‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 979 sur 1042 · OROSMANE · texte numérisé non relu

OROSMANE

Cours chez elle a l'instant, va, vole, Corasmin; Montre lui cet écrit, qu'elle tremble.., et soudain De cent coups de poignard que l'infidèle meure! Mais uvant de frapper... Ah! cher ami, demeure; Demeure, il n'est pas temps... Je veux que ce chrétien Devant elle amené... Non je ne veux plus rien. Je mo meurs, je succombe a l'excès de ma rage.

Le voilà donc connu ce secret plein d'horreur!

Corasmin conseille à son maître de faire tenir le billet à Zaïre, pour voir jusqu'à quel point elle osera pousser la perfidie. Orosmane y consent et soudain Zaïre se présente. Orosmane dissimule et l'interroge adroitement ; jamais Zaïre ne s'est montrée plus tendre ; aussi doute-t-il de nouveau et dit-il à son confident:

Corasmin, je l'adore encor plus que jamais.

Et il attend la réponse de Zaïre au billet

de Zaïre disant à sa suivante :

C'est ici le chemin; viens, soutiens mon courage.

Il va venir.

OSOSMANB.

Ce mot me rend toute ma rage.

Il marcha vers Zaïre, qui, trompée par l'obscurité, croit tendre lesbras à son frère : Est-ce vous, Nèrestan, que j'ai tant attendu ?

Au nom de Nèrestan, Orosmane plonge son poignard dans le sein de sa victime ; la punition est prompte et terrible. A l'instant, on amène Nèrestan enchaîné: » C'est toi qui m'arraches Zaïre, s'écrie Orosmane, que ton supplice commence avec le sien. »

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