‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 988 sur 1042 · ZARA · texte numérisé non relu

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sances relativement aux intérêts de leurs nationaux, et que, bientôt après, à la suite des conférences d'Orizaba, l'Angleterre et l'Espagne s'étant déclarées satisfaites, le gouvernement français résolut de faire seul la guerre pour renverser la république mexicaine et la remplacer par un empire avec l'archiduc Maximilien pour chef, Juarez appela la nation à prendre les armes pour repousser l'invasion étrangère et donna le commandement en chef de l'armée d'Orient à Zarugoza. Ce général Se signala par l'ardeur de son patriotisme, fitfusiller, le 24 mars 1862, le général Manuel Roblez, qui s'était rangé du côté de la France, et, avant l'expiration de la suspension d'armes signée aux conférences d'Orizaba, il somma le général Lorencez d'évacuer cette ville dans les vingt-quatre heures. Chassé par les Français d'Orizaba, où il avait fait son entrée, battu peu après aux montagnes des Combres, Zaragoza dut se replier à la hâte sur Puebla (5 mai), qu'il défendit vaillamment contre l'ennemi, et força le général français à rétrograder pour attendre des renforts. Il poursuivit alors Lorencez pendant sa retraite, fut battu à Aculcingo{18 mai), ne put reprendre la ville d'Orizaba et dut à son tour opérer sa retraite sur le Canada-de-Istapan. Atteint bientôt par une lièvre typhoïde, il succomba le 8 septembre, et Juarez lit célébrer en grande pompe ses funérailles. C'était un général habile et un ardent patriote.

ZARA1SK, ville de la Russie d'Europe, dans le gouvernement de Ritizan, ch.-l. du district de son nom, sur la rive droite de l'Osetz ; 5,000 hab. Lieu de pèlerinage fréquenté.

ZARAND, ancien comitat ou division administrative de la Transylvanie, à l'O., dans le pays des Hongrois, entre Ceux de Huniad et de Weissembourg-Inférieur ; ch.-l., Altenbourg. Le territoire de ce comitat est actuellement compris dans le cercle de Carlsbourg.

ZAKAND, bourg de l'empire d'Autriche, dans la Hongrie, comitat et à 45 kilom. N.-E. d'Arad, sur le Koros; 2,900 hab. Importante culture de tabac renommé.

ZARANGES, en latin Zarangie, peuple de l'ancienne Drangiftne. Son nom s'est conservé dans celui de la ville de Zarang, ou Zurus, ville de l'Afghanistan, au S.-O. de Kandahar.

ZARAQUE s. m. (za-ra-ke). Entom. Genre d'insectes hyménoptères térébrants, de la famille des tenthrédiniens.

ZARATK (Augustin de), historien et administrateur espagnol, mort vers 1560. Depuis plusieurs années, il était secrétaire du conseil de Castille et contrôleur des comptes, lorsque, en 1543, l'empereur Charles-Quint, désireux de se rendre compte des revenus du Pérou, l'envoya dans ce pays, avec, le litre de trésorier général, en même temps que le vice-roi Vêla. Peu après son arrivée au Pérou, Zarate se vit engage dans les luttes d'une guerre civile. La conduite imprudente de Vêla l'ayant fuit déposer, le trésorier général reçut de l'audience royale la mission de se fendre auprès de Gonzala Pizarre, qui était en réalité devenu souverain du pays, de le sommer de licencier ses troupes et de restituer ce qu'il avait pris des revenus royaux. Cette mission était des plus délicates, et l'envoyé courut en l'accomplissant les plus grands dangers. Les soldats de Pizarre lui ayant déclare que, si on ne laissait à leur chef le gouvernement du Pérou, ils livreraient Lima au pillage, Zarate reprit la route de cette ville et annonça ces intentions aux membres de l'audience royale. Malgré son vif désir, il se vit dans l'impossibilité de réaliser les réformes financières dont on l'avait chargé; mais il avait montré trop de1 dévouement aux intérêts de Charles-Quint pour que, k son retour en Espagne, ce prince nô lui en témoignât passa satisfaction. Il fut en conséquence appelé au poste de surintendant des finances de Flandre. Pendant son long séjour au Pérou, Zarate avait recueilli un grand nombre de notes, de documents et de mémoires sur l'étonnante conquête de cette partie du nouveau monde. De retour en Europe, il entreprit d'en écrire l'histoire, et cet ouvrage parut sous le titre de Ilisioria del deseubrimiento y conquista del Peru (Anvers, 1555, in-8°). Ce livre, qui s'arrête à l'année 1548, est fort estimé. S il pèche au point de vue de l'élégance et de la précision du style, il est du moins remarquable au point de vue de l'impartialité et de la concision. On y trouve des réflexions profondes, des jugements judicieux, des appréciations pleines de sens et qui jettent une vive lumière sur bien des parties jusqu'alors obscures. De Broe en a donné une traduction française (Amsterdum, 1700, 2 vol. in-12).

