ZAGA
ouvrage alchimique qui est parvenu jusqu'à nous ; il a été, en effet, traduit de l'arabe en latin et inséré dans le Theatrum chymicum Britannicum d'Ashmole, sous ce titre : Senioriis Zadith filii Bamuelis Tabula chymica, ex arabico serrnorie tatino faeta. Dans un langage vague et obscur, l'auteur s'efforce, dans cet ouvrage, de donner l'explication des images symboliques des planètes et des 'métaux.
ZADONSK, ville de la Russie d'Europe, dans le gouvernement et a, 100 kilom. N.-O. de Vorouéje, chef-lieu du district de son nom, sur la rive gauche du Don ; 3,200 hab.
ZADRACARTA ou ZANDRACARTA, ville de l'Asie ancienne, chez les Taphiens, dans l'Hyrcanie, dont elle était la capitale du temps d'Alexandre le Grand. Près de remplacement de cette antique cité s'élève actuellement la ville de Gurgan, dans la province persane du Mazendéran,
ZADRIADES ou THARIADES, roi de la Petite Arménie, mort vers 170 av. J.-C. Il servit d'abord dans les (roupes du roi Artnbaza ; puis, après la mort de ce prince, il s'entendit avec Artaxias pour faciliter au roi de Syrie Antiochus le Grand la conquête de l'Arménie, et reçut en récompense de sa trahison le gouvernement de la Petite Arménie. Profitant d'une guerre dans laquelle Antiochus était engagé (189), Zadriades et Artaxias refusèrent de payer tribut au roi de Syrie, attirèrent dans leur parti les troupes que ce prince avait laissées dans ce pays, et prirent l'un et l'autre îe titre de roi. Antiochus marcha contre eux, mais fut vaincu et forcé à faire la paix, A partir de ce moment, Zadriades régna paisiblement jusqu'à sa mort. 11 était doux', affable et s'attacha à faire fleurir la justice dans . ses Etats.
ZAEN, roi maure de Valence. V. Zëyan.
ZAFFARANA-ETNEA, bourg du royaume d'Italie, dans la Sicile, province et district de Catane, mandement de Trecastague, sur la pente orientale de l'Etna ; 3,600 hab.
. ZAFFARINES, groupe de trois îles, situées dans la Méditerranée, non loin de la Mouloyah, en face du cap Agua. Ces îles, qui n'appartiennent à l'Espagne que depuis quej; ques aimées, sont arides et incultes; mâts on y trouve un port excellent, et les pécheurs de corail qui fréquentent les côtes de l'Algérie viennent souvent s'y mettre à l'abri du mauvais temps.
ZAFI, poste arabe. V. Zaphi Diarbekri.
ZAFRA, la Segeda ou ftestiluta Julia des Romains, ville d Espagne, province et k 80 kilom. S.-E. de Badajoz ; 8,000 hab. Tanneries, fabriques de chapeaux, orfèvrerie et gants. Elle est assez bien bâtie et renferme quel-
3ues beaux édifices, entre autres le pabiis es ducs de Medina-Cœli et l'église collégiale. Zafra, fondée par les Celtes, agrandie par César, fut enlevés aux Maures en 1240 par le roi saint Ferdinand ; elle fit partie du duché de Ferla, puis fut unie k celui de Meditia-Cœli.
ZAGA-CHRISï ou ZAGAXE, imposteur qui essuya de se faire passer pour le (ils d'Hasse Yakoub, roi d'Abyssinie, né vers 1610, mort au village de Rueil en 1638. Vers 1030, les moines abyssins de Jérusalem virent arriver chez eux un jeune homme de haute taille au front audacieux, à la démarche aisée, suivi de quinze hommes noirs ou basanés, vêtus de chemises bleues de coton et coiffés du turbans de soie. Cet homme se disait prince d'Abyssinie. Il racontait qu'après la mort de son père Hasse Yakoub, tué dans une bataille par ses sujets chrétiens révoltés, sous les ordres de Socinius ou Susneos (1618), il avait dû chercher son salut dans la fuite. Le roi de Fungi, près duquel il s'était retiré, ayant voulu le livrer à Socinius, il s'était échappé avec ses fidèles compagnons, avait gagné l'Egypte et avait pris alors la résolution de se rendre k Jérusalem pour y embrasser le catholicisme. Les prêtres auxquels le prétendu Zaga-Christ fit cette demande, redoutant que cette conversion ne leur attirât des persécutions de la part des mahomètans, lui conseillèrent d'aller en Europe, où il pourrait librement exercer sa nouvelle religion, et lui en fournirent les moyens. En 1632, rini- ^osteur arriva k Rome, où le pape l'aceueilit avec honneur, lui donna un palais et fourlic pendant deux ans k son entretien. S 'étant lié dans cette ville avec le duc de Créqui, ambassadeur de France, il se décida à partir pour Paris, où il fut bien accueilli du roi et du cardinal de Richelieu, qui lui donna uu logement dans son château de Rueil, près de Paris. Là, sa jactance fit moins de dupes •qu'à Jérusalem et en Italie ; néanmoins, il vit' s'ouvrir devant lui les palais et les maisons des plus célèbres personnages, s'adonna a toutes sortes de débauches, se rendit coupable de rapt à l'égard de la femme d'un conseiller au parlement, fut poursuivi et mourut tout k coup, selon les uns des suites de ses honteuses débauches, selon d'autres d'un poison qu'il prit lui-même. Il fut enterré dans l'église de Rueil, près du prince de Portugal, Il jouait son rôle avec beaucoup d'aisance et ne manquait ni de grâce ni de noblesse.
ZAGAIE s. f. (za-ghè — espagnol asagaya, même sens). Nom que l'on a donné aux javelots des peuples sauvages de tous les pays : La danse des nègres est querelleuse, et on y