mort eu 1805. Il entra, vers 1750, dans l'ordre des jésuites, professa successivement la philosophie à Lajbach et la physique u Klageufurt et, après' la suppression île l'ordre, se consacra exclusivement k l'étude des sciences, de l'histoire naturelle en particulier. On a de lui, entre autres ouvrages : Mémoire sur les mines de plomb de la Carinlhie (Vienne, 1785, in-fol.) ; Descriptiones quorumdum Cnpensium inseclorum (1786-1799, 4 livr. in-40, ;ivec 32 pi.) ; Ptuulœ rariores descriptx (1803, m-4<j); Cryptogama aquuiica (1803, iu-40), écrit insère, ainsi que le précèdent, par Rœmer dans ses Archives pour lu botanique, etc.

WULFÉNIE s. f. (vul-fé-nJ — de Wulfen, botan. a.lem.). Bot. Genre de plantes, de la famille des personnée», tribu des verouicées, comprenant trois espèces, dout le type croît dans la Curinthie,

WULFÉNITE s. f. (vul-fé-ni-te — de Wulfen, botan. aileni.). Plomb molybdaté.

WULFFEIt (Jean), orientaliste allemand, né à Nuremberg en 1651, mort en 1724 dans

WULL

sa ville natale, où, depuis plus de quarante ans, il remplissait les fonctions de ministre évangélicjue et de bibliothécaire. Il a publié ; Schekali?n, hoc est tractatus Talmudicus de modo annuaque cousue litdine siclum viense Adar offerendi (Akdorf, 1G80, in-4»); Theriaca judnica ad examen revocala seu scripta Amxbxa S. Fred. Brenzii, conversi Judzi et Sal. Zebi, etc. (Nuremberg, 1680, in-40) ; De majoribus Oceani insnlis earumque origine (Nuremberg, 1691, in-8°).

WULFFIE s. f. (vul-fî — de Wul/f, savant allem.). Bot. Genre de plantes, de la famille des composées, tribu des séuéc'uinées, comprenant huit espèces, qui croissent dans l'Amérique tropicale.

WULFHAD (saint), fils d'un heptarque anglais, qui vivait au vue siècle. Son père, ayant appris qu'il s'était fuit buptiser par saint Chad vers 670, le fit mettre à mort, ainsi que son autre fils Ruftin. Leur mère, Emmelinde, devenue plus tard chrétienne, ordonna de construire une église dans l'endroit où ils avaient. été enterrés. On célèbre leur fête le 24 juillet.

WULF1N, surnommé Boèce, savant pédagogue français de la première moitié du ixe siècle. Il dirigea avec beaucoup d'éclat la célèbre école d'Orléans et mérita les éloges des poètes latins de son époque, ceux notamment de l'évèque Théodulphe et de Florus, diacre de Lyon. On ne connaît de lui qu'une Vie de saint Julien, abbé de Méré, que Mabillon et Labbe ont insérée, le premier dans le livre V de ses Annales, le second dans le tome II de sa /Voua bibliatheea.

WULFOALD, maire du palais en Austrnsie. Tout ce qu'on sait de lui, c'est qu'en 660 les Austrasiens le choisirent pour maire du palais lorsqu'ils prirent pour roi le jeune Childéric II, lils de Clovis II,

WULFIIAN (saint), prélat français, mort en 720. Il devint archevêque de Sens en 682 et, quelques années plus tard, partit pour la Frise, ou il prit part aux travaux des missionnaires anglais qui évangélisaient cette contrée. Ce fut lui qui convertit et baptisa le fils de Radbod, roi de la Frise. De retour en France.il se retira au monastère de Saint- - Wandrille, eu Normandie, et y passa le reste de ses jours. Sa Vie, écrite par un religieux de ce couvent, a été insérée pur Mabillon dans le tome 1er des Acta êanctorum ordinis S. Benedicli.

WULFSBER'G (Niels), publiciste suédois, né en 1775, mort en 1852. 11 se mêla de bonne heure aux événements politiques de son pays et joua un rôle important dans la presse, sous le règne de Charles-Jean XIV. Il fonda en 1815 le journal la Chronique, qui devint depuis l'organe du gouvernement, sous le titre de Chronique gouvernementale. Wulfsberg fonda alors un nouveau journal, la Feuille du matin (Morgenbtadet), qui est encore aujourd'hui l'une des feuilles les plus lues de la Suède. Ce publiciste n'a rien fait paraître en dehors des nombreux articles qu'il fournit aux journaux foudés par lui et dont il demeura jusqu'à la fin l'un .des rédacteurs les plus actifs.

AVULFSTAN, WULSTAN ou WOLSTAN,

moine de Winchester, qui vivait au x« siècle. On a de lui une Vie en prose latine da l'évèque Ethelwood, dont il avait été le disciple, et un ouvrage en vers hexamètres, avec un prologue en vers élégiaques.sur les miracles de saint Swithin. Le premier de ces deux ouvrages et l'introduction du second ont été insérés par D. Mabillon dans le ve siècle des Acta sanctorum ordinis S. Benedicli (Paris, 1685, in-fol.). Il en existe aussi plusieurs copies manuscrites complètes. Ces vers, quoique d'un assez faible mérite, sont regardés comme la meilleure pièce de poésie qui ait été écrite en Angleterre à cette époque. William de Malmesbury, qui donne à Wulfstan le titre de chantre de l'église de Winchester, dit qu'il avait composé aussi un ouvrage très-utile sur l'harmonie des tons. Bayle lui attribue, mais à tort probablement, une Vie du roi Ethelwolf.

WULFSTAN, prélat anglais, mort en 1023.

Il devint en 1003 archevêque d'York et joignit à cette dignité, ainsi que l'avaient fait ses deux prédécesseurs, celle d'évèque de Worcester. On a de lui, en manuscrit, une lettre en anglo-saxon, adressée aux habitants de sou diocèse, et Wanle/ suppose, avec quelque raison, qu'il est le Lupus episcopus, auquel sont attribués plusieurs sermons ou homélies de ce siècle, écrits dans la même langue. Le plus remarquable de ces sermons a été publié a Oxford en 1701, infolio, avec la traduction latine, ainsi que dans la Dissertatio epistolaris de William Elstob, qui est insérée dans le troisième volume du Thésaurus de Hicke (1705, in-fol.),

WULLENWEBER (Jurgen), homme d'Etat et réformateur allemand, né à Hambourg en 1493 , décapité en 1537. Il s'était établi comme négociant à J.ubeck, et, pendant les agitations et les luttes de parti qui accompagnerer' l'établissement de la Réforme dans cette ville, il montra, comme partisan de Luther, une activité et une éloquence qui lui valurent bientôt une infiuence considérable sur ses concitoyens. Il fut élu, en avril 1530, dans la commission des soixante-quatre bourgeois députés et, en janvier 1531, devînt l'un