ZARATE (Jean Ortiz de), administrateur espagnol. Il vivait au xvi" siècle. Nommé en 15G5 gouverneur de Uio-de-la-Piata par le vice-roi du Pérou, il se rendit en Espagne, OÙ. il fut confirmé dans ces fonctions par Philippe II, revint en Amérique en 1573, remonta l'Uruguay pour fonder une ville sur ses rives, arriva au lieu où Mendoza avait jeté, en 1535, les fondements d'une ville détruite par les Indiens et rebâtit, malgré les indigènes, la Trinité-de-Buenos-Ayres.

ZARATE (Francisco Lopbz des), poète espagnol, né à Logrofio vers 1590, ;mort en

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1658. Il embrassa d'abord la carrière des armes et, après avoir parcouru une partie de l'Europe, entra au service du marquis de Siete-Iglesias, dont la protection lui valut la faveur du premier ministre, le duc de Lerme, qui lui donna une place de secrétaire au ministère des affaires étrangères. Bien qu'il se fût distingué dans ce poste, il ne parait pas qu'il ait été enveloppé dans la ruine de son protecteur; il n'en passa pas moins ses dernières années dans la retraite et dans la misère. Il avait débuté par un recueil de poésies lyriques, publié sous le titre de Silvas (Alcala, 1619; édition augmentée, 1631), où se trouvent des églogues, qui forment son meilleur titre littéraire auprès de la postérité. Sa tragédie , Hercules furente y Œta , est défectueuse tout à la fois sous le rapport du plan et sous celui de l'exécution ; elle renferme cependant quelques passages qui peuvent passer pour des modèles de lyrisme et de style. Quelques auteurs regardent comme son œuvre principale le poème épique intitulé la Invention de la cruz (Madrid, 1648), dans lequel il célèbre la découverte da la vraie croix par Constantin le Grand ; mais les beautés isolées que l'on rencontre dans cette composition ne compensent pas suffisamment les longueurs et les inventions puériles qui en rendent la lecture fatigante. Zarate publia lui-même le recueil de ses écrits sous le titre d'Obras varias (Madrid, 1651, in-4<>).

ZARATE (François de), auteur dramatique espagnol, qui vivait au xvil* siècle. On man-

?ue de renseignements sur sa vie. Il s'est ait connaître par un assez grand nombre de comédies, dont quelques-unes eurent du succès à leur apparition, mais qui témoignent plutôt d'une rare habileté k traiter un sujet donné que d'un génie vraiment dramatique et d'une imagination originale. Parmi les comédies insérées dans le grand recueil des Comedias escogidas (1652-1704, 42 vol, in-4°), nous citerons ; La Presumida y la herrnosa, son chef-d'œuvre; Mudarse pur mejorarse, El maestro de Alejandro, La Batalla del honor, Los dos filosofos de Grecia, Quererse sin declararse, Antes que todo es mi amigo, A la que obligan los zelos, Et vaso y la piedra, El primer coude de Flandres, La Escuela de la gracia, La Desgracia venturosa, Quien hab la mas obra menas, Là Palabra vengada, etc. Zarate s'est, en outre, placé par divers poèmes au nombre des poètes ascétiques espagnols ; mais ses compositions orthodoxes sont plutôt du ressort d un docteur en théologie que de celui d'un véritable poète.

