‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 944 sur 1042 · XIME · texte numérisé non relu

XIME

res têtramères, de la famille des longicornes, tribu des eérambycins, comprenant cinq ou six espèces, qui vivent au Brésil, il Genre d'insectes lépidoptères nocturnes, de la tribu des phalénides.

XESTOBIE s. m. (ksfe-sto-bl). Entom. Genre d'insectes coléoptères pentamères.de la tribu des ptiniores, formé aux dépens des anobies ou vrillettes, et dont l'espèce type est répandue dans toute l'Europe.

XESTOMYSE ou XESTOMYZE s. f. (ksè-

sto-ini-ze — du gr. xestos , brillant; muia, mouche). Entom. Genre d'insectes diptères, de la famille des tanystomes, tribu des bombyliers, comprenant irois ou quatre espèces, qui habitent l'Afrique et le midi de l'Europe.

XI s. m. (ksi). Philol. Lettre double de l'alphabet grec (Ç, E), équivalant k gs ou ks, et correspondant à notre x. Il V. x.

X1COCO ou SlKOF.Ile du Japon. V. Sikop.

XIÈLE s. f, (ksi-è-le).. Entom. -Genre d'in- Bectes hyménoptères.

X1KOUAN1 ou XIQUANI, divinité japonaise qui veille sur les âmes des petits enfants et des jeunes gens. Elle est vêtue d'une robe étincelante d'étoiles et a quatre bras, avec lesquels elle tient un enfant, un sabre, un serpent et un anneau rempli de nœuds. Près d'elle on place un perroquet.

X1LOCA, rivière d'Espagne. Elle prend sa source dans la province et au N. de Teruel, coule au N.-O., et se jette dans le Xalon, h Calatayud, après un eours sinueux de 150 kilom.

X1MENA-DE-LA-FRONTERA, ville d'Espagne, province de Cadix, à 42 kilom. E. de Medina-Sidonia, près de la limite de la province de Malaga; 6,400 hab. Industrie agricole.

XIMENEO (Vincent), biographe espagnol, lié à Valence, vivant dans la première moitié du xvme siècle. Il entra dans les ordres, se fit recevoir docteur en théologie et obtint un bénéfice dans sa ville natale. Passionné pour les recherches historiques, il passa quatorze ans à compulser des archives, recueillit de nombreux matériaux et publia une histoire du royaume de Valence, sous le titre de : Escritores del reyno de Vatencia chronologicamente ordenados, desde el anno 1238 hatta et de 1747 (Valence, 1747-1749, 2 vol. in-fol. )- Ce remarquable ouvrage atteste beaucoup d'érudition et une critique judicieuse.

XIMENES (don Roderic), cardinal espagnol, mort en 1247. Il fit ses études dans la Castille, puis à Paris, entra dans les ordres à son retour en Espagne et devint par son mérite archevêque de Tolède et cardinal. Tout en s'occupant de l'administration de son diocèse, il se mêla activement n la politique, fut k plusieurs reprises le conseiller écouté du roi de Castille et contribua à l'expulsion des Maures en combattant lui-même en maintes circonstances, notamment à la bataille deTalaraca. Ayant eu à se plaindre de i'urchevéque de Tarragone, il se rendit à Lyon auprès du pape Innocent IX, pour lui demander son intervention, et mourut sur le Rhône en revenant en Espagne. On lui doit une Histoire d'Espagne en neuf livres, une Histoire des Ostrogot lis, une Histoire des Huns et des Vandales, une Histoire des Arabes, de 770 k 1150, et une Histoire de Rome. André Schott a publié tous ces ouvrages dans le tome II de l'Hispania itlustrata.

XIMÉNÈS (Pierre), théologien, né à Middelbourg, de parents portugais, en 1514, mort en 1595. Lorsqu'il eut fait ses études k Salamanque, il voyagea en Italie, en France, puis se rendit à Umvain, à Liège, et, pour fuir les troubles des Pays-Bas, alla chercher un asile paisible a Cologne. C'est dans cette ville qu'il composa et publia un traité fort estimé de son temps, sons le, titre de Demonstratio cuiholicx veriiatis.

