CIV
C"H«Ai!3 = AZ» J (C8H9)Ï.
Ce composé prend naissance par l'action du chlorure de cyanogène gazeux sur la xylidine anhydre. Il forme de grosses, plaques incolores, peu solubles dansl eau froide, plus solubles dans l'eau chaude, très-solubles dans l'alcool et dans l'éther. Avec le chlorure platinique, il forme le sel double cristallin (C"HSlAz3)2(HCI)2,PtCl*.
— Rouaa dk xylidinh. La xylidine bouillante à 212°, que l'on extrait des résidus de la préparation de l'aniline à un point d'ébullition élevé, ne donne aucune substance rouge lorsqu'on la soumet, soit seule, soit
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mélangée a la toluidine, à l'action ces agents oxydants à l'aide desquels on prépare la rosaniline. Mais un mélange de cette xylidine et d'aniline pure, qui est, comme on le sait, incapable de fournir du rouge par elle-même, prend, lorsqu'on le fait bouillir avec l'un de ces agents d'oxydation, une splendide couleur cramoisie résultant de la formation d'une matière colorante homologue de la rosaniline. Ce corps, qui teint la laine et la soie et leur communique une couleur rouge au moins aussi vive que celle qu'on obtient avec la rosaniline elle-même, répond probablement à la formule
C22H23AZ3,nïO
= CBHUz + 2C8IIUAZ + H"0 + SHS Aniline. Xylidine, Eau. Hydro-
gène»
La xylidine préparée au moyen de l'éthylbenzine, et qui bout également à 212», ne donne aucune substance colorante sous l'influence des agents d'oxydation, soit qu'on la soumette seule à l'action de ces agents, soit qu'on fasse agir ces derniers sur cette b;tse mélangée de toluidine ou d'aniline. Elle se distingue également de la xylidine du goudron de houille par son odeur, qui rappelle celle de l'indigo préparé au moyen de l'aniline, et par la solubilité beaucoup plus grande de ses sels.
XYLIDINE -SULFURIQUE adj. Chim. Se dit d'un acide sulfoconjugué qui résulte de l'action de l'acide sutfurique sur la xylidine.
XYLIDIQUE adj, (ksi li-di-ke — du gr. eu-
lon, bois). Chim. Se dit d'un acide qui se produit dans l'oxydation de i'aeide xylique ou paraxylique, qui est isomère de l'ucide uvitique, et dont la basicité et l'atomicité sont égales à quatre.
— Encycl. L'acide xylidique (CHâ C9I-I80* = CW C02II \ CO»H
est un acide cliaiomique et bibasique, isomère de l'acide uvitique ou niésidiquc, que l'on obtient en oxydant l'acide xylique ou l'acide paraxylique, comme nous l'avons dit au mot xylique (v. ce moi), ou par l'oxydation directe du pseudo-cumène. Dans ce cas, l'action oxydante se porte simultanément sur les groupes méthyles qui occupent les places 1 et 4. Ces méthyles se transforment en carboxyies CO*H.
L acide xylidique est une masse volumineuse, blanche et amorphe, presque insoluble dans l'eau froide, assez légèrement soluble dans l'eau bouillante, facilement soluble dans l'alcool, surtout à une température modérément chaude. Il cristallise de sa solution alcoolique, abandonnée ii l'évaporation spontanée, en nodules cristallins blancs et grenus. Il fond entre 280° et 283° et se sublime facilement, surtout dans un courant d'anhydride carbonique sec, en aiguilles dures, incolores, qui entrent en fusion il 291°.
Le x.\ lidate de calcium C9H60*,Ca" forme des écailles blanches peu distinctes, très-solubles dans l'eau et renfermant de l'eau de cristallisation, qu'il perd lorsqu'on l'abandonne sous une cloche au-dessus d'un vase rempli d'acide sulfurique.
Le xylidate de baryum C9H80*,Ba" reste, lorsqu'on évapore sa solution, sous lu forme d'une masse cristalline rayounée, plus soluble dans l'eau que le sel calcique, et précipitable en flocons incolores, par 1 alcool, de sa solution aqueuse concentrée.
Le xylidate d'argent s'obtient sous la forme d'un précipité blanc floconneux, modérément solub.e dans l'eau bouillante.
La solution du sol d'ammonium forme avec les sels cuivriques un précipité floconneux d'un bleu tendre, soluble dans une grande quantité d'eau ; elle ne précipite pas les sels de zinc.
XYLIE s. in. (ksi-lî — du gr. xtilon, bois). Bot. Genre d'arbres, de la famille des légumineuses, tribu des mimosées, formé aux dépens des ingas, et dont l'espèce type croît dans l'Inde.
XYLIN, 1NE adj. (ksi-lain, i-ne — de xuton, bois). Bot. Qui a rapport au bois, il Liqueur xyline, Nom que l'on donne quelquefois a la sève.
XYL1NADE s. m. (ksi-li-na-de — du gr.
xulinos, de bois). Entom. Genre d'insectes coléoptères tétramères , de la famille des charançons, tribu des anthribides, comprenant une dizaine d'espèces, qui habitant l'Inde et l'Afrique tropicale.
XYLINDÉINE s. f. (ksi-lin-dé-i-ne — du gr. xulon, bois, et de iiidine). Chim, Matière colorante verte, que Rommier a extraite du bois vermoulu bleu verdàtre, dont Fordos avait extrait son acide xylochicerique.
— Encycl. La xyliitdéine est une solution colorante verte extraite par Rommier du même bois vermoulu bleu verdàtre dont Fordos avait extrait son acide xyloclilœiique. Pour la préparer, il épuise le bois sec réduit en poudre par une partie de lessive alcaline pour 100 parties de bois, il filtre, il exprime le résidu et il précipite le liquide filtré par l'acide ehlorhydrique. Le précipité recueilli sur un filtre, puis lavé à l'eau acidulée, est redissous dans une lessive alcaline d'où on le reprécipite par de l'alcool à 85 centièmes
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et par du sel commun complètement exempt de chaux et de magnésie. La xylindéine se dépose «lors, tandis qu'il reste en dissolution des substances mimiques. On répète plusieurs fois le même traitement et finalement on dissout la masse dans l'eau, après l'avoir lavée ù l'alcool, on la précipite au moyen de l'acide ehlorhydrique et on la dessèche dans le vide. La xylmddine ainsi préparée renferme 50,33 pour 100 de carbone, 5,33 pour 100 d'hydrogène , 2,63 pour 100 d'azote , 41,81 d oxygène et des traces de fer et de chaux. Elle est amorphe et d'une couleur vert foncé. Lorsqu'elle est hydratée, l'eau la dissout facilement en prenant une magnifique coloration d'un vert bleu. Le chlorure de sodium et les acides, l'acide acétique excepté, la précipitent do cette solution sous II forme d'une masse verte. Les alcalis aqueux caustiques ou carbonates la dissolvent facilement en se colorant en vert, ou en jaune verdàtre lorsque les alcalis sont en grand excès.
L acide xylochlœi ique de Fordos est, au contraire, insoluble dans les liqueurs alcali;nés. Les acides ehlorhydrique, sulfurique et azotique concentrés dissolvent la xylindéine en la décomposant rapidement. La chaux et la magnésie donnent avec elle des laques insolubles dans l'eau et l'alcool. Elle est insoluble dans l'alcool concentré, l'éther, l'esprit de bois, le sulfure de carbone et la benzine. Le chloroforma, au contact de la xylindéine hydratée, acquiert une couleur U un bleu tendre. La glucose et la potasse la réduisent comme l'indigo en formant une liqueur jaune. La xylindéine teint la laine et la soie en vert bleu sans l'aide des mordants.
XYLINE s. f. (ksi-li-ne — du gr. xulon, bois). Entom. Genre d'insectes lépidoptères nocturnes, type de la tribu des xylinides, comprenant une douzaine d'espèces, qui habitent l'Europe.
— Encycl. Les xylines ont la trompe longue , le corselet carré, l'abdomen déprimé et terminé carrément; les ailes antérieures étroites, à bord terminal un peu denté, se croisant en partie l'une sur l'autre au repos et presque parallèles au plan de position. Les chenilles sont médiocrement allongées, à, tête petite et un peu arrondie, rases ou à peine velues, rayées longitudinalement sur un fond clair. Elles vivent à découvert sur les arbres et s'enfoncent dans la terre pour se métamorphoser. Les chrysalides sont renfermées dans des coques composées de terre et de quelques fils de soie. Les ailes veinées de ces papillons imitent certains bois. La xyline ocellée se trouve partout en Europe, en mars et en septembre.
XYLINIDE adj. (ksi-li-ni-de — de xyline, et du gr. eidos, aspect). Entom. Qui ressemble ou qui se rapporte au genre xyline.
— s. m. pi. Tribu d'insectes lépidoptères nocturnes, ayant pour type le genre xyline.
XYLIQUE adj. (k-d-li-ke — du gr. xulon, bais). Clnm. Se dit d'un phénol, d'un alcool et d'un acide,
— Encycl. L'acide xylique, encore désigné sous le nom d'acide xylylique, prend naissance par l'oxydation du pseutlo-euniène (résultant de la niéthylisation artificielle du métaxylène) par de l'acide azotique étendu bouillant, renfermant 1 volume d'acide de 1,-C de densité contre 2 volumes d'eau. Il se forme encore dans l'action simultanée du sodium et de l'acide carbonique sur le xylène inonobiomé suivant l'équation :
< Br C6H3 CHî + 2Na -+- CO*
| Cil»
Bromoxylene. Sodium. Anhydride
carbonique.
I CO*Na = CGH.3 j CH3 I CHS Xylate de sodium.
Lorsqu'on opère au inoyen du pseudo-cumène comme nous venons de le dire, il sa forme, en même temps que l'acide xyiijue, de l'acide xylidique (v. ce mot), et l'acide xylique lui-même se produit sous deux modihealions isomériquos, dont l'une a conservé le nom d'acide xylique, tandis que l'autre a reçu celui d'acide paraxylique. A la fin de l'oxydation, il se sépare une masse qui, soumise à une ébullition prolongée dans l'eau, se sépare en un mélange d'acide xylidique et d'acides nilrés qui restent comme résidu, et en un mélange d'acide xylique et d acide paraxylique qui distillent avec les vapeurs d'Sau. Le produit de la distillation est sursaturé par le carbonate de soude et de nouveau soumis à la distillation. Il distille du pseudo-cumène nitré, dont les acides étaient mélangés, et il reste une solution concentrée qu'on acidifie par de l'acide ehlorhydrique. Il se sépare alors un mélange d'acides xylique et paraxylique, qu'on traite par l'étain et l'acide ehlorhyiirique pour achever de le débarrasser de tout produit nitré et qu'on transforme ensuite en sels calciques. Ou sépare enfin le xylate du paraxylate calcique en profitant de la différence de solubilité de ces sels, le xylate étant plus soluble que le paraxylate.
L'acide xylique cristallise dans l'alcool en prismes incolores monoéliuiques, fusibles à 12t)o. il fond dans l'eau bouillante, puis s'y
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dissout et s'en sépare de nouveau par le refroidissement, pour la plus grande partie sous la forme d'aiguilles cristallines. 11 est beaucoup plus soluble dans l'alcool, surtout à la température de l'ébullition.
Le xylate de calcium
(C91l902)2Ca" + 2H20
cristallise en prismes monocliniques durs, transparents, jncolores, abondamment solubles dans l'eau, ou cependant leur solution s'opère avec lenteur.
Le sel de baryum (CWO^Bn" + 811*0 (?) est très-soluble dans l'eau et reste par l'évaporation sous la forme d'une masse cristalline radiée.
Sous l'influence dn mélange oxydant de chromate de potassium et d'acide sulfurique, l'acide xylique se transforme en produits d'oxydation complète, eau et anhydride carbonique. C'est à peine si des traces d'acide xylidique prennent en même temps naissance.
L'acide paraxylique cristallise dans l'alcool en gros prismes incolores, surmontés d'un sommet et groupés concentriquement. Il fond à 103°. L'eau froide le dissout à peine; l'eau bouillante le dissout elle-même assez peu, sans que l'excès d'acide fonde, comme c'est le cas pour l'acide xylique. L'alcool le dissout abondamment. Oxydé par l'acide azotique, il fournit de l'acide xylidique, identique avec celui que l'on obtient pur l'oxydation de l'acide xylique.
Le paraxylate de calcium
(C9H902)SCa" + 3.-H20
cristallise en petites plaques molles, souvent groupées en toutTes et facilement solubles dans l'eau tiède.
Le sel de baryum (C9H902)2Bu"-j-4H2O cristallise en touffes de groupes étoiles, formés d'aiguilles dures et incolores. 11 est plus soluble dans l'eau que le paraxylate calcique et moins que le xylate barytique.
— Considérations théoriques. Dans le pseudo-cumène C*I-l3(CH8j3, Bieber et Fîttig ont montré que les trois groupes méthyles occupentrespectivement les positions l,3et4. Comme cet hydrocarbure oxydé par l'acide azotique fournit en même temps les deux acides isomères xylique et paraxylique, on doit en conclure que deux de ses méthyles se convertissent en carboxyle avec une --gale facilité. Les positions occupées par ce-> deux méthyles également oxydables peuvent être déterminées; il sufrit pour cela d'éliminer le groupe carboxyle de chacun des deux acides (par distillation avec de la chaux sodée) et d'observer quelle est la modification de xylène ou diméthylbenzine (v. xylënb) qui se produit ainsi. L'expérience a été fane et elle a montré que, lorsqu'on le distille avec de la chaux sodée, l'acide xylique donne du métaxylène on isoxylène (1 : 3), tandis que, dans les mêmes conditions, l'acide paraxylique donne l'orthoxylène (3 : 4). 11 résulte de là que, dans la formation de l'acide xylique au moyen du pseudo-cumène, c'est le uielhyle qui occupait la position i qui s'oxyde et se convertit en carboxyle, taudis que, dans la formation de l'acide paraxylique, c'est sur la niéthyle occupant la position 1 que porto l'oxydation.
L'acide xyliqw,<\Ù6 Sehaper a préparé en oxydant par L'acide azotique étendu le cumene provenant de la distillation sèche du cumèue-sulfate de calcium, est identique avec celui que nous venons de décrire. Il est probable aussi que celui qu'a obtenu Kékulé par l'action simultanée du sodium et de l'anhydride carbonique sur le xylène monobromé, et auquel ce chimiste assigne le puitit de fusion 1220, présente lu même identité.
— Phénol xylio.uk. V. xylénol,
XYLITE s. f. (ksi-îi-te — du gr. xulon, bois). Chim. Produit de la distillation de l'esprit de bois.
— Entom. Syn. de dircée, genre d'insectes coléoptères.
XYLO, préfixe. V. xyl,
XYLO-ALOÉ S. m. (ksi-lo-a-lo-é — du prèf. xuto, et du lat, aloe, aloès). Bot. Ancien nom du bois d'aloès.
XYLOBALSAMUM s. m. ( ksi-lo-bal-znmomm — du pref. xalo, et du gr. baUumon, baume). Ane. pharm. Jeune rameau d'aniy ris, qui produit le baume de Judée. Il liuume du Judée lui-même.
— Encycl. On désigne sous le nom de xylobalsamum le boisdu baumier de La Mecque (amyris opobalsamum) , arbrisseau de la famille îles burséraeées, qui croit abuuuuiiiment en Arabie, et surtout entre les ville? de La Mecque et de Médine. Ce bois, qu'on retiçe presque uniquement des jeunes rameaux, se trouve dans le commerce sous forme de petites bûchettes ou de fragments de la grosseur d'une plume et parsemés de tubérosités ligneuses; on en connaît d'ailleurs plusieurs sortes; leur longueur ne dépasse guère O"1,^, et leur éeoree est rougeâtre et striée. Le xylobalsamum a une saveur amère et aromatique ; il exhale, quand il est récent, une odeur suave, qui se perd assez rapidement. En Orient, on le brûle dans les temples et les palais des sultans. Il n'est pas usité en médecine, et c'est bien w
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renient qu'il nous arrive par la voie du commerce.
XYLOBIE adj. (ksi-lo-bî — du préf. xylo, et du grec bioô, je vis). Zool. Qui vit, dans le bois.
— s. m. Entom. Syn. de sténocylidre et de xylœque , genres d'insectes. Il On dit aussi XYLOBIUM.
— Bot. Syn. de maxillaire, genre d'orchidées.
XYLOCAMPE s. f. (ksi-lo-kan-pe — du préf. xylo, et du gr. kampê, chenille). Entom. Genre d'insectes lépidoptères nocturnes, de la tribu des xylinides, comprenant deux, espèces, qui habitent la France et la Suisse.
