MÉTHODE DE MÉRY
Four les arcs assez et très surbaissés, on admet que le joint des naissances est le joint de rupture, bien que la résultante passant par le 1/3 ne lui soit pas normale.
La méthode, dite deMéry, a été appliquée à un très grand nombre de grandes voûtes qui ont tenu : elle est fort simple, très pratique, très suffisante pour les voûtes courantes8.
Il est bon de toujours commencer par faire une épure Méry : elle donne fort approximativement la poussée, elle indique si et comment il faut modifier la courbe moyenne.
En Allemagne, on a souvent ainsi opéré :
On étale la surcharge sur toute la voûte; on trace la courbe Méry, et une autre par les milieux de la clef et des retombées.
Puis on ne surcharge qu'une demi-voûte; on trace une courbe de pression par le milieu de la clef, par le 1/3 inférieur de la retombée du côté chargé, par le 1 3 supérieur de la retombée du côté non chargé.
Si toutes ces courbes restent dans le noyau central, on suppose la voûte stable.
Arl. 3. — Si les voussoirs sont élastiques (élastiques comme 1 entend lit Résistance des Matériaux), on leur [>eut appliquer les 3 équations i de déformation î> .
A. - La pierre est beaucoup plus déformable que l’acier. — Soient :
E, le coefficient d’élasticité d’un « matériau »,
E (en k'/l-’) = £ X 10° OU E (en k~/o"01J) = e x 10*
AL, le raccourcissement évalué en microns (g) d’un prisme de lm de
long, sous une pression (3 (kg/<j=ôî2)
On a : AL (en u/sur r) =
s est, pour l’acier, 22 à 25 ; pour la maçonnerie de voûte, 0,3 à 3. 9
A pression égale par 0m01’, les raccourcissements sont de 7 à 83 fois plus grands dans la maçonnerie que dans l’acier111.
Il était donc fort naturel de calculer les grandes voûtes comme des arcs élastiques homogènes, c’est-à-dire avec les deux hypothèses que traduisent les formules dites de déformation de la Résistance des Matériaux : je suis, pour être clair, forcé de les rappeler.
B. — Hypothèses de la Résistance des Matériaux.
Bl - Hypothèse de Hookeu. — Tant que l’effort par unité reste au-dessous
8. — Pour les petites voûtes, on adopte, sans épure, des épaisseurs justifiées par une longue pratique.