‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 970 sur 1042 · YVON · texte numérisé non relu

YVON

galiens dans les terres de sa première fondation ; l'abbaye de Saint-Amand prétendait les mêmes droits en vertu d'un titre du roi Dagobert, leur fondateur; celle de Saint-Vnast, d'Arras, prétendait, non-seulement les droits régaliens, mais encore les droits épiscopaux, suivant l'épitaphe qu'ils ontfaitmettre sur le tombeau du roi Thierry, où il est dit que ce prince et l'évèque de Cambrai, nommé Vindicien, leur ont accordé ces prérogatives : Nobis regale dant et pontificale.

Les métiers et corporations mêmes eurent leurs maîtres souverains; tels étaient anciennement en France la rot des ménétriers, tle roi des merciers, le roi de la basoche, le roi de l'épinette, le roi des ribauds, etc.; mais ce n'étaient là que des titres purement honorifiques, qui ne donnaient d'autre autorité que celle nécessaire pour faire exécuter les règlements de ces métiers ou corporations.

Le roi d'Yvetot a été le sujet d'un drame en cinq actes et plusieurs tableaux, de Charles Deslys et Amédée Achard, joué pour la. première fois â la Gaïté; d'un opéra-comique, par Leuven et Ritt, musique d'Adolphe Adam, joué pour la première fois en 1842.

Il est inutile d'ajouter que, lorsqu'il est fait allusion au "roi d'Yvetot, c'est moins au roi historique qu'à celui de Béranger

«En 1830, la France, fatigj.ee, voulut inaugurer enfin une république monarchique du bien-être; le roi d'Yvetot était devenir l'idéal universel. Béranger l'avait chanté ; Courier avait consacré au bonnet de coton de ce monarque pacifique ses pages les plus goguenardes et les plus charmantes,!

Philarète Chaslks.

• Chez M. Béranger, le travestissement systématique appliqué aux idées religieuses a quelque chose de vraiment inexcusable. Dieu lui-même devient l'objet des quolibets de cette muse effrontée, qui le chansonne dans le Bon Dieu à sa fenêtre comme le soliveau de la monarchie universelle , comme le roi d'Yvetot de la création. »

Alfred Nettement.

YVETTE, petite rivière de France (Seinoet-Oise). Elle prend sa source dans l'arrond. et au N.-O, de Rambouillet, dans la commune de Lévy-Saint-Rom, baigne la délicieuse vallée de Chevreuse, passe à Orsay, Paiaiseau et Longjumeau,et se jette dans l'Orge, entre Kpinay et Savigny, après un cours de 50 kilom.

YVON (Pierre), pasteur et écrivain protestant français, né à Montauban en 1646. Il conçut dès son enfance une véritable admiration pour Labadie, dont il devait être l'ami, le fervent adepte et le successeur dans la direction spirituelle de la petite église retitirée du monde. En 1678, il alla s'établir dans la Frise avec son troupeau, et devint, par son mariage, seigneur de Wicvert. L'époque de sa mort est inconnue. On a de lui : Deux ennemis amis (Amsterdam, 1669, in-S") ; Esseniia religionis christietns patefacta, etc. (Altona, 1673, in-8o); lie la prédestination et de la grâce, poème chrétien, etc. (1680, in-40); V Impiété convaincue en deux traitez (Amsterdam, 1681, tii-86); Emmanuel ou îa Connaissance du Seigneur Jésus (Amsterdam, 1681, in-8°) ; l'Homme pécheur ou la Connaissance véritable de soymême (Amsterdam, 1CS2, in-8») ; le Mariage chrétien (Amsterdam, 1685, in-12); la Porte du christianisme (Amsterdam, 1685), etc.

YVON (Claude), théologien et littérateur français, né k Mamers en 1714, mortk Paris en 1791. Après être entré dans les ordres, il se rendit à Paris,' se lia avec les encyclopédistes, fut chargé par Diderot d'écrire pour l'Encyclopédie les articles ame, athéiî, dieu, etc., qu'il traita en se servant de la méthode philosophique, se mit à la solde des libraires, composa des thèses pour tes candidats de Sorbonne, rédigea, dit-on, celle de l'abbé de Pradt, qui rit tant de bruit et fut frappée par la censure (1751), se vit contraint, sous la menace d'une lettre de cachet, de passer en Hollande, et répondit par un livre non moins fameux, l'Apologie de M. de Pradt (1752, en trois parties, in-8u), dont la 30 partie est due à Diderot. De retour en France, l'abbé Yvon, qui était un théologien philosophe et ennemi de la superstition , mais non point un matérialiste, rentra dans le giron de l'Eglise, écrivit deux Lettres à Rousseau (1763), en réponse k celles que le fameux philosophe avait adressées à l'archevêque de Paris, et devint chanoine de Coutances, puis historiographe du comte d'Artois. 11 termina sa vie dans l'obscurité. On a de iui: la Liberté de conscience resserrée dans ses bornes légitimes (1754-1755, in-S»), où il pose en principe que l'Etat doit rester indifférent en matière de religion ; Discours généraux et raisonnes sur l'Tdsloire de l' Eglise (17B8, 3 vol. in-12); Accord de la philosophie avec la religion prouvé par une suite de discours relatifs à treize époques (Paris, 1770, in-12, 1782, 2 vol. in-8<>3; Histoire philosophique de la religion (Liège, 1779, 2 vol. in-8°), réimpression avec quelques changements ou Discours sur l'histoire de l'Eglise.

YVON (Pierre-Christophe), médecin français, né à Ballon, près du Mans, en 1719,

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