‹ Grand Sympathique et corps thyroideChapitre 12 sur 32 · CHAPITRE W · texte numérisé non relu

CHAPITRE W

Le manuel opératoire de T ablation du ganglion cervical supérieur du sympathique.

Pour pratiquer cette o|)ératiou, il faut chercher le relief de la veine jugulaire externe et la faire saillir en la comprimant du côté du creux sus-claviculaire; une incision est faite au-dessus d'elle, jamais au-dessous pour ne pas blesser le spinal, sur le relief du bord postérieur du sterno-mastoïdien, et remonte n la région mastoïdienne à la hauteur du conduit auditif externe. L'incision n'est pas exactement parallèle au bord postérieur du sterno-mastoïdion, elle empiète sur le muscle en haut, et se dirige en avant. On incise du premier coup jusqu'aux Hbres musculaires. Les artérioles sont pincées; il en est deux principales, rui]e en haut, l'autre à mi-chemin de l'incision. Le muscle est coupé en totalité et on arrive sur son feuillet aponévrotique profond, dans une couche de tissu cellulaire contenant des ganglions lymphatiques en bas, et sur la face externe du splcnius en haut. Ce muscle doit être disséqué jusqu'à son insertion mastoïdienne. Le sterno-mastoïdien est récliné et soulevé par des écarteurs tenus par un aide placé de l'autre côté du patient. L index est intioduit dans le tissu cellulaire de la partie inférieure et cherche à cn^er un trajet du côté des vaisseaux du cou, à la faveur d'un point faible qui se trouve d'habitude au milieu de l'incision. Quelques légers coups de bistouri appliqués avec prudence peuvent laider dans ce décollement qui mène sur la veine jugulaire interne,

tantôt en avant tantôt en arrière. Il faut récliner cette veine en avant, si Ton n'aper(;oit pas immédiatement après sa tlénudation le sympathique cervical en dehors et en arrière d'elle, sous forme d'un gros cordon rouge gris avec un renflement dans sa partie supérieure. Une fois la veine réclinée en avant, on aperçoit en dedans d'elle le cordon blanc régulier du pneumogastrique, et le doigt introduit dans la plaie sent en dedans la carotide interne qui bat; on peut avoir encore im autre cordon blanc plus ou moins parallèle au pneumogastrique et qui est le grand hypoglosse. Le sympatique est le plus souvent en arrière de ce paquet vasculo-nerveux appliqué sur l'aponévrose préverlébrale, se confondant par sa couleur avec les muscles ambiants. On le reconnaît â son rendement supérieur, on le dénude avec la sonde cannelée ou l'index, on l'attire sur les bords de la plaie; mais d'autres fois le sympathique est dans la gaine des vaisseaux et il a été refoulé en avant par le décollement du paquet vasculo-nerveux ; si on ne le trouve pas de suite sur l'aponévrose vertébrale, c'est qu'il offre cette anomalie de situation dont nous parlons, et alors il faut le chercher soit accolé à la veine jugulaire, soit placé dans la même gaine que le pneumogastrique; une fois, je l'ai vu adhérer en un point à ce nerf et se confondre avec lui, réalisant ainsi un commencement de cette anomalie réversive qui fait souder les deux nerfs en un seul. Chaque fois que le sympathique est au voisinage du pneumogastrique ou dans sa gaine, il est grêle et diminué de volume. Il peut y avoir d'ailleurs des différences de volume etde situation, d'un côté et de l'autre, chez le même individu.

Telle est l'opération type de la section, de la résection ou de Télongation du sympathique cervical.

Page 1