‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 964 sur 1042 · YPRE · texte numérisé non relu

YPRE

posé de la détruire en enlevant ses nids avec un balai de feuilles de houx, procédé qui pourrait s'appliquer aussi à d'autres espèces. En juillet; elle se change en chrysalide, et le papillon parait au mois d'août.

L'yponomeule plombée est d'un tiers plus petite que Vyponomeute cousine; elle a les ailes supérieures gris plombé avec des rangées de points noirs et une tache brunâtre vers le milieu; les ailes inférieures sont noirâtres. La chenille est grisâtre, ponctuée de noir, avec la tête d'un jaune ferrugineux. Elle vit sur les nerpruns, notamment sur la bourdaine et l'alaterne, établit son nid à l'extrémité des rameaux et dévore entièrement les jeunes pousses. Elle forme des familles relativement peu nombreuses, et les chenilles se séparent peur se transformer en chrysalides dans une petite coque blanchâtre placée entre deux feuilles.

It'ypoiiomeute de l'orpin est de la taille de la précédente, dont elle diffère surtout par ses couleurs plus foncées. La chenille est blanchâtre, avec une raie dorsale grisâtre, la tête et une double série de taches noires. Ces chenilles vivent en familles nombreuses sur diverses espèces d'orpitis, qu'elles enveloppent en entier d'une toile grisâtre assez claire. Elles s'y métamorphosent en commun, et l'insecte parfait parait au commencement de juillet. (Jette espèce est très-commune à Paris et aux environs.

On a séparé de ce genre, sous le nom d'anésychie, quelques espèces qui se distinguent surtout par les couleurs éclatantes de leurs chenilles, mêlées de noir, de blanchâtre et d'orangé. Elles vivent sur les borraginées, a découvert, et filent à peine quelques lils soyeux.

YPONOMEUTIDE adj. (i-po-no-meu-ti-de — de ypoiiomeute, et du gr. eidos, aspect). Entoni. Qui ressemble ou qui se rapporte au genre yponomeute.

— s. f. pi. Tribu d'insectes lépidoptères nocturnes, ayant pour type legenreypononieute : Les yponomeutidks ont les ailes entières, les supérieures longues et étroites. (E. Desmares t.)

YPOWT, bourg de France (Seine-Inférieure), canton de Fécamp, arrond. et à 35 kiloni. du Havre, sur le bord de la mer j 1,693 hab. Petit port d'éehuuage. Ancien village de pécheurs comme Eu état, Trouville et un grand nombre d'autres localités du littoral, Yport s'est complètement transformé depuis quelques années en ville do bains des plus élégantes. Un casino y a été construit en 1865 par l'initiative du violoncelliste Nathan; un vieux corps de garde situé dans une position pittoresque, et du belvédère duquel on domine la mer, est devenu un restaurant des plus renommés, et la villégiature parisienne n'a pas tardé à adopter Yport pour station d'été. La plage est insuffisante. En outre, on ne peut s'y baigner à la marée basse. En revanche, il faut dire que peu de stations du littoral offrent un site plus charmant, plus pittoresque. Un bois, dit bois de Hogues, descend en s'échelonnant jusqu'au bord des vagues. Sur aucun point de la côte les arbres ne sont aussi rapprochés de la mer.

YFORTAIS, AISE s. et adj. i-por-tè, è-ze). Géogr. Habitant d'Y port ; qui appartient à cette ville ou à ses habitants : Les YpOrtais. La population yportaisk.

YPRÉAU s. m. (i-prô-o — de Ypres, ville de Flandre). Bot. Un des noms vulgaires du peuplier blanc, il Ou dit aussi ypéreau ou ype-

KBAU.

— Encycl. L'ypréau, appelé aussi peuplier blanc ou blanc de Hollande, est un grand arbre, à tige droite, couverte d'une écorce d'un gris très-clair, et à feuilles cordiformes, lobées, dentelées, d'un beau vert foncé en dessus, blanches et cotonneuses.en dessous; ses rameaux l'urment une cime large et touffue. C'est un de nos plus beaux arbres indigènes. Les anciens l'avaient remarqué fie très-bonne heure. Cet arbre était cuusaoré à Hercule, d'après les uns, parce que ce héros s'était reposé sous son ombre; suivant d'autres, parce qu'il l'avait rapporté des bords de l'Acliéron ; on racontait même qu'il s'était ceiut le front d'une couronne de peuplier, dont les feuilles, atteintes par la fumée, prirent uue teinte noirâtre sur leur face extérieure, qui était d'abord blanche comme l'autre. Les Grecs, les Rumuius et les Gaulois se couronnaient aussi de feuilles Vypréau, quand ils offraient des sacrifices à Hercule. On recueillait précieusement, sous le nom d'ambre ou de larmes dorées, le suc jaune et transparent qui, dans les pays chauds, exsude de cet arbre et se durcit à l'air ; il provenait, disait-on, des pleurs versés par les sœurs de Phaéton, qui lurent changées en peupliers.

L'ypréau croît spontanément dans toute l'Europe centrale; mais il peut s'étendre beaucoup au nord et au sud, car il craint peu la chaleur ou la fruid ; il se trouve répandu presque partout, mais rarement il l'orme une essence dominante dans les forêts. Il aime les terrains humides et prospère même dans les marais; c'est- l'arbre qu'on doit préférer pour mettre en valeur ces sortes de terrains ordinairement perdus pour l'agriculture. On le propage surtuut de boutures, faites k la fin de l'hiver. « Cette opération, dit J.-B. Duchesne, consiste à couper les iouues branches de l'arbre et h les taiiier

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