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LES CORPORATIONS DE METIERS

Cette organisation nous est connue dans ses moindres détails grâce à des textes nombreux, parmi lesquels nous trouvons une des merveilles de la littérature économique, le livre des métiers d’Etienne Boileau.

Etienne Boileau était prévôt des marchands de Paris quand il recueillit, sous le règne de Saint- Louis, de la bouche des maîtres artisans, les coutumes qui s’étaient développées dans les différents métiers. Ce ne sont donc pas ici des règlements édictés par le Roi, ou, sur son ordre, par le prévôt des marchands, mais des coutumes qui ont germé spontanément au sein de la classe dont

sortira la bourgeoisie moderne, coutumes que le prévôt Boileau ne fait qu'enregistrer. L’œuvre a des proportions hautes et fortes. Par son harmonie et sa majesté et l’impression de puissance contenue qui s’en dégage, elle fait involontairement penser à cette église Notre-Dame, sa contemporaine, qui se déploie au fond du parvis, avec ses formes riches et simples, grandioses et proportionnées. Comme Ton comprend, en écoutant ces teinturiers et ces tisserands, ces foulons et ces chapuiseurs de selles, ces brasseurs de cervoise et ces regrattiers, la place si grande que cetie population s'est faite dans l'histoire et la perfection où elle a maintenu, durant tant de siècles, les produits de son travail.

La préoccupation dominante, et qui est commune aux statuts des corporations les plus diverses, est d’assurer la loyauté de la fabrication et l'excellence des marchandises vendues. Dès l'introduction placée en tête du recueil, le prévôt des marchands déclare avoir réuni ce corps de coutumes, parce qu’il était arrivé qu’on eût vendu, dans Pintérieur de Paris, « as estranges », c'est-à-dire à des étrangers, « aucunes choses qui n’estoient pas si bonnes ni si loyales que elles dussent. »

En premier lieu, pour être admis à la maîtrise, l’apprenti doit faire preuve, devant les jurés de la corporation, des connaissances et de l’habileté suflisantes. Ce trait est commun à tous les métiers. Les ouvriers en drap de soie s’expriment ainsi : « Quiconque voudra tenir ledit mestier » comme maistre, il conviendra que il le sache »ftire de tous points, de soy, sans conseils ou

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» aide d’autrui, et que il soit, pour ce, examiné » par les gardes du mestier. » Il n’est cependant pas encore question, à cette époque, du chefd’œuvre, si ce n’est dans les statuts des chapuiseurs de sel ! es.

Puis les jurés exercent la plus sévère surveillance pour assurer l’emploi de matières premières irréprochables. Nombre de métiers prescrivent le travail sur la rue. c’est-à-dire dans l’atelier prenant jour sur la chaussée, à la vue des passants. Les statuts des selliers n’autorisent le complet achèvement d’une selle que sur commande, afin que le client puisse constater la solidité du travail avant qu’il soit procédé à l’ornementation, à la peinture et au vernissage, qui en pourraient dissimuler les défauts. Même réglementation dans d’autres métiers ; chez les imagiers, par exemple, qui sont tenus de montrer leur statue en bois d’une seule pièce, avant qu’elle soit recouverte de couleurs. On n’autorisait un second morceau que pour la couronne de la Vierge ou des saints.

Nous lisons dans les statuts des cuisiniers : « Nul ne doit cuire ou rôtir des oies, du bœuf, du » mouton, si ces viandes ne sont pas loyales et » de bonne moelle. Nul ne doit garder plus de y> trois jours des viandes cuites qui ne sont pas » salées. On ne doit faire des saucisses qu’avec » bonne chair de porc. » Quant au boudin de sang, la vente en est interdite « car c’est périlleuse viande » .

Toute marchandise reconnue mauvaise est condamnée à « ardoir », c’est-à-dire à être jetée au feu, et le fabricant ou débitant est frappé

d’amende. Les faiseurs de chandelles de suif disent à ce propos, en termes touchants : « Car » la fausse œuvre de chandelle de suif est trop ï) domageuse chose au pauvre et au riche, et trop » vilaine ». Les orfèvres exigent que l’or employé soit à la touche de Paris, ajoutant, avec orgueil, que « l'or de Paris dépasse tous les ors de la » terre ».