ZARATE (Antonio-Gil y), auteur dramatique espagnol, né k San-Lorenzo-de-l'Escurial en 1795, mort en 1860. Son père, un excellent acteur, l'envoya faire ses études à Paris. Le jeune homme, tout en s'adonnant à ses goûts littéraires, apprit les sciences physiques «t mathématiques et devint, k son retour en Espagne, professeur de physique à Grenade. Mais peu après, à la suite de la révolution de 1820, il entra dans l'administration, puis fut nommé archiviste k Cadix. Pendant les loisirs que lui laissaient ces dernières fonctions, Zarate composa deux comédies qui obtinrent un brillant succès et le décidèrent à se rendre à Madrid. Là, il continua à écrire pour le théâtre des comédies et des tragédies, obtint un emploi dans un ministère, fut destitué pour ses idées libérales, devint en 1843 secrétaire de son ami, le ministre Firmin Caballero, puis fut successivement nommé chef de section et directeur général au ministère du commerce et des travaux publics. Jusqu'à la fin de sa vie, il resta fidèle aux idées de libre penseur qu'il n'avait cessé de manifester. • Cet écrivain, dit Gustave Brunet, avait la science bien rare du cœur humain; il savait découvrir des situations dramatiques, mettre de la chaleur et de la vie dans le dialogue, rendre énergique une versification qui ne cessait jamais d'être harmonieuse. » Dans plusieurs de ses pièces, on trouve les procédés de l'école romantique française. Nous citerons, parmi ses œuvres dramatiques : Artaxerxès, le Csar Démétrius, Blanche de Bourbon (T835), qui ont eu un très-grand succès ; Don Carlos l'Ensorcelé, dont la vogue fut extrême ; Mazaniello, Don Aionso de Luna,J\lathildet Rosemonde, Guzman le Brave, etc. Outre ces tragédies et ces drames, on a do lui un résumé lumineux, judicieux et fort estimé de l'histoire littéraire de la péninsule, intitulé Manuel de la littérature espagnole (1843).

ZARATHAN s. m. (za-ra-tan). Pathol. Induration des mamelles simulant un cancer.

ZARCA s. m. <zar-ka). Alchim. Etain.

ZAKCO (Juao-Gonçalvez), navigateur portugais, gentilhomme de la maison du prmee Henri , nô dans la deuxième moitié du xiv» siècle. H fut nommé chevalier (1415) pour sa belle conduite au siège de Ceuta, et on prétend que ce fut lui qui introduisit l'usage de l'artillerie sur les navires. Comme il avait acquis une grande connaissance de l'art naval.il fut chargé en 1417, par le prince dom Henri, d'aller explorer l'Océan, de concert avec Tristan Vaz Texeira. Envoyé pour doubler le cap Bojador, qui avait été jusqu'alors le terme de la navigation, il découvrit (1418) Porto-Santo, où la tempête l'avait jeté. Après avoir rendu compte de sa découverte et s'être attaché l'habile pilote Jean

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Morales, il reprît la mer (1419) et retourna à l'Ile de Porto-Santo. Là, les habitants lui apprirent que l'on apercevait au sud-ouest une masse sombre et immobile. Pensant avec raison que ce devait être une terre inconnue, il monta sur une embarcation avec Alcafarado et découvrit, le 8 juillet, une lie, k laquelle il donna le nom de Madère, à cause de la quantité de bois dont «lie était couverte, et dont il s'empara au nom du Portugal. Zarco retourna peu après à Lisbonne et fut nommé par le prince dom Henri gouverneur de Madère. De retour dans cette lie en 1421, il y fonda la ville de Funchal et s'y établit avec sa famille. • Ses enfants , dit Ferdinand Denis, prirent le nom de Camara, en souvenir d'une grotte peuplée de loups marins, que leur père avait visitée lors de ses premières explorations, »

ZARDRE s. m. (zar-dre). Art vétér. Ancien nom de l'éparvin.

ZARDRO, nom slave de la ville de Zara..

ZAKEMBA (Michel -Constantin DK KàUkowa-), général allemand, uô k Kiemelen, grand-duché de Lithuanie, en 171 1, mort k Brieg en 1786. Tout jeune encore, il entra au service de la Prusse, fit comme lieutenant la seconde campagne de Silésie, se distingua en 1744 k la prise de Prague, de Neuhaus, de Budweis, de Tabor, en 1745 à la bataille de Hohenfriedberg et devint capitaine l'année suivante. La guerre de Sept ans lui fournit bientôt de nouvelles occasions de signaler sa valeur. Sous les ordres du prince de Prusse, il entra en Saxe, sauva en 1758, avec un bataillon, une grande partie d'un transport autrichien qui se rendait de vant Olmutz, rut nommé à la suite d'autres faits marquants lieutenantcolonel (1762), colonel (1765), général-major (1770), commanda une brigade pendant la guerre de la succession de Bavière et reçut, en 1782, le grade de lieutenant général. Frédéric II aimait sa conversation, pleine de reparties vives et spirituelles.

ZARÈTE s. m. (za-rè-te). Entom. Genre d'insectes lépidoptères diurnes.

