‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 943 sur 1042 · T1NE · texte numérisé non relu

T1NE

XÉNOS s. m. (ksô-noss — du gr. xenos, hôte). Entom. Genre, d'insectes, de l'ordre des strepsistères, comprenant plusieurs espèces, qui, à l'état de larve, vivent en parasites sur les guêpes : Le xenos des guêpes se trouve dans le midi de l'Europe. (E. Desmarest.)

— Encycl. Les xénos sont caractérisés par des antennes plus courtes que le thorax, divisées en deux branches entières; les yeux pédoncules; l'écusson avancé, couvrant l'abdomen ; les élytres insérés sur les côtés du prothorax ; ies ailes n'ayant que de faibles nervures longitudinales et se repliant en éventail ; l'abdomen presque cylindrique, corné, à l'exception de la partie anale; les tarses composées de quatre articles. Leurs larves vivent en parasites sur les guêpes et les polistes. Le xénos des guêpes est le plus connu ; il est long de 0m,003, noir, avec les pattes et l'abdomen d'un brun pâle, et les ailes blanchâtres; il est commun dans le midi de l'Europe et vit sur les guêpes. Le xénos de Peck vit sur des, polistesde l'Amérique du Nord.

XÉNOTIME s. f. (ksé-no-ti-me). Miner.

Sous-phosphate d'yttria.

— Encycl. La xénolime est une substance d'un jaune brunâtre, à cassure lantelleuse, offrant un éclat résineux dans le sens des laines. Elle cristallise en octaèdre surbaissé à base carrée ; sa pesanteur spécifique est 4,6 ; rayée par une pointe d'acier, elle raye la fluorine. Comme composition chimique, c'est un sous-phosphate dyttria, avec un peu d'acide fluorique et de sous-phosphate de fer. Infusibie au chalumeau, elle ne donna pas d'eau par la calcination ; les acides sont sans action sur elle; avec le carbonate de soude, elle produit une vive effervescence et donne une scorie infusible. Par ses caractères extérieurs, elle présente quelque analogie avec le zircoc. La xénolime n'a été observée jusqu'à présent qu'en petites masses cristallines mal définies ou lamelleuses. On l'a trouvée dans les pegmatites ou les granits à' grains lins, près'du cap Lindesness (Norvège).

XÉNURE s. in, (ksé-nu-re — du gr. xenos, étrange; aura, queue). Mamm. Section des tatous, genre d'édentès.

— Ornith. Syn. d'ALECTRURK.

XENXI s. m. (ksain-ksi). Religieux japonais qui fait consister la sainteté dans la jouissance de tous les plaisirs.

XÉNYLAMINE s. f. (kzé-ni-la-mi-ne).Chim.

Nom d'une base isomérique avec la diphénylamine.

— Encycl. La xénylamine ou martylamine est une base isomère de la diphénylamine. Hofmann l'a extraite de l'huile basique volatile au-dessus de 130°, qu'on obtient comme

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produit secondaire dans les manufactures d'aniline. On neutralise -cette huile, qui est un mélange de plusieurs produits alcalins, par l'acide sulfurique; il se dépose alors du sulfate de xénylamine impur, que l'on purifie en le lavant d'abord à l'alcool bouillant et en le faisant ensuite cristalliser dans une grande quantité d'eau bouillante, après quoi on l'épuisé de nouveau par l'alcool bouillant. En mettant le sulfate pur ainsi obtenu en suspension dans l'alcool faible, en le décomposant par la soude caustique et en ajoutant de l'eau à la liqueur, on en précipite la xénylamine sous la forme de cristaux. On peut la fmrifier en la redissolvanfdans l'alcool pour a précipiter par l'eau une seconde fois.

La xénylamine pure forme des écailles blanches, brillances ou des aiguilles du même éclat; elle possède une faible teinte grise lorsqu'elle est sèche. L'eau, même bouillante, la dissout fort peu ; l'alcool et l'éther la dissolvent facilement. Elle fond à 45», bouta 320° et distille sans décomposition. Les acides s'unissent à elle en formant des sels cristallisables. Le chlorhydrate C**H"Az,HCl forme des aiguilles blanches, légèrement plus solubles que le sulfate. Le chloroplatinate (Ci2H«Az,HCl)î!Pt1TCl4-f- H20 est un précipité d'un jaune pâle composé d'aiguilles microscopiques ; il ne perd pas encore son eau de cristallisation à 150°. L'azotate

Ci2H"Az,HAz03 forme de grosses aiguilles blanches, peu solubles dans l'eau. Le sulfate

(C12H"Az)2H2S0* se distingue par son peu de solubilité dans l'eau, même bouillante ; il n'est guère plus soluble dans l'alcool bouillant. Il se sépare en petites aiguilles de ses solutions aqueuses bouillantes.