— Encycl. Les xylocampes , confondues autrefois avec les xytines, sont caractérisées par des antennes munies d'une touffe de poils à la base, ciliées chez les mâles; des palpes droites, hérissées de longs poils ; un corselet presque carré ; l'abdomen muni d'une crête; les ailes antérieures ayant les deux taches ordinaires réunies. Les chenilles, qui ressemblent à celles des catocales, sont trèsvives et se nourrissent de feuilles d'arbrisseau. Les chrysalides sont renfermées dans des coques papyracées, recouvertes de débris de végétaux et posées sur les branches ou sur le sol. La xylocampe brunâtre, type du genre, a une envergure de 0m,04 à 0m,05 ; le corps et les ailes gris cendré, les antérieures pointillées de noir et de blanc. On la trouve aux environs de Paris.
XYLOCARPE adj. (ksi-lo-kar-pe — dupréf.xylo et du gr. karpos, fruit). Bot. Qui'a des fruits ligneux.
— s. m. Bot. Genre d'arbres, de la famille des méliacées, tribu des trichiliées, dont l'espèce type croît aux Moluques. il Syn. de carapa, autre genre de méliacées.
XYLOCHARE s. m. (ksi-lo-ka-re — du préf. xylo, et du gr. charis, beauté, agrément). Entom. Genre d'insectes coléoptères trétramères, de la famille des longicornes, tribu des cérambycins, comprenant quatre espèces, qui habitent l'Amérique du Sud.
XYLOCHLŒRIQUE adj. (ksi-lo-klé-ri-ke — du gi . xulon, bois, et chioios, vert). Se dit d'un acide extrait du vieux bois.
XYLOCISTE s. m. (ksi-lo-si-ste — du préf. xulo, et de eisle). Bot. Syn. de jacquinik.
XYLOCOLLE s. f. (ksi-lo-co-le — du préf. xylo, et de colle). Ancien nom de la colle forte.
XYLOCOPE adj. (ksi-lo-ko-pe — du préf.
xylo, et du gr. koplo, je coupe). Entom. Se dil des insectes qui coupent ou rongent le bois. || Syn. de xylophage ou xylotomb.
— s. m. Genre d'insectes hyménoptères porte -aiguillon , de la famille des apiens ou mellifères, type du groupe des xyloeopites, comprenant un grand nombre d espèces, répandues dans les diverses régions du fflobe, el surtout, dans les pays chauds : Les xylocopes sont tous de taille assez grande. (E. Desmarest.) Il On trouve aussi ce nom employé au féminin.
— Encycl. Les xylocopes sont généralement des insectes d'assez grande taille, de couleur ordinairement noire, avec les ailes colorées en violet plus ou moins foncé. Ce genre est caractérisé par des mandibules étroites, sillonnées, à une seule dent forte, élargies k l'extrémité, et par tes jambes postérieures garnies de longs poils tant en dessus qu'en dessous, ainsi que le premier article des tarses. Il renferme un grand nombre d'espèces, répandues dans les diverses régions du globe, mais surtout dans les pays chauds. Il y en a peu en Europe. Le xylocope violet, appelé aussi abeille eharpentière ou perce-bois, se voit au printemps. La femelle creuse dans le bois de longs canaux qu'elle sépara par des diaphragmes, et dans chacune des cellules ainsi lormées elle dépose un œuf sur un amas de pollen et de miel destiné a nourrir la larve qui va naître. Le xylocope des murs, vulgairement nommé abeille maçonne, est noir, avec des poils fauves sur l'abdomen. La -femelle construit ses nids avec une espèce de mortier fait de terre fine. Les cellules sont tantôt isolées, tantôt réunies plusieurs ensemble. On peut citer encore les xylocopes frontal, frangé, Caroline, etc.
Ces insectes intéressent l'horticulture a un autre point de vue. Voici ce que dit du xylocope violacé M. Boisduval : • Il est peu de personnes qui n'aient remarqué cette espèce de gros bourdon noir, dont les ailes ont un reflet violet, et que l'on appelle vulgairement abeille perce-bois. Cet insecte se montre dès les premiers beaux jours. Quand il n'y pas encore de fleurs dans les jardins ou qu'elles y sont rares, il pénètre dans les appartements, et surtout dans les serres, lorsque son instinct lui fait découvrir quelques plantes dont les corolles sont ouvertes. Dans les serres chaudes, sa présence est fort nuisible lorsqu'il s'y trouve des orchidées; en butinant sur leurs fleurs pour y recueillir du miel et un peu de pollen, il les féconde et abrège de beaucoup leur durée. • Il est probable que ce xylocope, ainsi que. des espèces voisines, va aussi se poser sur nos orchidées indigènes, et favorise ainsi leur fécondation, si difficile dans l'or Aie naturel
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des choses. Il contribue aussi ae cette manière à la formation des hybrides. Quand on rencontre le xylocope violacé dans les serres, il est facile de le prendre avec un filet à papillons. Du reste, cet insecte disparaît de nos jardins vers le milieu du printemps. Le mâle périt aussitôt après l'accouplement, et la femelle s'occupe, comme nous l'avons vu, de préparer le logement et la nourriture pour sa famille. Elle a soin d'amincir la paroi extérieure de chaque cellule, afin que le jeune insecte n'ait qu'un faible obstacle à surmonter.
XYLOCOPITE adj. (ksi-lo-kc-pi-te — rad.
xylocope). Entom. Qui ressemble ou qui se rapporte au genre xylocope.
— s. m. pi. Groupe d'insectes hyménoptères, de la famille des apiens, ayant pour type le genre . xylocope : Presque tous les xylocopites sont de la taille de nos gros bourdons. (E. Desmarest.)
XYLOCORIS s. m. (ksi-lo-ko-riss — du préf. xylo, et du gr. koris, punaise). Entom. Genre d'insectes hémiptères hétéroptères, de la famille des lygéens, tribu des lygéites, comprenant quatre espèces, qui habitent l'Europe : Les xylocoris sont de petite taille et se trouvent dans les écorces des arbres. (E. Desmarest.)
— Encycl. Les xylocoris sont caractérisés par une tète triangulaire, avec un prolongement antérieur tronqué k l'extrémité ; des ocelles assez gros, placés près des angles postérieursdesyeux; lesélytres plus grands que l'abdomen et offrant, à l'extrémité de leur partie coriace, une sorte d'appendice triangulaire distinct et la partie membraneuse claire avec une seule nervure longitudinale arquée. Ces insectes sont généralement de petite taille. Leurs espèces, peu nombreuses, habitent l'Europe ; elles vivent dans les gerçures des écorces des arbres et sont confondues, avec beaucoup d'autres hémiptères, sous le nom vulgaire de punaises des bois. Nous citerons particulièrement le xylocoris parisien et le xylocoris à ailes rousses, qui habite le midi de la France.
XYLOCOTE s. m. (ksi-lo-ko-te). Ornith.
Genre d'oiseaux formé aux dépens des scolopax.
XYLOCRYPTITE s. f. (ksi-lo-kri-pti-te — du préf. xylo, et du gr. kruptos, caché).Minér. Substance amorphe découverte dans les lignites.
XYLODIE s. f. (ksi-lo-dî — du gr. xulon, bois). Bot. Genre de fruits ligneux, monospermes, à support charnu.
XYLŒQUE s. m. (ksi-lè-ke — du gr. xulon, bois; oikeo, j'habite). Entom. Genre d'insectes coléoptères pentameres, de la tribu des élatérides, dont l'espèce type habite la France. Il Syn. de passalœqde, genre d'insectes hyménoptères.
xylogène s. m, (ksi-lo-jè-ne — du préf. xylo, et du gr. gennao, j'engendre). Chim. Substance particulière découverte dans la paroi des cellules des plantes.
XYLOGLYPHE S. m. (ksi-lo-gli-fe — du préf. xylo, et, du gr. gluphô, je grave). Graveur de caractères sur bois.
XYLOGLYPHIE s. f. (ksi-lo-gli-fî — du préf. xylo, et du gr. gluphô, je grave). Art de graver des caractères sur bois. Il On dit
aussi XYLOGLYPTIQUE.
XYLOGLYPHIQUE adj. (ksi-lo-gli-fi-ke — rad. xyloytyphie). Qui a rapport à la xylogîyphie : Procédés xyloglyphiques.
XYLOGRAPHE s. m. (ksi-lo-gra-fe — du préf. xylo, et du gr. graphe, j'écris). Graveur sur bois.
— Entom. Genre d'insectes coléoptères tétramères, de la tribu des cisites, comprenant dix espèces, dont une habite le midi de l'Europe.
— Bot. Section des stictis, genre de champignons.
XYLOGRAPHIE s. f. (ksi-lo-gra-fi — du préf. xylo et du gr.grapho, j'écris). Art de graver sur bois. Il Art d'imprimer avec des caractères de bois ou des planches en bois sur lesquelles les caractères sont gravés.
XYLOGHAPHIQUEadj. (ksi-lo-gra-fi-ke — rad. xylograp/ue). Qui a rapport a la xylographie : Procédés xylographiques.
— Bibliogr. Livres xylo graphiques. Livres exécutés au moyen de la gravure sur bois.
— Ency cl. Livres xylographiques. Ils étaient exécutés au moyen de la gravure sur bois, dont les premiers essais furent consacres à la fabrication des cartes à jouer. « Ces sortes de livres, sans date, dit Lambinet, sans indication d'auteur et de lieu, que l'on fait voir dans les différentes bibliothèques de l'Europe, ont tous été gravés sur planches de bois fixes, avec le texte à côté, au milieu ou au-dessous des images, ou quelquefois sortant de la bouche des ligures pour les expliquer. Ils ont été imprimés d'un seul côté du papier, avec une encre grise en détrempe. Ces ouvrages, que l'on regarde comme les premiers essais de l'imprimerie, ont été fabriqués les uns avant la découverte de cet art, les autres dans ses premiers commencements. Au reste, ils se ressemblent presque tous. Les ligures qui y sont représentées sont grossièrement faites, au simple trait, dans le goût gothique, de
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même que l'explication latine en prose rimée qui accompagne chaque figure gravée dans les petits carrés des planches. Les feuillets des planches n'étant imprimés que d'un seul côté sont ordinairement collés dos à dos les uns aux autres. Les lettres de l'alphabet, en gros caractères gothiques, qui se trouvent au milieu des planches indiquent l'ordre de leur arrangement; c'est ce que nous appelons signatures.
■ Pour graver une plancha de bois, il fallait : 1« dessiner le sujet à la plume ou le calquer sur le bois ; 2° marquer tous les traits qui forment le dessin et les conserver en relief; 3° enlever délicatement avec des outils ce qui devait rester en bianc et être creusé, parce que le relief seul forme dans l'impression les traits sur le papier. C'est l'imprimerie chinoise. Dans l'impression des images et des cartes, on chargeait de noir la planche de bois ou le moule; on appliquait une feuille de papier moite, afin qu'elle s'attachât plus aisément au moule ; on passait ensuite plusieurs fois sur le papier un frotton de crin ou de bande d'étoffe, et l'on frottait le papier sur le moule ; alors l'empreinte de l'image paraissait sur le papier. On découvre cette opération par le revers de la feuille, qui est lisse et quelquefois maculé dans les anciennes estampes sur bois et dans les anciens livres d'images imprimés d'un seul côté. < (Origine de l'imprimerie.)
Ces livres d'images sont au nombre d'une vingtaine, et bien qu'ils aient été imprimés plusieurs fois dans la première moitié du xv* siècle, ils sont aujourd'hui d'une rareté excessive et d'une valeur exorbitante. Divers ouvrages de bibliographie donnent sur ces productions de longs détails. Indépendamment du Manuel de librairie, on peut consulter Heineken {Idée générale d'une collection d'estampes, 1771, gr. in-8°), le premier ouvrage où se rencontrent les résultats d'une étude approfondie de la xylographie ; les descriptions des livres d'images y sont fort exactes, mais les fac-similé qui les accompagnent le sont moins; Dibdin, Bibliotheca Spenceriana {t. 1er); Ottley, Recherches sur l'origine et l'histoire de la gravure (t. Ier) ; Falkenséein, Histoire de l'imprimerie ; Jackson, Traité de la gravure sur bois, etc. C'est d'après ces auteurs que nous allons indiquer les principaux livres xylographiques.
îo D'abord se présente le volume célèbre sous le nom de Biblia pauperum, niais dont le titre est Historia Veteris et Novi Testaments. C'est un recueil de figures auxquelles sont jointes quelques lignes d'explication. Heineken décrit cinq éditions de ce livre avec le texte en latin. De ces éditions, quatre contiennent 40 planches, la cinquième eu renferme 50. Il existe aussi deux éditions avec le texte allemand, l'une datée de 1470, l'autre de 1471 ou 1475, car le dernier chiffre n'est pas nettement imprimé. On connaît aussi une édition latine et une édition allemande exécutées en types mobiles par Plister, à Bamberg, vers 1462.
Chaque planche de ce livre est partagée en cinq compartiments, dont le premier, placé au milieu de la partie supérieure, contient deux bustes accompagnés à droite et a gauche d'une inscription tirée de la Bible. Audessous de cepreiniercoinpartimentsont trois sujets historiques qui occupent toute la largeur de la planche ; le principal sujet est tiré du Nouveau Testament, c'est le type ; les deux autres, qui fout allusion au premier, sont les antitypes. Au- bas de ces sujets, à droite et à gauche, se lisent de courtes inscriptions au milieu desquelles sont placés deux bustes qui remplissent le cinquième compartiment. Enfin, une ligne de" texte mise tout au bas de la planche indique le sujet principal. M. Jackson a reproduit une des planches où l'on voit trois sujets destinés à rappeler ia vertu de tempérance. Adam et Eve, auprès de l'arbre de la science, tiennent chacun une pomme; Jacob offre un plat de lentilles à Esail qui revient de la chasse, tenant un arc a la main ; le démon présente des pierres k Jésus- Christ et lui demande de les changer en pains. Des passages de la Bible sont placés au-dessus de ces images; le caractère gothique et les abréviations multipliées en rendent la lecture fort pénible. Cette dernière circonstance ■prouve que le nom de Bible des pauvres, imaginé par Heineken, ne peut convenir k ce livre, car bien peu d'individus dans les classes secondaires de la société eussent alors été en mesure d'en comprendre le latin hérissé d'abréviations. Jackson ajoute au mot pauperum celui de prxdicatorum ; l'ouvrage lui paraît un recueil d'esquisses de sermons, ornées de gravures destinées à échauffer l'imagination du prédicateur, tandis que les textes venaient eu aide k sa mémoire.
L'exemplaire Mac-Carthy, qui, en 1816, ne fut payé que 750 francs, a passé dans la Bibliotheca Orenvilliana. Un exemplaire de l'édition allemande de 1470, paye 3,Q20 francs à Paris en 1825, passa en Angleterre et, en 1847, fut vendu environ 110 livres sterling k un amateur américain. Un autre exemplaire, présentant quelque^lifference avec le précédent, a été paye 220 livres sterling (Libri) en 1859 ; il était enluminé, mais il avait plusieurs feuillets trop rognés.
La Biblia pauperum a été reproduite en fac-similé sur un des exemplaires du British Muséum, avec une introduction historique et bibliographique par J.-Ph. Berjeau (Londres,
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1859, gr. in-4o). Dans cette introduction, le nouvel éditeur rectifie diverses erreurs commises par Heineken et reproduites d'après lui par plusieurs auteurs. Il indique Jean van Eyck comme l'auteur de la plupart des dessins, et Laurent Coster très- probablement comme le graveur. Il nomme Wohlgemuth, le maître d Albert Durer, comme l'auteur des dessins de l'édition qui est composée de 50 planches et dont le seul exemplaire connu se trouve k la Bibliothèque nationale, à Paris.
20 Eistoria S. Joannis evaagelistm, ejusque visiones apocalypticx (pet. in-fol.). Ce livre, composé d'images entremêlées d'explications latines, est une histoire de saint Jean l'Evangéliste et de ses visions dans l'île de Pathmos, représentée en figures. Heineken en décrit cinq éditions différentes, dont les deux premières ont 48 planches et les autres 50.
M. Jackson a fait la description minutieuse de l'exemplaire provenant de la bibliothèque Gaignat et qui fait partie de celle de George III, réunie au British Muséum. Les caractères de ce volume sont plus grands et plus distinctement taillés que ceux de la Biblia pauperum, ce qui en rend la lecture assez facile, malgré les abréviations. Quelques-uns des dessins sont fort médiocres, mais d'autres révèlent une habileté véritable; on y reconnaît plus de vigueur et de sentiment que dans les autres ouvrages xylographiques, et, pour l'expression et le caractère, ils sont supérieurs à ceux de la Biblia pauperum, lesquels présentent, en revanche, une plus grande connaissance du mécanisme de l'art. Bien que certaines figures offrent une ressemblance marquée avec d'autres du même genre de la Biblia pauperum, on ne pense pas que les dessins de ces deux ouvrages aient été effectués par les mêmes personnes. Diverses circonstances ont amené M. Jackson a conjecturer que les dessins de Y Apocalypse pouvaient être l'œuvre d'un artiste grec. Quant k l'impression, quoique l'encre soit plus claire, qu'elle ait moins de corps et qu'elle ressemble a une sépia grisâtre, elle est mieux réussie dans cet ouvrage que dans le précédent.
