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Il vous estime et il aime vos enfants qui l’écou-
tent avec plaisir. Quant à sa capacité, elle est plus
qu'ordinaire.
SIBYLLE LIBIQUE SEPTIÈME.
AUGURE 1]
Si votre étoile a été favorable jusqu'ici, c’est une raison pour vous de songer et de trembler dans un avenir prochain.
Il ne s’agit pour cela que de penser mûrement et d'abandonner le milieu frivole ou dangereux dans lequel vous vivez.
Je le crois, si vous avez assez d'esprit pour cacher votre trésor, et ne pas l'exposer aux regards de quelques fats qui vous en dépouilleront.
Vous atteindrez votre but; mais il faut vous ar-
mer de courage et de patience.
Vous jouez gros jeu, ayez beaucoup de prudence et de modestie. L’orgueil pourrait vous tuer.
Si vous vouliez réfléchir et regarder autour de vous, on ne vous jouerait jamais, €
Renvoyez un domestique infidèle, et revenez
vite à une vie plus régulière.
Vous avez trop de besoins matériels pour vous y faire un nom, et vous y dépenseriez votre vie inutilement.
Vous avez trop d'ennemis pour arriver jamais à la fortune, et ces ennemis, vous vous les êtes faits par votre faute.
La spéculation que vous faites commence sous de brillants auspices ; mais la fin en sera triste, si vous continuez à être aussi léger.
SIBYLLE LIBIQUE SEPTIÈME.
AUGURE IT
Vous pouvez encore tout réparer ; allez-vous jeter entre les bras de votre père, et il est probable qu 1l oubliera vos torts.
Oui, mais prenez bien garde de vous laisser prendre à certains regards, au fond desquels il n’y a pas de cœur, mais seulement des désirs sensuels.
À votre maîtresse, c'est donner; à vos connaissances, c'est vouloir les aliéner; aux étrangers, c'est folie.
Graduellement vous les éteindrez; mais, pour
cela, 1l vous faut un travail assidu du jour et de la
nuit. Vous n'êtes pas heureux.
Ce qu'on vous annonce est certain, et vous devez en remercier le ciel; car vous ne pouviez guère Y compter dans votre position,
La nombreuse famille qui résultera de votre mariage vous empêchera d’en contracter un nouveau. Du reste, ce sera prudence.
Votre étoile propice annonce une alliance très riche; mais votre mari unique sera toujours un homme froid et d’une politesse exquise, mais olacée.
Vous aurez deux garçons qui, malgré d’excellentes dispositions naturelles, tourneront à la dissipation et au mal par défaut d'éducation de votre part.
Votre femme ou votre maîtresse s’emploiera activement pour votre élargissement prochain ; mais vous n'en deviendrez pas plus sage.
Oui ; mais, pour cela, 11 faut consulter votre fa-
mille; et ne pas marcher d’après vos propres INSpi-
rations, qui souvent vous sont fatales.
SIBYLLE LIBIQUE SEPTIÈME.
AUGURE TI
Les grandes réputations y sont faites, comme en littérature ; il n’y a plus de place brillante à y prendre aujourd'hui sans génie.
Oui, et vous vous repentirez d’avoir fait un mariage de passion aveugle qui vous mettra dans la misère pour le reste de vos jours.
Oui, en toute sûreté, car votre ami rappelle l'affection d'Oreste et de Pylade, et on n'en trouve pas un pareil sur cent mille.
Oui, si vous savez prendre vos mesures. Mais
faites-vous recommander puissamment par des
lettres d'hommes influents.
Non, car les malheurs que vous y avez déjà éprouvés vous pronostiquent ceux qui vous attendent si vous persistez.
Qu'importe? l'important n’est-il pas d’être honnête homme et de faire le bien ? Suivez ce conseil et ne craignez point la mort.
Vous ne le gagnerez jamais, parce que vous manquez d'espèces. Il demeurera pendant toute votre vie.
Attachez-vous y : l’aristocratie de vos manières y plaira, et vous deviendrez le favori d’un prince puissant.
Non, et vous gagnerez votre procès, Thémis vous favorise, et vous êtes né sous son influence. Repoussez donc toute crainte futile,
Jamais; je vous conseille même de quitter le milieu dans lequel vous vivez. Alors seulement le destin vous sourira de nouveau.
SIBYLLE LIBIQUE SEPTIÈME.
AUGURE IV
L'êtes-vous franchement? Je me défierai toujours d’une femme qui adresse une pareille question. Elle tremble d’être découverte.
L’ambition est une noble impulsion, quand elle suppose des talents : vous en avez , laissez-vous donc aller ; vous arriverez.
Oui, si vous continuez à avoir cette grâce décente de maintien et cette modestie avenante qui charment dans votre personne.
Oui; mais après de longues épreuves dont vous sortirez vainqueur. On vous soupçonnera d’un délit que vous n'aurez pas commis.
Quelques-uns ne vous oublieront jamais, mais les autres seront enchantés de votre mort, qu ils souhaitaient depuis longtemps.
Je ne vous engage pas à vous y lancer, malgré vos talents: vous y rencontreriez des vices que vous pourriez bien contracter à la longue.
Je vous engage à vous retirer avec ce que vous possédez maintenant; sinon, vous courez les risques de tout perdre dans une mauvaise spéculation.
Prenez garde : vous avez une ambition au-dessus de vos mérites, et, en voulant arriver trop haut, vous pourriez bien faire une chute terrible.
Il est très fort sur l’histoire, les arts et la littérature, et très faible dans les sciences physiques et mathématiques.
Oui, et le jour en est proche; je vous supplie donc, pour éviter un scandale, de les cesser incontinent, ou bien la (razette des tribunaux parlera de