— Dérivés de LA xénylamine. La xênylamine a moins de tendance que la plupart des autres monamines à former des dérivés de substitution. Avec le chlore, le brome et la plupart des agents d'oxydation, elle donne naissance à des corps noirs qui cristallisent difficilement, ou même ne cristallisent pas du tout. Lorsqu'on fait passer un courant d'acide azoteux à travers une solution alcoolique de xénylamine, le liquide se prend aussitôt en une masse cristalline rouge qui consiste en azodixénylamine

CMH19Az3 = C»H19Azf"— Az\ c'est-à-dire en une double molécule de xénylamine dont trois atomes d'hydrogène' sont remplacés par un atome d'azote trivalent :

4Cl2H"Az 4 Az*03 = 2C24H«Az3 + 3H20.

Xénylamine, Anhy- Azodi- Eau.

dride xénylamine.

azoteux.

Ce nouveau corps est insoluble dans i'eau, peu soluble dans l'alcool, très-soluble dans l'éther. Traité par les acides, il donne de la xénylamine et une autre substance aromatique non encore examinée.

— Diéthylxénylamine ,

C16H19AZ =■ Cl2H9(C2H5)2Az.

On obtient cette base en solution aqueuse en traitant la xénylamine par l'iodure d'éthyle et l'oxyde 'U'argent alternativement. Par l'ôvaporation de sa solution aqueuse, elle cristallise en longues aiguilles blanches, insolubles dans l'eau, modérément solubles dans l'alcool, facilement solubles dans l'éther. Elle n'a aucune réaction alcaline, fond au-dessous de 100° et se volatilise sans su décomposer à une plus haute température. Elle forme des sels cristallisables avec les acides chlorhydrique, bromhydrique et iodhydrique.

La diélhyl-xénytatnine n est plus attaquée par l'iodure d'éthyle. Avec l'iodure de méthyle, toutefois, elle fournit une base aiiinioniée qui, à l'état libre, possède une forte réaction alcaline et qui forme un cbloroplatinate cristallin répondant à la formule

(C«I-122AzC'l)2,PtIVCl* = [Ci2H9(C2H5)2(CH3)AzjCl]2,PtITCl*.

XÉRAMPÉLIN, INE adj. (ksé-ran-pé-lain , i-ne — du gr. xéros, sec; ampelos, vigne). Hist. nat. Qui ressemble à une feuille de vigne desséchée.

XÉRANTHE s. m. (ksé-ran-te — du gr.

xêros, sec; anlhos, fleur). Bot. Syn. de grahamie, genre de portulacées.

XÉRANTHÈME s. m. (ksé-ran-tè-me — du gr. xéros, sec ; anthemon, fleur). Bût. Genre de plantes, de la famille des composées, tribu des carduacées, type du groupe—des xéranthéuiées, comprenant cinq ou six espèces, qui croissent dans les régions tempérées de 1 Europe et de l'Asie.

— Encycl. Les xérantàèmes sont des plantes annuelles, dressées, rameuses, à feuilles linéaires ou oblongues, entières, roulées sur leurs bords, cotonneuses, blanchâtres en dessous, et à fleurs groupées en capitules terminaux, solitaires, rosés ou blanchâtres, à involuere formé de plusieurs rangées d'écailles scarieuses, colorées, imbriquées et rayonnantes ; ies akènes sont surmontés d'aigrettes persistantes. Parmi les espèces peu nombreuses que renferme ce genre, on remarque le xéranthème rayonné ou annuel, vulgairement nommé immortelle annuelle ou de Belleville; elle offre le faciès général du

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genre; ses tiges, hautes de 0m,50, se terminent par des capitules blancs. Elle croît sur les collines sèches des régions chaudes et tempérées de la France. On la cultive fréquemment dans les jardins, surtout à cause de la durée de ses capitules (ou,1 comme on dit improprement, de ses fleurs), qui ressemblent, sous ce rapport, à ceux des immortelles (v. ce mot). Elle a produit plusieurs variétés, parmi lesquelles on estime surtout celle dont les capitules sont violets, quelquefois roses, ljiacés ou pourprés. On coupe les sommités florales avant leur épanouissement, on les suspend la tête en bas et on les fait ainsi sécher à l'ombre. Elles conservent longtemps leur couleur, qu'on peut encore aviver en exposant à la vapeur du soufre les capitules secs. Ces plantes sont précieuses pour la confection des bouquets d'hiver.

XÉRANTHÈME, ÉE adj. (ksé-ran-té-mé — raJ. xéranthème). Bot. Qui ressemble ou qui se rapporte au genre xéranthème.

— s. f. pi. Groupe de plantes, de la famille des composées, ayant pour type le genre xéranthème.

XÉRASIE s, f. (ksé-ra-zî — du gr. xêros, sec). Mèd. Maladie des cheveux qui les dessèche, les empêche de croître et leur donne un aspect poudreux.

XÉRASITE s. f. (ksé-ra-zi-te — du gr. xéros, sec). Miner. Roche amygdalaire, k base d'aphanite.

XERCÈS. V. Xkrxës.

XERCHIAM s. m. (ksèr-chi-amm — mot chinois). Mamm. Syn. de xé.

XÉRÈNE s. f. (ksé-rè-ne). Entom. Syn.

de ZÉRÉNE.

XÉRÈS s- m. (ké-tèss). Vin très-estimé que l'on récolte à Xérès, en Andalousie : Un verre de xérès.