L'exemplaire payé 330 francs en 1798, à la vente du cardinal de Brienne, s'est vendu depuis plusieurs fois en Angleterre, savoir : 91 livres sterling, Stow Collection, en janvier 1849, et 160 livres, John Dunn Gardner, " en 1854, pour le British Muséum; celui de Mac-Carthy (725 -francs), vendu 45 liv. st. (Lang) en 182S, a été ensuite revendu 52 liv. 10 sh. k M. Frank Hall Standish (aujourd'hui chez M. le duc d'Aumale). D'autres exemplaires ont été vendus : 2,960 francs (Barrow) en 1855; 6,000 francs (Beazzi) et dernièrement 1,000 florins (2,250 fr.) à M. Heerdigen, à Nuremberg.
3° Cantica canlicorum, sine historia velprovidentia beats Virginis Marix ex Cantico canlicorum (pet. in-tol.). Ce volume est composé de 10 feuillets imprimés d'un seul côté. Chaque feuillet renferme deux sujets superposés, expliqués par des versets latins en lettres gothiques sur des rouleaux déployés qui sont représentés sur les planches. Selon Heineken, il existe deux éditions exécutées avec des bois différents, mais d'après les mêmes dessins. Il regarde comme faite en Allemagne l'édition dont le texte est fautif et qui, pour cette raison, lui paraît la première, et il pense que l'édition plus correcte a pu être exécutée en Hollande. C'est à celle-ci que les bibliographes donnent généralement la priorité.
Les figures de femmes placées dans ce livre présentent une singulière uniformité; l'expression et les draperies varient à peine, mais les attitudes sont aisées et gracieuses. L'art s'y montre à un degré plus avance que dans l'ouvrage précédent ; des plantes, des arbres, des an.ma.ux sont traités avec un certain goût. La supériorité de ce travail sur des productions d'une époque plus récente a fait attribuer ces planches k un artiste de la Souabe ou de l'Alsace. Une grande ressemblance s'y révèle avec le siyle de Martin Schœn ou Schœngauer, un des plus anciens graveurs de l' Allemagne, d'où l'on peut conjecturer que cet ai tiste a étudié et pris pour modèle les figures des Cantica canticorum.
M. Berjeau a donné à Londres, eu 1S59, une édition fac-similé de l'exemplaire qui a appartenu a Scriverius et qui fait aujourd'hui partie du British Muséum. Dans une savante introduction, l'éditeur donne d'abord le texte avec les abréviations, et en regard celui de la Vulgate, puis une traduction anglaise et française. II signale avec soin les variations que l'on remarque entre la première édition du Livre des Cantiques et les imitations grossières dont il a été l'objet. L'édition originale s'est vendue 200 florins (Crevenna), 1S2 florins (Verdussen), 590 francs (Brienne-Laire), 25 livres sterling (Heber).
Lambinet {Origine de l'imprimerie) a confondu les Cantica canticorum avec un autre livre du même genre, connu sous le titre de Historia beutw Maris Virginis, production xylographique en 16 feuillets petit in-folio, contenant des images entremêlées d'inscriptions, impr.més d'un seul côté. La Bibliothèque nationale possède une édition de ce livre entièrement sur buis, mais on en signale une autre édition dont le texte esc imprimé en caractères mobiles. LWs exemplaires de cet ouvrage se sont vendus 352 francs (Gaignat); 1,560 francs (Mac-Carthy), pour la Bibliotha-
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que nationale; 1,255 francs, double de la bibliothèque de Munich, en 1858, pour la bibliothèque impériale de Saint-Pétersbourg.
40 Ars moriendi. Ce livre rarissime, exécuté avec des planches de bois, consiste en 24 feuillets imprimés d'un seul côté, dont s pour lu préface, H pour les ligures et autant pour 1 explication. Chaque feuillet est marqué dune lettre de l'alphabet; les figures, aussi grossièrement gravées que le texte, représentent les tentations des agonisants. Les lettres capitales sont ornées comme dans les .manuscrits, et l'écriture ressemble à celle du XI vc siècle. Voici en quelques mots le sujet de 1 ouvrage : Un chrétien est sur le point de rendre le dernier soupir: ses parents et ses amis sont autour de son ht de mort. Satan arrive à ce moment suprême et, par ses artifices il essaye d'ébranler la foi du moribond ; mais' de son côté, un ange suggère à celui ci de' bonnes inspirations et raffermit sa foi ébranlée. Un dialogue s'établit entre l'ange et Satan, discutant tour à tour sur la foi, l'espérance, la patience, l'orgueil et l'amour des richesses. Lorsque Satan a. exposé sa doctrine, l'ange s'applique à la réfuter, et il le fait victorieusement. Les deux interlocuteurs citent à l'envi la Bible, les Pères et les philosophes. Ce texte diirère presque entièrement de YArs moriendi attribué à Matthieu de Crucovie, lequel est un recueil de prières et de méditations.
Le Manuel du libraire entre au sujet de cet ouvrage dans des détails étendus; il distingue sept éditions latines et plusieurs éditions allemandes. Elles sont presque toutes du format petit in-folio. Il mentionne l'édition d'une version française sous le titre de Lart au marier et celle d'une version hollandaise pour lesquelles on s'est servi des planches d'une édition latine. Des exemplaires latins se sont vendus 1,610 francs (La Vallière), 1,280 francs (Camus de Lunare), 1,050 francs (Renouard), en 1855.
50 Ars memorandi notabilis per figuras Evangelistarum, petit in-folio de 30 planches gravées sur bois, dont 15 de figures et 15 do texte, imprimées d'un seul côté. Les figures représentent les attributs de chaque évangéliste, c'est-à-dire un aigle, un ange, un lion et un bœuf, avec des sujets emblématiques distingués par des numéros et expliqués dans e texte, suivant les chapitres de l'évangéhste. C'est ainsi que dans la première planche de l'Evangile de saint Jean on voit un aigle tenant un luth {allusion aux noces de Ctinu) et ayant entre ses pattes un seau {allusion k la Samaritaine que Jésus trouva auprès d'un puits). Obscurité et puérilité, telles sont les qualités de cette mnémomique.
Quelques bibliographes regardent ce livre comme une des plus anciennes productions xijlograp/ugues ; u'autres pensent qu'elle n'est venue qu'après la Biblia pauperum et les Cuntica canticorum. Il y eu a deux éditions. Les dessins de l'une sont d'une exécution plus informe et d'une impression plus pâle que dans l'autre. L'exemplaire de la première édition, conservé dans la bibliothèque de Dresde, a été acheté 231 rixdales (environ 900 fr.) en 1774; un autre s'est vendu 2,750 francs (Renouard). Un exemplaire de la seconde édition, double de la bibliothèque de Munich, 725 florins (Butsch).
6" Spéculum humante salvatiouis, petit infolio de 63 feuillets imprimés d'un seul côté. Le texte est en vers rimes, d'une latinité barbare; il est partagé en 29 chapitres. On connaît quatre éditions contenant toutes les mêmes figures; deux ont un texte latin et deux un texte hollandais. Les cinq premiers feuillets, qui contiennent la préface, sont à longues lignes ; les 58 autres feuillets renferment chacun une gravure sur bois. Chaque planche est divisée en deux compartiments séparés l'un de l'autre par un pilier de forme gothique. Au bas de chaque compartiment est gravée une ligne de texte latin, indiquant le sujet de la ligure. Le texte du poëme est imprimé à deux colonnes au bas de chaque planche. Ces planches sont dans le genre de celles de la Biblia pauperum, mais elles révèlent plus de travail et témoignent plus d'habileté de la part de l'artiste. A partir de la 498 planche, on remarque dans le faire du graveur des différences qui autorisent à penser que cette partie du recueil a été exécutée par une autre main. La première planche représente la chute des anges rebelles et la création d'Eve; mais, en général, un des compartiments contient un trait de l'Ancien Testament, type d'un épisodé du Nouveau Testament, représenté dans le compartiment opposé. C'est ainsi qu'au no 17 l'apparition du Seigneur a Moïse dans le buisson ardent est la figure de l'Annonciation; n<> 82, la cuve de cuivre dans le temple de Salomon, destinée aux ablutions, est la ligure du baptême; no 31, la inanne donnée aux Israélites dans le désort est la figure de l'eucharistie ; nû 53, la descente de Jésus dans les limbes pour en retirer les patriarches correspond à lasortie de l'Egypte dos enfants d'Israiil. Parmi ces sujets empruntés à la Bible ou aux livres apocryphes, il s'en trouve deux ou trois pris «ans l'histoire profane, tels que Sémiramis contemplant les jardins suspendus de Babylune; la Sibylle et Auguste; Codrus, roi d'Athènes, se livrant à la mort afin d'assurer la victoire k son peuple.
Il y a une édition latine dont le texte comme les hgures est gravé sur bois ; mais il y en a
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une autre dont le tekte, dans 43 feuillets, est imprimé en caractères mobiles. Dans ces feuillets, le texte est d'une teinte plus foncée que les figures. Un exemplaire de ta première édition s'est vendu 1,600 francs (La Vallière) ; des exemplaires de la seconde, 1,600 francs (Gaignat) , 1,320 francs (Mac-Carthy) , 315 livres sterling (Willett).
Lesclabard, calligraphe très-habile k imiter les anciennes impressions et les gravures sur bois, a exécuté k Paris, vers 1780, plusieurs copies à la plume de ce monument xylograplaque, dont l'exact fac-similé a été publié k Londres en 1860 par M. Berjeau, en 63 planches petit in-folio.
70 Emidkrist ou Liber de Anlichristo, in-folio de 27 feuillets imprimés d'un seul côté avec de l'encre en détrempe. Ce livre est au moins aussi ancien que l'Ars moriendi. Le texte en allemand est gravé en bois aussi bien que les figui es. La description qu'Heineken donne de ce livre précieux porte le nombre des planches a 39, parce qu'on y a compris un autre ouvrage du même genre en 12 planches, avec le texte allemand, qui faisait partie de l'exemplaire décrit. Cet ouvrage est celui des Quinze signes précédant le jour du jugement dernier. Hmneken décrit une autre édition de Y Emidkrist, qui forme un seul cahier de 19 feuillets. Dans une troisième édition, les gravures sont copiées^ en sens contraire et imprimées des deux côt^s du papier, ainsi que le texte, qui est en lettres de fonte.
8° Die Kunst Cyromantia (\'Art de la chiromancie) , par le docteur Hartlieb , en allemand. Ce livre, très-rare, consiste en 27 feuillets in-folio de texte et figures, exécutés avec des planches de bois. Il paraît qu'il a été gravé à Aug.bourg par Georges Schapff vers lu fin du xve siècle. Les figures représentent des hommes pendus, assassinés ou arrosés d'une pluie d'or, etc., le tout conformément aux pronostics tirés de la longueur et de la forme des lignes de la main. Un exemplaire a été payé 124 liv. st. 19 sh. (3,123 fr. 75) [Christiej, à Londres, en 1815, pour lord Spencer.
9» Exercitium super Pater noster ou Paraphrase de l'Oraison dominicale (in-fol.). Cet opuscule, très-rare et très-précieux, est regardé comme un des plus anciens monuments xylogruphigues. Il consiste en jo planches gravées en bois et imprimées d'un seul côté, avec une courte explication placée au-dessus de chaque planche.
10° Zeitglocldein ou Petite horloge, en allemand. Cet ouvrage est composé de 16 feuillets; les 14 premiers renferment 28 figures, les 2 derniers n'offrent que du texte. Presque tous les sujets sont empruntés à l'histoire de la Passion. Dès le premier feuillet, on voit l'Enfant Jésus tenant un marteau pour frapper les heures sur une cloche suspendue près de lui. Un exemplaire de ce livre se trouve dans la bibliothèque de Bamberg.
il» Mirabilia Bornai, sorte de guide du voyageur k Rome, en allemand. Ce livre, exécuté en planches de bois, vers l'année 1480, contient en tout 92 feuillets petit in^o, imprimés des deux côtés. Les pages qui'sont entières portent 20 lignes, mais sont en général inégales entre elles, ainsi que les lignes et les lettres elles-mêmes. Un exemplaire se trouvait kla fin de l'année 185G chez M. Hess, libraire à Elwangen, qui l'a cédé à M. Asher, libraire à Berlin, au prix de 400 thalers de Prusse (1,400 fr.).
120 Planetenbuch ou le Lioredes planètes, livre de 6 feuillets in-40, imprimés des deux côtés, à l'exception du premier et du dernier. Chaque page contient dans sa partie supérieure douze vers allemands rimes et audessous une grande figure sur bois. On en signale deux éditions. L'exemplaire porté à 39 liv. st. (Libri, 1859) est annoncé comme unique.
130 Beicht Spiegel ou le Miroir de la pénitence, en allemand, petit in-40 de 8 feuillets ou 16 pages, sans chiffres, ni réclames, ni signatures. On n'en connaît qu'un seul exemplaire, qui a successivement appartenu au baron de Stengel à Bamberg, au docteur KJoss à Francfort, au docteur Butler k Sluewsbury, enfin -au baron de Westreneu de Tiellandt, qui a légué sa collection k la bibliothèque royale de La Haye.
Après les livres d'images, on commença à graver, sur des planches de bois fixes, un livre de grammaire en usage dans les écoles et conuu sous le nom de JJonai, parce qu'on le regardait comme un abrégé d'un traité d'iElius Donatus, célèbre grammairien huiu du ive siècle. On ne peut dire au juste quel est le pays où ces nouveaux essais prirent naissance. 11 est probable qu'ils eurent lieu presque simultanément en Hollande, en Allemagne et eu Belgique. La Bibliothèque nationale, qui passe pour la bibliothèque de l'Europe la plus riche en monuments de ce genre, possède deux planches de bois faisant partie d'un Vouât dont les lettres soûl sculptées en relief et à rebours. Ces deux planches ont été achetées en Allemagne par Foucault, conseiller d'Etut sous Louis XIV. Elles appartinrent successivement au président de Maisons, k Du Fay, k Morand et au duc de La Vallière.
La première planche, de format in-40, porte en bas la signature C et renferme vingt lignes en caractères gothiques assez gros. Les
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points et les deux points sont carrés, les I surmontés tantôt d'un accent grave, tantôt d'un demi-cercle. Les points d'interrogation ont la forme d'un C renversé, au-dessous duquel se trouve un point en étoile.
La deuxième planche a été évidemment sciée par le bas. Elle n'est composée que de seize lignes. Les caractères sonx plus gros et plus nets que dans la première planche ; les abréviations, plus rares, ont une forme différente. Les lignes sont moins longues et les I surmontés d'un simple trait.
On mentionne aussi, avec le Donat, le petit vocabulaire désigné sous le nom de Calholicon, qui fut imprimé en même temps que cette grammaire sur des planches en bois jusqu'à la fin du xve siècle.
Quelques-uns des monuments xylographiques du xvte siècle, parvenus jusqu'à nous, nous offrent des modèles accomplis de l'art. Les plus grands maîtres, Albert Durer et Holbein, ne dédaignèrent pas ce moyen de manifester leur pensée. La Danse des morts est l'un des plus beaux monuments xylographiques qui nous aient été légués par la Renaissance, et il semble, dit M. Ferdinand Denis, que l'artiste, k l'heure où il comprenait le mieux l'immense popularité que son œuvre allait acquérir, ait redoublé de génie pour inspirer aux nations une crainte salutaire, un dédain absolu des choses mondaines.
La France ne resta pas en arrière de l'Allemagne et de la Hollande dans l'art de l'ornementation xyloyraphique. A partir de 1470, où Ulric Ger'mg publia les Epitres de Gasparin de Bergame, premier livre imprimé à Paris, jusqu'au début du xvie siècle, on vit se succéder en ce genre des hommes d'un talent éminen t et d'un goût éprouvé. Antoine Vérard, Kerver, Simon Vostie, Philippe Pigouchet, Geoffroy Tory publièrent des ouvrages de la plus élégante exécution. Pigouchet n'a pas eu de rivai pour ses livres d'heures ornés dWcadrements gravés sur bois. Cet artiste avait tellement conscience de sa supériorité, qu'il vante à la fin de ses livres l'élégance de ses impressions. Geoffroy Tory dépassa tous ses devanciers par la perfection qu'il apporta û la gravure sur bois. Dans un livre intitulé Champ (leur y, cet artiste indiqua les proportions exactes que doivent avoir les lettres romaines, et il réforma l'orthographe.
