‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 989 sur 1042 · MAR · texte numérisé non relu

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ZATOU s. m, (za-tou). Métrol. Mesure dont les Madécasses se servent pour le riz non mondé.

ZATOU R ANE s. f. (za-tou-ra-ne). Boisson que l'on fait en Sibérie avec de la farine frite dans du beurre et délayée dans l'eau.

ZATRÈPHE s. m. (za-trè-fe — du gr. zairephês, bien nourri). Entom. Genre d'insectes lépidoptères nocturnes, de la tribu des bombycides.

ZATRICION s. m. (za-tri-si-onn — gr: zatrikion, même sens). Antiq. Jeu semblable k celui des échecs.

ZAUCARA, bourg d'Espagne, province d'Albacète, juridiction de la Roda, sur le chemin de 1er d'Albacète à Madrid; 3,000 hab.

ZAUNER (Jude-Thaddée), jurisconsulte allemand, né à Obertiumra, près de Salzbourg, en 1730, mort vers la fin du xvme siècle. On ne possède point de renseignements sur sa vie, qu'il consacra k l'étude et à la composition d'un grand nombre d'ouvrages écrits en latin et en allemand. Nous citerons de lui : Sur les droits des Eglises collégiales dans l'Eglise catholique (Vienne, 1783, in-8°); Recueil des principales lois qui régissent le pays de Salzbowq (Vienne, 1765-1790, 3 vol. in-8<>); Biographie des jurisconsultes salzbourgeois (Vienne, 1789-1797, S vol. in-8»); Corps de

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droit public ou Recueil des pièces les plus importantes qui ont rapport d la constitution de l'archevêché de Salzbourg (Vienne, 1792); Breviarium hominis christiani (Vienne, 1794, in-S°); Chronique de Satzbourg (Vienne, 1796, 3 vol. in- 8<>); Lois constitutionnelles du pays de Salzbourg, etc.

ZAUNER (François), baron de Feldputkn, sculpteur allemand, né à Kauns (Tyrol) en 1746, mort k Vienne en 1822. Il faisait ses études artistiques k Vienne, lorsque Marie- Thérèse, ayant vu de lui une statue représentant un fleuve, lui donna une pension pour qu'il pût faire le voyage d'Italie. Arrivé k Rome, Zauner étudia avec ardeur pendant cinq années les chefs-d'œuvre accumulés dans cette ville, puis revint dans la capitale de l'Autriche, fut nommé directeur de l'Académie de Vienne en 1805 et reçut des lettres de noblesse deux ans plus tard. Plein d'admiration pour la belle antiquité, il lutta de toutes ses forces contre le goût maniéré et fade qui régnait alors dans le domaine de la statuaire. Indépendamment d'un grand nombre de bustes, il a exécuté bon nombre d'œuvres remarquables, dont les plus importantes sont : la Statue équestre en bronze de Joseph II et le Tombeau de l'empereur Léopold, dans l'église de la cour.

ZAUPER (Jean-Stanislas), littérateur allemand, né en 1785, mort en 1851. Il suivit la carrière de l'enseignement et fut, pendant quarante ans, principal du collège de Pilsen. On lui doit des ouvrages en prose, où il a fait preuve d'érudition et de goût. Nous citerons de cet écrivain : Voyage àPi{niiz (1801), récit poétique; la Poésie envisagée dans ses formes (1805), essai didactique; Principes d'une poétique allemande (1822) ; une traduction en prose de VOdyssée (1826, 4 vol.); l'Odysséé expliquée (1827, 2 vol.); Etudes sur Gœthe (1840, 2 vol.).

ZAUSCHNÉRIE s. f. (zôss-chné-rl — de Zauschner, botan. allemand). Bot. Genre de sous-arbrisseaux, de la famillle des onagrariées, comprenant deux espèces, qui habitent le Mexique et la Californie.