WULL

des quatre orateurs de cette commission. En juillet 1532, il se rendit avec l'ambassade lubeckoise a Copenhague, où il contribua à la conclusion du traité qui mit un terme aux difficultés entre la Hanse, le Danemark et les Pays-Bas. En février 1533, il fut élu membre du conseil et, bientôt uprés,l'un des quatre bourgmestres de Lubeck. Dans cette "position, il s'imposa la mission de rétablir l'ancienne politique commerciale de la Hanse dans toute sa vigueur, d'interdire complètement aux bâtiments des Pays-Bas la navifation de la mer Baltique et de fonder sur es bases solides l'influence politique de Lubeck dans les trois royaumes Scandinaves. Dans ce but, il s'allia au parti protestant démocratique danois, qui voulait rétablir Christian II sur le trône et qui venait de commencer, sous les ordres du comte Christophe d'Oldenbourg, la guerre dite guerre du comte. Wullenweber chercha en>inême temps à susciter un compétiteur (le duc Albert de Mecklembourg)au roi de Suède Gustave le', qui favorisait les Hollandais. Au préalable, il stipula que les alliés abandonneraient certaines villes danoises, suédoises et norvéfiennes,qui, une fois en ia possession deLueck, serviraient comme points d'appui commerciaux et militaires pour la domination mariiime de la Hanse. Il songeait aussi à uu agrandissement de territoire dans le Holstein et à la sécularisation de l'évéché de Lubeck au profit de sa ville. Mais les ressources militaires dont disposait Lubeck ne pouvaient suffire pour l'accomplissement de „ plans aussi gigantesques; de toutes les villes " hauséatiques, Rostock, Wïsmar et Slralsuml étaient les seules qui fussent disposées à lui prêter une aide efficace. Les négociations avec le roi Henri VIII d'Angleterre et avec l'électeur de Saxe Jean- Frédéric, auquel Wullenweber oiïrait aussi une des couronnes du Nord, demeurèrent sans résultat. Le comte Christophe d'Oldenbourg et les généraux lubeckois, parmi lesquels se trouvait un ami du bourgmestre, Marius Meyer, n'étaient pas, parleurs talents militaires, à la hauteur du nouveau roi de Danemark, Christian III, et de son général, Jean de Hantzau. Aussi la guerre dans le Holstein et en Danemark tourna-t-elle mal pour Lubeck, et la popularité de Wullenweber s'en ressentit profondément. Le pu&ti qui lui était opposé releva la tête, et les efforts notamment de l'ancien bourgmestre, Nicolas Brûeuiser, qui était depuis 1531 en exil, amenèrent la eour impériale de Spire à rendre, le 7 juillet 1535, un mandat exécutoire, qui exigeait, sous peine de la mise au ban de l'empire, la suppression immédiate de toutes les réformes accompliea à Lubeck. La diète hanséatique, réunie à la même époque dans cette ville, fit un appel pressant à l'obéissance, et la municipalité se déclara prêté à obéir, pourvu qu'on accordât le maintien de la religion réformée. L'ancienne constitution fut donc rétablie et le bourgmestre Brcemser rappelé; en revanche, les commissions et les conseillers établis pendant l'agitation durent se retirer. Wullenweber abdiqua également et on lui assigna pour six ans le bailliage de Bergedorf (août 1535). Mais il ne se rendit pas à ce bailliage et continua à se mêler, en simple particulier, dans les affaires du commerce du Nord. En dernier lieu, it chercha i< conclure une alliance avec la cour do Bourgogne, k Bruxelles, qui désirait placer sur le trône de Danemark le comte palatin Frédéric, (ils de Christian II ; mais les Hollandais ne voulurent prendre aucun engagement avec leur ancien ennemi. Wullenweber continua aussi a être en relation avec Henri VIII. Pendant ce temps, les ennemis qu'il avait à Lubeck et hors de cette ville méditaient la perte de ce terrible agitateur. En novembre 1535, il se rendit sur le territoire d'Hadeln pour y traiter de l'engagement d'un corps de lansquenets qui s'y trouvait réuni; mais, en chemin, il tut arrêté à Rothetibourg p&r ordre de Christophe, archevêque de Brème et de Verden. Bien que le roi Henri VIII s'employât -activement en faveur du prisonnier, l'archevêque le livra à son frère Henri le Jeune, duc de Brunswick, et ce. dernier le fit transporter plus tard de Rothenbourg au château de Steinbruck. Alors commença contre Wullenweber un long procès,danslequelleroiChristianIII et le conseil de Lubeck intervinrent à la fois comme accusateurs et comme interrogateurs. Non-seulement on examina sa conduite politique antérieure et ses derniers plans, mais encore on lui arracha par la torture beaucoup d'aveux des plus compromettants. 11 dut notamment reconnaître qu'il avait conçu le dessein de s'emparer par trahison de In ville de Lubeck et d'y établir l'anabaptisme, comme Jean- de Leyde venait de le faire K Munster. Condamné à mort par le tribunal public de Wolfenbuttel (24 septembre 1537), il fut exécuté immédiatement, et son cadavre fut éoartelé. Jusque sur le lieu du supplice , il soutint' qu'il n'était ni voleur, ni traître, ni anabaptiste. Peu auparavant, en juin 1537, son ami, Marius Meyer, avait été pris et mis à mort .par les Danois. Son frère même, Joachim Wullknwebbb, fut enveloppé dans sa perte ; il dut se démettre do ses-fonctions de conseiller a Hambourg et mourut en exil à Malmoë. A consulter: Handelmann, les Derniers temps de la prépondérance de la Hanse dans te Nord Scandinave

WUMM

(Kiel, 1853),* et Waitz, Ltibeck sous Jurgen Wullenweber et lu politique européenne { Berlin, 1855-1856, 3 vol.). Le sort de Wullenweber a été le sujet de plusieurs romans, ainsi que d'une tragédie de Gutzkow.

WUIXEBST011F-UHBA1R (Bernard, baron de), marin autrichien, né à Trieste en 1816. Il flt ses études k Padoue et entra à l'âge de treize ans dans l'école des pionniers de Tulln, près de Vienne; mais, en 1833, il passa avec le grade de cadet dans la marine autrichienne et, après avoir servi quelques années dans la mer Adriatique et la mer Méditerranée, fut envoyé k Vienne en 1837, pour y compléter ses études astronomiques sous la direction de Littrow. Promu enseigne de vaisseau en 1839, il fut nommé, la même année, directeur de l'observatoire maritime de Venise et professeur d'astronomie et de science nautique à l'école de marine de cette ville. Au début de la révolution de 1848, il se rendit à Trieste, s'y mit à la disposition du comte Gyulay, qui commandait alors dans ce port, fut chargé de la réorganisation du matériel technique de la marine et reçut, en outre, le commandement du district maritime de Trieste. 11 fut en même temps élevé au grade de lieutenant de vaisseau et devint, peu après, adjudant de l'escadre placée sous les ordres du Commodore, baron Rudrieffsky. A la tin de la guerre de 1848, il fut appelé k la direction de l'école de la marine, qu il réorganisa ; il devint capitaine de corvette l'année suivante et fut à la même époque placé à la tête du bureau d'informations maritimes, sous les ordres du vice-amiral baron Dahleiup. Il se trouva sur la Hotte qui assié- j gea Ancône et prit Venise, et il contribua efficacement k l'organisation de la marine autrichienne. En 1850, il reçut le commun- \ dément du brick le Montecuccoli et, un an ; plus tard, fut nommé référendaire présidial du commandement en chef de la marine. En cette qualité, il rédigea les premières instructions.uavales qui aient été écrites en langue allemande, introduisit ainsi l'usage de eeue langue dans la uiariue et traduisit, sous la direction de Littrow, plusieurs ouvrages ',de tactique navale. Nommé capitaine de frégate en 1852, puis commodore en 1857, il prit à celte époque la direction de l'expédition du Novara, avec lequel il revint à Trieste en août 1859. Ce voyage, exécuté autour du monde dans l'intérêt de la science et du commerce international, valut à M. de Wulierslorf une réputation européenne. Il s'occupait de préparer pour la presse les abondants matériaux qu'il avait recueillis pendant son voyage, lorsqu'il reçut en 1860 le commandement de la division de la flotte qui, pendant la révolution de la Sicile, fut chargée de veiller aux intérêts des sujets et du commerce autrichiens dans cette contrée. Vers la fin de la inème année, il fut encore nommé commandant de ta forteresse et amical du port de Pola et, au commencement de 1862, fut élevé au grade de contre-amiral. Appelé peu de temps après k Vienne, pour y représenter dans le Keichsrath le corps des officiers supérieurs de la marine, il parcourut en 1862, aux frais du gouvernement autrichien, la France, la Suisse, la Belgique, la Hollande et l'Allemagne, pour étudier l'industrie métallurgique du continent, au point de vue surtout de ses rapports avec la construction des vaisseaux. En 1863, il revint à Venise, en qualité d'amiral de ce port, fut chargé en 1864 du commandement de tous les bâtiments équipés et envoyé avec une escadre dans la mer du Nord, ou, soutenu par un bataillon de chasseurs de l'armée de terre, il s'empara avec ses chaloupes canonnières des îles situées dans la partie occidentale de cette mer. Mis en disponibilité après la guerre, il entra, vers la lin de l'année 1865, dans le cabinet en qualité de ministre du commerce et quitta volontairement son portefeuille au printemps de 1867. Pendant son administralion, il s'était surtout occupé de tout ce qui pouvait concourir au triomphe de la liberté du commerce. Il a reçu en récompense la grand'eroix de l'orure de Léopold et le titre de membre k vie de' la Chambre des seigneurs. Indépendamment d'uri grand nombre de mémoires sur la science nautique, la physique, l'astronomie, la politique commerciale, etc., qui ont été insérés soit dans les différentes revues scientifiques, soit dans les recueils des académies août il est membre, on a de lui : De l'action et de ta distribution des vents twr la surface de la terre (Vienne, 1860) ; De l'importance de lu mer Adriatique pour l'Autriche (Vienne, 1861) ; Hemarqu.es sur les conditions physiques de la mer Adriatique (Vienne, 1863), etc. En politique, M. de Wul. lerstorf s'est toujours montre franchement libéral, et, k la Chambre des seigneurs, il a toujours voté avec la gauche allemande.