XYLOÏDE adj. (ksi-lo-i-de- — du préf.
xulo, et du gr. eidos, aspect.). Hist. nat. Qui ressemble k du bois : Opale xyloïdk.
XYLOÏDINEs. f. (ksi-lo-i-di-ne — raà.xyloïde). Chim. Précipité blanc, soluble dans l'alcool, ci-istallisable,s'enflanimant k la température de 186» et brûlant avec vivacité sans résidu, que l'on obtient en faisant réagir l'acide azotique sur les matières végétales.
XYLOÏDIQUE adj. (ksi-lo-i-di-ke — rad.
xyloïde). Archit. S'est dit d'un genre d'architecture qui se serait bornée aux constructions en bois, et d'où serait dérivée l'architecture gothique.
XYLOLÂTRE s. m. (ksi-lo-lâ-tre — du préf. xylo, et du gr, latreuô, j'adore). Hist. rclig. Adorateur d'idoles de bois.
XYLOLÂTBIE s. f. (ksi-lo-là-tri — du.
préf. xylo, et de latrie). Hist. relig. Idolâtrie des xylolàtres.
XYLOLÂTRIQUB adj. (ksi-lo-Jâ-tri-ke).
Hist. relig. Qui a rapport k la xylolàtne :
Culte XYLOLÂTR1QVJK.
XYLOL1THE s. f. (ksi-lo-li-te — du préf. xylo, et du gr. lilhos, pierre). Miner. Bois pétrifié.
XYLOLOGIB s. f, (ksi-lo-lo-jl — du préf. xylo, et du gr. logos). Traité des bois employés dans les arts.
XYLOLOGIQUE adj. (ksi-lo-io-ji-ke). Qui a rapport à. la xylologie : Etudes xylologiques.
XYLOMACÉ, ÉE adj. (ksi-Io-ma-sô— rad.
xylome). Bot. Qui ressemble k un xylome. il On dit aussi xylomis, éë.
XYLOMANCIE s. f. (ksi-lo-man-s! — du préf. xylo, et du gr. manieia, divination). Divination qui se pratiquait par l'observation des morceaux de bois qu'on rencontrait sur son chemin.
XYLOME s. m. (ksi-lo-me — du -prêt, xylo, et du gr, omos, semblable). Bot. Genre de champignons ligneux.
XYLOMÈLE s. m. (ksi-lo-mè-le — du préf. xylo, et du gr. melon, fruit). Bot. Genre d arbres , de la famille des protéucées, tribu des grevillées, dont l'espèce type habite l'Australie.
XYLOM1TE s. m. (ksi-lo-mite — du gr.
xulon, bois). Bot. Geure de végétaux fossiles.
XYLOMYCE adj. (ksi-lo-mi-se — du préf.
xylo, et du gr. mukês, champignon). Bot. Se dit des champignons qui croissent sur le bois.
XYLOMYZON s. m. (ksi-lo-mi-zon — du pref. xylo, et du gr. muzo, je suce). Bot. Genre de champignons, du groupe des polypores.
XYLON s. m. (ksi-loa — du gr, xulon, bois, coton). Ancien nom du genre cotonnier.
XYLONÉME s. m, (ksi-lo-nè-me — du préf.
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xylo,at du gr. nemô, j'habite). Entora. Genre d insectes coléoptères tétramères, de la tribu des lyctides, dont l'espèce type se trouve en Suède.
XYLONIQUE s. m. (ksi-lo-ni-ke). Entom.
Genre d'insectes coléoptères pentamères,de la famille des lamellicornes, tribu des scarabées phyllophages, comprenant deux espèces, qui habitent l'Australie.
XYLONOME s. m. (ksi-lo-no-me — du préf. xylo, et du gr. nomos, pâture). Entom. Genre d'insectes hyménoptères térébrants, de la famille des ichneumoniens, comprenant plusieurs espèces, qui habitent l'Europe.
XYLOPALE s. f. (ksi-lo-pa-le — du préf. xylo, et de opale). Miner. Bois pétrifié, de la nature des silex résinites.
XYLOPHAGE adi. (ksi-lo-fa-je — du préf.
xylo, et du gr. phagô, je mange). Qui se nourrit de bois ou de matières ligneuses : Les insectes xylophtagks vivent aux dépens du bois, dans l'intérieur des arbres. (E. Robert.) Les crustacés offrent un certain nombre d'espèces xylophagks. (L. Laurent.)
— Entom. Genre d'insectes diptères, de la famille des notacanihes , comprenant deux espèces qui habitent la France et l'Allemagne: Les XYLOPHAGliS ont iecorpsèlroit. (E. DeMnarest.) Les larves des xylophages vivent dans le tronc des arbres pourris. (H. Lucas.)
— s. m, pi. Famille d'insectes coléoptères tétramères, comprenant des genres qui se nourrissent de matières ligneuses : Les xylophages se rencontrent dans toutes tes parties du monde. (H. Lucas.) Il Syn. de i.onoicornes ou lignivorës, autre famille de coléoptères tétramères, qui a pour type le genre capricorne ou cérambyx.
— Encycl. Zool. Pris dans son acception la plus large et la plus conforme k l'étymologie, ce terme sert k désigner tous les animaux qui mangent du bois. On peut donc trouver des xylophayes dans' les groupes les plus divers, L'homme lui-même, etra essentiellement omnivore, rentre jusqu'à un certain point dans cette catégorie, en ce qu'il se nourrit quelquefois des jeunes pousses des urbres, mais tant qu'elles ont encore une consistance assez tendre pour fournir un aliment agréable. C'est ainsi que les ancisns appelaient hylophages (synonyme de xylophages) les habitants de certaines contrées de l'Ethiopie, qui Se soumettaient k ce régime. En général, les animaux xylophayes peuvent se diviser suivant qu'ils mangent les couches ligueuses ou corticales, vivantes ou mortes.
Parmi les mammifères, on remarque surtout les rongeurs (lièvre, lapin, rat, castor) , qui rongent I'écorce dés arbres et même les couches extérieures du bois, et les ruminants (chèvre, cerf, bceuf), ainsi que les pachydermes (éléphant, chevaux), qui broutent les bourgeons et les jeunes pousses, même lorsque celles-ci sont passées k l'état ligneux. Parmi les oiseaux, il faut signaler les grimpeurs, et particulièrement tes pics, qui consomment quelquefois de menus fragments de bois, unis qui sont loin d'en faire leur régime' exclusif. Quelques mollusques rongent les bois, dans lesquels ils se creusent des galeries; on sait que le taret a acquis k cet égard une fâcheuse célébrité. On pourrait citer encore quelques crustacés, munis de mandibules assez puissantes pour pouvoir attaquer les substances ligneuses.
Mais c'est surtout dans la classe des insectes que nous trouvons le plus grand nombre d'espèces xylophages.V o\ci, par ordre de familles, une éuumeraiion de genres incomplète, mais qui p« ut donner une idée suffisante du sujet. Coléoptères. Slernoxes: bupreste, taupin, mélasis. Terediles .• limexjlon, hylécete. Lamellicornes : lucane, tarandus, synodeudrou. Curculionites : rhyneole, cosson. Xylophages : hylurgue, scolyte, bosuiche, platype, apate, broute, trogoaite, hylrsine, Lonyicornes : ergate, œgosome, liaminaticlière, prione, aromie, usiynome, moloi-que, ciytus.uallidie, cérambyx, saperde. — Hyménoptères : sirex, xyloeope. — Lkpidoptkuiis : cossus, sésie. — Nbvroptekus : termite. — Ûiptbkks- : xylopluijje, etc. Ou remarquera que le mot xylopluige s'applique ici, en un sens plus restreint, k une famille , de coléoptères et même k un genre de diptères.
Les xylophages, avons-nous dit, ne vivent pas tous de la môme manière aux dépens des substances ligueuses ; les uns attaquent le bois, les autres i'écorce; les uns se nourrissent des tissus vivants, les autres des tissus morts. D'autres encore ne mangent pas précisément le bois, mais se contentent d'y creuser des galeries, soit pour y déposer leurs œufs, soit pour d'autres motifs encore inconnus. < Les larves xylophages, dit M. E. Robert, sont aux végétaux ce que d'autres parasites sont au corps des animaux : las unes, qui ne se nourrissent que Je sucs séveux, peuvent être comparées aux eniozouires; les autres, qui n'arrivent qu'après la mort complète du végétal, peuvent être assimilées aux larves des mouches qui ne se plaisent que duos les matières animales en putréfaction. •
Suivant leur manière de vivre, les insectes xylophages ou leurs larves peuvent être très-nuisibles ou, au contraire, utiles à J'a-
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-griculture et à l'économie domestique. C'est naturellement dans les forêts que les ravages de ces insectes ont été plus particulièrement observés. Malheureusement, on ne connaît pas de moyen réellement pratique pour s'opposer aux dégâts de ces insectes et surtout de leurs larves, qui, étant d'ailleurs cachées dans l'intérieur des tissus, sont abritées ainsi contre les vicissitudes atmosphériques, et en particulier contre les grands froids, ainsi que contre leurs ennemis, les • oiseaux et autres animaux insectivores. Les forestiers ont nénnmoins proposé certains moyens préservatifs ou curatifs, que voici : On recommande d'abord de maintenir les forêts dans le meilleur état possible de végétation. En effet, les insectes xylophages, ceux même qui mangent le bois vivant, ne s'attaquent guère qu'aux arbres déjà malades ou soutirants, où ils ne sont pas gênés par une surabondance de sève. On conseille aussi d'extraire entièrement les souches inutiles à la reproduction, qui sont le refuge de nombreuses espèces nuisibles; d'enlever promptement les bois exploités ou les arbres abattus par le vent, ainsi que tons les sujets morts ou dépérissants; d'écorcerentièrement les arbres résineux aussitôt après l'exploitation, ou tout au moins d'enlever avec la cognée des lanières longitudinales d'écorce sur les sujets abattus ; enfin, de cultiver peu profondément les terres légères.
Toutefois, il se rencontrera bien souvent des circonstances particulières à considérer, pour savoir si l'on doit exploiter immédiatement les bois attaqués par les xylophages, ou bien différer plus ou inoins cette exploitation. Ceci est du domaine de l'art forestier et nous mènerait trop loin. Dans tous les cas, dès que les bois infestés sont abattus, il faut les écorcer et les débiter aussitôt, soit par le sciage, soit par la fente, puis les exposer à l'air et au soleil sur les places découvertes, et ne les mettre en piles que lorsqu'ils sont complètement desséchés. Le flottage ou la simple immersion dans l'eau ayant pour effet de dissoudre et d'entraîner les principes fermentescibles du bois, on fera bien de recourir, quand on le pourra, il l'un de ces deux moyens.
— Entom. Les xylophages sont caractérisés par une tête sans prolongement ni saillie en forme de trompe; des antennes courtes, insérées au devant des yeux; des pulpes courtes, presque filiformes, les maxillaires ordinairement un peu plus longues que les labiales; le labre allongé, un peu dilaté en cœur à son extrémité; les tarses ordinairement de quatre articles. Ces insectes sont généralement de petite taille; la plupart d'entre eux,- comme l'indique leur nom, vivent dans le bois. Leurs larves attaquent souvent les arbres, qu'elles creusent et sillonnent dans tous les sens, en faisant ordinairement entre l'écoree et l'aubier leurs galeries, dont les formes varient suivant les espèces. Elles se métamorphosent en nymphes dans l'intérieur même du bois. Dès que celles-ci sont écloses, l'insecte parfait qui en sort abandonne son ancienne demeuie, et la femelle n'y revient que pour y déposer ses œufs. Quelques espèces vivant dans les champignons, notamment dans les bolets, qu'elles rongent, et dont elles hâtent ainsi la décomposition. D'autres se rencontrent dans les fourmilières et vivent en société avec leurs habitants, sans qu'on sache bien quelles sont les matières dont elles se nourrissent. Leurs espèces sont répandues dans toutes les parties du globe.
XYLOFHAGIEs. f. (ksi-lo-fa-jl — du préf. xylo, et du gr. phago, je mange). Zool. Régime des animaux qui se nourrissent de bois ou de matières ligueuses : La xïlophagie ne peut fournir aucune note caractéristique dans tout le type des vertébrés. (L. Laurent.)
XYLOPHAGIEN, IENNE adj. (ksi-lo-faji-ain, i-è-ne — rad. xytopkage). Eniom. Qui ressemble ou qui se rapporte au genre xylophage.
— s. m. pi. Tribu d'insectes diptères, delà famille des noiaeanib.es, ayant pour type le genre xylophage.
XYLOPHANE (s. m. {ksi-lo-fa-ne — du prêt', xylo, buis, et du gr. phanos, brillant). Eniom. Genre d'insectes "lépidoptères crépusculaires.
XYLOPHASIE s. f. (ksi-lo-fa-zî — du préf. xylo, et du gr. phasis, apparition). Entom. Genre d'insectes lépidoptères nocturnes, de la tribu des apamides, comprenant une dizaine d'espèces, qui habitent l'Europe.
— Encycl. Les xylopkasies, réunies autrefois aux lupérines, sont caractérisées surtout par des antennes simples à l'œil nu chez les deux sexes; des palpes ascendantes; un corselet robuste, carré; un abdomen long, triangulaire ; clés aiies supérieures allongées, avec la frange fortement dentée. Les chenilles rongent les racines des plantes, où elles se creusent souvent des galeries; elfes en sortent pour se transformer en chrysalides renfermées dans ces coques de terre agglutinée. La xylophasie poiyodon a une envergure de 0"i,05 à 0»i,oe ; elle a le corps bunâtre, avec les uiles antérieures brun ro ussàtre, taché de noir, et les postérieures plus paies. Cette espèce est commuée dans
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toute l'Europe. Quelques autres se trouvent aux environs de Paris.
XYLOPHILE adj. (ksi-lo-fi-le — du préf.
xylo, et du gr. philos, qui aime). Zool. Qui vit dans Je bois.
— s. m. Entom. Genre d'insectes coléoptères hétéromères, de la famille des trachélides, comprenant une douzaine d'espèces, qui habitent l'Europe et l'Amérique du Nord, il Syn. de xylmque, autre genre d'insectes coléoptères.
— s. m. pi. Groupe de scarabéides, comprenant ceux qui vivent dans le bois pourri.
XYLOPHONE s. m. (ksi-l,o-fo-ne — du préf. xylo, et du gr. phôiiê, voix). Mus. Instrument formé de touches en bois de sapin, reposant sur des coussinets de paille, et qu'on frappe avec une baguette.
XYLOPHORE s. m. (ksi-lo-fo-re — du préf. xylo, et du gr. plioros, qui porte). Prêtre juif chargé d'entretenir le feu sacré.
XYLOPHORIE s. f. (ksi-lo-fo-rî — du préf. xylo, et du gr. pherd, je porte). Antiq. Nom donné par les écrivains grecs à une fête pondant laquelle les Hébreux apportaient dans le temple le bois destiné aux sacrifices.
— Encycl. La Bible ne nous parle point de cette fête; mais Josèphe en fuit mention, et 1 on croit qu'elle n'e fut instituée que vers les derniers temps de la nation hébraïque, c'est-k-dire au moment de la corruption dés mœurs et de la religion.
A cette époque, les prêtres et les lévites n ayant plus de serviteurs pour préparer et apporter le-bois nécessaire aux sacrifices ont pu et dû avoir recours aux populations Alors il a fallu inventer et créer une fête religieuse pour habituer le peuple à offrir de bonne volonté ce qu'il eût peut-être refusé, si on ne lui eut fait croire qu'il obéissait à Dieu.
Cette provision de bois avait lieu à la fin de juillet ou au commencement d'août. On préparait soigneusement le bois destiné aux autels; on le nettoyait, on n'y laissait ni pourriture ni rien de vermoulu.
XYLOPHTHORE s. m. (ksi-lo-fto-re — du
préf. xylo, et du gr. phtheirà, je détruis). Entom. Genre d'insectes coléoptères, de la famille des charançons, tribu des colydiens, comprenant trois ou quatre espèces, qui habitent les Etats-Unis.
XYLOPHYLLE s. m. (ksi-lo-fi-le — du préf. xylon, et du gr. phullon, feuille). Bot. Syn. de phyllanthe, genre d'euphorbiacées.
