‹ Grandeur et décadence de Rome (volume 3)Chapitre 20 sur 31 · JOSÉPHE, A. J.. XVII · texte numérisé non relu

JOSÉPHE, A. J.. XVII

(2; JosÊPHE, A. J., XVII, IX, 5.

(3) JosÉPHE, A. J., XVII, IX. 3.

profit des étrangers, perdit patience cette fois. Jérusalem se souleva, puis les campagnes; une partie de l'armée se révolta; des bandes de brigands surgirent de toute part (1); Quintilius Varus dut accourir avec les légions de Syrie et tous les corps auxiliaires, chercher des appuis partout, se servir même d'un corps de 1 500 soldats que lui offrait la ville de Béryte, de cavaliers et de fantassins que lui envoyait en grand nombre le roi de l'Arabie Pétrée, Arétas (2).

Hérode avait tenté de faire accepter aux Juifs la suprématie des deux forces contre lesquelles il eût été présomptueux de vouloir lutter : l'hellénisme et Rome. Mais il y avait tant de difficultés dans son royaume, que cette politique sage et nécessaire avait indigné les populations à cause des moyens employés pour la réaliser... Quel avertissement c'était là pour Rome! Quintilius avait été tellement effrayé par la révolte que dès que Tordre avait été tant bien que mal rétabli, il avait permis aux juifs d'envoyer à Rome une députation pour demander l'abolition de la monarchie (3). Et Auguste, le sénat et Rome entendirent, venant de l'Orient, humble et larmoyante cette fois, la même plainte qui avait déjà retenti en Occident avec violence et avec colère : la plainte des campagnes enserrées et sucées par la pieuvre immense, dont la monarchie d'Hérode était l'œil, et dont les tentacules insatiables étaient les villes ornées de monuments magnifiques et payant leurs plaisirs avec l'argent des campagnes; les parasites, les courtisans, les fonctionnaires, les artistes, les hommes de lettres étrangers qui fourmillaient à la cour, les bandes des soldats thraces,

(1) JosÈPHE, A. ./., XVII, X, 2-10.

(2) JosKi'HE, A. J., XVII, X, 9.

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