WULLNER (François), philologue allemand, ne en 1800, mort à Dusseldoif en 1842, où il était directeur du gymnase. On a de lui : De Tereiitii Varroms Atacini vita et scriptts (1820); De cyelo epico poetisque cycticis (1825); Signification des cas et des modes dans les tangues (1827) ; De t'oriijine et de la signification première des formes des langues (1831) ; De ta parenté des idiomes indogermaniques, sémitiques' et tkibétains, avec une introduction sur l'origine des langues <1S38).

WUMME, rivière d'Allemagne, Elle prend sa

WUND

source dans l'arrondissement de Lunebourg, traverse le marais appelé Grossemoor et le N.-O. du territoire de Brème, puis se joint à la Hamme, avec laquelle elle forme le Lessum, qui se jette dans le Weser.

WUNDER (Gustave-Charles), mathématicien allemand, né k Albrechtsheim en 1*93, mort en 1850. Il fut, de 1817 à 1826, sous-directeur du gymnase de Wittemberg et devint ensuite professeur de mathématiques à l'école provinciale de Saînt-Afra. On a de lui : Essai de développement des théories fondamentales des mathématiques pures (1823) ; Catéchisme des mathématiques (1826); Manuel de mathématiques pour les gymnases (1837-1841, 4 vol.).

WUNDER (Edouard), philologue allemand, né à Wittemberg en 1800. Il suivit, a dater de 1818, les Cours d'Hermann à l'université de Leipzig, embrassa ensuite la carrière de . l'enseignement et débuta comme professeur adjoint au collège de Grimma, dont il devint directeur en 1842. L'œuvre la plus importante de M. Wunder est son édition de Sophocle (Gotha et Erfurt, 1831), qui a été réimprimée plusieurs fois. On lui doit, en outre, une édition critique du discours de Cicéron, Pro Plancio (Leipzig, 1830), ainsi que différents opuscules, tels que : Adversaria in Sophoclis Philoctetam (1823); Sur la nouvelle édition de l'Ajax, par Lobeck (1837); De schotiorum in Sophor.iis Iragœdias auctoritate (1838) \Miscellanea Sophoclea (1843) ; les Difficultés de la syntaxe grecque (184S), etc.

WUNDERL1CH (Jean), jurisconsulte allemand, iîé à Hambourg en 1708, mort en 17"f 11 professa la jurisprudence k léna et à Rii. teln et fut appelé, en 1761, à une chaire de philosophie dans sa ville uainle. On cite, parmi ses écrits : Commentatio de L. Volusio Mœciano jurisconsulte, itemque jurisconsulto Volusidno (17-49); Liber singutaris de usu inscriptionum rumanarum veterum injure (1750) ; Commentatio de pupillaribus (1756); Additamentorum ad Bdrn. Brissonii opus de verborum qup ad jus civile pertinent significatione voluman (1778, m -fol.), l'ouvrage le plus remarquable de l'auteur,' qui y travailla plus de trente ans.

WUNDERUCH (Jean-Georges), théologien allemand, né en 1734, mort en 1802 à Wunsiedel, où il était surintendant ecclésiastique. Il a laissé, entre autres écrits : De fornutlis concordix in terris Burgraviatus Norici ab Ecclesix doctoribus subnotatis (1784, iu-4°); Mémoire sur la constitution ecclésiastique de Wuusiedel à l'époque de la déformation (il Si , *m-8°); Mémoires sur l'histoire ecclésiastique du cercle de Franconie, etc. *

WUNDEHLICH (ChSrles-Auguste), médecin allemand, né à Sobulz-sur-le-Necker en 1815. Il fit ses éludes médicales à l'université de Tubingue et, après y avoir été reçu docteur en 1S37, fréquenta pendant plus-NTun an diverses autres universités de 1 Allemagne, de la Belgique et de la France. Eu 1838- 1839, il fut médecin de l'un des hôpitaux de Stuttgard, se lit recevoir (1840) agrégé de la * Faculté de Tubingue et y devint, eu 1841, adjoint à la clinique interne, qu'il fut chargé de diriger pendant une maladie du directeur en titre. Il fut lui-même définitivement appelé k ces fonctions après avoir été, en outre , nommé professeur extraordinaire en 1S43. Depuis 1850, il occupe, k Leipzig, une chaire de clinique et a, en outre, le litre de conseiller médical intime. Le principal ouvrage deM. Wundetlioli est un Manuel de pathologie et de thérapeutique (.Stuilgard, 1846- 1854, 3 vol.; 2« édit., 1853 et années suiv., 4 vol. in-S°), que suivirent plus lard des Principes de pathologie et de thérapeutique spéciales (Stuttgard, 1858). On lui Uoit encoie : De ta médecine française et allemande (Stuttgard, 1841); Essai d'une physiologie pathotoyique du sang (Stuttgard, 1844); Histoire de la médecine (Stuttgard, 1859); la Chaleur naturelle dans les maladies (Leipzig, 1868). 11 a, en outre, fondé en 1841, avec Roser, les Archives de médecine physiologique, le premier organe de cette nouvelle branche des sciences médicales, dont M. "Wunderlich est, en Allemagne, l'un des représentants les plus remarquables.

WUNDT (Daniel-Louis), théologien allemand, né à Creuznachen 1741, mort en 1805.

11 fit ses études à Heidelberg et à différentes universités de la Suisse et devint, en 1788, professeur de théologie à Heidelberg, où il fut nommé plus tard membre du consistoire. Nous citerons, parmi ses écrits, qui sont, en majeure partie, relatifs à l'histoire du Palatinat : Histoire de la vie et du gouvernement de Charles -Louis, électeur palatin (Genève, 1786, in -8°); Leçons sur l'histoire du peuple juif (Heidelberg, 1788, in-8°); Magasin pour l histoire ecclésiastique et littéraire de t'électorat palatin (Heidelberg, 1789- 1793, 3 vol. in-S°); M ugasin pour l'histoire du PaUUiuat (Heidelberg, 1793, 2 vol.) ; Abrégé de l'histoire ecclésiastique du Palatinat (Heidelberg, 1796, in-8<>), etc.

WIISDI (Frédéric-Pierre), historien allemand, frère du précédent, né à Oreuznaéh eu 174S, mort en 1808, professeur d histoire à l'école supérieure de Heidelberg. On a de lui : Sur Othon V le Grand, comte palatin de "Wiitelsback, fondateur de la maison palatine de Bavière (1779); Bibliothèque topographi-

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çuedu Palatinat (1785-1802, 3 vol.); Histoire de l'université de Heidelberg (1780); Services que Charles- Théodore a rendus à l'histoire du Palatinat du Bhin (1794); Influence que \ les réfugiés français ont exercée sur l'agriculture et le commerce dans le Palatinat (1780); Plan pour l'histoire générale du Palatinat du Bhin (1798); ie Comté palatin de Bade (1804); Histoire et description de la ville de Heidelberg (1805).

W'BNSCH (Jean- Jacques t>B), général prussien, né dans le Wurtemberg en 1717, mort en 1788. Il entra d'abord dans l'armée autrichienne, prit part, de 1737 k 1739, à la guerre contre les Turcs et se trouva, dans cet intervalle, aux batailles de Banialonka, de Kornia, de Madia, de Kruzka et de Panzova. La paix ayant été conclue k Belgrade (1742), il passa au service de la Bavière, prit part à la défense de Bruxelles en 1746, puis aux batailles de Raucoux etde Lawfeld, passa dans l'armée prussienne au commencement de la guerre de Sept ans, assista, en 1757, aux batailles de Breslau et de Leiithen et fut promu, en 1759, colonel d'un régiment formé de plusieurs corps francs. Il rendit de grands services pendant le reste de la guerre, s'empara de Francfort-sur-l'Oder, de. Wittemberg et de Torgau, battit près de cette ville le général Saint-André, remporta encore plusieurs victoires et fut créé lieutenant général en 1771. 11 se signala de nouveau pendant la guerre de la succession de Bavière en 1778 et, un an avant sa mort, fut élevé au grade de général de cavalerie. WBNSCI1 (Chrélien-Kmest), mathématicien allemand né vers 1730, mortdans les dernières années du xvill« siècle à Francfortsur -l'Oder, où il avait occupé pendant plusieurs années une chaire de mathématiques et de physique k l'université. Outre des traductions allemandes de plusieursouvrages scientifiques français, on a 3e lui : Devaletudine verua; Initia nnvm doctrinm de natura soni; De auris humans proprielalibus et vitiis quilmsdam (Leipzig, 17*7); Entretiens cosmologiques pour la jeunesse (1778-1780, 3 vol,); Befiexions sur l'origine des langues, sur la constitution civile, sur les arts, sur les religions et sur les sciences (17S2); Essai et observations sur les différentes couleurs de la lumière (1792); Entretiens sur l'homme (1790- 1798, S vol.).