J'ai six flacons de eaint-laurent, Trois de xérès, deux dfe madère ; Cela n'est pas. indiffèrent.

Seneck.

— Encycl. "V. l'article suivant.

XÉRÈS QJlJEREZ-DE-LA-FRONTERÀ, ville d'Espagne (Andalousie),"province et au N.-E. de Cadix, au milieu de riches campagnes, k 4 kilom. de la rive droite du Guadaiete et k 12 kilom.de la Méditerranée, par 36<> 41' 15" de latit. N. et 8" 27' 20" de longit. O. ; 33,000 hab. C'est une grande et belle ville avec des rues larges et bien pavées, des maisons neuves dont bon nombre ont l'air de palais, des places publiques régulières, et, avec ses nombreux cafés et hôtels, elle a un aspect tout moderne , quoiqu'elle remonte à 1 antiquité la plus reculée. Les magasins des marchunds de vin sont remarquables par leur étendue. L'industrie y est peu active; il ne s'y fabrique guère que des objets d'un usage journaualier pour la consommation des habitants, quelques grosses étoffes de laine, quelques peaux apprêtées et du savon. Le commerce consiste en blé, fruits délicieux, et surtout en excellent vin du territoire (225,000 à 250,000 hectolitres par an). Les Romains firent de cette ville une de leurs colonies, et l'appelèrent Asta Reyia. La victoire déXérès (711) ouvrit aux Arabes l'entrée de l'Espagne ; le roi des Wisigotbs, Rodrigue, y fut vaincu et tué. Cette ville fut reconquise sur les Arabes en 1255, par Alphonse le Sage.

Xérès est célèbre principalement pour ses vins blancs, dont la réputation est universelle. On en connaît de quatre espèces : un vin de liqueur, qui porte le nom de pajarète ; un autre, appelé vino seco , est un vin sec et amer; le troisième ou abocado tient le milieu entre les deux premiers, moins doux que le pajarète, moins amer q-ue le vino seco. C'est un excellent vin d'entremets. Enfin, le moscatel de paja, dont on ne fait qu'unepetite quantité, est un vin muscat que l'on fabrique avec des raisins à demi secs. Sa teinte est peu ambrée , couleur de paille, comme l'indique son nom ; il est fin et délicat. On fabrique encore à Xérès du malvasia, avec le raisin du pedro-ximénès , originaire de Malvoisie. Les mêmes vignobles fournissent d'excellents vins rouges, dont le plus estimé se nomme tiniilla.

Les vins blancs secs de Xérès sont produits indifféremment par des raisins rouges et par des raisins blancs ; on les étend sur des nattes pendant deux ou trois jours pour les faire un peu sécher; on les égrappe, on ôte les grains défectueux, on jette les autres dans une cuve et l'on répand sur la surface du plâtre calciné. Le tout est foulé par des hommes chaussés de sabots. On met le jus dans des tonneaux que l'on remplit et que l'on range dans la cellier, où le vin subit sa fermentation, qui dure environ deux mois, d'octobre à décembre. On sépare ensuite le vin de sa lie; celui qui est destiné à l'exportation reçoit une addition d'eau-de-vie, à peu près dans la proportion d'un trentième.

Le vin ainsi préparé est vert et âpre pendant assez longtemps; il ne s'adoucit guère qu'après quatre ou cinq ans de tonneau, et ce n'est qu'après quinze ou vingt ans de garde qu'il a acquis tout son parfum et son plus haut degré de qualité. Des infusions d'amandes amères lui donnent son goût particulier.

Le vignoble de Xérès se compose de deux sortes de terres. Les unes, blanches, produi-

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sent les meilleurs vins; les autres, rouges et sablonneuses, sont de beaucoup inférieures.

Le vin éprouve, en vieillissant, plusieurs métamorphoses. Appelé mansanilla dans sa jeunesse et amontiltado k trois ans, il n'est appelé xérès que lorsque, dans sa vieillesse, il a acquis les qualités qui le distinguent, qu'il est ambré, spiritueux et liquoreux. Bien qu'on ne lui fasse subir aucune préparation particulière, on a pour lui des soins minutieux. On- le soutire deux fois la première année; on le laisse ensuite sur la lie qui se forme lorsqu'il commence à acquérir un certain degré de qualité; cette lie est appelée la mère. On retire chaque année une petite quantité de vin et l'on remplit le tonneau avec du vin moins vieux.

La production des vins de Xérès croît dans une proportion extraordinaire ; elle n'était, au siècle dernier, que de 50,000 hectolitres environ ; elle est aujourd'hui de plus de 200,000 hectolitres, chiffre énorme, auquel viennent encore s'ajouter 50,000 ou 60,000 hectolitres de vins inférieurs que l'Audalousie exporte sous le même nom, sans parler des contrefaçons plus ou moins salubres que l'on en fabrique sur tous les points du globe.

Le vin de Xérès se vend à l'arrobe de 16 litres environ et vaut en moyenne 100 francs dans le pays lorsqu'il est vieux, ce qui le met à 6 fr. 50 environ le litre ; que l'on ajoute à ce prix celui de son transport et celui des différents droits qu'il paye à chaque frontière, et l'on verra ce que le consommateur doit payer les véritables xérès; il .est vrai que, grâce k la contrefaçon, il nous est donné d'eu boire à meilleur marché.

