ZARA
poésie et fit paraître : Délia imitazione servile commenlario (Bologne, 1714, in-fol.); Sonetti sopra gli atlributi di Maria Virgine (Ferrare, 1716, iu-4<>); Poésie parte inédite, parte ora per la prima voila raccolte (Venise, 1770), recueil posthume.
ZAPPATA (François), prédicateur italien. V. Zapata,
ZAPPERT (Georges), historien et antiquaire allemand, né k Alt-Ofen en 1806, mort en 1859. Il consacra sa vie particulièrement à l'étude de l'histoire du moyen âge et devint membre correspondant de l'Académie des sciences de Vienne. Indépendamment de savants mémoires insérés dans le recueil de l'Académie impériale et dRns les Annales autrichiennes de Kaltenbaeck, on lui doit plusieurs ouvrages, dont les principaux sont : De . la gravure en bois au xn<* siècle (1837) ; Des diverses antiquités au moyen âge (1853); Des ouvrages des confréries et des nécrologies au moyen âge (1853) ; Des bains au moyen âge (1858); Situation économique du peuple de la fyasse Autriche au xive et au xve siècle.
. ZAPPl (Jean-Baptiste), littérateur et savant italien, ué k Imola vers 1540, mort vers la fin du xvi" siècle. Il se fit recevoir docteur en droit, mais abandonna bientôt le barreau pour s'adonner a l'étude de la philosophie, des mathématiques, de l'astronomie, de la théologie. On lui doit un ouvrage eu prose entremêlé de vers, intitulé : prato délia filosofia spirituale dove si contiene la somma del viver crisliano (Bologne, 1577, in-4°). Dans ce livre remarquable, il traite des vertus, des vices, de la vie de Jésus- Christ et dflnne une paraphrase de divers psaumes et cantiques. Il avait composé en 1585 un poème, Délie sfere di cieli, qui est perdu.
ZAPPl (Jean-Baptiste-Félix), poète italien, petit-fils du précédent, né k Imola vers 1667, mort ii Rome en 1719. Il étudia la jurisprudence à Rome, où il se fit connaître en même temps par son talent pour la poésie. InnocentXII ayant apprécié ses talents le nomma assesseur du tribunal d'agriculture et fiscal du tribunal des rues. Grâce au traitement de ces charges et k sa fortune personnelle, Zappi put se livrer sans entraves à ses goûts littéraires. Il entra en relation avec les hommes tes plus distingués de l'Italie, que charmaient son talent poétique et l'aménité de ses manières, et vécut au milieu des lettrés, des savants et des artistes. Déjà membre de l'Académie des Infecondi, de celle del Disegno, de l'Académie des conciles, k laquelle il lut plusieurs intéressants mémoires, il jeta les fondements de l'Académie connue sous le nom d'Arcades de Rome, où il prit le nom de Tirai Loucnmio, et k laquelle il rit admettre sa femme sous le nom d'Aglauro Cidonia. Il a laissé un petit nombre de poésies, mais elles s.pnt regardées comme de véritables chefs-d'œuvre au point de vue delà correeiion, de l'élégance et de la grâce du style. Malheureusement, elles manquent de chaleur et de sensibilité. Ses Poésies, réunies d'abord en un volume in-12, ont été réimprimées avec des pièces d'autres poètes (Venise, 1770, 2 vol in-is); elles consistent en Sonnets, en Canzoni, en Eglogttes, Cantates, Canzonelle, etc. — Sa femme, Faustina Zappi, fille du peintre Carlo Maratta, cultiva également la poésie et fut membre de l'Acacadémie des Arcades. Elle a. laissé trentehuit sonneis, publiés avec les pièces de vers de son mari, dont elle a imité le genre sans arriver a autant de grâce et de facilité.
ZAPTIÉ s. f. (za-pti-é). Hist. ottom. Corps de troupe organisé comme la gendarmerie française, mais faisant avec sou service de police un service de place.
ZAQDE s. m. (za-ke). Ancien roi de la Colombie : Les zaques, espèce de pontifes-rois, gouvernaient, du sein de la cité de Condinamarca, les montagnes de la Terre-Ferme.
(M.-Br.)
ZARA, en slave Zardru, ville de l'empire d'Autriche, dans la Dalmatie, ch.-l. du cercle de son nom, Sur l'Adriatique, où elle a un port de commerce, k 475 kilom. S.-O. de Vienne, vis-k-vis de l'île d'Ugiian, dont elle est séparée par le canal de sou nom, par 44»6' de latit. N. et 12053' de longit.E. ; 19,000 hab. Place forte ; siège d'archevêché, cours d'appel, gymnase, lycée; arsenal maritime. Fabrication de soieries, de lainages et de marasquin ronommé.