— Encycl. Les xylophylles sont des arbrisseaux à rameaux plans, dilatés en forme de feuilles, alternes, dentés, naissant à l'aisselle d'une écaille carénée, ennainanie, qui n'est autre qu'une feuille rudimentaire; les fleurs, hermaphrodites, présentent unpérianthe coloré, à cinq divisions; cinq étamines; un ovaire surmonté d'un style terminé par des stigmates bifides; le fruit est une capsule composée de trois coques, dont chacune renferme deux graines. Ce genre comprend une dizaine d'espèces, toutes exotiques et dont quelques-unes sont cultivées dans nos serres, moins pour leur mérite ornementai que pour leur mode bizarre de végétation. Nous citerons particulièrement le xylopUylie falqué, originaire des îles Lueayes ou Bahama et dont les rameaux foliiformes, recourbés comme un fer de faux, portent de petits bouquets de fleurs d'un rouge vif.
XYLoPICRON s. m. (ksi-lo-pi-kron — du Prêt, xylo, et du gr. pikros, amer). Bot. Syn. de xylopie, genre d'anonacées.
XYLOPIE s. f. (ksi-lo-pî — du gr. xulon, bois). Bot. Genre d'arbrisseaux, de la famille des anoiiacêes, type de la tribu des xylcipiées, comprenant une douzaine d'espèces, qui croissent dans l'Amérique tropicale: Le bais de* xylopies est très-amer. (P, Duchartre.)
— Encycl. Les xylopies sont des arbres ou des arbrisseaux, à rameaux le plus souvent distiques, portant des feuilles alternes, oblongues, aiguës, entières, sur des pétioles courts et articulés; à fleurs groupées sur de courts pédoncules axillaires; le fruit se compose de quelques^ baies sèches, ovoïdes, a graines munies d'un arille spongieux. Ce genre renferme une dizaine d'espèces, répandues dans l'Amérique tropicale. Toutes leurs parties possèdent une saveur aromatique acre et presque poivrée. La plupart de ces végétaux ont des fruits alimentaires ou servent à des usages industriels. Quelques-uns sont cultivés dans nos serres' chaudes ; ils demandent une terre meuble et substantielle et se multiplient de graines semées sur couche chaude ou de boutures étouffées.
La xylopie soyeuse est un arbre de S à 10 mètres, a rameaux couverts d'un duvet roussâtre, portant des feuilles lisses en dessus et soyeuses en dessous. Elle croît au Brésil, notamment dans les forêts vierges de la province de Rio-Janeiro. Son écorce, filandreuse et tenace, sert à faire des câbles et des cordages. Son fruit a l'odeur et le goût du poivre ; il pourrait remplacer avantageusement cette substance comme épice et donner lieu à. un commerce assez important. Malheureusement, cette espèce devient de plus en plus rare daus le pays.
La xylopie glabre se distingue de la précédente par sa taille plus élevée, ses rameaux et ses feuilles glabres et lisses. Elle croît à
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la Jamaïque et aux Barbâdes, sur tes montagnes. ■ Le bois, l'écoree et les fruits de cet arbre ont un goût amer très-agréable et qui ressemble un peu a celui des pépins d'orange. Fraîchement cueillis, ils sont agréables au goût et salutaires à l'estomac; l'amertume de toutes lt>s parties de cpt arbre se transmet facilement, une poignée de copeaux de ce bois, plongée dans l'eau pendant un instant, lui communique un goût très-amer.
L'amertume des fruits de la xytopie glabre n'empêche pas les pigeons sauvages d'en faire leur nourriture; ils donnent même à leur chair un goût particulier, iégèrement amer, qui la fait rechercher. On emploie avec avantage la décoction de la xylopie glabre pour calmer la colique et remédier à la perte d'appétit due à'un mauvais état de l'estomac.
Le bois de cet arbre, à cause de son amertume, est à l'abri des attaques des insectes. On pourrait donc l'employer uLilement pour faire des meubles, des caisses, des objets d'art ou d'industrie que l'on voudrait soustraire à cette cause de destruction. Mais il faut éviter de renfermer dans ces caisses des objets, tels que du sucre, qui pourraient en contracter une saveur très-auière. On a remarqué que les ouvriers qui travaillent ce bois ont dans la bouche un goût d'amertume insupportable. En un mot, les qualités de ce bois peuvent, suivant les circonstances , offrir des avantages ou des inconvénients.
La xylopie frutescente est un petit arbrisseau, à feuilles d'un vert clair en dessus, cendrées en dessous. Elle croît au Brésil et à la Guyane. Le bois, l'écoree et les feuilles de cette espèce sont très-aromatiques et ont une saveur piquante. Les fruits et les graines ont un goût acre et une odeur de térébenthine due à ia présence d'une huile essentielle très-abondante; ils sont stimulants. On ne les emploie que comme condiment. L'écoree sert à fabriquer des cordages.
Nous citerons encore la xylopie à grandes fleurs, dont les fruits, appelés dans le pays paçova, servent comme condiment et comme médicament ; la xylopie à larges feuilles, dont les fruits passent, parmi les indigènes, pour un excellent fébrifuge; les xylopies acuminée et prinoïde, dont les graines noires ont une odeur fétide, due à la présence d'une huile essentielle plus active que dans les autres espèces.
XYLOPIE, ÉE adj. (ksi-lo-pi-é — rad. xylopie). Bot. Qui ressemble ou qui se rapporte à la xylopie.
— s. f. pi. Tribu de la famille des anonacées, ayant pour type le genre xylopie.
XYLOPLEURE s. m. (ksi-lo-pteu-re — du préf. xylo, et du gr. pleuron, côté). Bot.
Syn. d'ŒNOTHÈRE OU ONAGRAIRB.
XYLOPODE s. m. (ksi-io-po-de — du préf. xylo, et du gr. pous, pied). Entom. Genre d'insectes lépidoptères nocturnes, de la tribu des platyomydes, comprenant une douzaine d'espèces, qui habitent, pour la plupart, le midi de l'Europe.
— Encycl. Les xylopodes sont caractérisés par des antennes simples chez les deux sexes ; des palpes cylindriques, presque droites ; une trompe épaisse; le corps gros et court; les aiies antérieures larges, courtes, avec ia côte très-arquée vers son milieu. Les chenilles sont fusiformes, effilées, verruqueuses, de couleurs claires. Quand elles marchent, leurs mouvements sont, très-vifs. Elles se tiennent cachées dans des toiles à la surface des feuilles, et se transforment en chrysalides dans des coques revêtues de mousse ou de débris de feuilles sèches. La plupart des espèces de ce genre habitent l'Europe méridionale. Les xylopodes pariane et de Fabricius se trouvent, à l'automne, dans toute l'Europe et ne sont pas rares dans les environs de Paris ; elles vivent sur les orties.
XYLOPOLIS, ville de la Macédoine, dans la Aiyydonie; elle tirait son nom de ses maisons, toutes construites en bois.
XYLORGANON s. m. (ksi-lor-ga-non — du pré . xylo, et du gr. organon, instrument). Ane. mus. Cylindre de métal qu'on frappait avec des morceaux de bois.
XYLORHIZE s. m. (ksi-lo-ri-ze — du préf. xylo, et du gr. rhisa, racine). Entom'. Genre d insectes coléoptères tétramères, de la famille des lomjieornes, tribu des lamiaires, dont l'espèce type vit au Bengale.
— s. f. Bot. Genre de plantes, de la famille des composées, comprenant deux espèces, qui croissent dans l'Amérique du Nord.
XYLORYCTE s. m. (kli-lo-ri-kte — du prêt, xylo, et du gr.. oruklêr, fouisseur). Entom. Genre d'insectes coléoptères pentainères, de la famille des lamellicornes, tribu des scarabées xylophiles, comprenant quatre espèces, qui habitent l'Amérique.
XYLOSME s. m. (ksi-lo-sme — du préf.
xylo, et du gr. osmê , odeur). Bot. Genre d'arbres, de ia famille des byxacées, tribu des liacourtiées, comprenant plusieurs espèces, qui habitent la Polynésie.
XYLOSTELLE s. f. (ksi-lo-stè-le). Entom.
Espèce u'alucite, dont ia chenille vit aux dépens des fleurs du chèvrefeuille et de la giroflée.
XYLOSTÉON s. m. (ksi-Io-sté-on). Bot.
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Section ou syn. des chèvrefeuilles, genre d'arbrisseaux.
XYLOSTROME s. m. (ksi-lo-stro-me — du préf. xylo, et du gr. strôma, tapis). Bot. Genre de champignons ligneux.
XYLOTE s. m. (ksi-lo-te — du gr. xulon, bois). Entom. Genre d'inseeces diptères , de la famille des brachystoines, tribu des syrphies, comprenant une dizaine d'espèces, qui habitent l'Europe.
XYLOTÈLE s. m. {ksi-lo-tè-le — du préf. xulon, bois; telos, mort). Entom. Genre d'insectes coléoptères tétramères, de la famille •des longicornes, tribu des lamiaires,comprenant quatre espèces, qui habitent surtout la Nouvelle-Zélande.
XYLOTÈRE s. m. (ksi-lo-tè-re — du préf. xylo, et du gr, terêo, je perce). Entom. Syn. de trémex, genre d'insectes hyménoptères.
XYLOTHÈQUEs.f. (ksi-lo-tè-ke — du préf.
xylo, et du gr. thêkê, boîte). Bot. Genre d'arbrisseaux, de la famille des bixacées, tribu des prookiées, dont l'espèce type croît dans lAfrique australe,
XYLOTOME adj. (ksi-lo-to-me — du préf.
xylo, et du gr. tome, action de couper). Zool. Qui coupe le bois.
( — s. m. Entom. Syn. de hylotomb, genre d'insectes hyménoptères.
XYLOTRÊTE s. m. (ksi-lo-trè-te — du préf. xylo, et du gr. (rad, je perce). Entom. Genre d'insectes coléoptères penlamères, de la famille des malacodermes, tribu des clairones, qui habite l'Australie.
XYLOTRIBEs. m. (ksi-lo-tri-be — du préf. xylo, ni du gr. tribô, je broie). Entom. Syn. de mésose, genre d'insectes.
XYLOTROGË adj\ (ksi-lo-tro-je — du préf. xylo, et du gr. trôgo, je troue). Zool. Qui perce le bois.
— s. m. pi. Tribu de coléoptères serricornes qui percent le bois.
XYLOTRUPE s. m. (ksi-lo-tru-pe — du préf, xylo, et du gr. trupaà, je perce). Entom. Genre d'insectes coléoptères tétramères, de la tribu des bostriehides , dont l'espèce type -vit au Brésil.
XYLOXOTRAGUE s. m. (ksi-lo-kso-tra-ghe — du préf. xylo, et du gr. oxus, perçant; tragos, bouc). Entom. Genre d'insectes coléoptères pentamères, tribu des histéroïdes, comprenant trois ou quatre espèces, qui habitent l'Europe.
XYLURGUE adj. (ksi-lur-ghe — gr. xulourgos, qui travaille le bois; de xulon, bois, et de ergon, ouvrage). Entom. Se dit des insectes qui rongent Te bots.
— s. m. Entom. Syn. de hylurgue.
XYLYLAMINE s. f. (ksi-li-la-mi-ne — de xylylique, et de aminé). Chim. Nom donr * à des bases homologues avec les beiizylamJn«.J qui résultent de l'action de l'ammoniaque sur le chlorure de xylyle.
— Encycl. V. au Supplément.
XYLYLIQUE adj. (ksi-li-li-ke — du gr.
xulon, bois; ulê, matière). Chira. Se dit d'un acide, d'un alcool et d'un phéuoi.
XYNÉC1ES s. f. pi. (ksi-né-st — gr. xunotkiu; de xun ou suit, avec, ensemble, et de oikeô, j'habite). Antiq. gr. Kête athéuit-nne, qu'on célébrait en mémoire de la réuniojj dea tribus, il Ou dit aussi métœciks.
XVN1A, ville de l'ancienne Thessalie, près du petit lac Xynias, auquel elle donnait son non».
XYNIADE s. f. (ksi-ni-a-de). Myth. gr. Nom des nymphes d'une fontaine qui était voisine de la ville de Xynia,
XYPHÈRE s. m. (ksi-fè-re). Bot. Syn.
d'AMPHtCARpÊB, genre de légumineuses.
XYRICHTHYS s. m. (ksi-ri-ktiss — du gr. xuros, rasoir; iclithus, poisson). lch'hynL Genre de poissons, de la famille des labroïdfes, . plus connu sous le nom vulgaire de rason, et comprenant d'assez nombreuses espèces, dont une vit dans la Méditerranée.
XYRIDANTHE s. m. (ksi-ri-dan-te — de xyiide, et du gr. anthos, fleur). Bot. Genre de plantes, de la famille des composées, tribu des sénécionées, dont l'espèce croit eo Australie.
XYRIDE s. f. (ksi-ri-de — du gr. xuris, glaïeul, rad. xuros, rasoir, à cause de la forme des feuilles. Le grec xuros, xuron appartient sûrement à la même famille que le sanscrit ks/iùri, ehuri, kburd, couteau, poignard, kshwd, rasoir). Bot. Genre de plantes, de la famille des iridées, comprenant environ soixante espèces, qui croissent dans les marais de l'Asie, de l'Australie et surtout de l'Amérique, il On dit aussi xyris et xyroïdes s. m.
— Encycl. Les xyrides sont des plantes vivaces, à feuilles linéaires ou ensiformes, élargies à la base, et formant une touffe radicale; du centre de celle-ci s'élève une hampo nue, terminée par un fascicule de fleurs jau nés, à périanthe double, l'extérieur herbacn, l'intérieur pétaloïde. Le fruit est une capsule renfermant un grand nombre de graines globuleuses. Les nombreuses espèces de ce genre croissent dans les marais de l'Amérique, do l'Asie et de l'Australie. Le suc des feuilles de
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la xyride de l'Inde, mélangé avec du vinaigre, est employé contre l'impétigo ; ses feuilles et ses racines bouillies dans l'huile sont préconisées contre la lèpre. En Amérique, les xyrides américaine et vagiuée servent aux. mêmes usages.
XYRIDE, ÉE adj. (ksï-ri-dé — rad. xyride). Bot. Qui ressemble ou qui se rapporte au genre xyride.
— s. f. pi. Famille de plantes monocotylédones, ayant pour type le genre xyride : La famille des xyridéës comprend des -plantes de marais. (P. Duchortre.)
— Encycl. La famille des xyridéës renferme des plantes vivaces, k rhizome libreux , k feuilles toutes radicales, ensi formes ou linéaires, élargies, engainantes et scarieuses k leur base. Les fleurs sont groupées en capitules, accompagnés de bractées imbriquées et scarieuses, a l'extrémité d'une hampe radicale, simple, nue- ou munie de deux bractées. Elles présentent un périanthe à six divisions alternant sur deux rangs; les trois divisions extérieures herbacées et simulant un calice -, l'une d'elles, plus grande, enveloppantlailcur comme une coifle dans le jeune âge; les trois divisions intérieures colorées, pètuloïdes, onguiculées et plus ou moins soudées k la base ; six étamities, alternativement fertiles et stériles; un ovaire libre, ordinairement à une seule loge multiovulée, surmonté d'un style triiide, dont chaque branche est terminée par un stigmate à plusieurs lobes. Le fruit est une capsule k une ou trois loges, dont chacune contientde nombreuses grahies,à test coriace et strié, à embryon très-petit, lenticulaire, placé au sommet d'un albumen charnu.
Cette famille, qui a des affinités avec les iridées , les ériocaulées et les commélynées , se compose des genres xyride et abolbode ou chloère, auxquels plusieurs auteurs ajoutent le genre imiyuca. Les xyridées habitent surtout les régions chaudes de l'Amérique; elles sont plus rares en Australie et dans l'Asie tropicale. Ces plantes croissent dans les marais ; plusieurs espèces sont employées en médecine.
XYSMALOBE s. m. (ksi-sma-lo-be — du
gr. xusma, raclure ; lobos, gousse). Bot. Genre de plantes, do la famille des asciépiadées, tribu des cynanchées, formé aux dépens des asclépiades, et comprenant une dizaine d'espèces, qui croissent dans l'Afrique australe.
f. (ksi-star-chl — r,ad, gr. Fonctions du xys-
XYSTARCHIE s xystarque), Antiq.
laïque.
XYSTARQUE s. m. (ksi-star-ke — du gr.
xuslas, xyste ; archos, chef). Antiq; Ofticier
des gymnases, qui avait la surveillance du
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xyste et de tous les endroits où s'exerçaient les athlètes, tant à Rome que dans la Grèce.