XÉRÈS-DE-LOS-CABKLLEROS (c'est-à-dire des 'chevaliers), anciennement Esuris, ville d'Espagne ( Estramadure ), province et à 64 kilom. S. de Badajoz; 10,000 hab. Fabri- ' ques de toiles, de euirs, de chapeaux, de poterie et de savon. Grand commerce de bestiaux. Mines de soufre et d'argent dans les environs. Cette ville tire son nom des chevaliers du Temple, auxquels elle appartenait. XÉRÈS (François), historien espagnol qui vivait au commencement du xvis siècle. H fut le secrétaire de Pizarre, qu'il accompagna a la conquête du Pérou, et, suivant ses ordres, il adressa à Charles-Quint le récit détaillé de cette grande expédition. Cet ouvrage parut à Salamanque en 1547, sous le titre de Conquista del Peru, etc. Malgré la partialité manifeste de l'auteur pour Pizarre, son travail est une des sources les plus importantes dans lesquelles on puisse puiser pour l'histoire de cette conquête. M. Ternaux-Compans en a douné une traduction française dans- le Recueil des voyages, relations et mémoires originaux pour servir à l'histoire de la découverte de l'Amérique (Paris, 1838).

XÉROBIE s. f. (ksé-ro-bl— du gr. xéros, ■ sec; bioà, je vis). Bot. Syn. d'ÉGLÈTE, genre de composées.

XÉROCARPE s. m. (ksé-ro-kar-pe — du gr. xéros, sec; karpos, fruit). Bot. Genre de plantes, de la famille des légumineuses, tribu des lotees, dont l'espèce type croît dans lu Sénégambie.

XÉROCHLOÉ s. f. (ksé-ro-klo-é — du gr.

xêros, sec ; chloa, herbe). Bot. Genre de plantes, de la famille, des composées, tribu des rottbcelliôes, comprenant deux espèces, qui croissent en Australie.

-XÉROOÈRE s. m. (ksé-ro-dè-re — Tlu gr.

xêros, sec; dêré , cou). Entom. Genre d'insectes orthoptères coureurs, de la famille des phasiniens..

XÉROFLÉE s. m. (ksé-ro-flé — du gr. xêros, sec; p/i/oios,éooroe). Entom, Genre d'insecics hémiptères, du genre des cicadieus.

XÉROLOME s. m. (ksé-ro-lo-nie — du gr.

xéros, sec ; lama , frange). Bot. Section ues xéranthènies, genre de carduacées.

XÉROMYRE i>. m. (ksé-ro-mi-re — du gr.

xêros, sec ; muron, essence). Piiarm. Onguent dessiccatif, contenant plusieurs aromates.

XÉROPAROCHIEN s. m. (ksé-ro-pa-ro-kiain — du gr. xêros, sec ; paroehos , celui qui fournit). Antiq. gr. Celui qui était chargé de fournir du bois et du sel aux personnes envoyées avec un caractère public.

XÉROPÉTALE S. in. (tssé-ro-pé-ta-le — du gr. xêros , sec , et de pétale). Bot. Genre d'arbres , de la famille des byttnériacées , tribu des dombeyacées, comprenant cinq espèces., qui croissent dans l'Afrique tropicale et australe.

XÉROPHAGE S. m. (ksé-ro-fa-ge — gr.

xêros, sec; phagô, je mange). Celui qui pratiquait la xéropliagie.

— s. m. pi. Entom. Groupe d'insectes co. léoptères pentamères, de la tribu des scarabées coprophages, comprenant ceux qui se nourrissent de matières organiques sèches, tels que les trogidiens.

XÉROPHAGIE s. f. (ksé-ro-fa-jî — gr. xêrophagia; de xéros, sec, et phagein, manger). Antiq. Abstinence des athlètes, des juifs esséniens et thérapeutes , des premiers chrétiens, consistant à ne manger, à certains jours, que du pain et des fruits secs, dans un but d'hygiène pour les premiers, daaa une intention religieuse pour les autres.

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— Méd. Usage exclusif des aliments secs. — Encycl. La xérophagie, qui était la manière de jeûner la plus rigoureuse, s'observait assez souvent pendant les premiers siècles de l'Eglise. Ceux qui la pratiquaient ne mangeaient que du pain avec du sel et ne buvaient que de l'eau. C'était la manière de vivre la plus ordinaire des anachorètes ou des solitaires delà Thébaîde. Plusieurs chrétiens observaient ce jeûne sévère pendant les sept jours de la semaine sainte. Tertullien remarque que l'Eglise recommandait la xérophagie comme une pratique utile dans les temps de persécution, parce qu'elle disposait le corps à souffrir les tourments avec constance. L'Eglise condamna les montanistes qui, voulant faire de la xérophagie une loi pour tout le monde, prétendaient qu'il fallait l'observer pendant plusieurs intervalles du carême, et avaient établi parmi eux plusieurs carêmes par an. On leur représenta qu'il y avait plus de jactance et de v:mité dans leur conduite que de vraie piété; qu'il ne leur """""'enait pas de faire des lois de disci-

pline k leur gré ; que chaque fidèle était le maître d'observer la xérophagie pendant toute Tannée s'il le jugeait à propos, mais que personne ne devait être obligé a faire quelque chose de plus que ce qui avait été ordonné et observé par les apôtres.

