‹ Grandes voûtesChapitre 61 sur 291 · ÉPAISSEUR DES PILES · texte numérisé non relu

ÉPAISSEUR DES PILES

On majore au besoin ce qu'elle donne, de façon qu'il n'y ait pas entre 2 piles voisines de différences d'épaisseur choquantes.

Si dans des piles ainsi définies, on calcule les efforts par les méthodes Culmann-Rittcr"', on trouve que, sous les surcharges dissymétriques, les piles basses travaillent plus que les hautes, plus flexibles : ces méthodes justifieraient plutôt

0,25a + 0,03 H et môme 0,30a + 0,02 H.

Mais elles supposent que les piles aux naissances sont libres de se déplacer horizontalement, alors qu'elles en sont empêchées par les tympans.

Je ne sais pourquoi on n'a pas plus tôt fait varier e, avec II : l'aspect est meilleur, la dépense moindre*'.

La variation du rapport -rf n'est appréciable que sur le dessin ; elle ne l'est pas, et c'est ce

qui importe, dans l'ouvrage: les piles les plus hautes paraîtront encore les plus minces.

De tout temps, on a fait varier l'épaisseur des supports avec leur hauteur: c'est ainsi que les Grecs réglaient, d'après le rayon des colonnes a leur pied (module), leur hauteur et leur espacement.

Quand la largeur des piles en élévation est inférieure à l'°50, il reste, entre la queue des moellons d'angle, trop peu de place pour y loger pratiquement des moellons à joints incertains ; on y mettra alors des moellons équarris par assises réglées prolongeant celles des moellons d'angle .

Dans un petit viaduc, il peut arriver qu'aux naissances les piles centrales aient plus de l^'ôO de largeur, et les piles extrêmes moins de 1°50: s'il convient de faire en moellons incertains les parements des grandes piles, on élargira les petites à 1°*50.

On y admet un travail plus élevé, par conséquent une épaisseur moindre aux naissances Art. 2. — Piles à et à toute hauteur •^» ^i ; il n'y a pas encore assez d'exemples pour préciser ®*'^. mortier de ciment.

On la fixera d'après ce que peuvent porter les matériaux employés.

Page 1