‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 95 sur 1042 · V. CAPSELLli · texte numérisé non relu

V. CAPSELLli

THLASPIDÉ", ÉE adj. (tla-spi-dé — de thlaspi, et du gr. eidos, aspect). Bot. Qui ressemble ou qui se rapporte au thlaspi.

— s. f. pi. Tribu de la famille des crucifères, ayant pour type le genre thlaspi.

THLASPIDIE s. f, (tla-spi-d! — de thlaspi, et du gr. eidos, aspect). Bot. Genre de plantes, de la famille des crucifères, réuni aujourd'hui, comme simple section, aux biscutelles.

TI1LINGEHA-D1NNEH, tribu indienne de l'Amérique du Nord. V. Chêpéwïans.

THLIPSENCÉPHALE s. m. { tli-psan-séfa-le — du gr, thlipsis, compression, et de encéphale). Tératol. Monstre dont le cerveau est comprimé latéralement.

THLIPSENCÉPHALIE s. f. ( tli-psan-séfa-ll, — rad. thlipsencéphale). Tératol. Conformation des thlipsencéphales.

THLIPSENCÉPHALIQUE adj. (tli-psan-séfa-ti-ke — rad. thlipsencèphalie). Tératol. Qui a rapport k la thlipsencèphalie.

THLIPSIE s. f. (tli-psî — - du gr. thlipsis, compression). Méd. Compression progressive des vaisseaux, produite par une causa externe.

THLIPSOCARPE s. m. (tli-pso-kar-pe — du gr. thlipsis, compression ; carpos, fruit). Bot. Genre de plantes, de la famille des composées, tribu des chicoracées, dont l'espèce type croît dans le midi de l'Espagne.

THLIPSOMYZE s. f. (tli-pso-mi-ze — du gr. thlipsis, compression ; muia, mouche). Entom. Genre d'insectes diptères, de la famille des tanystoines, tribu des bombyliens, dont l'espèce type habite l'Algérie.

THNÉTOPSYCHIQUE s. m. (tné-to-psichi-ke — du gr. thnêtos, mortel ; psuchê, âme), Hist. ecclés. Nom donné aux membres d'une secte qui affirmait que Tâme est mortelle.

THOA s. m. (to-a — du gr. thoos, prompt). Zooph. Genre ne polypiers phytoïdes, de la famille des sertuiariens. Il Syn. de gnet ou gnktum, genre de conifères.

THOARD, village de France (Basses-Alpes), cant. et arrond. de Digne; 1,025 hab. Fabrication de toiles; commerce important d'excellentes pommes recueillies dans les environs; carrières de gypse, remarquable par sa belle couleur rouge. On y voit une tour trèsancienne, un vieux château, dit maison des Baschi, et les ruines d'une castel féodal.

T1IOAS, roi de Lemnos. Il épousa Myrine ou, d'après quelques mythographes, Callicopis. Thoas, s'étant aperçu que Callicopis était devenue la maîtresse de Bacchus, entra dans une grande colère ; mais le dieu parvint à l'apaiser en lui faisant goûter du vin, en lui apprenant k cultiver la vigne et en lui donnant les royaumes de Byblos et de Chypre. Par la suite, les femmes de Lemnos ayant résolu de mettre à mort leurs maris, Hypsipyle, fille de Thoas, sauva la vie à son père, qui s'enfuit en Tauride ou dans l'île de Chio. — Un autre Thoas, roi de la Chersonèse Taurique, fit une loi en vertu de laquelle tout étranger qui abordait dans ses Etats devait être immolé à Diane. D'après Euripide, dans sa tragédie A'iphigénie en Tauride, Iphigénie parvint k sauver Oreste et Pylada, condamnés à mort par Thoas, et s'enfuit avec eux en Grèce, en emportant la statue de Diane, dont elle était prêtresse.

THODORE, village de France (Isère), cant. de Koybon, arrond. de Saint-Marceliin, sur une colline qui domine à la fois la Vallaire et un ravin arrosé par un ruisseau formant de jolies petites cascades; 995 hab. On y remarque les restes des tours et des murs d'un château féodal, encadrés dans des vergers magnifiques.

THOÉ s. m. (to-é — du gr. thoos, prompt). Crust. Genre de crustacés décapodes brachyures, de la familie des oxyrhynques, dont l'espèce type vit aux lies Gallapagos.

THOFKIL (Ibn), philosophe arabe. V. Ibn- Thoféil.

THOGHTEK1N ( Abou- Mansour - Dhahir- Eddyu), fondateur de la dynastie des Thoghtekinides k Damas, mort en 1128 de notre ère. Il servit d'abord, comme mameluk, Toutousch, souverain de la Syrie, et parvint par ses talents aux premiers grades de l'armée. Devenu sous Dekak, fils de ce dernier, atabek et premier ministre, il prit part k la bataille d'Antioche et joua un grand rôle dans les affaires de Syrie. Après la mort de Dekak (1104), il mit sur le trône et déposa tour k tour un fils et un frère de ce prince, se décida pour le fils, dont l'extrême jeunesse favorisait ses projets d'ambition, et s'empara définitivement du pouvoir en 1106. Cette même année, il battit Hugues de Tiberiade, puis Gervaise, successeur de ce dernier, s'unit aux Francs par un traité secret contre la sultan de Perse, qu'il craignait de voir marcher contre lui; néanmoins, en 1113, il s'allia avec Maudoud, roi de Moussoul, qui s'é-

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tait mis à la tête des armées persanes, marcha avec lui contre les chrétiens, et prit part k la victoire remportée sur le roi de Jérusalem. En 1115, pour résister aux forces de la Perse commandées par Acsencar, il s'unit successivement à Ylghazy, roi de Mardin, et aux princes chrétiens, recommença ensuite la guerre contre ces derniers, perdit Tyr, fut battu par Baudoin, roi de Jérusalem, et mourut après un règne d'environ vingt-deux ans. C'était un prince actif, vaillant, habile, mais perfide et cruel.

