YVON
mort en 1811. Il entra, sans faire de vœux, dans la congrégation de l'Oratoire, fut chargé de diverses classes dans la maison de Juilly, quitta la congrégation à vingt-cinq ans, étudia la médecine à Paris, puis à Reims et prit le grade de docteur dans cette dernière ville. En 1757, il devint médecin de l'abbaye de Poissy, succéda cette même année k Lemonnier comme médecin du roi et se fixa, en 1773, à Saint-Germain, où il passa le reste de sa vie. C'était un homme instruit, charitable, ennemi des vieilles routines et qui fut un chaud partisan de l'inoculation, puis de la vaccine, Le magnétisme, qu'il considérait comme une ridicule jonglerie, trouva en lui un ndversaire déclaré. Il na point laissé d'ouvrages, mais a publié un grand nombre d'articles remarquables dans le Journal de médecine.
* YVON (Adolphe), peintre français, né à Eschwiller (Moselle) en 1817. Après avoir achevé ses études littéraires, il vint k Paris vers 1835 et entra dans l'atelier de P. Delaroche ; il y devint un des plus habiles praticiens de l'école contemporaine. Ses débuts remontent k l'unnée 1842 ; il exposa nu Salon un Portrait de J/m Ancelot, et c'est k ce genre du portrait qu'il parut s'adonner d'abord. En 1844, i! exposa ceux du Général Netimaijer et de M. A. D..., lieutenant devaisseau; on vit ensuite de lui une grande peinture biblique, le Christ chassant les marchands du temple (Salon de tS45), puis le Supplice de Judas Iscariote aux enfers (1840); divers Portraits (1847) ; les Hélais deposte en Russie, curieusu étude qu'il avait été faire sur les lieux mêmes l'année précédente, et une suite de dessins d'un grand style ; la Colère et la Luxure, d'après les beaux vers de Dante {Enfer, chants VII et V); Elégie, Pastorale, Danse de paysannes russes, Tortures de Lubianka faisant le thé (Salon de 1848). Au Salon suivant, il n'exposa encore que des dessins : V Avarice et la Gourmandise, d'après Dante {Enfer, chants VI et VII) ; Melpomène, Catliope, Thalie, Terpsichore, Euterpe, Erato, Clio, Polymnie, Uranie; mais k celui de 1850, outre la suite de ses dessins d'après Dante, l'Orgueil, l'Envie et la Paresse, un tableau de bataille, la Hataille de Koulikoro (1378), manifesta les aptitudes qui devaient lui valoir une prompte renommée, attira sur lui l'attention du monde officiel et lui valut des commandes. Après avoir exposé un dernier tableau biblique, l'Ange déchu, et une petite scène de genre, la Partie de dames, nessin au pastel (Salon de 1852), il exécuta le Premier consul descendant le mont Saint-Bernard (Salon de 1853), qui lui avait été commandé pour la galerie du château do Corapiègne, puis le Maréchal Ney à la retraite de Russie et le Télêgue russe (1855). A la suite de cette Exposition, il fut fait chevalier de la Légion d'honneur. Il reçut, en outre, la mission de rejoindre l'armée française en Crimée, pour reproduire les principaux épisodes de la guerre, et se rendit immédiatement à son poste. II rapporta de ce voyage trois grandes toiles, qui furent exposées aux Salons de 1857 et 1859, et auxquelles nous avons consacré un article spécial : la Prise de Malakoff, la Gorge de Malakoff et la Courtine de Malakoff (v, Malakoff) ; elles sont toutes les trois au musée do Versailles. Bien accueillies par le public, qui y voyait surtout un sujet poignant d'actualité, ces peintures, de dimensions inusitées, furent très-discutées par la critique; tout en leur accordant de rares qualités de composition et de mise en scène, on leur reprocha surtout d'accentuer la trivialité d'Horace Veruet et d'avoir plus d'emphase que d'expression.
Elles n'en valurent pas moins à l'artiste la grande médaille d'honneur du Salon. .
Depuis, M. Adolphe Yvon a encore exposé : la Bataille de Solferino, le Portrait du prince impérial (Salon de 1861); divers Portraits (1864); les Etats-Unis d'Amérique (Salon de 1S70), immense toile commandée par le président Stewart et qui représentait les trentequatre Etais de l'Union groupés autour de la figure symbolique de la République américaine; une Rue à Constautinople , les Secrets d'Etat (1873); la Comtesse de Cuen, portrait destiné au musée fondé par cette dame; César, la Charge des cuirassiers de Reischshoffen (1875); le Portrait du général Vinoy, le Portrait de Ronnehée, de l'Opéra (187G).
Yvonne ei Loïc, vaudeville en un acte, avec airs nouveaux, paroles de Narray et Michel Carré, musique de Delioux ; représenté au Gymnase ie 15 novembre 1S5I.
C'est une paysannerie bretonne, gracieusement interprétée par Mlles Wolf et Anna Chéri. Les motifs en sont agréables et l'orchestration bien étudiée.