Philon dit que les esséniens et les thérapeutes pratiquaient aussi de&xérophagies en certains jours, n'ajoutant au pain et à l'eau que du sel et de l'hysope. On prétend que chez les païens mêmes les athlètes suivaient le même régime de temps en temps et qu'ils le regardaient comme le plus propre à leur conserver la santé et les forces.

Les jeûnes etles abstinences des Orientaux, soit anciens, soit modernes, n'ont rien qui doive étonner ; ce n'est qu'une aggravation peu importante du régime habituel qu'ils sont forcés de garder à cause de la chaleur du climat. En général, la viande et tous les aliments succulents y sont dangereux; le peuple y est accoutumé à vivre de pain et de fruits ou de légumes ; avec une poignée de riz, un Indou peut vivre vingt-quatre heures.

XÉROPHAGISTE s. m. (ksé-ro-fa-ji-ste — rad. xérophagie). Nom donné aux membres d'une institution mystérieuse fondée, suivant Thory, en Italie, en 1746, par des francsmaçoiis qui voulaient se soustraire aux peines prononcées par la bulle de Clément XII. Les affiliés s'engageaient à s'abstenir de vin et à ne se nourrir que de pain et de fruits secs.

XÉROPHTHALMIE s. f. (ksé-ro-ftal-ml — du gr. xéros, sec; ophthalmos , oeil). Pathol, Ophthalmie sèche , avec rougeur, cuisson, démangeaison et suppression de la sécrétion des larmes.

— Encycl. La xérophtkalmie est caractérisée par une modification profonde dans la nutrition de la conjonctive, modification par ■ suite de laquelle cette membrane est rétractée et desséchée. La cause la plus ordinaire de la xévophthalmie est une conjonctivite chronique, et, selon Mackensie, l'abus des cautérisations dans l'ophthalmie conjonctivale. Cette affection s'observe dans l'âge adulte plutôt qu'à toute autre époque de la vie.

— Symptômes. L'œil affecté de xérophthalmie est peu ou point douloureux ; la conjonctive a perdu son aspect luisant; elle est rougeâtre, ou de couleur olive, desséchée et parsemée de petites brides à sa surface; elle est contractée, ratatinée et presque insensible au contact des corps extérieurs. Cet état est parfois borné à la conjonctive palpébrale, mais souvent il s'étend à la conjonctive oculaire. La caroncule lacrymale est sèche, lisse et aplatie. Les points lacrymaux sont tantôt oblitérés et tantôt dilatés. La cornée, terne, grisâtre, quelquefois injectée, semble couverte d'une poussière très-adhérente. Les cils sont peu nombreux et grêles et il y a ordinairement plus ou moins de trichiasis ou d'entropion. Il n'est pas rare de voir la conjonctive former des plis surtout au-dessus de la cornée. La sécrétion lacrymale est suspendue en partie ou en totalité; celle des glandes de Meibom est diminuée ou manque entièrement. Les paupières et le globe de l'œil se meuvent incomplètement. Le malade accuse une sensation de sécheresse et se plaint d'avoir du sable dans l'œil. S'il est excité à pleurer, il ne s'écoule point de larmes , mais l'œil devient rouge et douloureux, tandis que rien de semblable n'est produit dans l'œil sain. La vue est faible, mais elle devient un peu plus forte et plus nette si le malade humecte son œil avec de la salive (Mackenzie). Les paupières qui ont eu à souflrir longtemps d'une pareille phlegmasie sont ordinairement tuméfiées, leur commissure externe se rapproche de la commissure interne, et l'œil semble avoir diminué de volume.

— Traitement. La xérophthalmie est une affection grave et qui conduit le plus souvent à la cécité ; car la thérapeutique est presque toujours impuissante à la combattre. Mackenzie conseille néanmoins l'emploi des liquides tiède3, qui aient quelque ressemblance, sous le rapport des propriétés physiques et chimiques, avec la sécrétion qui n'est plus produite , et qu'il y a peu d'espoir

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de rétablir. Si la conjonctive est très-rouge, la saignée locale produit un grand soulagement. Dans tous les cas, il faut combattre les maladies concomitantes, telles que le trichiasis, l'entropion, etc.

XÉROPHTHALMIQUE adj. (ksé-ro-ftal-mike). Pathol. Qui a rapport à la xérophthalmie : Affection xbrophthalmiquu.

XÉROPHYLLE s. m. (ksé-ro-fi-le — du gr. xéros, sec ; phutlon , feuille). Bot. Genre de plantes, de la famille des colchicacées ou mélanthacées, tribu des vératrées, comprenant deux espèces, qui croissent dans l'Amérique du Nord.

XÉROPHYTE s. f. (ksé-ro-fi-le — du gr.

xéros, sec; phutait , plante). Bot. Section de vellosies, genre type des vellosiées.