XIMEPvES (Jacques), poète espagnol, né à Areos-de-la-Frontera, vivant au xvi* siècle. On ne sait rien de sa vie, si ce n'est qu'il lit la guerre dans les Pays-Bas, sous les ordres du duc d'Albe. Ximénès a laissé un poème intitulé : l'Invincible cavalier le cid Ruy Ùias de liivar (1579, iu-4°), et un recueil de Sonnets qui a été publié en 1669.

XIMENES (Jérôme), médecin espagnol, né k Epila, dans l'Arugon, vivant au xvie siècle. 11 pratiqua avec beaucoup do succès sou art à Saragosse et composa les deux ouvrages suivants ; Institutiones medicorum libri IV (Tolède, 1583, in-fol.) et Qumstiones mediea (Epila, in-fol.).

XIMENES (François), peintre espagnol, né a Saragosse en 1598, mort dans la même ville en 1668. Pour compléter son éducation artistique, il se rendit k Rome, où il étudia les chefs-d'œuvre des maîtres, et se forma une manière à lui qui n'est pas sans quelque analogie avec celle de notre peintre Lebrun. De retour en Espagne, il exécuta dans su ville • natale, pour les monuments publics, un grand nombre de tableaux de vaste dimension, remarquables par la noblesse et la magnificence de la composition, par l'animation qui y règne et par la chaleur du coloris. Ses petits tableaux sont également fort estimés. XIMENES (Léonard), jésuite, astronome et hydrauiicien italien, associé des Académies do Paris et de Saint-Pétersbourg, né à Trapani (Sicile) en 1716, mort en 1786. Il entra

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chez les jésuites, enseigna les belles-lettres en Sicile, à Florence, à Sienne, la théologie à Rome, puis fut chargé d'apprendre les mathématiques aux fils du marquis Riccardi, à Florence. A partir de ce moment, Ximénès s'adonna avec passion à l'étude des sciences, se fit avantageusement connaître par quelques opuscules et reçut, outre la chaire de géographie à l'Académie de Florence, le titre de mathématicien de l'empereur. Les ravages causés par les débordements du Pô et de ses affluents ayant vivement attiré l'attention sur les moyens les plus propres à les prévenir, Ximénès étudia à fond cette question et proposa d'exécuter des travaux dont l'efficacité parut si évidente, que, depuis lors, son opinion fit autorité en cette matière. C'est ainsi qu'il fut consulté : par le pape, sur les moyens de régulariser le cours des fleuves du Bolonais et de dessécher les marais Pontins j par les Vénitiens, au sujet des dégâts causés par la Brouta; par les Génois, sur des aqueducs k construire, des routes à percer, etc. 11 donna en outre en Toscane les projets de nombreux et importants travaux, qui furent entrepris sous sa direction, et reçut du grand-duc Léopold le titre d'inspecteur. Ximénès fonda à Florence l'observatoire de San-Giovannino, traça la route de Pistoie et présida à la construction du pont de Sestajone. Par son testament, il fonda des chaires d'astronomie et d'hydraulique. Il a laissé de nombreux ouvrages assez estimés, parmi lesquels nous citerons : Primi elementi délia geometria piana (Venise, 1751, in-8°); Osservazione del passagio di Venere sotlo il disco solare (Venise, 1761); Nuove sperienze idrauliche (Sienne, 1780), ouvrage fort estimé ; Teoria e pratica délie resistense de' solidi (Pise, 1~82); Del vecc/iio e nuovo gnomone fiorentino, etc., libri IV (1752). Ximénès donne, dans ce dernier ouvrage, une des premières preuves positives qu'on ait eues de la diminution séculaire de l'obliquité de l'écliptique, en comparant ses observations de 1750 au grand gnomon de l'église métropolitaine dé Saint- Jean avec celles dont les architectes avaient imprimé la trace sur le marbre en 1510. Citons enfin : Iiaccolta di perisie ed opuscoli idraulici (Florence, 1781-1786, 2 vol. in-4», avec fig,). Ce savant était un vulgarisateur habile, un professeur éloquent, à 1 enseignement clair et méthodique, un infatigable travailleur, un homme d'un noble désintéressement. IL comptait au nombre de ses amis les savants les plus distingués de son temps.