\près la qualité de la fabrication, ce que les statuts des métiers parisiens cherchent à sauvegarder avec le plus de soin, c’est la place au soleil de tout homme de travail et de probité. Il ne semblait pas juste à nos pères qu’un fabricant, pour être plus habile, ou plus heureux, ou plus avisé que son voisin, dût avoir la liberté de s’étendre démesurément, en l’étouffant et le faisant périr. C’est la défense énergique des intérêts de la petite et de la moyenne industrie, la protection aux humbles contre l’écrasement par les grands ateliers. Un maître n’était pas autorisé à diriger plusieurs ateliers et, dans le sien, à employer plus d’un nombre déterminé d’apprentis. Les règlements exigeaient que l’objet fût fabriqué et vendu par le même patron, auquel, par surcroît, il était défendu d’avoir étal et colporteur à la fois ; s’il entretenait colporteur, il n’en pouvait avoir qu’un, et nombre de métiers allaient jusqu’à exiger que ce colporteur ne fût autre que le pa- . tron ou sa femme.

11 était interdit de débaucher les « valets », c’est-à-dire les ouvriers, interdit même d’attirer à soi par des manœuvres de réclame, les clients de son voisin ; interdit aux tisserands, teinturiers et foulons, de s’entendre entre eux pour peser

sur la valeur des matières ouvrables, d’accaparer les fournitures et d’empêcher toutes gens d’avoir de l’ouvrage selon leurs moyens ; interdit également de s’entendre pour livrer les marchandises à un prix inférieur. Ces manœuvres, que les économistes considèrent aujourd’hui comme l’âme du commerce, étaient flétries sous le nom « d’alliances ».

Les regrattiers, disent les règlements, ne doivent acheter d’aucun marchand voitures ou chargements d’œufs ni de fromages livrables à un prochain voyage ou à un délai quelconque. C’était l’anéantissement du marché à terme, partant de la spéculation sur les marchandises. Et ces règlements du xme siècle justifient leurs prescriptions avec la plus surprenante clairvoyance: « pour ce » que les marchands riches accapareroient toutes » les denrées, et que les pauvres ne pourroient » rien se réserver, et que les riches revendroient » tout, aussi cher qu’il leur plairoit. »

Aussi bien les métiers n’avaient-ils pas seulement le souci d'élever une barrière contre l'asservissement par la grande manufacture, mais sur tout de mettre obstacle aux razzias que la spéculation opère sur le travail producteur. Déjà la charte de Valenciennes, au xie siècle, interdit aux marchands de drap toute alliance avec les « hansseurs », c’est-à-dire avec les grandes hanses commerçantes ; — et ce fut, durant les siècles qui suivirent, un trait commun aux corporations de Paris.

La solidité et la stabilité du travail industriel étant garanties de la sorte, le souci des artisans était d’en assurer la transmission au sein de

chaque famille. Pour arriver à cette fin quelques corporations ont des réglementations rigoureuses : « Nul ne doit avoir métier de tisseranderie, disent les tisserands, s’il n’est fils de maître». Il est vrai qu’à Paris, de meme qu’en Italie et en Flandre, les tisserands formaient une confrérie orgueilleuse et, parmi les autres, comme aristocratique. Dans toutes les corporations, les fils et les parents de maîtres étaient favorisés, ne fùt-ce que par la gratuité de l’apprentissage et de la maîtrise. Ajoutez qu’un maître ne pouvait avoir dans son atelier plus d’un apprenti étranger à sa famille, c'était l’apprenti « estrange » ; les autres, enfants ou parents, étaient les apprentis « privez ».

Nos artisans des xne et xni0 siècles avaient bien compris l’importance de l’apprentissage. Le livre d’Etienne Boileau s’en occupe avec le plus grand soin. Au cours de la préface, mise en tête de l’édition, M. Tisserand dit avec raison que les apprentis sont les enfants gâtés de la communauté. Les réglements imposent au maître de veiller avec attention à l’éducation technique de l’apprenti. Quelques-uns, en ne permettant au patron qu’un apprenti, font observer que l’instruction d’un seul suffit à absorber les soins du maître. Le temps d’apprentissage doit être fait en entier. Ce temps est long : quatre, six ou huit années. Le maître qui provoque le départ d’un apprenti est passible d’une amende ; mais s’il arrive que l’apprenti se sauve de chez lui, il doit attendre son retour, pendant une année et un jour, avant d’être autorisé à le remplacer. Ces bons artisans, d’ailleurs si sévères, comme nous allons le voir.

sur tout ce qui touche à la morale, sont remplis d'indulgence pour les fredaines juvéniles des apprentis, pour leur « folour », disent les textes, et leur « joliveté ».

Et tous ces réglements, observe M. Tisserand, devaient être respectés avec d'autant plus de soin qu’ils étaient l’œuvre des artisans euxmêmes.