XÉRORNITHE s. m. (ksé ror-ni-te — du gr. xêro, continent , terre ferme ; omit, ornitkos, oiseau). Ornith. Se dit des oiseaux qui vivent sur la terre , et n'ont point d'habitudes aquatiques.

— s. m. pi. Grande division de la classe des oiseaux, comprenant les genres qui présentent le caractère indiqué ci-dessus.

XÉROSIPHON s. m. (ksé-ro-si-fon — du gr. xêros, sec ; siphon, tube). Bot. Section des gomphrènes, genre d'amarantacéss.

XÉROSOME s. m. (gzé-ro-zo-me — du gr.

xéros, sec ;sôma, corps). Entom. Genre d'insectes orthoptères.coureurs, de la famille des phasmiens , dont l'espèce type vit au Brésil.

XËROTE s. m. (ksé-ro-te — du gr. xéroiês, sécheresse). Bot. Genre de plantes, de la famille des liliacées, tribu des xérotées, comprenant environ vingt-cinq espèces, qui croissent en Australie. Il Genre de champignons du groupe des agaricinées.

XÉROTE, ÉE adj.(ksé-ro-té — radTœéroie).

Bot. Qui ressemble ou nui se rapporte au xérote, de la famille des liliacées.

— s. f. pi. Tribu de la famille des liliacées, ayant pour type le genre xérote, et érigée par plusieurs auteurs en famille distincte , sous le nom de xérotidéej.

XÉROTHAMNE s. m. (ksé-ro-ta-mne — du gr. xéros, sec ;<A«mnos, arbust^, buisson). Bot. Genre de sous-arbrisseaux delà famille des composées, tribu des astérées, dont l'espèce type croît au Cap de Bonne-Espérance.

XÉROTIDÉ, ÉE adj. (ksé-ro-ti-dé — de xérote, et du gr. eidos, aspect). Bot. Qui ressemble ou qui se rapporte au genre xérote, de la famille des liliacées.

— s. f. pi. Famille de plantes monocotylédones, ayant pour type le genre xérote, et réunie par plusieurs auteurs, comme simple tribu, sous le nom de xérotées, à la famille des liliacées : Les xéhotidées semblent se rapprocher des palmiers par les loges monospermes de leur fruit, (P. Duchartre.)

— Encycl. Les xérotidées sont des plantes à racines fibreuses, à tige très-courte ou presque nulle, portant des feuilles graminées, linéaires ou filiformes, dilatées à la base. Les fleurs, groupées en panicules, en grappes ou en épis terminaux, sont dioïques; elles présentent un périanthe un peu coloré, à six divisions profondes; six étamines k anthères pelté.es; un ovaire à trois loges uniovulées, surmonté de trois styles soudés à la base. Le fruit est une capsule à trois loges, dont chacune contient une graine peltée, à test un peu lâche, à embryon entouré d'un albumen cartilagineux. Cette famille, qui a quelques affinités avec les palmiers, renferme les genres xérote et susum, dont les espèces croissent en Australie et à Java et sont sans usages.

XÉROTINE s. f. (ksé-ro-ti-ne — du gr.

xérotés , sécheresse). Produit chimique à, l'aide duquel on transforme l'huile de lin en vernis, sans avoir recours à la chaleur.

XÉROTION s. m. (ksé-ro-ti-on — du gr.

xérotés, sécheresse). Bot. Syn. de cotonnière, genre de composées.

XÉROTRIBIE s. f. (ksé-ro-tri-bî — du gr. xêros, sec; tribô, je frotte). Méd. Friction sèche. v

SERT, anc. Indibilis, ville d'Espagne (Tarragone), à 30 kilom. N. de Tortose, sur l'fibre; 2,400 hab.

XERT1GNY, petite ville de France (Vosges), chef-lieu de canton, arr. et à 13 kilom. S. d'Epinal; pop. aggl., 1,997 hab. — pop. tôt. , 3,860 hab. Belles forges , affineries de fer, martinets. Ce bourg est d'origine romaine. Des objets antiques y ont été découvers*-

XEKXËS 1er, roi de Perse, fils et successeur (485 av. J.-C.) de Darius 1er, mort en 472 av. J.-C. Dès son avènement au trône, il soumit l'Egypte révoltée, reprit ensuite l'entreprise de son père contre la Grèce, rassembla une armée immense que des évaluations très-certainement exagérées portent à

I million d'hommes, non compris les valets d'armée, les femmes, etc., et partit de Sardes en 480, pendant que sa flotte suivait les côtes de la mer Egée. 11 établit sur l'Hellespont un pont de bateaux qui fut brisé par la tempête et fit châtier la mer de trois cents coups de fouet, comme il eût fait d'un esclave révolté.