XIMENES (Augustin-Louis, marquis de), littérateur et bel esprit, né à Paris en 1726, mort en 1817. Il descendait d'une famille espagnole, mais non du cardinal Ximénès, quoiqu'il le prétendit lui-même. Entré dans les mousquetaires gris, puis dans les gendarmes de Flandre, il devint aide de camp du maréchal de Saxe, se lit remarquer à côté de lui à la bataille de Fontenoy, et se retira ensuite du service avec le grade de niestre de camp. Epicharis ou la Mort de Néron, tragédie qu'il donna au Théâtre-Français le 2 janvier 1752 , ne put supporter qu'une seule représentation. La pièee fut siftlee à outrance ; un homme pourtant, le comte du Luc, applaudissait de toutes ses forces, et comme le parterre lui en témoignait sa surprise, il s'écria : « Moi, messieurs, je suis très-content; je n'en attendais pas autant du marquis. • L'auteur fit représenter à Lyon, et à ses frais, une autre tragédie, Don Carlos, qui contribua» moins à lui faire une réputation dramatique qu'à déranger sa fortune. Amalasonthe , jouée en 1754 devant la cour, n'eut pas un meilleur accueil. Ce nouvel échec lui valut l'épigramme suivante, imitée de Boileau :

Après Epicharis

Les ris; Après Amalasonthe, La honte.

Ximénès avait les mœurs relâchées de son temps. C'était un homme à bonnes fortunes ; pourtant on le citait pour sa laideur, et -sa malpropreté était telle, que le comte de Thiars, le voyant un jour embarrassé sur la manière dont il ferait mourir un de ses héros tragiques, lui dit, en se bouchant le nez : > Je le sais bien , moi j vous l'empoisonnerez. » 11 était parvenu à gagner la bienveillanco de Voltaire , qui le recevait familièrement à Ferney. On dit' même qu'il était très-avant dans les bonnes grâces de M'"e Denis ; ce qu'il y a de certain, c'est qu'elle refusa de l'épouser. Voltaire le chassa des Délices, à propos du manuscrit de l'Histoire de ta guerre de 1741, qu'il lui avait soustrait ; mais, six ans plus tard, il consentit a le recevoir en grâce, à la condition qu'il signerait pour lui les Lettres sur la nouvelle HéloUe (1701), pamphlet virulent dirigé contre Rousseau, et qui a passé longtemps pour être de Ximénès. A l'époque de ta Révolution, il s'en déclara le partisan, prit même, pendant la Terreur, le litre de doyen des postes sans-culottes, qu'il changea plus tard on celui de doyen des poiites tragiques ( v. portulance), PoStede circonstance, ancêtre de nos reporters et de nos faiseurs décantâtes, il publia successivement des vers pour ta République, pour l'empereur, qui lui lit une pension, pour Louis XVIII, qui lui donna la croix de Saini- Louis. Il s'était marié, en 1768, à une demoiselle Jourdan, de Marseille, qui lui sur-

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vécut huit ans. On a de lui : Epicharis (1753) j Amalasonthe (1754); Don Carlos (nei); Programme de Sélim (Paris, 1748); Lettre sur la tragédie d'Oreste (Paris, 1750); Les lettres ont autant contribué à la gloire de Louis XIV qu'il avait contribué à leur progrès (Paris, 1750) ; Lettres à Rousseau sur l'effet moral du théâtre (Paris, 175S) ; Lettres portugaises en vers libres, par Jl/Ue d'Ol (Paris, 1759); César au sénat romain, poème (Paris, 1759); Essais de quelques genres divers de poésie ^Paris, 1761); Examen impartial des meilleures tragédies de Racine (Paris, 1768) ; Poème sur l'amour des lettres (Paris, 1771); Aux mânes de Voltaire ( Paris , 1779 ) ; Influence de Boileau sur l'esprit de son siècle (Paris, 1787); Mon testament en vers et en prose (1787 ); Codicille d'un ïïieill'ard ou Poésies nouvelles (Paris, 17921 ; Nunc dimittis d'un vieillard (f aris, 1810) ; et des articles au Journal encyclopédique, à la Décadence, au Moniteur et au Journal de Paris. On trouve dans les nombreux recueils de Ximénès des vers assez bien tournés, des traits heureux, mais peu d'imagination. Il a donné deux éditions d'une partie de ses écrits sous le titre à'Œuvres (Paris, 1772, in-8°) et de Choix de poésies anciennes et inédites (Paris, 1806, in-8°). Pendant sa longue carrière, il se porta continuellement, mais en vain, candidat à l'Académie française.

XIMÉNÈS DE CARMON A, médecin. V. Caiî-

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