Zara (la prise de), tableau du Tintoret, dans la salle du Scrutin, au palais des doges, k Venise. Cette grande peinture, qui a malheureusement beaucoup poussé au noir, est une des plus vigoureuses et des plus belles du Tintoret; le tumulte du combat entre les Vénitiens et les Turcs y est admirablement rendu, i C'est, a dit Th. Gautier, un chaos inextricable de galères aux châteaux k trois étages, de trinquets de gabie, de huniers, de triples éventails de rames, de tours, de machines de guerre et d'échelles renversées entraînant leurs grappes d'hommes; un mélange étonnant de gardes-chiourme, de forçats, de matelots et d'hommes d'armes s'assommant avec des massues, des coutelas et des engins barbares , les mis nus jusqu'à la ceinture, les autres vêtus de harnais singuliers ou de costumes orientaux d'un goût capricieux et baroque comme ceux des Turcs
de Rembrandt; tout cela fourmille et se débat sur des fonds de fumée et d'incendie ou sur des vagues faisant jaillir entre les galères qui se choquent leurs longues lanières vertes que termine un flocon d'écume. Il est fâcheux que le temps soit venu ajouter sa fumée à celle du combat. Mais si l'œil y perd, l'imagination y gagne, i Ce fut sous la conduite du doge Manno Fatiero que les Vénitiens s'emparèrent de Zara; mais ce personnage ayant été depuis décapité pour ses crimes, le sénat défendit au Tintoret de peindre son effigie dans le tableau de la salle du Scrutin. « Si le doge avait trahi la république, dit k ce sujet M. Charles Blanc, était-ce une raison pour la république de trahira son tour la vérité? »
Dans une autre salle du palais ducal, le fils du Tintoret, Domenico Robusti, a peint la Reddition de Zara : le doge, en grand costume, le sceptre en main, reçoit les clefs de la ville que lui présentent deux, magistrats. Derrière ceux-ci se .tiennent les habitants, hommes, femmes et enfants, dans des attitudes suppliantes.
ZARA (csiTtcLE dis), division administrative de la Dalmalie. Il occupe la partie septentrionale de cette province, est baigné à l'O. par l'Adriatique et limité au S. par le cercle de Spalatro, à l'E. par l'empire ottoman et les Confins militaires au N. ; superficie, 55,720 hectares; 148,571 hab. Près des côtes sont répandues plusieurs îles, dont les principales sont: Ugliiin,Grossa, Meleda, Longa, Zuri et Incoronata.
Z»ru (canal du), bras de mer de l'Adriatique, entre la côte du cercle de Zara et l'île d'Uglian, dépendance de la Dalmatie ; il a 22 kilom.de longueur sur 2 kilom. de largeur moyenne.
ZARA-VECCHIA, c'est-à-dire Vieille-Zara, YAlba maritima des Romains, ville de l'empire d'Autriche dans la Dalmatie, à 2G kilom. S.-E. de Zara, sur l'Adriatique; 2,000 hab. C'était autrefois une ville importante, qui fut la capitale de la Liburnie sous les Romains, puis la résidence de quelques rois de Croatie ; au x»e siècle, elle fut soumise par les Vénitiens, qui, en 1202, la détruisirent en punition d'une révolte.
ZAI1A (Antoine), prélat et savant, né à Aquilée, dans le Frioul, en 1574. Son père, gouverneur du Frioul autrichien, le fit élever chez les jésuites de Gratz, où il montra autant d'intelligence que d'ardeur pour l'étude. L'archiduc Ferdinand, ayant remarqué son mérite précoce, lui donna plusieurs bénéfices et, bien que Zara fût destiné à la carrière des armes, bien qu'il n'eût point par conséquent reçu les ordres, le nomma, en 1600, évêque de Pedena. Le jeune prélat partagea son temps entre ses devoirs épiscopaux et son goût pour l'étude et acquit une rare érudition. On ignose l'époque de sa mort. Ou lui doit un ouvrage fort remarqua-* ble, intitulé ; Anutomia i?igeniorum et seientiarum sectionibus quatuor comprehenda (Venise, 1615, in-40). 11 y traite des connaissances humaines, entre autres de la magie et de l'astrologie, mais sans partager la crédulité de son temps et en donnant les preuves d'un vaste savoir.
ZARABEELIE s. f. (za-ra-bèl-lî — de Zarabetii, savant espogn.). Bot. Section des mélampodes, genre de composées. Il Syn, de berkheye, autre genre de composées.
ZARAB-KHANÉ-ÉMINI s. m. (za-ra-bkané-è-mi-ni). Hist. ottom. Intendant général des monnaies et des mines.
ZARAGOZA, ville de l'Amérique du Sud, dans la république de la Nouvelle-Grenade, province d'Antioquia, près du conlluent du Porcé et du Nechi; 2,000 hab. Ciimat malsain.
ZARAGOZA, ville d'Espagne. V. Saragosse.
ZARAGOZA (Joseph de), astronome et mathématicien espagnol, né à Alcala en 1627, mort en 1678. Admis dans l'ordre des jésuites, il enseigna la théologie dans divers col • légos de sa congrégation, puis se livra ù son goût pour les sciences, obtint une chaire de mathématiques à Madrid et reçut le titre de mathématicien de Charles IL Ou lui doit un grand nombre d'ouvrages, dont les principaux, sont : Arithmetica unioersalis et algebra vulgaris (Valence, 1009, in-4f>) ; Géométrie théorique et pratique (Valence, 1671, in-4°); Trigonométrie (Majorque, 1072); Euelides nooa met/wdo illuslrotus (Valence, 1G73, in-4°) ; Traité de la sphère (Madrid, 1074, in-4o); Architecture militaire (Madrid, 1674, in-4°i ; Geometria magna de minimis (Tolède, 1674, 3 vol. in-4«).
ZARAGOZA (Ignace), général mexicain, né k Monieguala en 1829, mort en 1862. Il appartenait à la race indienne. Après avoir été commerçant à Mon terey, il suivit quelque temps la carrière d'avocat, puis entra dans l'armée et eut un avancement rapide. En 18C0, Juarez l'ayant mis à la tête d'une brigade de l'armée constitutionnelle, il eut à combattre Miramon, remporta sur lui des avantages en maintes rencontres et se signala particulièrement à la prise de Uuadu-Jiapara. Lorsque la France, l'Angleterre et l'Espagne envoyèrent une armée au Mexique (1851) pour forcer le président Juarez a remplir les engagements qu'il avait pris envers ces puis-