PAREMENTS
On n'emploiera la taille plate que dans dee villes ou quand la pierre ne permettra pas d'obtenir da bons bossages.
Les faces plates seront striées et non picotées dans tous les sens. Les stries de taille seront régulièrement espacées et toutes inclinées à iS". Dans un ouvrage, les stries seront dans le même sens.
La pierre de taille des viaducs courants (plinthes, refuges), ne sera pas bouchardée, mais dressée à la pointe.
On ne bouchardera que le dessus des plinthes, parce qu'il sert de trottoir : des stries peuvent retenir l'eau, qui gèlerait en hiver.
«I).. — Viaduc du Caty" taitie plate
- Viaduc des Plonnlies" boanages
Les grandes surfaces plaies sont ennuyeuses : il faut les accidenter, les égayer par des bossages (<!>.).
Les moellons des piles et des bandeaux auront des bossages de 0°^3 ou O°0i ; ceux des culées, des bossages de (H)5 à 006 en moyenne ; — plus même, entre de grands rochers.
On a presque toujours taillé plats les moellons de douelle pour qu'ils s'appuient bien sur le cintre. Une douelle plate est désagréable au-dessus de piles à bossages : on y peut très bien accepter un léger bossage de 0"02 qui impose peu de sujétion.
■elures. On n'entourera jamais d'une ciselure la face d'un moellon, même les moellons d'angles;
on n'en fera que pour bien dresser les arêtes des piles, des culées, de l'intrados du bandeau ; elles auront, sur chaque face, 0»02 à (K)3 de largeur.
- Couleur. ^^ emploiera les mêmes matériaux dans toutes les parties du viaduc. S'il en faut employer
de couleurs différentes, on les distribuera au mieux pour l'aspect : des bandeaux en pierre sombre font parfois bien.
On ne fera pas d'arêtes de piles en «MAo noirs ou blancs encadrant des ME, dos MO blancs ou noirs.
- Montauban à Castres 1:
Pour les viaducs courante, les paremeDls de8 piles et tympans seront, suivant les carrières, en moellons ordinaires de choix à joints incertains (MOI), ou par assises (MOU).
0,. — Viaduc d'Arquejols" Tympans et piles en • MOI ».
0,. — Viaduc de Morez'" is.pilfs.douellegenMEâ bossages.
Art. 3. — tympans.
Pour la stabilité d'un 1res grand viaduc, on giourra les faire en moellons cquarris (ME).
Mais, dans tous les cas, les tympans et les piles (tout au moins leurs faces en élévation) seront parementés avec les mêmes matériaux, c'est-à-dire tous deux en MOH ou tous deux en MOI, ou tous deux en ME). Si l'on n'avait pas assez de l'un des matériaux pour faire tous les parements, on ferait en MOU les piles, en MOI las tympans, — autant que possible, de môme couleur. Peut-être conviendrait-il alors d'accepler, malgré qu'on en eùi. un cordon aux naissances pour les séparer, parce qu'il est choquant de mettre l'une au-dessus de l'autre deux maçonneries différentes, sans les séparer par quelque chose. Ceci ne s'applique qu'aux piles très épaisses, aux naissances desquelles il y a un grand intervalle entre les extrados des bandeaux.
Les angles des piles et des culées ne se distingueront en rien des parements voisins: mêmes bossages, même aspect, même carrière, même couleur... Si les faces étaient en MOI, les angles resteraient en MA, mais laillés de façon à ne pas trop se distinguer des MOI (4>.)
Les angles n'auront jamais de saillie sur les parements qu'ils encadrent : elle rend confus l'aspect de l'ouvrage. Si on les fait en gros matériaux (libages, pierres de teille), on prépare des lézardes : c'est mauvais, laid, cher.
Il convient que les murs en retour soient plus rustiques, plus vigoureux que les tympans. Art. 4. - On y pourra mettre des moellons assises à bossages  cêté de tympans en « opus incertum » plat qui est moins ferme ; on a même, à côté do tympans en moellons assises, revêtu des culées en u opus incertum n ; mais il y faut de gros moellons et de gros bossages.
121, — Lan^ogne au Fuy 1905-12, arches île 16", H' i