THOGRAÏ (Abou-Ismaïl-Housein), poëte persan. V. Tograï.

THOGRULouTUOGHRULI«r(Abou-Thaled- Rokn-Eddin -Mohammed), fondateur de la dynastie turque des Seldjoucides, mort eu 1063 de notre ère. Il était un des chefs de la puissante tribu des Seldjoucides, reléguée par Mahmoud, sultan de Gazna, dans le lihoraçan septentrional, lorsque , après l'avénement de Masoud, successeur de ce prince, il fut appelé à prendre le commandement suprême de sa tribu. Plein d'énergie, d'activité et de courage, il résolut de fonder la puissance de sa nation. Il lit avec succès des expéditions dans le Kharizine et dans diverses parties du Khoraçan, battit les lieutenants de Masoud, s'empara de Hérat et du Khoraçan entier, consolida ses conquêtes en remportant une victoire complète sur Masoud en personne (1039), et se déclara indépendant. Thogrul rit alors dire la khothbah en son nom dans toutes les mosquées du Khoraçan. Poursuivant ensuite ses conquêtes, Thogrul enleva aux Bowaïdes Ispahan, dont il fit sa capitale (1051), puis, à l'appel du calife Caïm (1055), se rendit k Bagdad, délivra ce prince de la tyrannie du rebelle Bessasiry et reçut le titre d'émir-al-omra. Quelque temps après, Thogrul eut k lutter contre plusieurs chefs seldjoucides et son frère, entre lesquels il avait partagé les pays conquis et qui voulaient se créer des principautés indépendantes. Il parvint à les vaincre, dut encore une fois combattre Bessasiry, qui avait profité de son absence pour se rendre maître de Bagdad, le força k fuir (1059) et punit les Arméniens et les Géorgiens qui avaient favorisé les rebelles. Ayant affermi le trône chancelant des Abbassides, il obtint pour récompense de ses services la main de Seïda, fille du "calife ; mais il mourut peu après les cérémonies du mariage, k l'âge de soixante-dix ans. Son neveu, Alp-Arslan, lui succéda. C'était un prince habile, sage, valeureux, aimé de ses peuples et redouté de ses ennemis.

THOGRUL II (Aboul-Modhaffer-Rokn-Eddyn), sultan seldjoucide. V. Masoud .(Aboul- Felhah).

THOGRUL III (Mogaïth-Eddyn), dernier sultan seldjoucide, Dé en 1169, mort en 1194. Il succéda, k sept ans, a son père Melek-Arslan, sous la tutelle de l'atabek Pehleran- Mohammed, qui conserva le pouvoir jusqu'à sa mort en 1186. Le frère de ce dernier, Kizil-Arslan, voulut alors continuer à gouverner; mais le jeune sultan s'y opposa et Kizil leva l'étendard de la révolte. Thogrul le battit, prit l'Irak-Adjenii, vaiuquit 1 armée envoyée par Nasser, calife de Bagdad, au secours du rebelle ; mais, peu après, il tomba entre les mains de Kizil, qui s'empara du pouvoir, se rendit odieux et fut égorgé. Thogrul recouvra alors la liberté et le pouvoir souverain; néanmoins, il fut assailli bientôt par de nouveaux dangers. Il faillit être empoisonné par la veuve de Pehlevan, puis le fils de cette femme , Inanedj , appuyé par les Kharismiens, lui fit la guerre. Le sultan le vainquit, et, croyant son pouvoir affermi, se plongea dans toutes sortes de débauches. Attaque de nouveau par les Kharismiens, il perdit le trône et la vie dans une bataille, près de Reï.

THOINAN (Antoine-Ernest Roquet, connu dans les lettres sous le pseudonyme de), musicographe français, né h Mantes vers 1827. Grand amateur de "musique, dilettante passionné, possesseur d'une des plus belles bibliothèques spéciales qui existent en France, il a colloboré à quelques journaux, Y Art musical, la France musicale, le Guide musical (de Bruxelles), et a publié les écrits suivants : la Musique à Paris en 18S2, en collaboration avec M. Albert de Lasaile (Paris, 1863, in -12); les Troyens au Père • Lachaise, lettre de feu Nantho , ex-timbalier soliste, ex-membre da la société des buccinophiles et autres sociétés savantes (1863, in-8°); Déploration de Guillaume Crétin sur le trépas de Jean Okeghem, remise au jour, précédée d'une introduction biographique et critique, et annotée (1864, in-8«); Chapellemusique des rois de France (1864, in-16); Mauyars, sa réponse faite à un curieux sur te sentiment de la musique d'Italie (1865, in-8°); Antoine de Censu et les singulières destinées de son liore rarissime : la Musique universelle (1866, in-16); Curiosités musicales et autres, trouvées dans les œuvres de Michel Coyssard, de la compagnie de Jésus (1866, n-12), etc.

Tiioiu««o ci Alixon, dialogue en patois lorrain du xvue siècle, publié par A. de La Fizelièrê (Paris, 1856). «Cette petite pièce est une plaisanterie du même caractère et de la même famille que les Caquets de l'accouchée, l'Evangile des quenouilles, dans la vieille littérature française, et certaines Scènes popu-

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