— Encycl. On sait quel soin apporta Selon à réglementer l'administration dejs gymnases; la charge principale qu'il établit dans ce but fut celle de gymnasiarque. Le citoyen qui en était revêtu avait ta direction suprême des gymnases et, de plus, était préposé à la conduite des jeux dans certaines solennités. Si l'on en croit Plutarque, on devrait le regarder, en outre, comme une sorte de magistrat chargé de surveiller et de censurer la conduite des jeunes gens en général. Quel fut primitivement le pouvoir du xystarque et jusqu'où s'étendit-il? On pense que ses fonctions comprirent, comme celles du gymnasiarque, la surintendance des gymnases; mais on ne peut dire exactement ce qu'elles furent dans les commencements. Nous ne trouvons pas, en etfet, le nom de xystarque inentiqnné avant l'époque des empereurs romains, et cela seulement en Italie et'en Crète. Or, à cette époque, le xystarque paraît bien déchu de ce qu'il peut avoir été dans les temps plus anciens. Krause a montré, dans sa Gymnastique et agonistiqua des Grecs, que la charge de xystarque avait fini par n'avoir rien de commun avec le gymnase proprement dit, et qu'elle se bornait à surveiller et diriger les écoles d'athlètes. Les xystarques tenaient dans ces écoles un emploi analogue à celui que les gymnastes et les pœdotribes exerçaient dans les gymnases.
XYSTE s. m. (ksi-ste — gr. xuston; de xus~ tos, uni). Antiq. Partie d un palestre, chrz les Grecs. Il Chez les Romains, Lieu découvert servant de promenade.
— Entom. Genre d'insectes coléoptères hétéromères, de la famille des mélasoraes, comprenant deux espèces, qui vivent au Mexique. Il Genre d'insectes hyménoptères, de la famille des cynipsiens.
— s. f. Genre d'insectes diptères, de la famille des athértcères, tribu des museides, comprenant quatre espèces, qui habitent l'Europe centrale.
— Encycl. Antiq. Le xyste, chez les Grecs, renfermait un espace carré ayant deux stades de circuit. Trois de ses faces avaient un portique simple, avec de grandes salles audessous, où les philosophes venaient discourir et s'entretenir. •
La quatrième face, tournée vers la midi, avait des portiques doubles, pour que l'on pût se' mettre plus facilement k l'abri du soleil. Au milieu de ce monument et sous l'un des doubles portiques se trouvait une grande salle où les enfants mâles prenaient des leçons*, tandis que les ftlles étaient instruites dans une autre salle placée à côté. Derrière ces
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Jeux salles s'en trouvait une autre qui servait aux athlètes. A l'une des extrémités de la façade, on plaçait des bains d'eau froide. Une salle était réservée, k gauche de celle des jeunes gens, aux lutteurs qui venaient s'y frotter d'huile, et près de là était une chambre froide où l'on venait se déshabiller. Dans une chambre tiède, on préparait son corps à subir la chaleur d'une étuve où le foyer était (l'un côté et l'eau chaude de l'autre. Ces différents appartements étaient terminés par trois portiques, l'un au levant ou au couchant et les deux autres à droite et k gauche; l'un d'entre eux, ordinairement situé au midi, servait aux athlètes en hiver; il était vaste et renfermait un compartiment d'une dizaine de pieds de largeur sur une douzaine de profondeur. Les athlètes pouvaient s'y exercer sans avoir rien à craindre des changements de température. Las spectateurs étaient, eux aussi, à leur aise pour les voir, parce que le point où on les plaçait était plus élevé que le lieu où combattaient les athlètes.
Ce portique portait le nom de xyste, plus spécialement que le reste de l'édifice.
Quand on bâtissait un xyste, on avait soin de ménager entre les portiques quelques bosquets et des allées d'arbres. Près de ces édifices se trouvait une place où le peuple venait se ranger pour voir plus commodément les jeux. Les thermes des Romains furent une imitation du xyste des Grecs.
Dans quelques villes, parmi lesquelles nous citerons Elide, le xyste était un monument consacré seulement aux athlètes. Chez les Romains, on appelait xyste une terrasse découverte pratiquée au-dessus de la colonnade ornant la façade d'une villa. C'était là que l'on venait causer et prendre l'air, que 1 on ' discutait des questions philosophiques, comme faisait Cicéron sur le xyste qu'il avait fait établir k sa maison de Pusculum.
Au moyen âge, on appelait xyste de longues allées situées à l intérieur des maisons; mais le mot cloître était plus souvent employé.
XYSTÈRB s. in. (ksi-Stè-re — du gr. xus~ ter, grattoir; de xtiô, je gratte), lchthyol. Syn. de piméleitère, genre de poissons de la mer des Indes, (i Ou trouve aussi ce mot employé au féminin.
XYSTID1E s. f. (ksi-sti-dî — du gr. xusli~ dion, étrille; de xuô, je gratte).- Bot. Syn. de PÉKOTIDE, genre de graminées.
XYSTIQTJB adj. (ksi-sti-ke — rad. xyste). Antiq, Qui a rapport au xyste.
— s. m. Athlète qui combattait dans te xyste.
— Arachn. Genre d'aranéides, de la tribu
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des araignées, formé aux dépens des thomises, et dont l'espèce type habite l'Allemagne.
XYSTOPHORE s. m. (ksï-sto-fo-re — du gr. xuston, pique; phoros, qui porte). Antiq. Nom donné par les Grecs à des soldats perses armés d'une pique.
— Encycl. Les xystophores formaient une division particulière du corps des dix mille. Ils étaient armés de javelots courts ; ils marchaient devant les corps d'élite des dix mille, disposés par carrés de cent immortels. Dans les cortèges, les xystophores marchaient derrière le char royal ; ils venaient immédiatement après les doryphores. Un bas-relief de Ninive qui nous a conservé ces détails de l'histoire ancienne nous montre un xystophore portant au bras gauche un bouclier rond et tenant dans sa main droite deux javelots de demi-longueur.
XYSTOS s. m. (ksi-stoss — gr. xustos, raclé; de xuô, je racle). Chir. Charpie râpée.
XYSTRB s. m. (ksi-stre — du gr. xustér, rasoir; rad. xuô, je gratte. V. xyride). Chir. Sorte de rugine, instrument servant à enlever le tartre des dents.
XYSTRÉPIPODES s. m. pi. (ksi-stré-pi-pode — du gr. xustra, étrille; epi, sur; pous, pied), Orriith. Ordre d'oiseaux qui volent peu ou point, mais qui courent très-vite. U On les appelle aussi coureurs.
XYSTROCÈRE s. ni. (ksi-stro-sè-re — du gr. xustra, étrille ; kerus, corne). Entom. Genre d'insectes coléoptères pentanières, de la famille des longicornes, tribu des cératnbycins, comprenant une quinzaine d'espèces, qui habitent l'Asie et l'Afrique.
XYSTROMACROPODE adj. (ksi-stro-makro-po-de — du gr. xustra, étrille; makros, grand ; pous, pied). Ornith. Syn. de gallinach.
XYSTROMICROPODE adj, (ksi-stro- mikro-po-de — du gr. xustra, étrille; miteras, petit ;pous, pied). Ornith. Syn. de colombin.
XYSTROPHORE s, m. (ksi-stro-fo-re — du gr.xustru, étrille; phoros, qui porte). Entom. Genre d'insectes coléoptères pentamères, du groupa des ptiniores, dont l'espèce type vit au Sénégal.
XYSTROPIDE adj. (ksi-stro-pi-de — du gr. xustra, .étrille ; ops, œil; eidos, aspect). Entom. Syn. de cisti;:lidk.
XYSTROPODE s. m. pi. (ksï-stro-po-de — • du gr. xustra, élrillo ; pous, podos, pied). Ornith. Division de la ciasse des oiseaux, comprenant les ordros des gallinacés et des colombins.
GRAND
DU XIXe SIÈCLE
1 — Tiré d'un manuscrit de la Bib°.ue royale de Munich. — XIIe siècle.
2 Alphabet lapidaire de Turin. — XVe siècle.
3 Tiré du missel du cardinal Cornélius. — XVIIe siècle.
4 — Tiré d'un manuscrit du XVIe siècle.
5 — Lettres bullatiques d'Italie. — XVIe siècle.
6 — Tiré d'un manuscrit de Venise. — XVe siècle.
7 — Tiré d inscriptions sépulcrales de Vienne (Autriche). — XIVe siècle.
8 — Tiré d'un érangéliaire de la Bibiua royale de Munich. — XI* siècle.
9 — .Écriture d'église du XIVe siècle.
10 — Tiré d'inscriptions sépulcrales lapidaires de Napies. — XIIIe siècle.
11 — Tiré de la Bible du surintendant Fouquet. — XIIIe siècle.
12 — Alphabet vénitien du XVIIe siècle.
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| F ul eumraancemeiil, /M TPOi* xlr-A* dn j^W, QOflHM Ajjrthjj, fWicirtpJioA*, ■ftyr'*","-^'^R eut lii-ijiii r-- |)haïé<U d un u, si^nci ui^Liiie* h, traduira l'esprit siui «unanole toujours en fjTec l în'itiiOi
— Sert «ou1.1*!!! ri» |hm rta finmiinrilsfiii, pnur Jlffuirr dEflubJeu- ppn| ojijçen il ali". Ueh« drnju et elMuH (jifil ru«4* t £4 ™^<"' rfn Jn marranJ/B n'mi jm* H rrfl*, un h*j,iiii rfciJr rf Joriuriii. c'ttt vn*> **p?e* o> p(j(|i"ïif frite tH fwhi.1! J't. (IÎilIÎ.1
— 7 jLffrinfenlciiieiiL I* imi'iiiù Y-H-'fl.ir ■)"* LÎ Bimïile ': JfpffrW, ismrnjar, ïfnj-*-, tffJriHiw, I , m. 1 1 i 1 1 : ■ i ■ v "i.?ri', i-, il. . i Lviunn i;rnur.l noiit-
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^ÏJms lea tci Ijî! flîi (F, ^^ ï '^ ûnauna mu t Mi". :ini; mi * tKMt) J'oùTtai*rj'cs*Tti*ra*; lini là ili']ii Iém verbe* an eyrr. ryw, il >■« i a nnErvofctiKin Ieh t^mpa i /* f>*\f*,j*eraâeenair. ('■: Mandant, il mis uai ■dçrriiift'j i'^ïfiOJj LJAeu> d'imi» ttotcrijo Ja chw^gem-nt- <l* jr pn i.
— CottiELM BlfTI* fl'fl|Tï1rfl1,Y Ludique Je- VLiTJît- C|SiB,ïrï*«ir «bjiÈl d'un* t*rl«l il liffurait ïiMtrefcls I* TÎnj.'l-d*iilièni*fc »TBnjiwi \v j énit HJDTLsidlÉTé L'cnniL* t Ljiig «( Ju 9 COTQina ua ■ ri nirirr.p,
— Comini" jlgro num Mqna, 'V-, cliei ts« ■firuns, rnkit JOO Alr-cû L'nfl«nt m parmur j i mtbl r-jr|, fli -l&a^flB) n^iHU. É'ii-Crt»ï mférie-ar
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— toînnifl uLurflVtaluDn, Tf , en ClùLrniief reprJjuTite L'>tt-ii.iii.
— Bl wljfiikii'E, n rupTësccifci nu» iriMiniiii*, |. -, |i i' i ii j ;i lira i u ■ -h i. m t i •"■'.'■ • li ii ■ ru >■ f * s-
— ij^ir Lbh n.aciEiiTiflB M4mwlB da l'Yunoe, Y *l4sl£Tl bit I 11 tLI Ie ds Pi; M r^*s-
■ — A. E "' il r i i H <Bi lif'BiinTlftri ec-ri^ji'iBiit iiTl-
ktturktU -i fp1, p*' nïi ima.iL-
j.fiu do mats i J. i'i ^T^ijfui, nus CttloUM.
p Auj'.'iird'ri in, nacLques-flnB '.n.il Iqucn t [iir
c*rw InLIth 4)i] Us vi-iicJûilL h, [.- fi 1t 11 in.
— Kalinn. TSIcicn <liirir.« h. un |HtJ>U)a41 | 9 i c un m i, ■ > ni li fhmiiLla vi! sur la irmnihfl, nt ijUii, iJl'hiirH'. :|'.irth|iiPA MiLMura, DérpH I* VWr U0ii« j^JinMiM fin IjirniMliL.
— CtvCjtJ- Cut'ja kllra ptirM lé nom ê'i
yiiv , ' ■■ j i i-|h fiirni£s but lt
aèle( iiii-i p«l il« t'IÂbl, "n*i* d« i'Li|reiLi>n (tj-, Ijï nnni de La lolïre OMv|H Jnnt II ■■ PftwiU lu f'.irmu Eifni1l4 a donl uU BHTld. ±STnriiLionF
f!* qu) li'ilKif-H-it* UnK. U il MH, i:hh I H|i:h Ii-.ii lin mit, i: il m Ijii'ii iIms did'R, tt l'C'TnMfTWiF |i»t- r hÏilI qui fni nm iûb r lim, m»rL|uë du nL-
1$ ii* du l'**i-iriii , l'H-Hiifcïn~iifl*>r
L'r^mikin, dit J[. ï»'«t, «uilti iRdrrtilerB de* Bciie lelirm uLiÉ Cayïïiiif», Bihiii Pliru\ •-ve.it u|ijior1ér*; en dre-f'*. f>tlH uiith ra EJnin^-Diilc quiîlqixnfoi i, chcS l"t DwriPfll fi l*r, »-. i-'''-', et sï tTieltwil flJMtlHW-
fnl* :*ni-.f.i. l' n.-^K rni. <l*m iora, |i irjr MtÉkorûB , EMei ft, sur BliHrtflain iIh» riwnnmnnui Lei iilui ULiLiiEnB dits 1 ■ëjiLi/raiiiiii-e p nwqiTJ», Il forma de n(Ttiia V rt BtTn'lHG »vt'ir H :u:iirfjii Le aon de Tiftre u. Dnni L>jpba-net (T#* mfiànrnn, r'c-at pour la p rxi ci ■> 1 1 ■■ L u 1. 1> 1 1 , *i Fh^ta ltùiicrniD, uu i',. timil-. T-ojelle ai tWMié* 'muiiinii-ii, xii i:ni ipni nciiMX le vnnMui Wùt i J'h-vyrn. liiins cfli tnln.i pu, Ll remplit le rut» il'tni" du ut* usai cui4ubne» rors*» f «t u+
M:n l|:i|i •■ I' i.i-lliLi.iilr. lip| I -li.j iju'il ftl !]•'•
cçLLb leLtret duuL l'utH^pn fut inth.>iln-,* hjub f.t-r iurd, -se protondlfHl uO/BtBI* L'= fl-JiiLuLi. tj'esit Enrti duute ce ipi'i *t fihujijp nûinuimt lua l.Btiiu oi» écrit SATY^A. et SATVttA, ÔY] 1.4 fiLHVI.l.A, bLi:., II L'oLtifiniiii ri MH et II, fn^BTi* uei Jeltr-BB Y ci T pnraiweul avoir à1* clie'j eu* I iam*mps canÉmnua.
ObsZUUS HI|-M''Ll^-Ht ]l |yr; Il k'JTK.* llU ELU ZCB3È«
nie, IV retint lu. dpqdu nvuitiv.il' ■!& l'apailan.- An jour I lui., ■- ttl li'tLm j, chcl ikhis plu-iifUM
■ u x; -,. i.'.i r i: l:i plfia i iHpCTLn M le n- I rjU"lii:h:i i|l-l:ll-A lU lï Uefa-2, F'JMT.T, fl-l-":,-.' " ,
%p*W, *t B. In Ail fie* moti A^dïc, û^raïr,
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H. Vulfliflj !e IIMÏUIIIB ■ BOIWWBUB, «''■jjUJi.TMM
iut m. p arfRita i Henri te h vf r; et I H ri* l ancien J cnrusQBna dcVIloinaicii, lej nMHifTliind i't hel- UitrltliL l*l (ju'll a* firHïnr.ii rn dn l'uuLrw fflw iln rttrn &n ^nmiueBueiueiiL d-vs 1*11*1* jfl, j>"-h, /iirf*, c(Cr IJ^lJà L» iinrji* *t h. la Un dïA tnotf. J** AJ i-ii-iM. s n «prr«Bnt j usu'j'l »1 derjiLen (^ii p* de L'JJpr gife* pu-ur ««tt- I cr«e inûm* Valeur fil.m :|ii*i un E*prLoe dé la rondo *, c"imi L"e dErriir: i>^. r^iïipïR'^M Ib finr un 1. En au^lRin, cettH «rlit'ILl^t EH, Ifr5» qn'elln cfimirii'iinfl ilh rnnL hiu iiuui hyllx.be. ■récrit D*u^(Wri p«r i«n y, er, J|i4'', J}V>. Yuîèj !h> uist"iiiïini*Çle 11 Tirr>iiQ.ncifllLtia de. seif -tun'ornB, d'B-vrn? tf. V*.ïsaeE La dhpcB-ilÏE4i eilérï^nre des or^iat.êH «■«t Ir même. ljiib pour la vn.v.nle. i, >:'*<«(■ k-d .|'-n lilo le-t ■;■ ir.ini]i,*.UTV;i li ms le-vw-Sk ïtrnt & l*nir" plus, jf ramL i.r^re poniuLe d'ÉkiirLELTifiiL, h; ■ ji.ih |h, Iili iiitri, rui n nt'i'iiit i-n mr/ma 1-biiirjk kju | ' 1 . . 1 j '■ 1 1 1 - : 1 ■ -, : 1 1 1 . . 1 . ... - 1 ■■ l.i vou'jï ri u paldie, ï'itp- |il ijiind4t.illi'~ix.c4itj)cn>n.tiMi ln.f >ce intérieure 01 ■ -I-iiiIh f| :nt I.,: •■-•■ ..i >i-,il|-.i- !,■■:! ■! B -j ■■ "-" ■!