Yvonne, opéra-comique en un acte, paroles de MM. ae Leuven et Deforges, musique de M. le prince de La Moskowa; représenté h l'Opéra-Comique le 16 mars 1855. Le sujet de la pièce est devenu banal à force d'avoir été traité au théâtre. Il s'agit de deux amants, Yvonne et Jeannic, dont l'amour est exploité par le vieux berger Kerkadec, qui se fait passer pour sorcier, La musique a un caractère rétrospectif, sauf dans quelques morceaux. On a remarqué les couplets du sorcier, les couplets de Jeannic, le duo des deux amants et les couplets du vin, instrumentés d'une façon originale. Ce petit ouvrage a
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été joué par Jo'srdan, Sainte-F^y et MHcBoulard.
Yvonne, drame lyrique en trois actes, paroles de Scribe, musique fie M. Limnander; représenté à l'Opéra-Comique le 29 novembre 1859. Le sujet est tiré d'une nouvelle de M. d'Herbaiiges. La pièce devait s'uppeler d'abord les Blancs et les Bleus. Yvonne estlo type de lu femme vendéenne, type devenu un peu légendaire. L'uctioii est intéressante. Quant à lu musique, elle offre le caractère dramatique et original particulier à l'auteur des AI ontënégrins. La romance de Jean : Un nom glorieux, le duo entre Jean et Yvonne, le finale du preniieracte produisent beaucoup d'effet, On doit en dire autant de la romance du baryton : 0 mon pays de la Touraiiieî de l'arrangement habile des airs nationaux du Chant du départ et de Vive Henri IV, qui forment un contraste fort dramatique. Le grand air d'Yvonne : Mon fils, je t'ai perdu! renferme aussi des phrases pathétiques et inspirées. M"o Wertheiinber, d'ailleurs, a admirablement interprété le rôle d'Yvonne.
YVOV- LE- PRÉ, bourg et commune de
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France (t lier), canton de La Cba;-flle-d'Angillon.arrond. et à 33 kilom.de Sancerre, sur la rive droite de la Petite-Suuldre ; pop. aggl., R71 hab. — pop. tôt., 2,559 hab. Haut fourneau et forges. On y Voit un beau château moderne, bâti sur les ruines d'une ancienne forteresse.
YVRÉ-L'EVEQUE, bourg et commune de France (Surlhc), cant., arrond. et à 4 kilom. du Mans, sur la rive gauche de l'Huisne ; pop. aggl., 621 hab. — pop. tôt., 2,305 hab. Fabriques de toiles, chaux, allumettes chimiques, moulins h. blé, blanchisseries. On y voit les ru+nes de lu célèbre abbaye de l'Epan, fondée en 1229.
YVRÉ (Ambroise de Loré, baron d'), célèbre capitaine français du xve siècle, digne émule des Dunois, des La Hire, des Xaintrailles. Il fit ses premières armes à la bataille d'Azincourt, sous le comte d'Armagnac, le 25 octobre M15; mais celui-ci ayant été massacré, il s'attacha au dauphin. Le duc d'Alençon, lieutenant général de Charles VI au comté du Maine, I envoya défendre ce pays contre le. Anglais. Il les battit partout
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et siu tout au combat de Bourgueux, en U23. Après la bataille de Verneuil et la prise du Mans, il fut assiégé dans la petite place de Sainte-Suzanne, qu'il défendit avec 600 hommes, avec un courage de lion et ne céda qu'à l'artillerie. Depuis cette époque, il ne cessa de harceler tes Anglais, auxquels il avait voué une haine à mort. 11 accompagna Jeanne Darc au secours d'Orléans et pendant toute la campagne; le roi Charles VII luidonna, a Troyes, la commandement de l'année, quoiqu'il eût près de lui les ducs de Bourbon, d'Alençon elle comte de Vendôme. Il servit la France de la manière la plus brillante pour lui et la plus fatale pour les Anglais. Il contribua beaucoup à la prise de Paris, qui appartenait aux Anglais depuis dix-huit ans. On ignore quand et comment mourut ce vaillant guerrier.
YVRRB, ville du royaume d'ItaUe.-V. Ivrée.
Y-Y1S, homme d'Etat chinois, né vers 1770 avant J.-C mort en 1670. Devenu premier ministre de l'empereur Tchiug-fang, il contribua par de sages mesures à réparer les calamités publiques qui eurent lieu sous ce
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règne, à prévenir de nouvelles famines, parvint, après la mort de ce prince, à faire appeler au* trône son petit-fils, Taï-kia (1758), et conserva ses fonctions sous ce nouveau souverain. Par ses conseils et par sa prudence, il réussit à éloigner de Taï-kia de jeunes débauchés qui s'étaient emparés do son esprit, continua à administrer l'Etat avec autant de justice que de sagesse, fit du règne de cet empereur, qui dura trente-trois ans, un des plus heureux de la dynastie des Chang et dirigea l'éducation du prince Wouting, qui succéda à Taï-kia. Parvenu à un grand âge, il dut, avant de prendra sa retraite, désigner un ministre pour lui succéder et présenta son fils Y-tchi, qui se distingua également par son habileté et par ses vertus.
YZARN fAbraham), aventurier fiançais.