■WHNSCHW1TZ (Mathias-Godefroy, baron du), général autrichien, né à Prague en' 1632, mort k une époque inconnu». Il se distingua dans diverses campagnes et fut appelé dans les conseils de l'empereur Léopold I°", qui lui donna, en 1671, ie titre de baron. C'était un homme fort instruit, qui a laissé plusieurs ouvrages restes manuscrits. — Son lils, Godefroy-Daniel de Wunsch- •witz, né en 1673, mort k Prague en 1741, parcourut, pour s'instruire, la France, l'Angleterre, la Hollande, l'Espagne, l'Italie, et, de retour dans son pays, il devint inspecteur général du cercle de Beraun (Bohême). Il a laissé plusieurs ouvrages manuscrits.

WUNSIEDEL, ville de Bavière, dans le cercle de la Haute-Franconie, ch.-l. du district de son nom, à 53 kilom. E. de Baireuih, sur la Roslau ; 4,000 hab. Ecole secondaire ; école agronomique et industrielle. Filatures de luine ; fabrication de toiles et de lainages. Mines de ter et d'alun; carrières de marbre et de plâtre. Raffineries de sucre et brasseries. Patrie de Jean-Paul Richter.

WCNSTOIÎF, bourg de Prusse, province de Hanovre, cercle de Lunebourg, k 17 kilom. N.-O. de Lunebourg, sur un petit affluent de la Leine ; 2,000 hab. Chapitre luthérien de dames nobles. Tanneries; fabrication de lainages.

WURBENTIIAL, ville da l'empire d'Autriche, dans la Silésie autrichienne, cercle et à 40 kilom. N.-O. de Troppau, sur i'Oppa; 2,500 hub. Fabrication de toiles; important commerce de fil. Aux environs, riches mines de fer et hauts fourneaux.

WITRDTWEIN (Etienne-Alexandre), prélat et archéologue allemand, né k Amorbaeh en 1719, mort en 1796. Il rit ses études théologiqees à Heidelberg, entra ensuite dans les ordres et, après avoir rempli diverses fonctions ecclésiastiques, devint, en 1783,évêque suffragaut de Mayence. On a de lui, entre autres écrits: Concilia Moguntina (Manheim, 1766, in-4°); Historia diplomatica abbatis 11- Itenstadiensis (Manheim, 1766, in-4°); Dicecesis Moguntina inarchidiaconutus dislincta, etc^ dissertationes decem (Manheim, 1768-1776) ; Médailles de Mayence du moyen âge et des derniers temps (Manheim, 1769, in-4°);,S«4sidia diplomatica ad selecta juris ecclesiastici germanici et historiarum capita elucidanda, (Heidelberg, 1772-1780, 13 vol. in-8°) ; Nuva subsidta diplomatica (Heidelberg, 1782-1789, 14 vol.); Bioliolheca Alogunlina (Augsbourg, 1787 ) ; Chronicon diplumaticum mwtasterii Schœnau in sytva Odoniana (Manheim, 1793, in-8°) ; Monasticon Palatinum (Manheim, 6 vol. in-8°), etc.

WUBFELSTEIN s. m. (vur-'fèl-stain). Miner. Borate de chaux et de magnésie.

WUBI'FBAIN (Jean-Sigismond), voyageur allemand, ué a Nuremberg en 1613, mort en- 1661. A dix-neuf ans,, il partit comme soldat pour les Indes orientales, puis il s'adonna au commerce, devint sous-marchand et fut en-

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voyé

à par la Compagnie des Indes à Surate, k Moka (1638), k Cambaye (1042). L'intelligence dont il fit preuve dans ses misions commerciales le fit nommer marchand en chef. Etiint revenu en Europe en 1645, il se fixa dans sa ville natale, où il ouvrit une maison de banque. Son père avait publié un extrait des lettres qu'il lui avait adressées pendimt son voyage, sous le titre de Voyage aux Indes or!«»frtte*(Nurembei>g, l646,in-4°), Un journal de son voyage écrit par lui a été publié après sa mort sous'le titre de Services deJ.-S. Wurffbain dans les Indes orientales pendant quatmze ans (Sulzbach. l686,in-4°). On y trouve des détails intéressanis au point de vue commercial. — Son lils, Jean-Paul Wurpfbatn, né en 1655, mort en 1711, s'adonna k l'étude des sciences naturelles. Outre des mémoires insérés dans les Ephémérides des curieux de la nature, on lui doit : Salamandrologia (Nuremberg, 1683, in -4.0), avec figures.

WDBM (Jean-Frvdéric), astronome allemand, né à Niirtingen en 1760, mort en 1833. Il étudia, de 1778 à 1783, la théologie au séminaire de Tubingue et fut successivement professeur dans sa ville mitule, au séminaire de Blnubeuren et au collège, supérieur de Stuttgard. Ou'ie des connaissances étendues en archéologie classique et dans les sciences mathématiques, dans l'histoire desquelles il est connu par la formule appelée Série de Wurm, il possédait encore k fond l'astronomie et il s'occupa surtout de l'étude des étoiles variables. 11 parvint à déduire d'observations faites depuis plus d'un demi-siècle des résultats fort exacts sur la période et l'époque du changement de lumière de ces corps céiestes et s'appliqua aussi avec beaucoup de zèle k calculer les longitudes de différents points des deux hémisphères d'après les éclipses et les disparitions d'étoiles. Ses travaux relatifs k l'astronomie furent insérés en partie dans l'Annuaire astronomique de Bo.de, dans le Correspondant metisttet de Zii'eh, dans le journal d'astronomie de Linrieuau et de Bohnenberger et dans les Ilenseignements astronomiques de Schumacher. On, a, en outre, de lui : Histoire de la nouvelle planète Uranus (Gotha, 1791); Introduction pratique au calcul des parallaxes (Tubingue, 1804); Obseioatioues ad aliquot Xenophontis Cyrupxd'S tocos (Stuttgard, 1807); De ponderum, numorum, mensurarum ac de anni ordinandi rationibus apud Ilomanos et Grsecos (Stuttgard, 1821), l'un des meilleurs ouvrages que l'on ait sur ce sujet.

WURM (Chrétien-Frédéric), historien et publiciste allemand, fils du précédent, né k Blaubeuren en 1803, mort en 1859. Après avoir étudié la théologie, il résida en Angleterre de 1825 k 1827, revint ensuite en Allemagne et tit paraître à Hambourg, de 1828 k 1830, le Gleaner, puis, de 1830 k 1834, les Feuilles critiques de la Bourse. Eu 1833, il fut nommé prufesseur d'histoire au gymnase académique de Hambourg. Parmi ses nombreux 'écrits, qui ont rapport k l'histoire, a la politique commerciale et au droit des gens, il faut mentionner : Estai critique sur la situation publique du droit en Allemagne depuis 1832 (Leipzig, 1835); la Douane du Swid (Hambourg, 1838); la Tâche des villes hanséatiques, eu collaboration avec Muller (Hambourg, 1847); \& Diplomatie, te parlement et la confédération germanique (BrunSwick, 1849); Lettre au vicomte Palmerston concernant ta question du Slesvig-Holstein (Londres, 1850), brochure écrite en anglais et en allemand et qui fut attribuée k. Bunsen; Quatre lettres sur la libre navigation du Danube (Leipzig, 1855); Cinq lettres sur ta navigation des cours d eau et sur l'acte du Danube du 7 novembre 1857 (Leipzig, 1858); Histoire diplomatique de la questiun d Orient (Leipzig, 1858). Eu 1848, Wurm avait représente au parlement de Francfort une circonscription électorale du Wurtemberg, son pays natal. '

WURMBÉE s. f. (vur-mbé).. BoC Genre da plantes, ue la famille des êolchicacées ou mélanthacées, comprenant trois espèces, qui croissent au Cap do Bonne-Espérance. Il On dit aussi -wurmèrb.