ZAVALETA (Jean de), littérateur et écrivain dramatique espagnol, né vers 1625. On ignore l'époque de sa mort, et tout ce qu'on sait sur sa vie, c'est qu'il devint historiographe de Philippe IV. Indépendamment de divers écrits réunis et publiés à Madrid (1667, in-4°), Zavaleta a laissé un grand nombre de comédies, qu'il écrivit soit seul, soit en collaboration. Ces pièces de théâtre ne sont pas absolument dépourvues de mérite, mais elles manquent de verve et d'originalité. Nous nous bornerons k citer : La Âlugeo contra el consejo; Elermilano galan; Elhijo de Marco Aurelio; La dama corregidor ; La Virgen de la Fuensisla; El amor enamorado ; El disparate creido, etc. Ses comédies ont été publiées dans le recueil intitulé Comedias escogidas.

ZAVARROM (Angelo), archéologue et biographe italien, né k Montalto vers 1710, mort dans la même ville en 1767. Une santé extrêmement délicate et des chagrins domestiques le plongèrent dans une profonde mélancolie. Il devint inquiet, soupçonneux, s'imagina être trahi par tous ceux qui l'approchaient, se mit k vivre dans un complet isolement et se livra, pour essayer de se consoler de ses peines réelles ou imaginaires, avec une ardeur passionnée à l'étude des sciences et des lettres. Ce fut ainsi qu'il devint un très-savant" antiquaire et qu'il acquit particulièrement une connaissance approfondie des monuments de laCalabre. On lui doit un certain nombre d'ouvrages, dont les principaux sont : Epistolie apologelico-crilics (Venise, 1734, in-4<>); Epistolarum genialium décades dus (Naples, 1740-1741, 2 vol. iu-8<>); Dissertatio historico - apologetica de vita Elis Astorini; Ribliolheca calabra sive illustrium virorum Calabrim qui litteris claruerunt (Naples, 1753, in-4°), ouvrage fort curieux et devenu très-rare.

ZAVAV1 (Zein-Eddin-Aboul-Hassan al-)> grammairien arabe, également connu sous le nom d'Iiin-Man*, né en 116S de notre ère, mort au Caire en 1230- Il appartenait k une tribu africaine, appelée Zauava, et professait la doctrine des hanéfites. Pendant de longues années, Zavavi habita Dumas, où il composa plusieurs ouvrages, qui lui acquirent une grande réputation. Le plus célèbre, intitulé Dnrrat Xlifiyya, parce que tous les vers se terminent par la lettre alif, est un traité de syntaxe de la langue arabe, qu'il acheva en 119S. Ce po&nie didactique a été I'objei d'un grand nombre de commentaires.

ZAWADOWSK1 (Pierre, comte de), ministre russe, né k Krasnowice eu 1738, mort à Saint-Pétersbourg en 1812. Lorsqu'il eut terminé ses études k Kiev, il entra dans l'administration, devint conseiller delà chancellerie intime du maréchal Roinanzoff, qui l'emmena avec lui dans une campagne contre la Turquie, écrivit alors de remarquables rapports qui attirèrentrattentionde Catherine II et fut appelé, en 1775, par l'impératrice à la direction de son cabinet particulier, avec le titre de référendaire. Depuis lors, Zawadowski prit une part des plus importantes à l'administration de l'empire et s'occupa principalement de l'instruction uublique, de commerce, d'industrie, d'agriculture. Non-seule-

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ment l'impératrice, qui avait une grande confiance en ses lumières, le consulta pour ses projets de réforme, mais encore elle le chargea de rédiger le Code de Catherine, œuvre de laquelle on a pu dire dans uu vers resté fameux : „

C'est du Nord aujourd'hui que dous vient la lumière.

C'est également k lui que la Russie doit la création de ses deux premières banques publiques, dont il devint le directeur. En récompense de ses services, Catherine II l'appela à siéger au Sénat, le nomma comte et lui donna d'importants domaines. Sous le règne de Paul Ier, Zawadowski dut quitter la cour et les affaires; mais, en montant sur le trône, Alexandre 1er l'appela à Saint-Pétersbourg et le nomma ministre de l'instruction publique. Préparé à ces hautes fonctions par les études de toute sa vie, il se mit aussitôt k l'œuvre. Il établit des universités dans les chefs-lieux de province, des collèges dans les villes, des écoles primaires dans les plus petits villages, porta l'université de Wilna k un haut degré de prospérité, érigea l'Académie de Krzemienec, etc. En 1810, il devint le chef de la magistrature sous le titre de ministre présidant la section des lois, de jurisprudence et de législation et remplit ces fonctions jusqu'à sa mort.