ZARËTIN, INE s, et adj. (za-ré-tain, i-ne). Géogr. Habitant de Zara ; qui appartient k cette ville ou à ses habitants ; Les ZarÉtins. La population zauétink.

ZAREVOKOKCIIAISIÏ, ville de la Russie d'Europe, dans le gouvernement de Kaznii, chef-lieu du cercle de son nom, sur la Maloïa-Kokchaïa; 6,000 hab.

ZAREVOSANTSCHOURSK, ville de la Russie d'Europe, dans ,1e gouvornement et le cercle de Viatka, k 278 kilom. de la ville de ce nom; 2,000 hab.

ZARF s. m. (zarff). Sorte de pied en forme de coquetier, sur lequel lesTurcs serventles tasses qui contiennent le café.

ZARIE s. f. (za-rl). Moll. Genre de mollusques gastéropodes , du groupe des trochoïdes.

ZARINE, reine des Scythes, qui vivait au vio siècle avant notre ère. Cette princesse, aussi remarquable par son courage et son esprit que par sa beauté et sa vertu, succéda k Marmarès, que le roi des Mèdes, Cyaxaru, avait fait égorger dans un festin. S'étant mise aussitôt à la tête de son armée, elle fit pendant deux ans la guerre contre Cyaxare. Vaincue par Stryangée, gendre de ce prince, elle inspira une vive passion k son vainqueur, qui lui laissa ses Etat3 et se donna la mort en voyant qu'elle ne répondait point à son amour. Zariue montra de hautes capacités dans le gouvernement de la Scythie. Elle vainquit les voisins qui voulurent l'attaquer, fit bâtir des villes, défricher des terres incultes, s'attacha à civiliser son peuple et reçut après sa mort les honneurs quon rend aux héros.

ZARK1, ville de la Russie d'Europe, dans l'ancienne Pologne , gouvernement de Lublin, cercle et à 45 kilom. N.-O. d'Olkusz; 2,700 hab.

ZARLINO (Joseph), musicien et musicographe italien, né à Chioggia, Etat de Venise, en 1519, mort k Venise en 1590. Il était élève d'Adrien Villaert, auquel il succéda comme maître de chapelle de la république de Venise (1565). Comme il était entré dans les ordres, il devint chapelain de Saint-Sevère et chanoine de Chioggia. Zarlino acquit beaucoup de réputation comme compositeur. Ses messes, ses motets et surtout ses oauzoni étaient très-populaires de son temps eu Italie. 11 composa un opéra, Orfeo, qui fut représenté en 1650 k Paris, par des chanteurs italiens. Les seules compositions qui restent de lui consistent en un recueil, intitulé : Modutationes VI vacum (Venise, 1566, in-4»), contenant vingt-six morceaux, moins remarquables par l'invention que par une grande habileté de facture. Comme théoricien, Zarlino a joui d'une renommée plus grande encore et plus méritée, et les ouvrages qu'il a composés eu ce genre le placent, dit Fétis, au rang des plus grands musiciens de l'Italie. Nous citerons de lui : Instituzioni harmoniche divise in Quattro parti (Venise, 1553, info).), répertoire où les théoriciens ont puisé pendant deux siècles et qui est un monument de profond savoir ; Le Dimostrasioni harntûniche (Venise, 1571, in-fol.), ouvrage hérissé de calculs puérils, écrit d'an ton pédautesque et de beaucoup inférieur au précédent, duus

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lequel il s'efforce de démontrer que la musique a pour base le diatonique de Ptolémée; Sopplimenti musicali, nei quali si dichiarono molli cose contenute nei instituzioni e. dimostrazioni (Venise, 1588, in-fol.), écrit dans lequel il répondit aux vives critiques faites par Vincent Galilée contre ledernierouvrage que nous venons de citer. Dans cette discussion, tout l'avanfttge resta à Zarlino, et son système de proportions numériques est resté, dit Fétis, la base de la théorie mathématique de la musique jusqu'à l'époque actuelle. Outre ces ouvrages et quelques autres restés manuscrits, on a encore de Zarlino : Traltalo délia paziensa (Venise, 1561, in-40); Origine délia tongregazione dei capucini (Venise, 1579); De vera anni forma (Venise, 1580) ; Risolusioni di alcuni dubli sopra la correzione deW anno fatta dal papa Gregorio XIII (Venise, 1580, in-4»), etc. Les Œuvres de Zarlino ont été réunies à Venise (1589, 4 vol. in-foi.).