Les maîtres ou patrons sont les chefs industriels de l’époque, les apprentis cont leurs élèves et successeurs : ils forment l’élément vivace et producteur de la classe moyenne ; au-dessous d’eux, sous leur direction, vit ce que nous appelons aujourd’hui la classe ouvrière, ceux que les statuts nomment les valets , ou bien les sergents , ou les alloués . Valets, apprentis et maîtres vivent en commun, travaillent ensemble, brisent le pain à la même table. C’est l’union intime, tant réclamée par Le Play, de la manufacture et du foyer, ce dernier répandant sur l’atelier sa chaleur bienfaisante. Le maître étend sur l’ouvrier, non seulement un patronage technique, mais un patronage moral. « Alors les ouvriers, écrit Le Play, épousent la cause de leur patron, ils se groupent autour de lui pour le défendre. » Quand les milices sortent de la ville, l’ouvrier en armes marche aux côtés de son maître. Et c’est ainsi qu’est fortement constitué ce nouveau groupe social, plus large que la famille, mais vivant encore de son esprit : Tatelier patronal. Indépendant devant les pouvoirs publics, appuyé sur les traditions de la famille et du métier, chaque citoyen gouverne son atelier et son foyer, et fait prospérer avec confiance un travail qui, d’une

part, est assuré, et qui, cle l’autre, n’entrave pas l’activité d’autrui et ne blesse pas les intérêts publics.

L’ouvrier laborieux et économe gagne de quoi s’établir à son tour. Il peut aussi pénétrer dans la maîtrise en épousant veuve ou fille de maître, ce qui arrivait fréquemment à cause de l’intimité de la vie commune. Cette ascension de la classe ouvrière dans la classe moyenne était d’autant plus facile et large que l'apprentissage avait donné à l’artisan l’habileté requise et que, grâce à la prospérité de la moyenne industrie et des petits ateliers, les points de contact, qui devenaient des points d’appui, échelonnant le passage d’une classe à l’autre, étaient plus nombreux. Quelle que fût sa condition présente, l’ouvrier n’était pas un désespéré : devant lui, à l’horizon de sa vie, l’espérance ouvrait un pan de ciel bleu, avec un espace libre et de la lumière.

D’ailleurs, les valets font partie de la corporation, et, par leur nombre, y exercent grande influence. Voici, par exemple, le métier des foulons, qui est régi par quatre jurés, dont deux maîtres et deux valets ; et notez ceci : les jurésmaîtres sont choisis par les valets, et les jurésvalets sont choisis par les maîtres.

Le nombre des heures de travail exigibles des ouvriers était limité. Le travail de nuit était prohibé. Et nous retrouvons toujours le même esprit de charité : le travail des tapisseries de haute lisse était interdit aux femmes comme trop fatigant ! Nous sommes au xme siècle, l’époque des donjons crénelés et des hommes bardés de fer.

Le respect de la femme est un des traits marquants de ces coutumes; il s'allie à la pratique d’une vie digne et morale. La conduite d’un valet fait-elle scandale? il est chassé du métier, il est même exilé de la ville jusqu’à ce qu’il se soit amendé. Lemaître foulon, qui garde un ouvrier de mauvaise vie, est condamné à l’amende. Les cervoisiers — c'est-à-dire les brasseurs de bière — infligent une amende de vingt sous pour fabrication vicieuse, ou — voici un trait admirable — à celui qui tolère la vente de la cervoise faite par lui, dans un endroit mal famé.

Les corporations ont, chacune, une caisse de secours, alimentée par les amendes. Elle est destinée à subvenir aux vieilles gens du métier tombés dans le dénûment. Pareil souci de l’orphelin. « Si le fils d’un corroyeur, disent les statuts, » est orphelin et dans la misère, les maîtres lui » font enseigner un métier et le pourvoient de » tout. » La plupart des corporations ont des réglements semblables.

Quand un valet- tailleur a gâché une étoffe, les jurés lui imposent, en manière de punition, de consacrer une journée de travail à réparer les vêtements des pauvres. Les métiers alimentaires font aux nécessiteux de fréquentes distributions. Parfois la charité prend des formes charmantes. L’article x des statuts des orfèvres dit que la corporation fait ouvrir, chaque dimanche et fête, la boutique d’un orfèvre (les autres demeurant fermées) : les bénéfices de la vente dans cette boutique, en ce jour, étaient employés à dresser un beau repas le dimanche de Pâques, pour les pauvres de l’Hôtel-Dieu,

afin qu’en cette grande fête les miséreux euxmêmes fussent en bombance et gaîté..

On cite ces traits de l’histoire parisienne, parce que celle-ci a conservé la description de l’organisation corporative dans un livre qui est unique par son ampleur et sa clarté, et aussi parce que les Parisiens ont historiquement fait la preuve de l’ex cellence de leurs anciennes formes sociales, par la prospérité de leur industrie et de leur cité ; — mais l’histoire de toute bourgeoisie florissante peut être écrite en termes semblables.