WUBMSCHITT1E s. f. (vurinm-chi-tl — de Wurmschitt, savant allem.). Bot. Genre . de plantes, de la famille des composées, tribu des sénécionée3, dont l'espèce typa croit en Abyssinie.

WURMSER (Dagobert-Sigismond, comte du), général autrichien, ne daus l'Alsace, d'une famille noble et ancienne, en 1724, mort à Vienne en 1797. Il servit, de 1745 k 1747, daus l'armée française et il y avait acquis le grade de capitaine, lorsqu'il suivil son père k Vienne et entra liu service de l'Autriche. H se distingua dans la guerre de Sept ans, fut nomme major général, combattit contre les Prussiens en 1779 et reçut en 1787, avec le grade de f. Id-zeugmeister (général de cavalerie), le gouvernement de 1» ûallicie, qu'il administra avec douceur. En 1793, il commanda le corps autrichien chargé de -couvrir le siège de Mayence, eut une grande part k la reddition ue cette vide par les Français, occupa Landau, rompit, avec l'aide des Prussiens, nus ligues de Wissembourg, prit Drunheim, Hagueuau, le Fort-Louis et menaçait déjà Strasbourg Quand Piehegru, prenant une vigoureuse offensive, l'obligea

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à une retraite précipitée, qui se changea bientôt en déroute. Mis a la tête de l'armée du Haut-Rhin en 1795, il fit oublier ces rêvera par des succès importants que couronna la prise de Manheim (21 décembre) ; mais il fuut dire que ces succès furent dus en grande partie à la trahison de Pirhegru; aussi fut -il moins heureux l'année suivante avec Moreau, qui avait remplacé celui-ci dans ie commandement des troupes républicaines, La cour de Vienne l'envoya en Iuilie pour y "réparer les défaites de Beaulieu. Là Wurmser fut dérouté par les audacieuses manœuvres de Bonaparte, qui- le battit h Casiiglione, à Motilvchiaro, à Lonado, à Roveredo, le chassa de Vérone et le fit ensuite capituler dans Mantoue, place réputée imprenable. Bonaparte le traita avec beaucoup d'égards , lui permit de sortir de la place avec 4 canons, 4 chariots et 500 hommes à son choix, ajoutant: < J'honore son grand âge comme son mérite. »

L'empereur d'Autriche, pour le consoler de ses malheurs, lui accorda le bâton de feldraaréchal, avec le gouvernement de la Hongrie, dignités dont la mort ne lui permit pas de prendre possession. Depuis longtemps déjà il était atteint d'une surdité presque complète, ce qui ne l'empêchait pas de conserver sur les champs de bataille toute la Vf rdeur de su jeunesse. Son crâne devint la possession de Gall, qui s'en est servi pour l'établissement du système de la phréuologie.

WUBSCHEN, village du royaume de Saxe, cercle et a 12 kilom. E. de Bautzen ; 600 hab. Le 21 mai 1813, ce village fut le théâtre de la baluille de Bautzen, remportée par Napoléon 1er sur les Russes et les Pruss.ens.

WURST s. m. (vourst). Art milit. Caisson d'artillerie suspendu. Il Caisson qui sert k transporter les chirurgiens et les médicaments.

— Par exfc. Espèce de longue calèche découverte.

WUHSTEISEK (Chrétien), en latin Wumiiaiu* et Ui'¥ii»ius, historien suisse, né àifàle en 1544, muit un 15s8. Il lit de brillâmes études dans sa ville ua.ale, y fut reçu à dixhuit ans docteur en philosophie et y devint, deux ns plus tard, professeur de mathématiques Eu 1585, il joignit à celte cba.re celle d explication ae l'Ancien Testament et, l'auuee suivante, fut nomme secrétaire d Etat et chancelier de la ville de Bâlr. On a iLe lui : Oi/Clriiui uritlituettcx (Bàle, 1565, in-80); (Ji'&ttioiwb in t'urbucJiii theurieas plauetarum (bàle , 15G8 , iu-8u) ; Chrouicon majus ( Bàle, 1580, in -fui.), ouvrage fort estime; Jipitome hii,turiee iiuttliensis ^âle, 1577, in-8°) ; Germains Insiorici illustres, etc. (Francfort, 1585, 2 Vol. m-fol.J.

WGimgiUUEHGou W1KTEMBEHG 1ROYA.UMK DK), un ne.-. Liais de l'Alitrim.giie, boinë au N., k 1 E. et au S. | ar la Bavière, à I O. par le giami-du he de Bade, entre 47° 32' et 49" 45' de ladt. N., 5° 50' ei 80» 10' de loufcil. E. ; snpeiticie, 28,767 kilom. carres; 420 kiiiim. MX-320; 1,818,484 hab. en 1871. Capitale, Stuigniu. Le Wurteuibeng est un pu.) s généralement montagneux. Les plaines qu'on y remarque sont peu étendues ; tes aspei ts variés et pittoresques et une belle végelaliot. y ebai nient partout les regards, et ce royaume pas.-e pour une des plus belles reyions <ie l'Allemagne. Les Alpes de Souabe, ou .a Rauhe Alp, appelée ainsi à cause de Ses lochers nus, traversent le pays du N.-E. au S.-O. et se joignent à la foret Noire vers la frontière oceiuentale; leurs plus hauts sommets ne s'eieveut pa;> k 1,000 mètres audessus du niveau de la mer. Dans le S. du royaume court du N.-O. au S.-E. la chaîne peu eievee qui unit la foret Noire k i'Arlbfjrg. Les Alpes de Souabe et la chaîne dont nous venons de parler font parue de la gradue areie européenne qui sépare les eaux de 1 Atlantique ue celles des mers intérieures; le Wu. teisberg envoie ses eaux, d'un cô.e, k la mer uu Nord' par ie Rhin, de l'autre a la nier Noire par le Danube; ce dernier fleuve parcourt ie S. uu royaume et reçoit comme affluents : k moite, le Riss, la Roth, l'Ilier; à gauche, la Bienz. Au bassin uu Rhin appartiennent :1 Aigen, la Schlussen, tributaires du lac de Constance, le Neckar, le Fils, le Rems, le Rocher, l'Iaxl, l'Lnz, enlin le Tauber. Ou distingue dans la partie méridionale le lac Feuer, qui n a qu'environ 4 kikmi, de longueur. Le climat estsain et eu général tempéré; nia. s, sur les plateaux et sur les versamsdes montagnes, les hivers sont longs et rigoureux. Le royaume de Wurtemberg est riche eu mines, en ardoisières, en carrières de marbre et d'albâtre ; il compte de nombreuses exploitations de chaux, de craie, de terres k porcelaine et à poterie; on y trouve en abondance du charbon de terre, du soufre, du sel et des sources minérales et thermales, parmi lesquelles ou remarque les eaux de Friedriehshall. Le sol est fertile en productions agricoles diverses; plus de la lao lié de sa superficie est employée en grande culture ; .es viguubles sont cultives avec soin et occupent k eux seuis près d'un cinquième du sol, les près euviron un septième ; Le reste est occupe par des forêts. Le pays est riche en chevaux, en porcs, eu bêles a cornes et en brebis, parmi lesquelles on compte un grand uoiubre de mérinos. Les

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bois et les champs sont tellement peuplés de gibier, que, dans l'intérêt de l'agriculture, le gouvernement à cru devoir prendre, depuis 1817, une mesure fort sage, celle d'encourager la destruction des lièvres, des lapins, etc. Les manufactures du Wurtemberg sont peu importantes, mais en revanche elles sont nombreuses et fort actives. Dans les pays de plaine, on compte beaucoup de filatures de coton, de fabriques de toiles et de tricot; des fabricants d'horlogerie habitent les montagnes ; dans les vallées sont établies plusieurs papeteries, des tanneries, des forges, des usines et divers autres établissements. Les distilleries abondent. On remarque aussi les fonderies de Wasseralfingen, les fabriques de machines à vapeur à Esslingen, d'instruments aratoires à Friedrichshall et Neuemburg, de coutellerie à Heilbronn, Futtlingen et Kirchheim, d'armes k Oberndorf, de tôles, de tissus métalliques et de chaînes d'archal à dm; de poterie kSchramberg et à Scherzheim, de porcelaine à Louisbourg, d'instruments de physique et d'optique à Stuttgard, de bimbeloterie à Stuttgard et k Goeppingen, de pianos à Stuttgard, Heilbronn et Ulm; de produits chimiques et de blanc de cérnse k Heilbronn, de chapeaux de paille k Sehramberg et k Fellbach, de lainages k Aalen, Metzinj;en, Esslingen et Reuttlingen. Le haut commerce consiste principalement dans l'exportation des bois, des vins, des grains, des fruits secs, des cuirs, des toiles, du kirsch-wasser et des horloges en bois, fabriquées dans les montagnes. La Suisse, la France, la Bavière et l'Autriche sont les pays avec lesquels le Wurtemberg entretient des relations suivies. Il en retire en échange des draps, de l'huile, des laines fines, de la soie brute et des soieries, des tabacs et diverses denrées coloniales.