éirtril |piLMg« Snt» ta f rupï* surface Et lu peluïn. SiFà cetle dispnsilïon il A 1*. If.Tijriiu Pt des- lércBS, lb j qï^tii nilT lu. LbhbLuu rlu jihiirjni, nn AriEf-n-TlTRiC une voyn'.te gui xaruit (f 1 1 m ■ L'iniLi'iinii du [ihurynn ne |L*rmet d'enleiirire tul iii'iJim rjotJW !■, . l 1 «ttif cftTisanne c.-itu. L up?Ll.«n de» Or*. u n, quand il dbE
placé ue^nnt une fflrjrelle, -r-ismiùa di.ni i!ÉDrT BIr, b eiactcrnaul la proiwïn- iA,(i- ili (JU* aQUï- Y"«ni>ru drf riÀi'r.PA. fJiunA deirunE. jeio uni! •
Hiiiii-f fui li.iii-. Ih |-,-f;i, il IL lui t f I! tlXI deux.
r»>nRivprvRRr M Arjiiii':ii r a. mi i simple, uimuiub dauB Bjjcy, blius, eL j*ari feu.
Les Espagnols, qui prononcent comme »
consonne leur y dans yo, je, et rey, roî, font entendre te son'de l'y après celui de l dans leur le. Les Italiens font également de l'i . consonne le second élément de l'articulation composée qu'ils écrivent par gl, et qu'ils prononcent ty. Quant au caractère de l'y grec, il est étranger à leur écriture.
En russe, la voyelle e, quand elle se trouve au commencement d'un mot; se prononce yé, ainsi que cela a lieu aussi pour !e ielch arménien. Ainsi \'y que nous employons comme initiale dans la transcription du nom de Yermolof, par exemple, n'existe pas dans l'orthographe russe. Dans l'alphabet de cette langue, des caractères spéciaux servent encore à rendre les syllabes ya et you; mais celui qui a la forme de l'y s'y prononce ou.
L'y français remplace généralement, dans la dérivation, l'upsilon grec et l'y des langues germaniques.
L'Y était appelé par les anciens lettre pythagoricienne, parce que les disciples de .Pythagore employaient la figure de ce caractère, auquel ils donnaient quelquefois le nom d'arbre de Samos, en mémoire de la patrie de leur maître, comme au symbole ou diagramme qui leur servait a démontrer les voies morales de la vie humaine. Le pied de la lettre leur représentait l'enfance, et les deux branches le double chemin du vice et de la vertu, voies entre lesquelles l'homme a à choisir quand il atteint l'âge de raison. La branche la plus-large, disaient-ils, indique le chemin faeile du vice, et la branche la plus étroite le chemin difficile de la vertu. Ils s'en servaient encore dans leur cosmogonie grotesque, pour démontrer comment de la monade procède la duade, et comment de ces deux formes résulte la ligure sacrée de la triade.
Les Latins ont tiré la forme de leur Y de l'upsilon grec, d'où ils avaient aussi tiré la forme de leur v. Voir la lettre v.
Le sanscrit a une semi-voyelle y, qui se prononce comme le j allemand ou le y anglais dans le mot year; il est assez souvent représenté en latin par la lettre ;', en grec par un s, ce qui a besoin d'être expliqué. • De même, dit Bopp, que le j latin a pris en anglais le son dj, le y sanscrit est devenu à l'ordinaire, en pràerit, un g palatal, prononcez dj quand il se trouve au commencement d'un mot ou à l'intérieur entre deux voyelles. Pareille chose est arrivée en grec ; dans cette langue, c'est le z qui se rapproche le plus par la prononciation de l'y sanscrit. Or, je crois pouvoir affirmer que ce z tient partout la place d'un y primitif, comme on le voit clairement en comparant, par exemple, la racine grecque zug au sa/iscrit yug, unir, et au latin juitg. Dans les verbes grecs en azâ, je reconnais la classe sanscrite des verbes en ayûmi ; exemple damazô, en sanscrit damayâmi, je dompte, et en gothique lamja, j'apprivoise. Dans les verbes en :6, comme phrazô, schizô, izô, ozô, krizà, brizô, klazo, krazà, je regarde le z, avec la voyelle qui le suit, comme le représentant de la syllabe ya, qui est la caractéristique de la quatrième classe de la conjugaison en sanscrit. J'explique également le z des substantifs schiza, phuzu par l'y du suffixe sanscrit ya, féminin yâ. La semi-voyelle y, qui, comme nous l'avons dit, représente le son i, s'est ordinairement en grec vocalises en ». Mais il est arrivé aussi que le j, au temps où il existaitencore en grec, s est assimilé à la consonne précédente. > Bopp mentionne seulement comme exemple de ce dernier fait le mot grec allas, autre, qu'il explique pur aljos, et qu'il rapproche du sanscrit, anyas; la semivoyelle y s'est conservée iniacte dans le thème gothique alja, tandis qu'elle s'est assimilée à la consonne précédente dans le prâcrit anna, absolument comme en grec. En latin, la semi-voyelle en question s'est voca- Iisée, comme elle le fait toujours en cette lungue, après une consonne*: alius pour u'jits.
Au commencement des mots, la semivoyelle y s'est souvent changée dans le grec en esprit rude Comparez le grec o» (avec esprit rude) au sanscrit yas, qui ; agios, saint, avec yag, honorer, etc.
En sanscrit, y est inséré, comme liaison euphonique, entre deux voyelles, sans que pourtant ce fait se produise dans tous les cas qui pourraient y donner lieu. En zend, on trouve presque toujours un y inséré entre un u ou un û et un ê final. Dans cette dernière langue, la semi-voyelle y exerce son influence euphonique sur un a ou un â placé après elle, et change ces voyelles en ê, mais seulement dans le cas où la syllabe suivante contient un i, un t ou un ê. A la tin des mots, les syllabes Sanscrites ya et yd se sont souvent changées dans le zend en é. Devant un m final, la syllabe sanscrite ya se contracte ordinairement dans le zend en i. En sanscrit et en zend, la semi-voyelle y dérive souvent de la voyelle correspondante i, dont elle prend la place pour éviter l'hiatus Dans les langues germaniques, la semi-voyelle sanscrite y est représentée par j. Il en est de même dans le lithuanien et le slave.
Y adv. de lieu (i. — Du lat. t'Ai, là, on a formé en italien ivi, vi, en langue d'oil ni, qui se trouve dans les serments de 842, et qui est devenu t, y. De ibi, on forma vi, pur aphérèse, comme de illum, illam, illos, illi,
illorum, on fit lo et le, la, les et lui, leur; de itlac, l'adverbe là; de istac, l'adverbe sa, çà. C'est encore ainsi que ici, icel, icelle, ieelui, icest, ieesiui, formèrent ci, tel, celle, celui, cest, cet, ceste et cette, cestui et celui, etc. En langue d'oc, en ancien espagnol et en ancien portugais, on trouve la forme ki dont l'aspirée initiale semble rappeler une autre aspirée, un v primitif. Quelques philologues, cependant, prétendent que la forme primitive de t, y, est tv et non pas vi. Iv représenterait également le latin tôt, mais cette fois par la suppression de la voyelle finale. Quant au changement de 6 en t>, qui reste dans les deux cas, il ne fait point difficulté, car il est très-fréquent dans ta dérivation du latin aux langues romanes : cubare, couver, tibra, livre, faba, fève, etc.). En cet endroit-là : Ty vais. Je /'y ai laissé. Allez-Y. La vérité ne fait pas tant de bien dans le monde que ses apparences y font de mat. (La Rochef.) La faim fait un trou dans le cœur du peuple et Y met la haine, (V. Hugo.) Ne soyez à la cour, si voua voulez y plaire, Ni fade adulateur ni parleur trop sincère.
La Fohtaine.
L'honneur est comme une lie escarpée et sans bords, On n'y peut plus rentrer dès. qu'on en est dehors.
Boileau.
Il II est quelquefois purement explétif: Je ti'y vois pas. Il m'y entend pas.
Ce petit dieu badin N'est jamais Bi malin Que quand U n'y voit goutte.
Sedaine.
— A cela, à cette chose-là : Tous les jours vont à la mort, te dernier Y arrive. (Montaigne.) L'amitié est une union des cœurs si étroite, que l'on ne saurait y remarquer de jointure. (Dacier.) C'est lorsque nous sommes éloignés de notre pays que nous sentons surtout l'instinct qui nous Y attache. (Chateaub.) Nous ne pouvons vieillir sans que notre physique y perde, mais aussi sans que notre moral y gagne. (Klourens.) L'intelligence ne cherche la vérité que pour s'y soumettre. (Mme Guizot.)
L'apparence souvent abuse qui s'y fie.
Corneille.
Peignes donc, j'y consens, les héros amoureux, Mais lie m'en formez pas des bergers doucereux.
Boileau.
Etcs-vous bien, tenez-vous-y.
Et n'allez pas chercher midi A quatorze heures.
Voltaire.
— Dans cela, dans cette chose-là : Tel était le caractère indécis des fables antiques, que chacun pouvait y trouver ce qu'il y cherchait. (Renan.)
— Chez ces personnes :
La haine entre les grands se calme rarement ; La paix souvent n'y sert que d'un amusement.
Corneille.
— A cette personne, à ces personnes :
Quoique je parle beaucoup de vous, ma fille, j'y pense encore davantage jour et nuit. (Mme de Sév.)
L'or est comme une femme : on n'y saurait toucher Que le coeur, par amour, ne s'y laisse attacher.
Reonard.
— Ironiq. Fiez-vous-y, Se dit pour conseiller la défiance : Ces gens me l'ont promis.
— Bon t FIEZ-VOUS-Y.
— Placé après la seconde personne du singulier de l'impératif, il exige l'addition d'un s euphonique k la fin du verbe, si le verbe ne prend pas de s en dehors de cette circonstance : Vas-Y. lïestes-Y.
— Il est d'un usage à peu près général de* supprimer y, quoique logiquement nécessaire, dans la locution j'y irai, qui s'écrit plus ordinairement j'irai.
— Impersonnel!. Il y a, Il est, il existe : Il doit y avoir une certaine proportion entre les actions et les desseins. (La Rochef.) Les hommes ne haïssent l'avare que parce qu'il, ji'y a rien à gagner avec lui. (Volt.) Y a-(-il rien de plus incommode que le faste? (1.-3. Rouss.)li. y A une ftiçon de dire tout. (Griium.) Le monde ne saurait ehanger de face sans qu'il, y ait douleur. (Chateaub.) Partout il y a des lois et des forces pour y ramener les récalcitrants. (F. Bastiat.) Où il h'y a que le nécessaire, il h'y a rien. (De Cusline.) Il Y A des gens gui ne parlent jamais d'eux-mêmes ; mais c'est pour y penser toujours. (Mme Swetchine.) Il y a des miracles quand on y croit ; ils disparaissent quand on n'y croit plus. (Lamenn.) Il y a beauté partout où il y a ordre. (Lamenn.) Il n'y a. pas à se fâcher contre les choses, car cela ne leur fait rien du tout. (Ste-Beuve.) Il y eut les serfs, il y a les prolétaires. (E. Alaux.) Il h'y a de bons serviteurs que là oïl IL Y a de bons maîtres. (L'abbé Bautain.)
— Gramm. On supprime y devant te futur et le conditionnel du verbe aller, par raison t d'euphonie et bien que le sens paraisse l'exiger. On dira donc : J'avais résolu d'aller à cette soirée et j'irais en effet si vous y veniez avec moi, mais je n'irai pas seul; l'oreille serait choquée si l'on disait j'y irais, je n'y irai pas.
Pour l'emploi de ce mot devant les verbes voir, entendre, suivis de goutte dans le sens négatif, voir le mot goutte.
Pour savoir dans quel cas y remplace lui,
YACA
leur, à eux, à elle, etc., voir la note sur les pkonoms personnels.
Y (golfe de 1'), bras de mer qui, se détachant du Zuyderzée au S.-O. et s'enfonçant dans les terrains l'espace d'environ 30 kilomètres, depuis Munden jusqu'à Beverwylt, sépare la Nord- Hollande de la Sud-Hollande. Il occupe une superficie d'environ 8,509 hectares carrés, y compris la partie dite Wikemeer. C'était jadis un lac, uni au Rhin d'un côté, au lac b'ievo de l'autre; il a été formé au xnie siècle par une invasion de la mer.
YA s. m. (ia). Gramm. Semi-voyelle forte de l'alphabet sanscrit. Il Vingt-huitième lettre de l'alphabet arabe et trente-troisième de l'alphabet turc. Il Signe numérique de 10 chez les Arabes.
YABACANI s. m. (ia-ba-ka-ni). Racine d'Amérique.
— Encycl. Uyabacaui, appelé aussi yacabani ou apinel, est une racine qu'on trouve dans les régions centrales de l'Amérique et à laquelle on a attribué des vertus merveilleuses, notamment contre la morsure des serpents venimeux. D'après les récits fantastiques des vieux auteurs, un serpent auquel on présente au bout d'un bâton cette racine et qui a le malheur d'y mordre périt sur-le-champ. Il suffit même de mâcher ï'yabacaiti et de s'en frotter les pieds et les mains pour faire fuir ces reptiles ou les prendra sans danger. Bien mieux, jamais un serpent n'approchera d'une pièce où il y a un morceau de cette admirable racine. Mais voici le bouquet : l'yabacani, si utile k la conservation des hommes, ne le serait pas moins à leur propagation; en d'autres termes, il constituerait un aphrodisiaque des plus puissants. V. SERPKNTAIHE.
YABOUS, rivière de l'Afrique orientale, dans la Nubie méridionale. Elle prend sa source dans le pays des Gallas, coule au N.-E. et se jette dans le Bahr-el-Azrek. Les hippopotames et les crocodiles y abondent. YABOUTENDA, comptoir anglais, sur ia Gambie, fleuve de l'Afrique occidentale. Cet établissement, qui dépend du gouvernement de Buthurst, est situé un peu plus haut que Kantalicounda ; c'est le dernier comptoir fixe dans le haut du fleuve. Il se compose de deux caravansérails construits sur chaque rive du fleuve, de façon à pouvoir opérer avec les peuples du Nord et du Sud, et d'un vieux brick rasé en ponton qui forme le comptoir proprement dit. Chaque curavansérail se compose de quelques cuses en bambou et en paille où est installé un traitant, mais qui servent simplement d'abri pendant que se. font les marchés. Les marchandises anglaises sont à l'abri du pillage à bord du brick, qui est mouillé au milieu du fleuve, et aussi à l'abri de toute attaque de la part des riverains, qui ne sont pas en état de prendre le bâtiment à l'abordage avec leurs pirogues. Les principales denrées fournies par les noirs sont l'arachide, les peaux, la cire, le bois de rose, le riz, l'or et l'ivoire. Les produits européens qu'on leur livre en échange sont les étoffes légères, les rouenneries, la quincaillerie, la verroterie, les fusils, la poudre, les balles, le coton, le tabac, 1 eau-de-vie, l'absinthe, même de la bière et de la limonade gazeuse, etc., etc. Ces marchandises sont upportées par des goélettes, qui remorquent en montant le fleuve des bateaux plats ou chalands. Ces navires chargent d'abord et redescendent pendant que les chalands prennent charge à leur tour. Les laptots augmentent habilement la contenance de ces bateaux en exhaussant leur bordage au moyen de claies en palmier ou en bambou. Comme la nature du fret est légère, ce sont généralement des arachides que-l'on charge ainsi; on peut sans inconvénient forcer la charge, en sorte que souvent la montagne des arachides s'élève au-dessus du niveau de l'eau de plusieurs pieds de plus que ne cale le chaland. Les hommes du chaland sont d'ailleurs d'une habi.eté rare it arrimer pour maintenir l'équilibre. Ils se juchent ensuite tout au haut de cette masse flottante et descendent tranquillement à Buthurst, voyage qui exige plusieurs jours. Le comptoir de Yabomenda n'est protégé par aucune force militaire; mais ce système est une garantie de sécurité, et les Anglais ont su d'ailleurs imposer le respect aux indigènes.