II s'avança ensuite à travers la Thrace et la Macédoine , fut arrêté quelque temps aux

XERX

Thermopyles par l'héroïque résistance de Léonidas et de ses 300 Spartiates , dévasta la Béotie et se répandit comme un torrent destructeur dans l'Attique. Athènes, abandonnée par ses habitants , suivant la conseil de Thémistoele, fut ruinée de fond en comble et livtîe aux flammes. Mais là se bornèrent les conquêtes du grand roi. Ayant attaqué la flotte des Grecs confédérés dans le détroit de Salamine, il éprouva une telle défaite, qu'il s'enfuit en Asie et traversa l'Hellespont en fugitif, sur une misérable barque, laissant les débris de son armée sous le commandement de Mardonius, son cousin, qui fut vaincu l'année suivante à Platée (479), au moment même où la flotte persane subissait une nouvelle défaite. près de Mycale. Ces revers, qui mirent fin aux invasions des Perses dans la Grèce, dégoûtèrent k jamais Xerxès de ses projets ambitieux. Pour en oublier la honte, il se plongea dans les débauches et fut assassiné par Artabîin, capitaine des gardes, qui aspirait au trône (472), et qui fut tué lui-même par Artaxerxès, te plus jeune des deux fils du roi.

L'acte de folle extravagance de Xerxès faisant fouetter la mer est rappelé à propos d'une colère qui s'exerce ridiculement sur des objets insensibles, et qui voudrait que les éléments eux-mêmes fussent les esclaves de ses caprices et de sa volonté.

• Napoléon ne resta pas longtemps dans l'incertitude. Le courrier qui lui apporta la nouvelle de la retraite de Villeneuve à Cadix le trouva au bord de la mer, dévorant du regard les côtes d'Angleterre, qu'un soleil d'été lui montrait blanchissantes au-dessus de la bruine du matin. Des imprécations de rnge contre Villeneuve éclatèrent de ses lèvres à la lecture de ses dépêches; il les jeta avec impatience dans les flots, et, nouveau Xerxès, il aurait fait battre cet autre Hellespont, que la pusillanimité de ses amiraux, disait-il, lui fermait plus que la nature. >

Lamartine'.

« Les hommes qui ont préparé une révolution par leurs idées sont presque toujours les premiers à la méconnaître dès qu'elle se réalise. Comme les choses n'arrivent jamais ainsi qu'ils l'ont imaginé, ils sont bientôt blessés de la marche des affaires comme d'une désobéissance à leur génie, et dès lors ils flagellent les événements comme Xerxès flagellait l'Océan. »

Edgar Quinët.

Xerxès, tragédie de Crébillon en cinq actes et en vers; représentée en 1720. Xerxès, toi de Perse, a deux fils, Darius, le soutien de son empire, et Artaxerxe, qu'il préfère par jalousie pour la gloire de Darius. Poussé par ce sentiment peu naturel chez un père et surtout par son ministre Artaban, dont l'ambition espère s'emparer du trône, le roi fait monter k l'empire Artaxerxe, au mépris des droits de Darius. Ce n'est pas tout encore ; s'appuyant sur une loi, le nouveau roi veut enlever, en outre, à son frère son amante Amestris pour en faire son épouse. C'est au moment ou Darius est menacé de ces humiliations pour prix de ses services qu'il arrive à la cour. Son père le repousse; Amestris, à qui on l'a peint infidèle, l'accable de dédains ; et, pour comble de malheur, il apprend de la bouche même de son frère le double affront qu'il en reçoit. Ecrasé d'abord sous ces coups répétés, le héros s'oublie jusqu'à provoquer son frère, qui refuse. L'orage est prêt ; il ne s'agit que de le faire éclater, pense Artaban, et il vient proposer à Darius une année et un trésor pour revendiquer ses droits. Indigné, le héros refuse, mais il a la faiblesse d accepter l'offre que lui fait Artaban de l'aider k enïeverson amante et, pour convaincre Amestris, remet au traître son poignard comme gage. A l'heure convenue, Artaxerxe, prévenu par Artaban, surprend les fugitifs. Au milieu d'une scène violente entre les deux frères survient Artaban effaré, qui leur apprend l'assassinat de Xerxès, accuse Darius tie parricide, et comme preuve agite le poignard que lui a remis Darius et adresse ces vers détestable à Artaxerxe :

Voyez, seigneur, voyez ce fer perfide Que du sang de son père a teint le parricide, Dont l'aspect fait frémir la nature et les dieux,

Roi des rois, c'est a. toi que ma douleur l'adresse, Armes-en désormais une main vengeresse; Efface en le plongeant dans son perfide sein Ce qui reste dessus du crime de sa main.

Tout semble conspirer contre le héros qui se résout à mourir dans l'impossibilité de prouver son innocence, dont seule Amestris n'a point douté et s'écrie :

C'est le supplice et non le trépas qui m'offense.

Il ne périra pas. Un complice d'Artaban, dont le traître a voulu se défaire, vient affirmer l'innocence de Darius et dénoncer Artaban comme le meurtrier de Xerxès. Artaxerxe ne pourra venger son père, Arlaban s'est fait justice lui-même ; mais il répare noblement ses injustes soupçons contre la vertu de Darius. Il lui cède Amestris et partage avec lui l'empire du monde.