Le Wurtembecg est divisé en quatre cercles : Neckar, Forêt-Noire, Danube et Iaxt. Le gouvernement est monarchique et constitutionnel ; la constitution du royaume daté de 1819. La personne du roi est inviolable, la couronne héréditaire dans la ligne masculine par ordre de primogéniture. A l'extinction de la ligne masculine, la succession au irône passe a la ligue féminine, sans distinction de sexe entre les enfants de cette ligne, c'est-à-dire qu'a degré égal de païen té avec le dernier roi régnant l'âge seul parmi eux donne la préférence ; la prérogative delà ligne masculine se rétablit toutefois dans la descendance de la maison royale. La régence est déférée par ordre de succession k l'agnat le plus pioche. Tous les changements faits h la constitution durant la régence n'ont plus de valeur le jour où cette régence est arrivée k son terme. Sauf une disposition particulière du monarque, notitiée au conseil privé, l'éducation du roi mineur appartient k sa mère. La définition des droits de citoyen offre diverses particularités. D'abord ce mot de citoyen a moins le sens qu'on y attache en Fiance que celui de bourgeoisie, de staatsbùi'ger, comme dit la constitution ■wurtembergeoise eile-même. Ce droit de bourgeoisie s'acquiert de deux manières : 1° par la naissance, pour les enfants légitimes nés d'un père qui est lui-même bourgeois, ou pour les enfants illégitimes d'une mère qui a la bourgeoisie; 2" par l'admission dans la classe des bourgeois. Tout emploi au service de l'Etat donne le droit de bourgeoisie ; tout bourgeois par la naissance prête serinent de fidélité après sa seizième année, et tout individu admis dans la bourgeoisie, après son admission. A ces conditions, le principe de l'égalité des droits et des charges de l'Etat est proclamé; la constitution se réserve toutefois d'établir elle-même des exceptions. Le pouvoir exécutif appartient au roi; le pouvoir législatif est exercé en commun par lo roi et les états, mais les attributions des états sont restreintes. Us concourent, dit la constitution, k l'exercice de la puissance législative par leur consentement. Les étuts ne joui.ssent point du droit d'initiative. Le roi leur fait parvenir ses propositions par l'intermédiaire du conseil privé, et c'est par la même voie que les états font présenter au roi leurs réclamations, leurs prières et leurs demandes. L'assemblée des états doit être convoquée au moins tous les trois ans; ils se divisent en ueux Chambres. La première Chambre, ou Chambre des seigneurs, se compose des princes de la famille royale, des chefs des familles princières ou comtales et des représentants des nobles a^ix possessipns desquels était autrefois attachée une voix k la diète de l'empire ou du cercle, enfin de membres nommés par le roi k litre héréditaire ou viager. Le roi ne peut choisir les membres héréditaires que parmi les nobles de la classe des barons ou des chevaliers qui justifient d'une propriété se transmettant suivant le droit d'aînesse, avec charge a'un tideicommis, et d'un revenu annuel de 6,000 florins , abstraction faite des redevances et des dettes hypothéquées. Le choix des membres k vie dépend de la libre volonté du roi, sans , condition de fortune ni de naissance. La seconde Chambre, ou Chambre des députes, se compose de 13 membres delà noblesse choisis par le corps des chevaliers; de 6 surintendants ecclésiastiques de l'Eglise protestante; de l'évéque, d'un membre choisi par le grand chapitre dans son sein et du plus ancien diacre de la confession catholi-

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que; du chancelier de l'université ; de 7 députés pour les villes et de 64 députés pour les bailliages. Tout Citoyen âgé de trente ans et jouissant des droits civils et politiques est éligible. Les deux tiers des électeurs des villes et des bailliages sont composés de propriétaires qui payent un cens ; l'autre tiers est formé d'électeurs nommés dans des assemblées primaires. Dans l'intervalle des sessions, les états se font remplacer par un comité permanent composé de 12 membres, nommés par chacune des deux Chambres dans leur sein. Il existe un tribunal d'Etat, dont la mission spéciale est de juger les ministres sur l'accusation des états, et les membres des états soit sur l'accusation des états eux-mêmes, soit sur celle des ministres. Il peut prononcer des amendes, destituer, suspendre temporairement ou k perpétuité du droit de siéger dans les états. La peine la plus grave qu'il puisse porter est celle du bannissement. Le principal devoir de ce tribunal est, on le voit, de maintenir le respect de la constitution.

Ainsi que les autres souverains allemands, pour se conformer aux aspirations libérales que la révolution de 1848 fit surgir dans toute l'Europe, le roi de Wurtemberg lit d'abord de nombreuses concessions : garde nationale, liberté de la presse, droit d'association, tout fut accordé. Mais quand plus tard triompha la réaction, le roi de Wurtemberg déclara, dans une proclamation adressée au pays, qu'il était résolu k revenir purement et simplement à l'état de choses existant avant 1849, c'est-k-dire k la constitution de "1819. La Chambre des députés réclama en octobre 1867 une réforme de la constitution. On annonça qu'elle serait présentée incessamment. Elle le fut, en effet, en même temps qu'une loi sur l'organisation judiciaire, qui simplifia et facilita la procédure, augmenta le nombre des juridictions et améliora la situation des juges. Quant à la réforme, voici quelles devaient être ses conséquences : deux Chambres ayant le .droit d'initiative pour modifier la constitution ; la Chambre basse, composée de 64 députés de cercles nommés par le suffrage universel , 24 par les citoyens payant plus de 100 florins d'impôt, 6 par le clergé; la Chambre haute, comprenant les anciens membres nommés k vie et des membres nouveaux temporaires, nommés : 7 par les villes, 8 par les grandes circonscriptions, 10 par le roi, et, en outre, les princes du sang, les .chefs de maisons princières médiatisées, le représentant de l'université, l'évéque, 2 pasteurs protestants. On présenta k la même époque une loi réor-

fanisant l'administration intérieure. Conçue* ans un esprit très-libéral, cette toi introduisit une vraie décentralisation et la principe du self-government dans les provinces et les communes. Enlin, une réforme basée Sur des principes également libéraux fut introduite dans le synode national de l'Eglise évangélique.

— Administration. A la tête de l'administration figure le conseil privé ou roi. Ce conseil se compose d'abord des ministres et des conseillers que le roi leur adjoint. Le ministère est divisé en six départements : la justice, les affaires étrangères, 1 intérieur, les cultes et l'instruction publique réunis, la guerre et enfin les finances. Les propositions sur la destitution ou la translation des fonctionnaires publics, les conflits entre les autorités judiciaires et administratives, (es rapports de l'Eglise avec l'Etat et les. contestalions des Eglises entre elles, sont du ressort du conseil privé. Ce conseil exerce aussi une juridiction, car il est juge dans les questions de contentieux administratif.

