‹ Grandeur et décadence de RomeChapitre 27 sur 40 · C. /. L., XI · texte numérisé non relu

C. /. L., XI

(3) Mon. ANC. éd. M«, p. 473-75.

(4) SuiTONE, Néron, 5.

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de fils d'Ares et même de nouvel Ares (1). L'Orient était depuis si longtemps habitué à la monarchie, qu'il était prêt à reconnaître Tempire de Rome jusque dans ce cortège d'éphèbes conduits par le jeune Caïus, et il s'inclinait devant eux^ comme il l'avait fait depuis tant de siècles, pour tous les hommes qui symbolisaient le pouvoir. Malheureusement la petite troupe envoyée par Auguste pour représenter Rome en Orient se com* posait de jeunes gens trop inexpérimentés ou trop présomptueux, ou aussi trop corrompus; il n'y avait parmi eux qu'un homme énergique et intelligent, Marcus LoUius, mais il était très cupide, et il songeait moins à régler la question d'Arménie qu'à soutirer à l'Orient de nouveaux trésors qui grossiraient encore son immense fortune. 11 semble avoir profité de son autorité, qui était considérable^ pour rançonner les villes, les particuliers, les souverains; il se contentait en échange de s'interposer ou de promettre de s'interposer en leur faveur auprès de César et auprès d'Auguste (2); et nouveau Lucullus il envoyait, ditron, des charges énormes d'or et d'argent en Italie. Ainsi tandis que Lollius, dans la tAche dont Auguste l'avait chargé^ cherchait plutôt son avantage que celui de Rome, Caîus qui, à cause de son inexpérience, devait le plus souvent se laisser guider par lui et ne pouvait compter

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