XEST

Beaucoup de vivacité, de mouvement, de situations tragiques augmentent encore l'intérêt de ce sujet. On peut reprocher à l'auteur d'avoir concentré l'intérêt sur plusieurs personnages autres que celui qui a donné son nom à la pièce et qui n'y joue qu'un rôle secondaire. On peut aussi penser que, pour un héros, Darius se désespère trop facilement et accepte la défaite sans essayer de lutter. Xerxès renferme beaucoup d'imitations, de Corneille surtout et, malheureusement, pas des passages où Corneille est excellent. Quelques vers ampoulés, quelques passages d'un style dur déparent la diction; mais, en général, elle est énergique, précise, forte, nerveuse et parsemée de vers bien frappés. Nous en citerons quelques-uns :

La crainte fit les dieux; l'audace a fait les rois.. Les promesses des roi3 sont des décrits deB dieux.'.. Darius me trahir !... Je ne puis le penser,' Le croire un seul instant ce serait l'otïenser... Mesurons ma vengeance au poids de ma douleur— Je r.e veux que savoir, je ne crains point d'entendre. 11 me haïrait moins, s'il ne vous aimait pas... Dans la nécessité de me donner un maître. J'en veux du moins prendre un qui soit digne de

[l'être...

Le crime n'est forfait que pour les malheurecï...

vers qui fait songer à celui de Thomas Corneille :

Le crime fait la honte, et non pas l'échafaud.

Xerxèi, opéra en cinq actes ; représenté dans la grande galerie du Louvre en 1660. Le cardinal Mazarin avait fait venir à Paris lo compositeur italien Cavalli pour monter cet ouvrage, dont il avait écrit la musique à Venise six ans auparavant. Le poème italien de Serse était l'œuvre de Niccolo Minato. Il avait obtenu un grand succès sur les principales scènes de l'Italie. On s'y intéressa peu à la cour. Ce ne fut que dans la seconde moitié du xvme siècle que les ouvrages italiens furent connus et appréciés en France. L'opéra de Xerxès ne fut joué qu'à la cour. La première représentation d'opéra à laquelle le public fut admis eut lieu le 19 mars 1671. Ce fut l'opéra de Pomone, paroles de l'abbé Perrin, musique de Cambert.

XERXÈS 11, roi de Perse, petit-fils du précédent, mort en 452. Il succéda à son père Artaxerxès Longue-main et fut assassiné après un an de règne, par son frère Sogd.en, qui s'empara du trône.

XESTÈS s. m. (ksè-stess — gr. xestès, do ex, six). Métrol. anc. Mesure de capacité grecque , correspondant au setier romain

(sextarius) , et valant - du ebous ou 2 coty-

les,en litres, 0,5688. il Nom donné par les Grecs à une mesure de capacité égyptienne, qui valait 0"',4S6, et qui s appelle aussi Loo.

— Encycl. La xestès était employé pour les liquides et pour les solides. Comme mesure pour les liquides, il contenait douze cyalhes ou deux colyles, et était !e sixième du chous, le soixante-douzième de Vamphore attique, le quarante-huitième de Vamphore guaarantale des Romains. Comme mesure pour les solides, il était la moitié de la chu:nix et le quatre-vingt-seizième du médimne. Le xestès n'eut peut-être pas la même c:ipacilé dans tous les Etats de la Grèce ; mais il est certain que, dans l'Attique, il fut l'équivalent du sextarius romain. On croit même que le mot xestès est simplement la forme grecque du mot sextarius. Il est effectivement certain que le système romain des mesures de capacité offre avec le système attique, tel que nous le connaissons, les plus frappantes analogies. Ainsi, le congé était le sixième du sextarius, de même que le chous était le sixième au xestès; le médimne attique était le double de l'amphore romaine; le modius romain, qui était le tiers de l'amphore, égalait le sixième du médimne. On peut dire, en général, que les deux systèmes, en quelques cas tout à fait identiques, se liaient pour le reste par les nombres 2 ou 3, ou leurs multiples. Il est impossible de savoir avec certitude comment s'établit une telle analogie; mais il est également impossible de la supposer accideute.le. D'un autre côté, le système attique ne fut pas modelé sur le système romain, puisqu il existait avant que Rome eût fait la conquête de la Grèce. On doit donc supposer que le système romain fut, d'une certaine manière, adapté à celui des Grecs. Comme il parait avoir existé dès le temps de Servius Tulljus, on est amené à rechercher s'il put recevoir avant cette époque les éléments grecs qu'on y remarque. Or, les Athéniens ne paraissent pas avoir eu alors avec l'Italie des relations de quelque importance; mais d'autres Etats de la Grèce possédaient des colonies dans l'Italie méridionale, que pour cette raison l'on appelait la Grande-Grèce. Les Phocéens trafiquaient, à une époque très-ancienne, avec les Tyrrhéniens ; Egine avait une colonie dans lOmbrie; Corinthe faisait le commerce avec les peuples de l'Italie centrale. C'est donc très -probablement aux Corinthiens, aux Eginètes ou aux Phocéens qu'est due l'introduction chez les Romains d'une partie du système des mesures en usage dans la Grèce.

XESTIE s. f. (ksè-stî — du gr. xeslos, brillant). Sntam. Genre d'insectes coléoptè-

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