Les libertés communales sont très-étendues dans le Wurtemberg. La constitution déclare que la commune est la base de l'état politique du royaume. Les affaires des communes sont. administrées par un conseil communal et une assemblée de bourgeois ; des assemblées de district gèrent les intérêts des districts, sous fiuspeciion des autorités. Le président de la commune {schultheiss) est nommé par le rot, sur une liste de trois candidats élus par le comité communal dans son sein et acceptés par l'assemblée des bourgeois. La répartition de l'impôt appartient aux autorités communales. Les diverses communions reconnues par la constitution s'administrent généralement elles-mêmes; toutefois, le roi s'est réservé le droit suprême de protection et d'inspection sur les E^li^es. En vertu de cette prérogative royale, aucune ordonnance ecclésiastique ne peut être publiée ni appliquée sans l'approbation royale. Connue citoyens, les ecclésiastiques sont soumis k la juridiction des tribunaux ordinaires. La direction des affaires intérieures de l'Eglise évangélique appartient au consistoire royal. L'Eglise catholique est administrée par l'évéque du pays, avec le concours d'un grand chapitre. Le roi, qui peut n'être pas protestant, mais qui l'est généralement, exerce son droit de protection et de surveillance sur l'Eglise catholique par l'iniermèdiai're d un comité formé de membres de cette Eglise. Le roi prend l'avis de ce comité pour la nomination des fonctionnaires ecclésiastiques. Lé royaume comprend six diocèses evangéliques, k la tête de chacun desquels se trouve un prélat ou surintendant général. Les diocèses se divisent eu dé-

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canats qui se subdivisent en paroisses. Le consistoire général a la direction supérieure des écoles élémentaires protestantes. La communion catholique ne forme qu'un seul êvèché, dont le siège est k Rothenbourg, et qui relève de l'archevêché de Fribourg, dans le duché de Bade. Cet évèché contient 28 chapitres ruraux , subdivisés en 638 paroisses. Le conseil cathol que établi auprès du roi administre et surveille les écoles élémentaires catholiques, les écoles secondaires ecclésiastiques et le séminaire catholique. Le Wurtemberg est l'une des contrées de l'Allemagne où l'instruction est le plus répandue. Tout hameau qui possède au moins trente familles doit avoir son école et l'enseignement est obligatoire pour tous les enfants de six k quatorze ans. Les écoles du dimanche, dont la fréquentation est également de rigueur, donnent le complément de l'enseignement primaire aux enfants de quatorze k dix-huit ans. L'enseignement supérieur comprend les écoles latines et les écoles polytechniques. Les écoles polytechniques sont élémentaires ou supérieures et enseignent les sciences k divers degrés. Les écoles latines se divisent en écoles préparatoires, lycées, gymnases et écoles secondaires ecclésiastiques. Au sommet de cet enseignement se trouve l'université de Tubingue, l'une des plus anciennes et des plus célèbres de l'Allemagne.

Il existe peu de -çays où l'enseignement technique, gurtout 1 enseignement agricole, ait été aussi complètement, aussi méthodiquement organisé que dans le Wurtemberg, Ce royaume a donné un exemple qui a été suivi ailleurs et qui a porté ses fruits. En 1818, les premières écoles d'agriculture k l'usage des propriétaires ruraux y ont été fondées. Actuellement, ce petit pays en possède quatre, une par cercle administratif. Une publication fuite par le bureau central d'agriculture de Wurtemberg, k l'occasion de l'Exposition universelle de Vienne, et ayant pour titre : l/e l'enseignement agricole 'pour la population rurale en Wurtemberg (Stuttgard, 1873), nous renseigne complètement k ce sujet.

Aux écoles dont nous venons de parler est annexée, depuis 1867, une école de viticulture. Four fournir au gros de ia population agricole les moyens de s'instruire au delk des enseignements de l'école, il a été organisé depuis 1869 des écoles d'hiver particulières pour les jeunes gens de quatorze k dix-huit ans, et cinq de ces écoles sont actuellement eu activité. Mais les services les plus importants en ce genre ont été rendus par les écoles de perfectionnement, dont le nombre actuel est de 1,785; leur fréquentation est facultative. A côté existent 4,131 écoles du soir obligatoires, où l'on donne l'enseignement agricole ; en outre, S33 réunions agricoles du soir pour les adultes et 773 sociétés de lecture des campagnes. En 1872, les premières ont été fréquentées par près de 20,000 individus; les secondes, c'est-k-dire les réunions du soir et les sociétés de lecture, par 9,500 paysans. Ce sont 1k des résultats importants, bien faits pour exciter l'initiative en d'autres pays. Mais nous avons encore d'autres résultats k constater. L'institution des professeurs ambu.ants est entrée en activité. On fait k présent des cours spéciaux pour certaines professions agricoles, ou industrielles, par exemple pour les bergers, les charrons, les foi gérons, les géomètres arpenteurs, les maréchaux ferrants, les apiculteurs, les jardiniers, etc.; d'autres se font aux écoles normales, pour la culture des fruits et des jardins. Nous mentionnerons encore, comme se rattachant k ces mesures utiles, l'usage de fréquentes excursions et inspections agricoles, la publication de brochures spéciales, la réunion de différentes collections, relatives à l'agriculture, d'expositions permanentes ou tempérai es qui font du systèn.e d'éducation agricole du Wurtemberg un tout complet et harmonique qu'on peut donner hardiment ea exemple, dit la Gazette internatiuiiale (allemande) de l'Exposition.

Les finances du Wurtemberg sont dans une situation satisfaisante. Les recettes et les dépenses s'y balancent. D'après le budget de 1873-1874, les revenus de l'Etat sont rie 23,253,588 florins (le florin vaut 2 fr. 10). La liste civile est de 913,922 florins. La dette publique s'élevait eu 1SÎ3 a 189 millions de florins, se décomposant en 48 millions de detta générale et 141 millions de dette contractée pour la création de chemins de fer. Quant k l'armée, ^ui s'élève k 10,800 huinmes sur pied de paix et 28,000 hommes sur pied de guerre, elle est régie par la législation de 1 empire allemand.

Les Wurtemberg^ois sont tous de la race souabe. Ils sont doués d'une puissante nature ; ils ont ie front haut, les épaules larges, l'œil vif. Au moral, ils sont bous, laborieux, ouverts, probes, braves et religieux. Quant à leur aptitude aux. sciences et aux arts, il suffit de se rappeler que Kepler, Schiller, Hegel et Scheiling naquirent parmi eux, ainsi que Wielaud, Spiuier, Mœser, Faulus et le poète Uhlaud, ,1e Beranger de l'Allemagne.

— Histoire. Ainmien Marceliin et quelques autres auteurs parlent d'un peuple qu'ils nomment Alemanni, et qui habitait la contrée située entre le haut Danube, le haut

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Rhin et le Mein. Cette contrée est occupée aujourd'hui par le grand-duché de Bade et le royaume de Wurtemberg. Les Alemanni, que les anciens nomment aussi Almanni et Alambani, sont donc les ancêtres de ceux qui habitent aujourd'hui les Etats du roi de Wurtemberg. Vers le milieu du me siècle, ils s'emparèrent des forts que les Romains avaient bâtis sur les bords du Rhin et ravagèrent une partie de la Gaule. Maximin les refoula sur leur territoire, où il mit tout à feu et à sang; jusqu'en 388, date à laquelle ils furent définitivement soumis parMaxence, la lutte continua entre eux et l'empire avec des alternatives de succès et de revers.