ZAWADZEI (Théodore), noble polonais, né k Craeovie ; il vivait au commencement du xvne siècle. On lui doit un ouvrage utile et bien fait, intitulé Stututa y constitueye praw Koronnych (Craeovie, 1614, in-fol.), qui contient les constitutions, les statuts, les lois, la procédure judiciaire et les privilèges du royaume de Pologne. — Un diplomate polonais du même nom, Jean Zavadzki, palatin de Swiecki, de Parnaw, remplit au viio siècle, comme ambassadeur de Wladislas VII, des missions en Allemagne, en Hollande, en Angleterre et eu France. Les instructions qu'il reçut pour ces ambassades, son journal et quelques autres pièces ont été publiés dans le Choix des mémoires historiques sur l'ancienne Pologne (Varsovie, 1822).

ZAWICHOST, ville de la Russie d'Europe, dans l'ancienne Pologne, gouvernement, district et k 17 kilom. N.-E. de Sandomir, près de la rive gauche de la Vistule; 3,070 hab.

ZAWISZA (Joseph), général polonais, né à Kumieniec-Podolski en 1752, d'une famille noble, mais pauvre, mort en 1S26. Il fut destiné dès l'enfance au métier des anues. Entré fort jeune dans l'armée polonaise, il se fit remarquer par Branicki, grand général de la couronne, dont il fut l'aide de camp pendant plusieurs années. Devenu colonel propriétaire du régiment de Bulawa, il parut à la diète de 1786 et h celle de 178S k 1792 et s'y distingua par la justesse de ses vues et par son indépendance. La dernière de ces diètes avait adopté la constitution du 3 mai 1791, laquelle avait été reçue avec enthousiasme dans tout le royaume. Le roi de Prusse, dans les lettres qu'il adressait k Stanislas-Au-

fuste et dans les communications officielles c son ministre Lucchesini, félicitait le monarque sur le changement qui venait de s'opérer dans ses Etats. Enfin, les Polonais sa croyaient assurés d'un bonheur inaltérable, lorsque tout k coup le roi de Prusse changea de langage, tandis que la Russie dirigeait contre eux 100,000 soldats. Les Polonais en vinrent aux mains; mais la première rencontre leur devint funeste. Ils prirent leur revanche le 18 juin, sous les ordres de Kosciusko, et Zawisza combattit k côté de ce général dans cette heureuse journée. Cependant, après avoir traversé Boug, cette armée s'établit de manière à arrêter l'ennemi, qui voulait passer la rivière. Le 17 juillet, les Russes trouvèrent encore, près de Dubienka, les soldats de Zawisza, et Kosciusko resta maître du champ de bataille. Ces efforts n'étaient point secondés par l'énergie du roi, qui, craignant Catherine II, conclut une suspension d'armes et qui, le 23 juillet, signa l'acte de la confédération de Targowitza. Zawisza se retira en pays étranger, après avoir fait ses adieux à l'armée polonaise, qui, privée de ses chefs, n'existait plus que dans des corps isolés et démoralisés. Cependant l'ambassadeur de Russie, Jacques Siewers, dirigeait les opérations delà diète, convoquée en 1793 k Grodno. Avec le canon braque contre le château où se tenaient les séances, il arracha la ratification du traité, qui établit un second partage de la Pologne. Igelstroîu , nommé ministre de Russie et commandant de l'armée russe en Pologne, établit son quartier général à Varsovie. La nation, courbés sous le despotisme, crut cependant pouvoir se relever, ou du moins elle voulut tenter un dernier effort. Ce fut k Varsovie même, sous les yeux des Russes, que des hommes déterminés formèrent une ussociation. Ils envoyèrent à l'armée, pour sonder ses dispositions, et elles parurent très-favorables. Kosciusko fut choisi pour chef et il se hâta de quitter Leipzig pour se rendre sur les frontières do la l-'oiogue. Zawisza se chargea de pénétrer dans Varsovie, d'examiner les dispositions des habitants, et il demeura déguisé parmi eux pendant dix jours; mais les conjurés n'étaient pas encore prêts et déjà les Russes étaient informés de leurs mouvements; Kosciusko , pour détourner l'attention, prit le chemin de l'Italie et Zawisza vint k Dresde, d'où il fut chargé de correspondre avec son

