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par censure régulière les moines qu’ils trouveront opiniâtres et rebelles, sans s’arrêter aux personnes et sans épargner les rebelles, soit à cause de leur opiniâtreté, soit à cause de la puissance de leurs amis : rien ne doit les empêcher de chasser du troupeau une brebis galeuse, de peur qu’elle ne communique son mal aux brebis saines. Si les abbés se montrent négligents à se corriger eux-mêmes ou à corriger leurs moines, selon l’ordre des inspecteurs et les institutions régulières, qu’ils soient cités en justice, qu’ils soient saisis, et qu'ils soient si bien punis publiquement dans le chapitre général, que leur châtiment serve d’exemple. Si quelque abbé non exempt est trouvé par les inspecteurs ou trop négligent ou trop relâché, ils le dénonceront sans délai à l’évêque diocésain du lieu, qui devra lui donner un coadjuteur fidèle et prudent jusqu’au chapitre général. Si les inspecteurs trouvent qu’il soit dilapidateur ou qu il mérite d’être cassé pour un autre motif, ils devront le dénoncer à l’évêque diocésain, qui le dépouillera du titre d’abbé et du gouvernement du monastère sans avoir recoursà l’importun fracas des jugements; pendant ce temps il aura soin de fournir un admini.strateur capable qui veille sur le temporel, jusqu'à ce qu’on ait pourvu à la nomination d’un abbé pour le monastère. Si par hasard l’évêque se refuse à agir ainsi ou néglige de le faire, les inspecteurs ou les présidents du chapitre général devront faire connaître sans délai au saint-siège apostolique cette désobéissance de l’évêque. Nous ordonnons qu’on suive la
même coniluite à l'égard des abbés exempls ; seulement leur déposition devra être laissée à la décision tiu saint-siège apostolique; en sorte toutefois que l’abbé qui aura mérité d’étre déjjosé, ayant été pendant ce temps suspendu de l’administration, soit par les inspecteurs, soit par les présidents du chapitre général, un administrateur capable soit donné au monastère. Que les présidents nous fassent savoir les excès des abbés et les autres choses dont ils s’occuperont dans les chapitres, par des messagers fidèles et prudents, qui seront convenablement défrayés par une cotisation des abbés, à laquelle chacun aura contribué selon ses moyens. Les inspecteurs qui suivront examineront soigneusement la conduite des inspecteurs précédents, et donneront avis au chapitre général de leurs négligences et„de leurs excès, allu qu’ils subissent un châtiment proportionné à la faute. » Tels sont les règlements publiés sur l’inspection.
Le seigneur pape écrivit aussi sur la même inspection qui devait avoir lieu dans les églises exemptes , situées dans la province de Cantorbéry : voici la teneur de su lettre : « Grégoire, évêque, serviteur des •serviteurs de Dieu , à ses chers [fils] les abbés de Boxley et de Bekeham , de l’ordre de Liteaux et de l’ordre des Prémontrés , dans les diocèses de Rochester et de Chicester, ainsi qu’au précenteur de l’église du Christ à Cantorbéry, salut et bénédiction apostolique. Ce supplantateur rusé, ce calomniateur inique qui ne s’étonnerait pas d'absorber un fleuve ,
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ni même de voir le Jourdain couler dans, sa bouche , désirant des mets choisis , a tendu des lacets pour faire tomber ceux qui paraissaient devoir se tenir debout , et il ne cesse de les tenter par différentes attaques, tandis que pour se dérober à ses pièges, ils s’étaient réfugiés clans la forteresse du cloître. Aussi voulant obvier à sa malice, et désirant pourvoir au salut de ceux-là , selon qu’il nous appartient de le faire, nous offrons de bon cœur les remèdes qui sont en notre pouvoir, à l’effet d’ariacber cette proie de la gueule du diable. En effet, nous avons appris que quelques monastères exempts du diocèse de Cautorbéry étaient déformés dans le spirituel et gravement diminués dans le temporel, parce que les moines et les religieuses d’iceux, séduits par les suggestions diaboliques, ne sesoyvenant plus du pacte qu’ils ont conclu avec DicUi^leur Seigneur, et par lequel, en faisant profession , ils ont fait abnégation non-seulement de leurs biens, mais d’enx-mémes, et ne craignant pas ^ la sentence de mort portée contre Ananias et Saphira, s’approprient et retiennent indignement, non sans soupçon et crime de vol, les biens des monastères, et recherchent (ce qui est impardonnable) des gains pécuniaires par négoce et par usures; qu’ainsi la discipline monastique est l’objet du mépris de ces personnes dissolues, et que la religion est blasphémée. Or, pour ne poipt paraîlré complice de ces fautes en les laissant impunies, nous vous confions avec assurance, à vous dont la fidélité et la discrétion nous sont connues d'une manière certaine, le droit d’inspecter, de
corriger eide réformer ces monastères, taiitdaiis la léte que dans les membres, sur ces points et sur d'autres encore ; vous concédant en celte occasion plein* pouvoir, et sans vous arrêter aux appels, en conservant toutefois force et durée aux staluts établis selon les règles dans le chapitre provincial *. C’est pourquoi nous prions et exhortons fortement voire discrétion , vous recommandons et ordonnons formellement, en vertu de l'obédienée, par ce rescrit apostolique, de vous efforcer d’accomplir la mission susdite selon notre espérance, et de telle façon que votre conduite plaise à Dieu et nous satisfasse. Réprimez par la censure ecclésiastique, et nonobstant tout appel, les opposants, s’il s’en trouve : autrement, au jour du dernier examen , le Dieu des vengeances demandera à vos mains compte de leur sang. Si vous ne pouvez pas remplir votre ministère tons à la fois, deux d’entre vousy procéderont néanmoins. Donné, etc. » Les exécuteurs de ce bref papal agirent avec beaucoup plus de violence qU’il ne convenait ; ils commencèrent par l'abbaye de Saint-Augustin à Contorbéi y, et s’y conduisirent, principalement l'abbéde Boxiey, avec tant d’orgueilet d’insolence, que les itloines, saisis d'elfroi. se virent obligés d’en appeler à la cour du seigneur pape, et partiront pour Home, où à force de peine et d’argent ils obtinrent d’autres inspecteurs. Il en fut de même des moines de WesiminSler et de ceux de Saint-
' Je aubttituc proviiiridii à priiiripali, conforni^nirnl « la iiremièrc leltre de Gf#(joitt.
HENRI III