‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 946 sur 1042 · OK · texte numérisé non relu

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Eau. Sulfite Phénate

potassique. potassique.

M. Wurtz a appliqué cette méthode à la préparation du xylénol, en partant du xylène (j8Ht0, et il a obtenu deux produits isomériques, un xylénol cristallisable et un xylénol liquide. Voici comment il a opéré.

Du xylène pur a été agité et même chauffé légèrement, jusqu'à complète dissolution, avec le double de son volume d'acide sulfurique ordinaire. L'acide formé a été converti en sel de baryum, puis en sel de potassium; ce dernier a été fondu au creuset d'argent avec le double -de son poids de potasse. Entin, le produit a été dissous dans l'eau, sursaturé par l'acide chlorhydrique pour mettre en liberté le xylénol et agité avec de l'éther pour dissoudre ce produit.

Après évaporation de l'éther, il est resté un liquide qui a distillé vers 212° et qui, par les grands froids de l'hiver, s'est scindé en deux portions, une portion cristalline et une portion liquide. Ces deux portions ont été purifiées aveesoin, après avoir été séparées, et on les a analysées. Elles ont donné toutes deux des nombres qui répondent à la formule C8fll°0. L'une et l'autre présentent la composition du xylénol. Ce sont deux xylénols différents, isomériques,

— Xylénol solide C8IH0O. Il est soluble dans l'éther, d'où il se dépose en lames brillantes et parfaitement incolores, qui prennent un aspect nacré lorsqu'on les comprime. Il fond à75°et bout d'une manière constante à 2l3<>,5, la boule et la tige du thermomètre plongeant dans la vapeur. Par le refroidissement, il se prend en une masse cristalline d'une blancheur parfaite et en éprouvant une contraction qui dépasse le dixième de son volume pour la différence de température comprise entre 81° et 72°. L'alcool Je dissout facilement. Il possède une odeur 'phénique persistante; fondu, il a une densité de 0,9709 à 810.

— Xylénol liquide C«IH0O. C'est un liquide incolore, très-réfringent, d'une odeur forte de phénol. Sa densité = 1,030 à 0» et 0,0700 à 81». Son coefficient de dilatation entre ces limites de température est donc de 0,000808. Il bout à 211°,5, sous la pression de 0,7597, la boule et la tige du thermomètre étant

" plongées dans la vapeur. 11 se mêle en toute pro[ ortion avec l'alcool et l'éther, se dissout en très-petite quantité dans l'eau, dont il peut lui-même dissoudre une proportion également très- faible. Il est probable, malgré la basse température à laquelle il a été exposé, qu'il tient en dissolution une portion de son isomère solide et que, par conséquent, les propriétés que nous venons de décrire ne se rapportent point au corps absolument pur.

L'isomère des deux-xylénols s'explique aisément par la différence déposition du groupe oxhydryle par rapport aux deux chaînes méthyliques que renferme le xylène et qui passent intactes dans le xylénol. On pourrait même concevoir théoriquement un nombre d'isomères bien supérieur à deux, le xylène lui-même pouvant présenter des phénomènes d'isomérie par suite de la place occupée par les chaînes méthyliques.

XYLÉTINE s. m. (ksi-lé-ti-ne — du gr.

xulon, bois). Entoin. Genre d'insectes coléoptères pentamères, de la tribu des ptiniores, comprenant une trentaine d'espèces, répandues dans l'hémisphère nord.

XYLÉTIQUE adj. (ksi-lé-ti-ke). Chira. Se dit d'un acide isomère des acides phlorétique, tropique et mélilotique, qui résulte de l'action simultanée du sodium et de l'anhydride carbonique sur le xylénol ou alcool xylénique.

— Encycl. L'acide xylétigue CW0O3 prend naissance lorsqu'on fait passer un courant d'anhydride carbonique à travers du xylénol (alcool xylénique), dans lequel on a soin de dissoudre en même temps du sodium, en chauffant. Séparé par l'acide chlorhydrique. de son sel sodique et débarrassé par un courant de vapeur du xylénol qui lui adhère, il forme des cristaux blancs, fusibles à 155" et sublimables. Il est plus soluble dans l'eau chaude que dans l'eau froide. Sa solution colore en violet le chlorure ferrique. Son sel de baryum,

(C8H903)SBa" + H»0,

et son sel de calcium,

(C9HSO»)!Ca" + 2H*0,

cristallisent en aiguilles qui perdent leur eau de cristallisation a 150°.

XYLIDATE s. m. (ksi-li-da-te — rad. xyli-

XYLI

digue). Chim. Nom donné à des sels d'un acide qui résulte de l'oxydation du pseudocumène, de l'acide xylique ou de l'acide paraxylique.

XYLIDÉINE s. f. (ksi-li-dé-i-ne — rad. xylidine). Chim. Nom donné par Foidos et Rommier à la matière colorante verte examinée par eux, et qui se produit dans le vieux bois de hêtre, de bouleau et de chêne.