ZARNCKE (Frédéric), philologue allemand, né dans les en virons deBruelfMecklembourg- Sehwerin) en 1825. Il fit ses études, qui portèrent principalement sur la philologie allemande, aux universités de Rostock, de Leipzig et de Berlin, prit ses grades à Rostock en 1847 et se rendit ensuite à Baugmartenbruck, près de Potsdam, pour y mettre en ordre la bibliothèque de Meusebach, qu'il lit acheter, en 1848, par la bibliothèque royale de Berlin. En 1850, il alla fonder k Leipzig un journal qui jouit encore aujourd'hui d'une grande vogue et qui est intitulé : Feuille centrale littéraire de l'Allemagne. Deux ans plus tard, il.se rit recevoir agrégea l'université de la même ville, avec une thèse sur le Caton allemand, qu'il publia peu après, avec de nombreuses additions (Leipzig, 1852). Sa première publication après celle-là fut une édition de la Nef des fous de Sébastien Brandt (Leipzig, 1854), qui tient le premier rang parmi les meilleures éditions que l'on ait données des écrivains allemands du xve et du xviû siècle. Il se mêla k la même époque à la polémique littéraire soulevée par l'épopée des Niebelungen, et, outre une édition de ce poème (Leipzig, 18 56; 3" tirage, 1868), publia une brochure Sur la question des Niebelungen (Leipzig, 1854) et des Matériaux pour l'explication et l'Iiistoire du poème des Niebelungen (Leipzig, 1857). Eu 1858, il fut nommé professeur ordinaire de langue et de littérature allemande à. l'université de Leipzig; mais une grave maladie l'obligea d'aller passer en Italie les années 1859 et 1860. Depuis cette époque, il a repria lo cours de ses travaux et a encore publié dans les Comptes rendus de la Société des sciences de Saxe diverses études, telles que : Matériaux pour la poésie proverbiale du moyen âge (1863); Nouveaux matériaux, etc. (1805); Sur la Praîfatio ad librum antiguum, etc., mémoire relatif au po8me anglo-suxon d'Hôliand (1865); Sur la légende troyenne des Francs (1866), etc. Il s'est en outre occupé de recherches sur l'histoire des universités allemandes, sur laquelle il fait, de temps à autre, des cours publics, et au sujet de laquelle il a encore publié: les Sources authentiques pour l'histoire de l'université de Leipzig (Leipzig, 1857); les Universités allemandes au moyen âge (Leipzig, 1857); Acla rectorum universitatis studii Lipsiensis (Leipzig, 1860); le Livre des statuts de l'université de Leipzig (Leipzig, 1861). Enfin, il a encore écrit, k l'occasion du centième anniversaire du jour où Goethe fut incrit sur le registre des élèves de l'université de Leipzig, une étude Sur l'ïambe de cinq pieds, par rapport surtout à l'emploi qu'en ont fait Lessing , Schiller et Gœt/ie (Leipzig, 1865).

ZARNECH s. m. (zar-nèk). Alchim. Mercure philosophai. Et On disait aussi ziïnic.

ZARNOUCIU-liOmiAN-EDDI.N, écrivain arabe. V. Zkrnoudji.

ZARNOWICE, ville de la Russie d'Europe, dans l'ancienne Pologne, gouvernement de Radom, cercle et k 22 kilom. N.-O. de Mechow, près de la Pilica; 4,200 hab.

ZAIlOTTl (César), médecin italien, né k Capo-d'Istria vers 1610, mort vers 1670. Il se fixa k Venise, où il acquit beaucoup de réputation comme praticien. C'était un homme d'une grande érudition, quijoignait la culture des lettres à celle des sciences. On lui doit: De angetorum pugna libri très (Venise, 1042, in-S<>) , poëme dédié à Urbain VIII; M. Valerii Martialis epigrammatum, medics aut philosophiez considerationis enarratio, sive de mediea Martialis tractalione commentarius (Venise, 1C57, in-4<>}, ouvrage rempli de recherches curieuses sur l'état de la médecine k Rome du temps de Martial ; Centuturia sacrorum epigrammatum (Venise, 1666, in-8").

ZAUSKOË-SELO ou SOFIE, ville de la Russie d'Europe, gouvernement et k 20 kilom. de Saint-Pétersbourg, chef-lieu du district de son nom ; 5,200 hab. Magnifique château impérial, résidence d'été de la cour moscovite.

