‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 96 sur 1042 · THOL · texte numérisé non relu

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laires de Henri Monnier, dans la littérature moderne. » C'est une critique très-fine, sous une forme naïve, de ces diseurs de riens, dont la conversation se passe en phrases inutiles. L'auteur anonyme a mis en présence deux femmes ; mais combien d'hommes, comme disait le bon La Fontaine, sont femmes sur ce point! Thoinette rencontre Alizon et lui demande des nouvelles de sa sœur, qui lui paraît toute biscasiée (défaite, pâle). « Ce n est que trop vrai, dit Alizon; ma sœur est biea malade, et elle en a eu tant de marisson que son home ien avome cudé mousi (que son mari avait pensé en mourir).» Ici, le dialogue devient d'une réalité qui rappelle la nature. Alizon raconte qu'elle a été trouver le médecin, grâce aux conseils de ta commère la Levrusse : ■ Je la vis, dit-elle, et elle me dit : Ehl Aliïon, et ta. sœur, que fait-elle T — Ma foi, lui ns-je, elle ne va ni d'avant ni d'arrière, et pourtant je lui ai tout fait et refait. — Mais, me fit-elle, il y a un grand médecin, etc. » "Visite au médecin, qui est un simple charlatan, et k qui Alizon dit poliment > qu'elle est venue pour lui faire un petit mot d'importunation, s'il l'a pour agréable. ■ Après une enquête minutieuse, le médecin, assuré que la pauvre affligée mange bien, boit bien, dort bien, et n'éprouve que de la faiblesse pour travailler, déclare qu'elle a une a bonne maladie, qu'il suffira de lui donner un clistoire ; » prix de la consultation, « trois sols marquez, qui furent perdus, dit Alizon, comme si Tussions joués k tras (trois) dés. » Mais enfin, dit Thoinette, • aue dit-il que c'est de ce mau ? — Il dit, répond Alizon,

qu'elle a ce qu'elle a et qu'il vaut encore mieux qu'elle ait ce qu'elt qu'elle ait les fièvres. »

La langue employée par l'auteur de cette saynète a un véritable charme de naïveté, et l'on y sent je ne sais cmel vague souvenir de Molière, dont on jouait, à peu près à la même époque, le Médecin malgré lui. Le patois, qui est celui de la haute Lorraine, porte un cachet d'authenticité, malheureusement fort rare dans les œuvres écrites dans nos dia-' lectes provinciaux, et présente un véritable intérêt pour les linguistes, par le grand nombre de locutions romanes qu'il renferme et par les formes grammaticales très-antiques qu'il semble affectionner.

THOIRAS, village de France (Gard), cant. de La Salle, arrond. du Vigan, sur une colline, près du confluent de la Salindrique et du Gardon d'Anduze ; 4S0 hab. Aux environs s'ouvre une grotte remarquable par la beauté de ses stalactites et de ses stalagmites.

THOIRAS (Paul de RAP1N-), historien français. V. Rapin-Thoyras.

THOIRETTE, village de France (Jura), cant. d'Arinthod, arrond. de Lons-te-Saunier, à 40 kilom. deNantua;547 hab. ; au pied des montagnes; patrie du célèbre médecin Bichat.

THOISSEY, petite ville et commune de France (Ain), ch.-l. de cant., arrond. de Trévoux, sur la rive gauche de la Ohalaronne; pop. aggl., 1,414 hab. — pop. tôt., 1 ,609 hab. Cette petite ville, dont l'origine est très-ancienne, résista quatre fois aux ducs de Savoie et resta longtemps fidèle au duc de Mayenne, pendant les guerres da la Ligue. C'était la seconde ville de la principauté de Dombes. Un collège y fut fondé en 1680 par M'10 da Montpensier.

TnOISY-LA-BERCHÈKE, village de France (Côte-d'Or), cant. de Saulieu, arrond. de Semur, sur la limite extrême du Morvan; 1,118 hab. Il est dominé par un beau château flanqué de tourelles et dont les parties les plus anciennes datent duxio siècle. La voûte de la chapelle seigneuriale est couverte de fresques.

THOKA s. m. (to-ka). Bot. Nom birman du genre amberstie.

TUOKE, femme de géant de la mythologie scandivave , le seul être qui, après la mort de Balder, ne voulut pas verser de larmes pour faire revenir le dieu de l'empire de Hela. Quelques légendes racontent que c'était Loke lui-même qui avait pris la figure de Thoke et résistait à toutes les supplications.

THOL (duc de) s. m. Hortic. Variété de

la tulipe odorante.

THOLA, juge d'Israël après la royauté éphémère d'Abimélec, de 1309 à 1306 avant notre ère. 11 appartenait à la tribu d'Issachar, et il exerça les fonctions déjuge pendant vingt-trois ans.

THOLE s. m. (to-le — du gr. tholos, coupole). Acal. Genre d'acalèphes médusaires, du groupe des nucléifères.

THOLEN, ville de Hollande, province de Zélande, arrond. de Zierikzee, dans l'île de sou nom, sur l'Eendragt; 2,500 hab. L'église renferme le tombeau de Guy, bâtard de Blois, et de sa femme Claire de Botland.

THOLEN (ile de), dans la province de Zélande (Hollande). Elle a environ 18 kilom. d'étendue sur 10 kilom. dans sa plus grande largeur. Elle est formée par l'Escaut oriental et diverses branches de la Meuse. Cette île fut en partie submergée en 1825. Elle contient des polders très-fertiles.

TllOLER (Gabrielle), actrice française, née

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