YAC s. m. V. yak.
YACA-DASSY s. m. (ia-ka-da-si). Onzième jour de la lune, chez les Indous.
— Encycl. Le yaca-dassy est un jour consacré dans la théologie indoue. Ce sont nonseulement les brahmes qui chôment religieusement le onzième jour de chaque lune, mais encore les Indous de toutes les castes qui ont droit de porter le triple cordon. Ils doivent ce jour-lk observer un jeûne austère, se priver entièrement de riz, s'abstenir de toute œuvre servile et se livrer uniquement à des exercices de dévotion. Voici ce qu'on lit à ce sujet dans le Vichnou Pourana. Le yaca-dassy est un jour spécialement consacré à honorer Vichnou; lui offrir le poudja (ou adoration) ce jour-lk, c'est s'assurer l'immortalité. Avant même la formation du monde, l'homme du péché fut créé par Vichnou pour punir les hommes. Emu ensuite de compassion pour les tourments que subis-
YACH
saient les hommes inforlunés qui étaient devenus victimes de cet homme du péché, Vichnou pensa aussitôt à mettre un terme au règne de celui-ci, qui était la seule cause de leur malheur, et afin de préserver désormais les hommes des tourments du nâraka, ou enfer, il se transforma en yaca-dassy ou onzième jour de la lune. Ce jour est donc le jour fortuné que Vichnou a choisi dans sa miséricorde pour racheter et sauver les hommes; c'est le jour heureux qui nous procure le pardon de nos péchés ; c'est le jour par excellence, parce qu'on doit le regarder comme étant Crichna lui-même. Les habitants da l'enfer célébrèrent la générosité de Vichnou, et celui-ci dit à l'homme du péché : « Voici l'endroit unique que je t'assigne pour y subsister. Le yaca-dassy, ou onzième jour de la lune, est un autre moi-même; c'est le jour que j'ai choisi, dans ma miséricorde, pour sauver les hommes et les délivrer de leurs péchés. Cependant, pour qu'ils se rendent dignes d'une pareille grâce, je leur fais ia défense expresse de manger du riz ce jour-là. Je veux que tu sois dans ce riz ; voilà la demeure que je t'applique. Celui qui aura l'imprudence de maligerde ce grain ainsi souilié par ta présence t'incorporera avec, lui et se rendra a jamais indigne de pardon. » Tel est l'oracle que prononça Vichnou. On ne saurait donc trop se garder de manger du riz le jour du yaca-dassy. Jeûner en ce saint jour et offrir le poudja à Vichnou, c'est assurer la rémission de ses péchés et l'accomplissement de tous ses désirs. Voici ce qu'on doit observer encore. La veille du grand jour, on fera le sandia et l'on ne prendra qu'un seul repas sans sel, sans aucune sorte de pois ou d'herbage; on assaisonnera seulement son riz d'une petite quantité de beurre liquéfié et on le mangera promptement. Le soir, on ira dans le temple de Vichnou et, tenant l'herbe sacrée darba dans la main, on méditera quelque temps sur les grandeurs de ce dieu et on passera la nuit aux "pieds du dieu sur un lit d'herbe darba. La veille et le lendemain du yaca-dassy sont aussi consacrés à une demi-abstinence; un seul repas y est permis, et les trois jours ensemble sont nommés yacadassy-vrata. Disons eu terminant que les préceptes contenus dans le Vichnou Pourana, ou sujet du yaca-dassy, ne sont plus guère suivis aujourd'hui que par un très-petit nombre de dévots. Le yaca-dassy est bien encore un jour fêté par les brahmes, par toutes les personnes qui ont le droit de porter le triple cordon et même par. les soudras de quelque distinction ; mais les uns et les autres passent ce jour-là à faire quelques exercices de piété et à se divertir. Tous s'trbstiennent néanmoins de manger du riz; le soir seulement ils font un repas composé de gâteaux et de fruits, ce qui, comme on le voit, simplifie beaucoup l'austérité du jeûne du yaca-dassy.
YACARANDE s. m. (ia-ka-ran-de). Bot.
Syn. de JACARANDA.
Y-ACCAS s. m. (i-a-kass). Sorte de flèche barbelée dont se servent les Indiens de l'Amérique du Sud.
YACHT s. m. (iak. — Ce mot nous est venu directement des Anglais, qui le tiennent euxmêmes des Hollandais, lesquels ont formé ce nom de ixchl, chasse, jacluen, se hâter. C'est proprement un vaisseau pour faire la chasse), Mar. Sorte de bâtiment léger, plus particulièrement employé dans les régates et les promenades : Le yacht de la reine d'Angleterre.
Yachts aux mille couleurs, calques et tartanes,
Qui portent aux sultans des têtes et de3 fleurs...
— Encycl. Le yacht est ordinairement coquet, bien aménagé et réunit à l'intérieur tout le confortable que comporte un si petit espace. Au dehors, il affecte ia même coquetterie; il est fin de fonds, bon marcheur, bien gréé, bien manœuvré et sait au besoin supporter un coup de vent. Le yacht résiste souvent à une lempête.que de forts navires sont impuissants à braver. Le cas est rare, parce que, en général, ces petits bâtiments ne prennent lu mer que par un beau temps, côtoient les rives, et que leur tirant d'eau leur permet d'entrer dans tous les ports ; mais cela s'est présenté plusieurs (vif. Assailli par un terrible ouragan dans le golfe de Gascogne, le Caprice, au vicomte de Dreuille- Seneoterre, a seul échappé au naufrage que vingt navires marchands ont essuyé autour de lui. C'est ce même yacht qui, commando par le capitaine Celse, a fait dans la Méditerranée un voyage de circumnavigation et, dans un rapport adressé au ministère de la marine et publié dans plusieurs journaux, a relevé certaines erreurs hydrographiques sur le détroit de Gibraltar, adoptées jusque-là comme autant de vérités.
Bien qu'il soit beaucoup moins répandu en France qu'en Angleterre, le yachting a fait beaucoup de progrès et compte de nombreux représentants au Havre, à Nantes, à Bordeaux, à Marseille et à Cannes.
Autrefois, le propriétaire d'un yacht n'était pas maître chez lui ; ii était contraint d'avoir à son bord un capitaine, et ce capitaine avait le droit de le faire mettre aux ters, ce qu'il ne faisait pas, mais tout au moins U pouvait agir à sa guise et ne relevait absolument que de l'autorité maritime. En outre, les formalités d'inscription et de navigation étaient
YAÇN
fort assujettissantes et, par conséquent, peu encourageantes. Aujourd'hui, ces difficultés se sont évanouies, et le propriétaire d'un yacht est roi & son bord. Il navigue à ses risques et périt».
Le yacht ne jauge guère moins de 25 tonneaux et rarement plus de 100. Il peut être gréé de plusieurs façons; mais c'est le gréement du cutter qui est te plus généralement adopté, parce qu'il est moins compliqué que les autres. Beaucoup de yachts sont cepeu-, dant gréés en goélette, quelques-uns en sloop. Leur équipage se compose de matelots incrits à la marine ou ri», simples amateurs. Leur nombre varie suivant la dimension du bâtiment, sa voilure et plus encore suivant la fantaisie du maître,
YACK s. m. V. TAK.
ïufiiii, titre d'un des livres sacrés dans lesquels est contenue la loi de Zoroastre, Les livres parais de Zoroastro étaient divisés en vingt et une sections ou nosks, dont il ne nous est parvenu qu'une partie de la vingtième, intitulée la Vendidad; les Jiestchts et les Neaeschts, qui ne sont que différents fragments; le Vispered, recueil d'invocations; enfin, le Izeschné, en zend le Yuçnu, qui est le livre de la liturgie- On retrouve aussi dans le Yuçnu quelques morceaux épars des autres nasks. Le mot zend yaçna vient du sanscrit yajna, sacrifice, et le livre du Yaçna a pour but d'enseigner aux hommes la loi du sacrifice, carie sacrifice est te moyen de parvenir au bien ou a la sainteté (vâghô) ; mais la condition nécessaire pour opérer le sacrifice est la pureté (acha). Ainsi le sacrifice est la voie de la sainteté, et Ormuzd est l'instituteur du sacrifice chez les Persans comme Pouroucha "est chez les Indous. Le Yaçna a été traduit sous le titre â'Jieschné par Anquetil- Du perron; mais cette traduction était imparfaite, son auteuTj ignorant le zend. Elle a été l'objet on plutôt l'occasion de l'ouvrage de Burnouf, Commentaires sur le Yapia.X. l'article suivant.
Yaçna (commentaires surle), célèbre ouvrage du grand orientaliste E. Burnouf, et le plus important de ses travaux, avec \ Introduction à l'histoire du bouddhisme. C'est, en effet, dans ses Commentaires sur le Yaçna que Burnouf a restitué la langue zende qu'on pouvait dire perdue avant lui , et par ce service il n'a pas seulement été utile à la philologie en lui rendant un idiome aussi ancien que l'idiome védique, mais il l'a été autant à l'histoire des religions, qui était incomplète et obscure dans un de ses chapitres les plus importants. Pour ne point mêler des questions différentes et ne point surcharger d'une exposition dogmatique l'exposition des conclusions historiques et philologiques auxquelles aboutit cet ouvrage de Burnouf, nous renvoyons au mot Yaçna l'analyse du livre sacré qui porte ee titre et de la doctrine qu'il contient. Nous nous bornerons ici à résumer l'œuvre' propre de Burnouf. Les Commentaires sur le Yaçna parurent en 1832 et en 1835, en deux volumes. Cet ouvrage contient le texte zend du Yuçna expliqué pour la première fois, les variantes des quatre manuscrits de la Bibliothèque nationale et la version sanscrite inédite de Nérioseugh. A l'époque où Burnouf fut entraîné à étudier les livres saints des parsis, les travaux d'Anquetil-Duperron faisaient encore autorité en ces matières. Ou croyait de confiance à l'exactitude de sa version, et l'idée n'était venue à personne de la confronter avec l'original. La loyauté et la sincérité indiscutables de cet héroïque aventurier de la science -avaient entretenu une confiance illimitée en ses travaux. Burnouf rompit le charme. Ayant entrepris l'étude du zend sans être aidé ni par une grammaire ni par un lexique, il chercha Son appui dans la traduction d'Anquetil et fut surpris de ne pouvoir arriver avec elle à une intelligence sérieuse de l'original. Néanmoins, il ne suspecta pas une minute la bonne foi d'Anquetil. « Il a pu se tromper, dit-il, mais il n'a voulu certainement tromper personne; il croyait à l'exactitude de sa traduction parce qu'il avait foi dans les parsis qui la lui avaient dictée. » Au moment où il la publiait, les moyens de vérifier les assertions des mobeds, ses maîtres, étaient difficiles; mais heureusement, parmi les manuscrits qu'Anquetil avait rapportés de ses voyages, se trouva une version en sanscrit du second livre du Vendidad, le Yaçna. Cette version, oeuvre d'un mobed du vie siècle , probablement Nérioseugh, n'avait pas été faite directement sur le texte zend, mais sur un commentaire pelhvi, où les gloses destinées à expliquer le texte étaient confondues avec son interprétation. Tels sont les documents et les matériaux qui servirent à Burnouf pour retrouver une langue qui, maintenue dans les rites et dans les cérémonies des parsis, n'est même plus entendue d'eux. Comme il n'y avait point de caractères zends quand Burnouf publia le texte zend du Vendidad-sadé eu neuf livraisons in-folio, il fut obligé de le faire lithographier sous ses yeux, à grund'peine et à grands /rais. Dans cette recomposition, Burnouf fut surtout aidé par la ressemblance étonnante du sanscrit et du zend, et cette analogie a suppléé au sens vague et diffus que lui offraient les deux versions de Nérioseugh et d'Anquetil. • Je dois dire, déclare-t-il lui-même, que la reskemblunce si frappante du zend avec le san-
YACO
scrit m'a été d'un grand secours; la détermination des désinences qui marquent les rapports des mots m'a donné la proposition, et il ne m'est plus resté qu'à faire à chacun de ces mots l'application du sens vague dont Nérioseugh et Anquetil me fournissaient les éléments. • Rien n'égaie la prudence avec laquelle Buruouf a travaillé à ses découvertes. Son introduction contient l'exposé intéressai! tdes procédés auxquels il a eu recours et qui doivent guider dans les recherches philologiques. Il n'avance aucune proposition qui ne soit fortement appuyée de preuves, et quand ces preuves ne lui paraissent pas suffisantes à lui-même, il n'hésite point à les rejeter ou à les fortifier dans un travail supplémentaire ajouté à, son livre (additions et corrections) qui ne comprend pas moins d'une soixantaine de pages. Nous ne pouvons entrer ici dans tous les détails philologiques. La conclusion générale qu'il en tire par rapport il la position du zend vis-à-vis des autres langues de la famille iudo-européenne, c'est que cet idiome se rapproche beaucoup de la langue védique, ce qui permet d'inférer que la scission des tribus iraniennes et des tribus aryennes qui sont restées dans l'Inde s'est opérée à une époque très-reculée. Les différences ou plutôt l'hostilité qu'on remarque entre la religion brahmanique et la religion de Zoroastre établissent que cette scission eut une cause toute religieuse. M. Oppert, qui a continué avec un zèle parfois si heureux les travaux de Burnouf, son maître, croit avoir reconnu Zoroastre sous l'appellation védique de Djaradashti. Les traces que le zend a. laissées "dans les pays qui s'étendent entre le golfe Persique et l'Oxus et entre l'indus et l'Euphrate autorisent à conjecturer qu'il fut en possession de ces vastes contrées; mais son berceau primitif fut la Bactriane, M. Oppert propose même d'appeler bactrien cet idiome, qui lui paraît improprement nommé le zend. Quoi qu'il en soit, cette langue fut à coup sûr contemporaine de la langue védique. Leur communauté d'origine est prouvée par les noms mêmes que se donnaient les peuples et que leur donnaient leurs conquérants; car
I identité est indéniable entre Arya, le nom de l'Inde, et YAirga, nom de l'Iran, En outre, Burnouf voit sous la religion médique lemèine fonds que celui des croyances brahmaniques.
II trouve dans les Védas des dénominations et des symboles dont le sens s'est plus ou moins conservé dans l'un ou dans l'autre de ces deux cultes. 11 expose un assez grand nombre de citations qui établissent la certitude de sa thèse, acceptée universellement aujourd'hui. Il a cru trouver les aïeux communs des Aryens de la Bactriane et des Aryens de l'Inde dans les traditions persanes relatives aux Pischadines, • les hommes do la première loi 1 » Tels sont les résultats historiques de cette science philologique, créée dans notre siècle par les Bopp et les Burnouf, Elle éclair*» d'une lumière subite les ténèbres des origines et travaille a former dans l'homme modernela conscieucede l'humanité universelle. Nous n'avons pu donner ici qu'une faible idée de tous les trésors entassés dans ce livre de génie, si facile à lire même pour ceux qui ne sont point initiés :iux choses de la philologie comparative et de l'histoire orientale. Ils trouveront dans cet ouvrage si complet et si profond un esprit clair, judicieux et droit, qui apparaît tout entiei ians un style sobre sans pénurie et austère sans lourdeur.
YACOBA, pays peu connu de l'Afrique centrale, au S. du Haoussa. Il est habité par des nègres féroces et cannibales. Le peu de commerce que les habitants font avec les tribus voisines donnerait à croire que le sol renferme des mines d'or et d'antimoine.
YACOLA s. f. (ia-ko-lu). Espèce do casaque dont se servaient les incas.
YACONDAs.m.(ia-kon-da). Icbthyol. Poisson peu connu, qui vit dans les mers d'Amérique.
YACOS s. m. (ia-koss). Pathol. Maladie pustuleuse, endémique en Afrique.
YACOU s. m. (ia-kou. — Ce mot est formé par corruption de yacahu, nom que les indigènes de la Guyane ont donné à cet oiseau à cause de son cri, que figurent assez bien ces syllabes). Ornith. Oiseau du genre pénélope.
— Encycl. L'yacou est de la taille d'une poule ordinaire; son plumage est, en général, d'un vert roussâtre à reflets métalliques; la tête est .ornée d'une huppe de même couleur; des taches blanches ornent son cou et sa poitrine ; le croupion et l'abdomen sont châtains; la région temporale présente une
Eartie nue et violacée ; la gorge et la memrane longitudinale sont de même couleur, mais velues. La femelle a la huppe très-petite. Cet oiseau se trouve au Mexique, à la Guyane et au Brésil; il habite surtout 1 intérieur des terres. Ses habitudes sont douces et timides. Il se perche sur les grands arbres. On le trouve apprivoisé dans les bassescours au Brésil. Sa chair est un mets délie,at. V., pour plus amples détails, makail et