COMUS
Cornus, lui aussi, était un franc compagnon. Il pré-
sidaifc aux festins, apportant partout la joie et la bonne humeur.
Cependant il différait de Momus en ce que sa jovialité était exempte de toute préoccupation satirique.
Il riait, il buvait, il mangeait, il chantait, il dansait pour l'amour du vin, du rire, des truffes et de la chanson.
Aimable convive, boute-en-train précieux, jolie fourchette, gros, gras, luisant, couronné de roses, il s'amusait et amusait tout le monde au dessert; mais il ne fallait pas lui parler du scrutin de liste, des grèves de mineurs, ou de l'expulsion des jésuites.
A Momus, nous devons Henri Rochefort.
A Cornus, nous ne devons que Charles Monselet.
Il en faut pour tous les goûts.