AVERTISSEMENT
Nous n'avons rien à ajouter aux détails que M. le duc de Luynes a consacrés à Rishanger dans son introduction. Nous transcrivons seulement une remarque qui, dans toutes les éditions, termine la chronique de Matthieu Paris : Sciendum est qiiod hucusque perscripsit venei^abilis vir frater Matlhœus Parisiensis ; et licet manus in stylo varietur, modo tamen composilionis eodem servato, cidem totum adscribitur. Quod autem amodo appositum est et prosequutum, cuidam alteri fratri sit ascribendum qui tanti prœdecessoris opera prœsumens aggredi, indigné prosecuturus, cum non sit ejusdem dignus conigiam solvere calceamenti, paginœ non meruit nomine tenus annotari. Ce témoignage ne manquerait pas d'intérêt si l'on pouvait avec quelque certitude l'attribuer à Rishanger lui-même, puisque nous y trouverions son opinion sur l'ensemble de l'ouvrage de son prédécesseur. Le ton de modestie et même d'humilité monastique qui règne dans ce fragment, semble d'abord autoriser cette hypothèse ; mais en examinant le style , il nous paraît trop supérieur à la latinité de l'époque, et à celle de Rishanger en particulier, pour que nous nous arrêtions à cette idée. D'ailleurs le mot nota ou animadversio qui précède cette indication, fait supposer très-probablement une réflexion de l'éditeur, et sans doute du premier éditeur en date, Matthieu Parker. IX. C