ZARUMA, ville de l'Amérique du Sud, dans la république de l'Equateur, département de l'Assuuy, à 02 kilom. N.-O. de Loja, au milieu des Andes; 5,000 hab. Cette ville était autrefois plus importante à cause de ses riches mines d'or, aujourd'hui épuisées.

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ZASE (Ulric), en latin Zoelua, jurisconsulte suisse, né k Constance en 1461, mort en 1535. Il avait été notaire, puis syndic à Fribourg, en Brisgau, lorsqu'il résolut de faire une étude approfondie de la jurisprudence. 11 prit le grade de docteur et occupa une chaire de droit jusqu'à sa mort à Fribourg. Zase, qui joignait k une excellente mémoire une rare érudition, devint un des professeurs les plus éininents de son temps et fut regardé comme un des oracles de la science du droit en Allemagne. Grâce à son éloquence naturelle, il savait donner de l'attrait aux discus' sions les plus arides, ce qui attira autour de sa chaire un nombre considérable'd'auditeurs. Zase était lié avec Erasme et avec un grand nombre de savants distingués. On a de lui des ouvrages qui ont été pendant longtemps classiques et qu'où a réunis et publiés k Lyon (1550, 6 vol. in-fol.). Nous citerons, entre autres : Intellectus legum singulares ;Tractatus substitutionum; Epitome in usus feudales; Traclalus de restitutione in integrum; Meihodusjuris ; Catalogusrerum antiquarum, etc. Riegger a publié un recueil de ses Lettres avec une notice sur sa vie (Ulm, 1774, in-80). — Son fils, Jean Ulric Zase, né k Fribourg en 1521, mort en 1570, fut successivement professeur de droit k Bâle, vice-chancelier et chancelier des empereurs Ferdinand 1er et Maximilien IL On lui doit divers ouvrages de jurisprudence, notamment un Traité des droits municipaux de la ville de Fribourg et des Commentaires sur les Pandectes.

ZASLAW, ville de la Russie d'Europe, dans le gouvernement de Volhynie, à 204 kilom. O. de Zytomierz, sur la Goryn, chef-lieu du district de son nom ; 8,200 hab.

ZASTHOW (Henri-Adolphe de), général prussien, né en 1801. 11 fit d'abord partie du corps des cadets, puis il entra dans l'infanterie (1819). Officier instruit et laborieux, il commença k se faire connaître en publiant divers ouvrages sur l'art des fortifications. M. de Zastrow était chef de bataillon lorsque, en 1848, il prit du service dans l'armée du Slesvig-Holstein et y commanda une brigade, puis une division. En 1850, il rentra dans l'année prussienne avec son ancien grade ; mais, en 1858, il était général-major et, en 1863, lieutenant général, A la tête d'une division, M. de Zastrow prit une part brillante k la guerre de 1866 contre l'Autriche, et, deux ans plus tard, il fut nommé général d'infanterie. Lorsque éclata, en 1870, la guerre entre la Prusse et la France, le général de Zastrow, qui commandait le 7e corps, fit partie de la première armée sous les ordres de Steinmetz. Après avoir contribué k la défaite du général Frossard (6 août), il prit part k la bataille de Gravetotte (18 août), k celle de Noisseville (31 août et ier sept.), k l'investissement de Metz, et, apràs la honteuse capitulation de Bazaine, il fut envoyé dans le Nord, où il s'empara des places de Thionville, Montmédy, Mézières, Rocroy et Longwy. Après la signature de la paix, une partie de son corps d'armée fut comprise dans le corps d'occupation qui resta en France jusqu'en septembre 1S73. On doit k ce remarquable officier : Aide-mémoire de fortification (1828) ; Uistùi-o de la fortification permanente ( Berlin, 1838 ), traduit en fiançais par Ed. de La Barre-Dupareq (2 vol. in-s°); Carndt et la nouvelle manière de fortifier (1541), etc. Il a traduit en allemand l'ouvrage de Vauban sur l'attaque et la défense des places.

Z AT AI RE s. m. (za-tè-re). Bot. Genre d'arbrisseaux, de la famille des labiées, tribu des saturéiées, dont l'espèce type croît en Perse.

ZATAS, rivière de Portugal, dans la province d Alentejo. Elle descend du versant occidental des monts Lusitaniques. Elle coule k l'O. et se jette dans leTajje, au-dessous de Salvaterra, après un cours de 180 kilom. Elle porte aussi le nom de Sorraya.

Z ATM AU, comitat de Hongrie. V. Szath-

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