‹ Grandeur et décadence de César BerotteauChapitre 13 sur 23 · MEUX · texte numérisé non relu

MEUX

Je me mets dans le paru Vous y mettez- vous, monsieur Poiret?

POIRET

J'ai ma retraite au premier janvier.

BIXIOU

Comment! nous ne verrons plus vos souliers à cordons, et que deviendra le ministère sans vous? Qui se met d% mon pari?

DUTOGQ* Je ne puis en être, je parierais à coup sûr. Monsieur Rabourdin est nommé, monsieur de La Billardière Ta recommandé sur son lit de mort aux deux ministres, en s'accusant d'avoir touché les émoluments d'une place dont le travail était fait par Rabourdin; il a eu des scrupules de conscience^ et, sauf tout ordre supérieur, ils lui ont promis, pour le calmer, de nommer Rabourdin.

BIXIOU

Messieurs, mettez-vous tous contre moi; vous voilà sept! car y . -^. ,«.-.,. .

cinq pas 1 franc la eh

M( car a termi pari<

Ça

Pai

Vo

En

THUILLinU

ftirez et pus rirez 1 tous entreprenez sur mescaleiidKmril

Bixrotî, allant dans le inireau de du BrueU « (Test vrai, du Bruel, TélQge du bonhomme est une chote lûien di!licile,f aurais plus tôt fait sa charge 1 BU MBXOL.

Aide^moi donc^ Bixiou I

BDUOD.

Jm veux bien, quoique ces articles-là se Ikssent mieiiz m mengeaiùU

DU BRUEL

Nous dînerons ensemble. (Lisant.)

La reUgion et la manankie perdent Mnss ks fêurs ifml" qmes-Mns de eeux çui emibêtUirent p&*jBt tiks demê te ieni^ révolutionnaires^»

Mauvais. Je metlnns:

La mort exerce particuNèrement ses ravages parmi Us plus vieux défenseurs de iammarckèe eH in phts i/Uêiêê serviteurs du roif dont le cœmr ^^igne de tous ces coups. ( Du Brucl écrit rapidement.) Monsieur le baron f^etmet de La Billardière est mort ce m«lm d'vne hydropisie de poitrine, causée par um «ffmtwn 4tu cxur.

Vois-tu, il ii*est pas indifférent de prwiver que ÎH)n a èa cœur dans les bureaux. F^at-^il couler là une petite tartine sur les émotions des TOyaliites fiendant la terrem^ Heint ça ne ferait pas mal. Mais noiL, ke petits journaux diraioit q«e les émotions ont ph» frappé sur les hues^BS qm sw le cœur. N*en parlons 90». Qu'as-Ui mislf BU BKDEL, listmt.

Issu d'une vtttcte souche parlementatn^m.

BIXIOU

Très-bien œhil c'est poétique, et sovdhe est profonSéinent vrai*

fto BRUEL, contimutrtt.

Où le dévouement jpour le trône était héréditaire, i

et

pi D

LES IHPLOYÉS ^68

tu SCÈNES DE LA VIE PARISIENNE

partenait au petit nombre de ceux qui^ etc. Simplifie, il s'agit d'un homme simple.

DU BRUEL

Encore mi mot de yaudeville. Tu ferais ta fortune au théâtre, Bixiout

BIXIOU

Qu'as-tu mis sur Quiberon? (Il lit.) Ce n'est pas cela f Toilà comment je rédigerais :

H assuma sur /ut, dom un ouvrage récemment publié, tous Us malheurs de l'expédition de Quiberon, en donnant ainsi ia mesure d'un dévouement qui ne reculait devant aucun sa» erifice.

C'est fin, spirituel^ et tu sauves La Billardière

DU BRUEL

Aux dépens de qui?

BIXIOU, sérieux comme un prêtre qui monte en chaire. De Hoche et de Tallien. Tu ne sais donc pas Thistoire?

DU BRUEL

Non. J'ai souscrit à la collection des Baudouin, mais je n'ai pas encore eu le temps de l'ouvrir: il n'y a pas de sujet de vaudeville là dedans.

PHELLION, à la porte.

Nous voudrions tous savoir, monsieur Bixiou, qui peut vous inciter à croire que le vertueux et digne monsieur Rabourdin, qui fait l'intérim de la division depuis neuf mois, qui est le plus ancien chef de bureau du ministère, et que le ministre, au retour de chez monsieur de La Billardière, t envoyé chercher par son huissier, ne sera pas nommé dief de division.

BIXIOU

Papa Phellion, vous connaissez la géogrqihie?

PHELLION, se rengorgeant.

Monsieur, je m'en flatte.

BIXIOU

L'histoire?

PHELUON, d'un air modeste^ Peut-être.

2W SCÈNES DE Là TIC P4AISIENNK

BIXIOU

Plus îe e^nidère Baudoyer, pU» il me senble ténnîr toules les qualités eontrairâ ; amséspsenmetA , û sera cM de division*

DDTOCQ, potttié àikout.

ibtis mouleur des Lupeanix, qai m'a fait Tenir povr me demander mon Charlet, m*a dit que monsieur fUd^ecordm allait être nommé, et que IcpeOt La Billardière passait référendaire am sceccu

BIXTCV*

Nommé! nommé! La nomination ne se signera seulemmit pas dans dix jours. On nommera pour le jour de Tan. Tenez, regardez votre chef dans la cour, et dites-moi â nm TCrtueuse Rabourdin a la mine d'un homme en faveur, on le croirait destitué ! {Fletary se frédpik à in fenêtre.) Adieu, messieurs; je vais aller annoncer à monsieur Baudc^er votre nomination de monsieur ilatoufidiB, ça le fera toujours enrager, le saint homme ! tPuis, je hii racoi^erai notre pari, pour lui remettre le cœur. Cest ce que nous nommons aa théâtre une péripétie, n'est-ce pas, du Bruel? Qu'est-ce que cela me fait? Si je gajgne, il me prendra pour sous-chef. (H sort,)

POIBET.

Tout le monde Accorde de l'esprîtà ce monsieur, efabien, moi, je ne puis jamais rien comprendre à ses discours. (R êa;pédie tmijoms^ Je l'écoute, je l'écoute, j'entends des paroles et ne saisis aucun sens : il parle des environs de Paris à propos du cœur humain, eX (ii pose sa plume et va au poék) dit qu'il joue le jeu du diable, à propos des expéditions de Russie et 4e Boulogne 1 II faudrait d'abord admeure ^ le diable joue, et savoir quel jau. Je «vois d'abord le jeuile dominiNi^ (Il se mouehe^)

FLEORï^ iniemm^^ant.

a est onze heures, le père Poiret se mptcbe,

MI BfOJBL.

Cest Trai. Déjà I Je cours au secrC larial.

LES EMPLOYÉS ÎB7

peiiŒfr.

Où «D étîM-jet

THUILLIER

Domino y au Seigneur; car il s'agit du diable, et le diable est un suzerain sans charte. Mstis ceci TÎse plus à la points qu'au calembour. Ceci est le jeu de mots. Aft reste, je ne vois pas de différence entre le jeu de mots et... (Sébastien entre pour prendre des circulaires à signer et à coî/ationner.)

yjiiEux. .

Vous Toilà, beau jeune homme. Le temps de vos pemct est fini, vous serez appointé ! Monsieur Rabourdin sert nommé ! Vous étiez hier à la soirée de madame EabourdÎB. Ëtes-Tous heureux d'aller là J On^lit qu'il y va des femmes superbes.

SÉBASTIENr

Je ne sais pas.

FUEIHIY*

Yfmsèteswetigle t

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