— Encycl. La xylidéine est une matière colorante verte qui se produit dans le vieux bois de hêtre, de chêne et de bouleau, Sous l'influence pathologique du perzica xruginosa. Elle a été étudiée par MM. Fordos et Rommier, qui, dans certains cas, ont trouvé de gros blocs de bois d'un vert bleu foncé, et plus tard par M. Liebermann. Pour extraire la xylidéine, M. Lirbormann épuise à froid le bois par le phénol. Il obtient ainsi une solution d'un vert foncé, d'où l'alcool et l'éther précipitent la matière colorante en flocons verts. Desséchée d;ms le vid-', celle-ci contient 58,65 pour 100 de carbone, 5,66 pour 100 d'hydrogène et 2,45 pour 100 d'azote, suivant Liebermann. D'après Fordos et Routinier, elle renfermerait 50,23 de carbone, 5,33 d'hydrogène et 2,63 d'azote.

La xylidéine a son maximum de solubilité dans le phénol à la température de 50°; elle se sépare par le refroidissement en petites plaques k quatre côtes, qui ont un éclat cuivré ressemblant k celui de l'indigo sublimé. Les cristaux sont insolubles dans la plupart des dissolvants, mais se dissolvent dans l'acide sulfurique concentré avec une couleur vert de verre. Le phénol et l'aniline les dissolvent aussi en se colorant en vert foncé Desséchés à 110°, ils renferment 65,48 pour 100 de carbone, 4,71 pour 100 d'hydrogène et l pour 100 d'azote. L azote est probablement dû à des impuretés. La substance analysée d'abord avait été précipitée par l'alcool aqueux et était peut-être un hydrate du corps cristallin.

XYL1DINE s. f. (ksi-li-di-ne — du gr. xui ton, bois). Chim. Buse organique qui est au xylène ce que la toluidine est au toluène et l'aniline à la benzine.

— Encycl. La xytidine

CSHUAz = CSHUzHJ n'est autre chose que le xylène dans lequel un atome d'hydrogène est remplacé par le groupe AzHS, ou, ce qui est la même chose, que l'ammoniaque AzH3 où un atome d'hydrogène est remplacé par le radical xylyle C8H9. Ce dernier radical est un radical phénique, c'est-à-dire que l'atome d'hydrogène remplacé par l'amidogène est pris sur le noyau benzinique de l'hydrocarbure. C'est ce qui distingue la. xylidine de la xylenamine, qui a la même composition, mais qui renferme un radical alcoolique, c'est-U-dire un radical provenant de l'èliiuin itiond'un atome d'hydrogène aux dépens de l'une des chaînes latérales. Il existe plusieurs xylidines isomères.

— Pkkpàbation. On prépare les diverses xylidines isomères au moyen des composés nitrés correspondants, que l'on réduit soit par le sulfure d'ammonium, soit par l'acétate ferreux, soit par le chlorure d'étain. Lorsqu'on se sert du mélange d'étain et. d'acide chlorhydrique, le tout se prend en une masse cristalline qui consiste en un chlorure double stannoso-xylidique. Ce composé, recristallisé dans l'acide chlorhydrique, peut être obtenu en larges écailles. Décomposé par l'acide sulfhydrique, il donne un liquide qui, filtré et évaporé, fournit le chlorhydrate.de xytidine. Ce sel forme facilement un chloroplatinate avec le chlorure platinique. Pour retirer de ce sel la xylidine pure, on le distille avec de la soude caustique. On arrive plus rapidement d'ailleurs au résultat en traitant le nitroxylène par un mélange de fer et d'acide acétique et en distillant le produit brut avec un excès de soude. On combine avec l'acide chlorhydrique la base ainsi obtenue et on la reprécipite de son chlorhydrate, après avoir purifié ce sel par cristallisation. La xytidine ainsi obtenue est un liquide incolore, plus lourd que l'eau, volatil entre 214» et 216». Son azotate cristallise en lamelles blanches et soyeuses; son sulfate et son oxalate sont également cristallisables.

Nous avons dit qu'il existe plusieurs variétés de xylidines correspondant aux diverses modifications du xylène et du nitroxylène. Toutes ces variétés n'ont point été étudiées jusqu'à ce jour: mais on a préparé, outre la basé étudiée ci-dessus et qui, provenant du xylène du goudron de houille, doit être un mélange de para et de métaxylidine, deux xylidines isomériques que l'on distingue par les lettres grecques o et £ et qui proviennent de la nitréthyl-benzine. V. xy- LÉNB.

Le produit a, que nous appellerons a-amidoéthyl-benzine, résulte de la réduction de l'onitréthyl-benzine, et le produit f>, que nous appellerons p-amidoéthyl-benzine, résulte de la réduction de la p-nitréthyl-benzine. Le

firemier de ces corps (le produit a) est un iquide limpide, d'une densité de 0,975 à 22°; il bout entre 213» et 2140. Le second de ces corps (le produit p) a une densité de 0,975 à 220 et bout entre 210° et 211°. L'un et l'autre brunissent au contact de l'air. Les acétoxylides qui leur correspondent,

C8H9(AzH,C2H30),

XYLÏ

s'obtiennent par l'ébultition prolongée de ces bases avec de l'acide acétique cristallisable et peuvent être purifiées par cristallisation dans l'alcool. L'acétoxylide a fond à Si», bout entre 315° et 317", se dissout assez peu dans l'eau bouillante, dont elle se sépare néanmoins parle refroidissement en fort petites aiguilles très- déliées.- L'acétoxylide p bout entre 304° et 305° et se dissout facilement dans l'eau bouillante.