La fomille régnante de Wurtemberg tire son nom d'un château voisin de Canstadt. KHe se dit fort ancienne et, à l'en croire, elle descendrait d'un maire du palais de Clovis, ayant nom Eineric. 11 ne nous appartient pas d'établir la généalogio de Charles lor, aujourd'hui roi. Toujours est-il qu'au xine siècle ses ancêtres possédaient des domaines fort peu importants, simple comté d'abord, puis duché. Les princes les plus connus de cette maison sont les suivants : Ulric 1", qui le premier prit le titre de comte par la grâce de Dieu (1250) lorsque le duché de îSo.iabe eut échappé aux mains des Huhenstauffen, dont le dernier rejeton, Conradiu, alla périt- à Naples sur un échafaud. C'est de cette époque que date la véritable existence politique du comté de Wurtemberg. Reconnu par la cour impériale comme prince immédiat de l'empire, Ulrich épousa une Polonaise, issue du sang royal des Piast, dont il ' eut deux fils, et mourut eu 1265. — Eberhard 1er, l'Illustre, tils et successeur du précédent, rît la guerre à plusieurs princes de l'empire et même à Rodolphe de Habsbourg, ainsi qu'à deux de ses successeurs, Adolphe de Nassau et Henri de Luxembourg, no put empêcher le célèbre Conrad de W'einsberg de ravager le Wurtemberg, agrandit ses Ktats par 1 achat d'un grand nombre de villes, de seigneuries et de châteaux forts, et mourut en 1*325. 11 avait un moment prétendu à la dignité impériale. — Eburhard V, premier duc de Wurtemberg, né à Stuttgard en 1445, succéda à son frère Louis 11 en 1457, attira dans ses Etats les savants les plus illustres et fonda l'université de Tubingue (1477). Au milieu des mouvements produits eu Allemagne par les prédications des continuateurs de Jean Hus, il fut loin de se montrer favorable a l'Eglise romaine et sécularisa de sa propre autorité plusieurs monasières.L'empereur Maximilien, qu'il avait délivré d'une sorte de captivité où le retenaient les Flamands, lui rit donner le titre de duo. Il mourut peu de temps après (1496). — Ulric V, troisième duc de Wurtemberg, petit-fils du précédent, né en 1487, revêtu de l'autorité en 1498, uprès la déposition de son oncle, Eberhard VI, par les états de Wurtemberg. Une administration, organisée à l'avance, gouverna pendant trois ans sous son nom; il obtint ensuite de l'empereur une émancipation prématurée, épousa Sabine de Bavière, nièce de Maximilien, qui lui confia plusieurs fois le commandement de ses armées. Ce prince avait des talents militaires, mais ses profusions énormes soulevèrent contro lui ses sujets. Mis au ban de l'empire pour le meurtre de Jeun de Hutien, favori de sa femme, attaqué par le duc de Bauère et les états" de Souabe, il fut réduit u fuir et demeura quinze ans en exil. Secouru par François 1er et ligué aveu Philippe, lanugravo de liesse, il remporta, en 1534, une victoire décisive à Luulfen, qui lui rouvrit le chemin de ses Etats, dont Churles-Quint lui confirma la possession, a la condition qu'ils relèveraient de l'Autriche. A peine rentré en possession de son duché, Ulric chercha à y établir lo protestantisme, prit part à la ligue de Smalkalde, vit le Wurtemberg livré à la férocité du duc d'Albe et n'obtint la paix qu'en payant une forte contribution. Il mourut en 1550. — Eberhard (Louis), né en 1676, succéda l'année suivante à sou père, Guillaume- Louis, sous la tutelle de son oncle. Il resta fidèle à l'empereur dans toutes les guerres contre la France jusqu'à la paix de Ryswick (1097), puis dans la guerre de la succession d'Espagne, au début de laquelle il fut nommé feld-steugiueistre désarmées impériales, prit part à toutes les opérations militaires en Allemagne, en Flandre, se couvrit de gloire à la sanglante journée de Malplaquet (1709), fut encore employé dans la suite par l'empereur Charles VI contre les Turcs, en Hongrie, et contre les Espagnols, en Italie, reconquit le comté du Montbéliard et mourut en 1733.

Les souverains du Wurtemberg possédèrent longtemps la principauté de Montbéliard, en France, et ils résidèrent dans la ville de ce nom pendant la plus grande partie du xviutt siècle. Cette principauté fut cédée à la République française en 1796. La même année, le Wurtemberg fut le théâtre de la marche victorieuse et ensuite de la retraite de Moreau(1799); les Français y éprouvèrent des revers sous la conduite de jourdan ; en 1800, ils y furent heureux sou? Moreau. Le Wurtemberg vit son territoire s'augmenter de quelques possessions par l'influence de la France en 1803, et le duc ootint le titre o'elecleur. La paix de Presbourg, qui, en 1805, suivit les brillants faits d'armes d'Ulm et d'Austerlitz, ajouta encore

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à l'étendue de cet Etat; le duc Frédéric II reçut bientôt après le titre de roi et devint Frédéric Ier; il entra dans la confédération du Rhin. Les Wurtembergeois furent les alliés de la France jusqu'à l'évacuation de l'Allemagne par les Français en 1813 ; ils se tournèrent alors contre elle et firent partie de l'armée qui l'envahit en 1814. — Le roi Guilladmb I«r succéda, en 1816, à son père Frédéric 1er. Sous le règne de ce prince, le Wurtemberg reçut une constitution (1819) qui mit quelques entraves au despotisme royal, et, a diverses reprises, Guillaume manifesta des velléités libérales, notamment en combattant la politique rétrograde que le prince deMetternich s'efforçait de faire prédominer dans toute l'Allemagne. La révolution qui eut lieu en 1848 eut son contre-coup dans le Wurtemberg. Cédant à la pression de l'opinion publique, le roi dut accorder la liberté de la presse, consentir à la révision de la constitution, à la suppression des privilèges de la noblesse et prendre dans les rangs de l'opposition libérale (9 mars 1848) un ministère, qui adopta un programme de réformes comprenant le droit de réunion, l'établissement du jury, l'abolition des jurandes, des dîmes, du droit de chasse, la publicité de la procédure, etc. Une assemblée des états, élue en septembre et composée en grande partie de députés libéraux, s'attacha à voter les réformes demandées et à mettre les lois de l'Etat en harmonie avec les droits fondamentaux votés pur l'assemblée nationale de Francfort. Mais le roi, effrayé par le progrès des idées démocratiques, ne tarda pas à se jeter du côté de la réaction. Après avoir refusé de reconnaître la constitution de l'empire votée par l'assemblée de Francfort (1849), il se vit contraint de céder. Quelque temps après, le parti démocratique wurtetnbergeois ayant manifesté l'intention de seconder l'insurrection du palatinatet du pays de Bade, le roi Guillaume s'y opposa vivement, changea sou ministère et prononça la dissolution des états, qui furent remplacés par une nouvelle assemblée également démocratique (novembre 1849). Il recourut alors à une nouvelle dissolution (£S décembre) ; mais la chambre élue le 15 mars 1850 ne se montra pas plus favorable que la précédente a ses projets de réaction. Lorsque le roi rompit entièrement avec la Prusse pour se jeter du côié de l'alliance autrichienne, les états lui firent une vive résistance et furent encore une fois dissous (1er juillet 1850). La réaction triomphant en Allemagne, il remit en vigueur la constitution de 1819, et le Wurtemberg subit pendant plusieurs années le joug de son despotisme. On vit la peine dégradante de la bastonnade rétablie dans l'armée et appliquée même aux délits politiques. En 1861, le vieux roi, sous la pression de l'opinion, consentit it rendre moins dures les entraves de la presse. — Son fils, Charles 1er, qui lui succéda en 1864, inaugura dans le Wurtemberg un grand nombre de réformes libérales. Lors du conflit qui éclata entre la Prusse et l'Autriche en 1866, il se rangea. du côté de cette dernière puissance. Après la victoire de Sadowa, le Wurtemberg dut entrer dans la nouvelle confédération de l'Allemagne du Nord et subir l'organisation militaire de la Prusse, dont il devint ie vassal, et avec laquelle il conclut un traité d'alliance offensive et défensive. Cette inféodation à la Prusse fut mal accueillie dans une grande partie du pays, qui envoya un grand nombre de députés démocrates au premier parlement élu pur le suffrage universel. Dans une assemblée tenue à Stuttgard le 7 janvier 1870 et composée de délègues du parti démocratique, on résolut d'organiser une agitation universelle contre la loi militaire. Des pétitions dans ■ ce sens, couvertes d'un grand nombre de signatures, furent adressées à la Chambre des députés. Le 11 mars suivant, les chefs du parti progressiste proposèrent à la Chambre de modifier la loi militaire et de réduire le temps du service bous les drapeaux, et le 20 mars une assemblée de délégués du peuple lança une proclamation en faveur du désarmement et contre le militarisme imposé par la Prusse. Ces manifestations n'eurent point le résultat qu'on en espérait. Le ministère, présidé par M. de Vurnbùhler, donna sa démission (20 mars) ; mais dans le cabinet reconstitué le 84 mars les seuls ministres qui disparurent furent précisément ceux qui étaient hostiles à la Prusse. M. de Varnbiihler conserva la présidence du cbnseil, et M. de Succow, tout dévoué à la politique de M. de Bismarck, reçut le portefeuille de la guerre. Lors du conflit qui éclata en juillet 1870 entre le gouvernement français et la Prusse au sujet de la candidature Hohenzollern, le roi de Wurtemberg n'attendit pas la déclaration de guerre pour se prononcer en faveur de la Prusse. Dès le 17, il ordonna la mobilisation et il convoqua immédiatement les Chambres, qui, le 22, votèrent les crédits demandés. Pendant la guerre, une division •wurtembergeoise, sous les ordres du général Von Obernitz, combattit dans l'armée du prince royal de Prusse ; le prince de Wurtemberg reçut le commandement du corps de la garde prussienne, et le roi de "Wurtemberg fit partie des princes allemands qui demandèrent au roi Guillaume de Prusse de se faire proclamer empereur (18 janvier 1871). Depuis lors, le Wurtemberg est devenu un

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des Etats dits indépendants qui font partie de l'empire d'Allemagne et sont soumis, cour tout ce qui concerne l'armée et la politique extérieure, à la domination prussienne.

Terminons par la liste des souverains du Wurtemberg :

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