eênéral. Croyant u'avoir plus rien à craindre, revint une seconde fois k Varsovie; mais le roi Stanislas-Auguste en informa lui-même les Russes, les engageant ù le surveiller. Zawisza, pour parer le coup, demanda à Igelstroïn une conférence qui fut extrêmement vive, et il reçut ordre de quitter sur-le-champ le territoire de la Pologne. Cette conférence donna cependant à l'association un grand avantage; Zawisza s'assura que les Russes n'avaient point de renseignements positifs sur ce qui se tramait. Igelstroïn craignait le conseil permanent qui avait été conservé de-

fuis 1775, et il craignait encore davantnge armée ; il fit prononcer sa dissolution par le conseil permanent lui-même. Le brigadier Mndalinski, pressé, sommé de licencier son régiment, fut le premier qui leva l'étendard de l'indépendance, et en un instant toute la Pologne fut sous les armes. Les proscrits, les exilés se montrèrent de toutes parts. Kosciusko entre dans Cracovie ; le 24 mars 1734, il signe l'acte d'insurrection, et il est salué généralissime des armées de la couronne et de la Lithuanie. Le 1" avril, Madalinski vient se placer sous ses drapeaux. Le 4, ils rencontrent à Raslawieé les Russes que , malgré l'inégalité des forces , Kosciusko, aidé de Zawisza, de Madalinski et de Manget, ne crnignit point d'attaquer; et le succès qu'il obtint rendit l'insurrection générale, Zawisza arriva le 3 juin dans le pa- Iatinat de Chelm, pour y organiser les nouvelles levées. Le 8, on en vint aux mains, et l'artillerie polonaise qu'il dirigea fit des prodiges; mais Cbomentowski ayant eu la tête emportée par un boulet, Zawisza eut beaucoup de peine a rétablir l'ordre parmi les nouveaux soldats. Il se hâta de retourner vers Varsovie , où Kosciusko avait besoin de son bras et de ses conseils. Le généralissime venait de battre les Russes k Szczekociny, quand tout à coup il fut attaqué par l'armée prussienne, qui s'était emparée de Cracovie par suite d'une trahison. Les habitants de Varsovie, prévoyant les malheurs qui allaient foudre sur eux, s'ameutaient et demandaient hautement le supplice des traîtres. Le 18 avril 1794, après avoir massacré la garnison, ils trouvèrent dans les papiers d'Igelstroïn la liste des hommes vendus à la cour de Saint-Pétersbourg et qui en recevaient des pensions. La voix publique demandait qu ils fussent punis. Kosciusko nomma une commission d'enquête à la tète de laquelle il plaça Zawisza. Mais le général en chef ayant fait grâce à l'évêque Skarseewski, que cette commission avait condamné, Zawisza déclara qu'il ne la présiderait plus. Cependant les Russes et les Prussiens assiégeaient Varsovie. Kosciusko et Zawisza firent plusieurs sorties heureuses, et, la Grande Pologne s'étant soulevée, les Prussiens, qui craignaient que leurs communications ne fussent interceptées , levèrent le siège dans la nuit du 5 au 6 septembre. Varsovie respirait; mais on recevait de Brzse- Litewski des uouvelles extrêmement inquiétantes ; Koscyisko , laissant a Zawisza "le commandement général de Varsovie, se hâta de se rendre à l'armée de Sierakowski. A peine avait-il quitté les bords de la Vistule, qu'il apprend que Souwarow s'avance, poussant devant lui les divisions polonaises. Kosciuszko les rallie ; mais, battu près de Maciejowice, il tombe entre les mains du vainqueur. La nouvelle de ces tristes événements jette l'effroi dans Varsovie, et c'est en ce moment de désespoir que Za-wisza , d'accord avec le vice-chancelier Kollontay, forma, dit-on, le projet d'égorger Stanislas- Auguste, sa famille, ses partisans et les prisonniers russes, ce que, dans ses mémoires, il rejette comme une calomnie inventée par ses ennemis. Souwarow marchant sur Varsovie, les Polonais déférèrent le commandement à Thomas Wawrzecki, et Zawisza fut chargé de défendre le faubourg de Praga, devant lequel Souwarow parut Te 2 novembre. Le 4, a trois heures du matin, l'armée russe commença l'assaut. A neuf heures l'engagement fut général. Zawisza, quoique grièvement blessé dès le commencement de l'attaque, se jeta au milieu des ennemis, à. la tête d'un corps qui avait résolu de périr les armes à la main. On se battit en désespérés. Zawisza fut enlevé de ce champ de carnage par ses amis, qui le transportèrent à Varsovie, avant que les Russes se fussent emparés du pont de la Vistule. On lui a justement reproché de n'avoir pas bien pris ses mesures pour défendre Praga. Ne connaissant pas le caractère impétueux de Souwarow, il s'attendait à un siège régulier et lent, comme celui de Varsovie, qui avait duré trois mois, et que, de concert avec Kosciusko, il avait fait lever. Couvert de blessures et accompagné de son frère, qui était membre du conseil permanent , il quitta Varsovie, et arriva sur les frontières de la Silésie, d'où il écrivit au général d'Harnoncourt, qui commandait les troupes autrichiennes en Gulicie, le priant de lui accorder un asile dans cette province. Pour toute réponse, on le conduisit dans la forteresse de Josephstadt, en Moravie, où il fut détenu jusqu'à la mort de l'impératrice Catherine. Par ordre de l'empereur Paul , Kosciusko et plus de 12,000 Polonais, qui gémissaient daus les fers, furent alors mis en liberté. Les prisons de Josephstadt s'ouvrirent également. Zawisza vint à Paris, demandant h servir ; il fut envoyé k l'armée