Genz a préparé une acétoxylide au moyen de la xylidine volatile entre 212° et 213°, qu'il a extraite, par distillation fractionnée, des résidus de la fabrication de l'aniline, dont le point d'ébullition est élevé. Ce corps, lentement cristallisé dans l'eau bouillante, forme des aiguilles de 0m,03 de longueur, qui fondent entre 1120 et 113° etqui sont facilement solubles dans l'alcool et dans l'étlier. Bouilli avec une solution de potasse, il se résout en xylidine et en acide acétique. Lorsqu'on agite avec de l'eau de brome sa solution aqueuse saturée, jusqu'il ce que Se liquide ait pris une couleur jaune transparente, et qu on fait cristalliser dans l'eau chaude le précipité rougeâtre qui se forme dans ces conditions, on obtient une aoétobromoxylide C8H8Br(AzH,Cni30)

qui cristallise en aiguilles incolores et qui, décomposée par la cotasse, donne de la bromoxylidine.

— NtTROXYLlDINES OU NITROAMIDOXYLÈNKS

C8H10az2O2 = C8H8(AzO«)(AzliS).

On connaît plusieurs composés isomères qui présentent cette composition, i

— Mëlanitioxylidineou nitroamidométaxylène. On prépare ce corps en faisant agir le sulfure d'ammonium sur une solution ammoniacale alcoolique de dinitrométaxylène.

Cette base, dissoute dans l'eau ou dans l'alcool bouillant, cristallise en aiguilles d'un rouge orangé j par l'évaporation de sa solution alcoolique, on l'obtient en cristaux bien . définis qui appartiennent au système monoclinique. Elle se digsout à peine dans l'eau froide, se dissout un peu dans l'eau chaude et se dissout facilement dans l'alcool bouillant. Elle fond à 123°, suivant Fitlig, Ahrens et Mattheides, et, suivant Luliniann, à 130°.

. Elle se sublime sans décomposition.

— Nilroparaxylidine ou nitroamidoparaxylène. On connaît deux isomères de ce corps, la nitroparaxylidine a et la nitroparaxylidine p. Le premier de ces corps se prépare par l'action du sulfure d'ammonium sur une solution alcoolique et ammoniacale de dinitroparaxylène a. Il cristallise dans l'alcool en longues aiguilles d'un jaune doré, qui fondent a 96°, se subliment lorsqu'on les chauffe avec soin, sont peu solubles dans l'eau et se dissolvent facilement dans l'alcool. La nitroparaxylidine ^, préparée de la même manière au moyen du dinitroparaxylène 8, est une base mal définie et incristallisable.

— Dinitroxylimne C8H''(Az02)î(AzH2). La dinitroxylidine se produit en même temps que la nitroxylylène-diamine ou nitrodiamidoxylèue par l'action du sulfure d'ammonium sur le triiiitroxylène. C'est au moyen du trinitrométaxylène que ces corps ont été préparés. Le produit dinitré est identique avec une base jaune que Bussenius et Eisenstiick ont obtenue comme produit secondaire dans la réduction du triiiitroxylène préparé au moyen du pétrole de Sehnde (trinitropétrol).

En dissolvant dans l'ucide ehlorhydrique le nitrodiamidoxylène, on sépare ce corps de la dinitroxylidine, qui demeure indissoute et peut être débarrassée, par cristallisation dans l'alcool, du soufre dont elle est souillée. Elle est jaune, insoluble dans l'eau, les alcalis et les acides étendus; les acides concentrés la dissolvent à chaud, mais l'abandonnent sous la forme d'une masse pulvérulente lorsqu'on étend d'eau ces solutions. Sa solution alcoolique bouillante l'abandonne, par un refroidissement lent, en cristauxqui présentent la forme d'aiguilles et qui fondent entre 1910 et 192°.

— ACIDE AMlDOXYLENE-SrjI.FURIQUK ou XY- LIDINE-SULFURIQUB C8H8(S03H)(AzH2). On

obtient cet acide sulfoconjugué en chauffant le sulfate de xylidine avec de l'acide sulfurique. Il cristallise de ses solutions aqueuses étendues sous la forme d'aiguilles. Il est assez soluble dans l'eau, d'ailleurs, pour qu'on puisse le précipiten de ces sels au moyen des acides minéraux. Son sel barytique forme des nodules facilement solubles dans l'eau.

— DtXYLYL-CARBOTRIAMINE, DIXYLYL-GUANl-

D1NB OU MÉXYLID1NB

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