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d'Italie, avec le rang de général de brigade. En 1797, il commanda le corps de troupes français qui, le 28 mars, après l'affaire de Parvis, s'avança jusqu'à Lintz, en suivant la vallée de la Drave, pour joindre !e corps de Joubert, qui agissait dans le Tyrol. Il suivit ensuite Bonaparte dans l'expédition d'Egypte, où il fut nommé général de division, se lit remarquer dans toutes les occasions, surtout au combat de Chewreis, à Ramanieb, à la bataille d'Héliopolis; il commanda plus tard une division au camp de Boulogne, en 1805, puis à l'armée d'Allemagne. Après la bataille d'Austerlitz , une maladie grave , suite d'anciennes blessures et d'une dure captivité, le força de rester quelque temps à Vienne. Lors de l'organisation du grand duché de Varsovie, il fut nommé général de la 2° division, puis, sous Alexandre, généra! d'infanterie, obtint de grandes distinctions, notamment le titre de prince, et reçut de grandes récompenses.

ZAVAS Y SOTOMAYOR (Dona Maria dis), femme de lettres espagnole, née à Madrid ; elle vivait au xvue siècle. Tout ce qu'on sait sur l'existence de cette femme de talent et d'esprit, c'est qu'elle était d'une naissance illustre et qu'elle cultiva les lettres et la poésie avec succès. On lui doit deux recueils contenant chacun dix nouvelles. Le premier est intitulé Novelas exemplares y amarosas (Madrid, 1634, in-8°); le second Novelas y Saraos (Madrid, 1847, in-8°). Ces nouvelles ont été souvent rééditées et traduites en français (Paris; 1680,5 vol. in-12). t Chaque recueil de nouvelles, dit Weiss, est précédé d'une introduction ou prologue qui forme une espèce de lien entre des histoires, d'ailleurs si diverses. Dans tous les deux, ce sont des dames unies par l'amitié et par la goût des lettres qui conviennent de raconter tour h tour une histoire pour se délasser. Leurs récits sont entremêlés de romances et de pièces de vers. Les nouvelles de doîia Zayas , quoique plusieurs pochent par le défaut de vraisemblance, sont d'un grand intérêt; la plupart roulent sur des événements amoureux, et le dénoùment en est presque toujours tragique. » Scarron a imité plusieurs de ces récits en n'y faisant que de très-petits changements. Nous citerons particulièrement 1 Adultère innocent, la Précaution inutile, le Châtiment de l'avarice et le Juge dans sa propre cause, quiforme le quatorzième chapitre du Roman comique.

2AVN ou ZAYIN s. m. Philol. V. ZaÎn.

ZAYONCHEK (Joseph), général polonais.

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