Considérons Florence, la reine de la Renaissance et que, dès le xme siècle, le pape Boniface VIII appelait le cinquième élément de F Univers. Les réglementations corporatives sont pareilles, inspirées des mêmes préoccupations : assurer, d’une part, la loyauté et l’excellence de la fabrication, entraver, de l’autre, l’exploitation du travail producteur par la spéculation. A Florence, les offices déterminaient la moindre quantité d’acier qui devait entrer dans un casque, la grandeur et la forme des caisses et des malles, des outils, des peignes à carder, du sceau à laver. On ne pouvait, dans une boutique, débiter qu’un seul genre de marchandises ; il fallait ouvrir autant de magasins qu’il y avait d'articles mis en vente, ces derniers fussent-ils similaires. Le marchand de vin ne pouvait avoir dans sa cave que deux tonneaux de capacité déterminée, l’un pour le vin blanc, l’autre pour le rouge. Un trait domine les autres : quand, au sein des arts et métiers, un artisan était jugé plus riche qu’il ne convenait, il était tenu de déposer le surplus dans les caisses de la confrérie. Ainsi grandit Florence.

Et ce qui témoigne bien de la perfection du sentiment social chez les Florentins, c’est que — tandis que dans la ville le texte des coutumes entravait le développement excessif des individualités, — dans la campagne florentine, au contraire, où l’agriculture avait à souffrir d’un morcellement excessif, les lois tendaient à conserver l’intégrité des propriétés moyennes.

A Rome le spectacle est le même.

L’on peut s'étonner, en parcourant ces statuts, de la variété des moyens employés, d’une ville à l’autre, pour assurer, d’une part, la loyauté de la fabrication, de l’autre, pour empêcher l’écrasement du plus faible par le plus fort et du travail par la spéculation ; mais dans toutes les cités devenues prospères la tendence est la même, et c’est elle qui, dans toutes, a produit la prospérité.

C’est en Flandre, particulièrement, que l’historien doit signaler l’expansion des sentiments de charité et le souci, répandu dans le peuple, d’une vie digne et morale. Par ordonnance communale, un jeune homme, au temps des fiançailles, n’était autorisé à voir sa fiancée que de jour, en sorte, disent les textes, qu’il pût retourner chez lui sans lumière. L’artisan mauvais époux, celui qui faisait des dettes à la taverne ou trichait au jeu, était exclu du métier et ne trouvait plus d’ouvrage nulle part. Il était défendu de louer sa maison à des « femmes légères. » Quant au nombre et à la richesse des hôpitaux et hospices flamands, on les mit en proverbe.

Il serait facile de multiplier les citations.

Cette organisation, laite de discipline réfléchie

et d’amour du prochain, ne tarda pas à répandre dans les villes une vie abondante et harmonieuse ; et point n’est besoin de secouer la poussière des parchemins pour en retrouver les traces : ces édifices incomparables, qui sont l’orgueil de nos places publiques, merveilles d’art que, malgré progrès et perfectionnements, aucune nation contemporaine n’a pu égaler, ne conservent-ils pas dans les replis de leurs dentelles de pierre le glorieux témoignage de cette prospérité? Que si, néanmoins, nous voulons faire appel aux écrits du temps, nous sommes frappés d’un fait qui est, dans sa simplicité, de la plus grande éloquence : c( Personne ne songe alors, écrit M. Gaston Paris dans son histoire de la littérature française au Moyen-Age, au changement de ces institutions. Personne n’a de doute sur la légitimité des prescriptions qui règlent les rapports des hommes entre eux. Personne ne songe à protester contre la société où il est, ou n’en rêve une mieux construite ; mais tous voudraient qu’elle fût encore plus complètement, plus absolument ce qu’elle doit être. »

Cet esprit de solidarité et de charité apparaît encore dans les institutions que l’homme a pu fonder durant la longue tourmente de la guerre de Cent ans ; dans ces surprenants règlements, par exemple, publiés par Siméon Luce, qui ont été faits au xve siècle par les directeurs des mines du Lyonnais et du Beaujolais.

Combien le cœur de l’homme était alors sensible au dur labeur de ceux qui sont condamnés à passer leurs jours sous terre ! Les ouvriers des

mines sont nourris, logés, habillés et blanchis. Ils ont en outre un traitement annuel qui varie entre 1200 et 2000 francs de notre monnaie. Ils sont possesseurs d'un arpent de terre, dans les pittoresques vallées qu’arrosent la Brévenne ou l’Azergue, et d’un clos de vigne à la pente des coteaux. Au temps de la fenaison et des vendanges, ce sont des semaines de congé. Dans l’air ensoleillé l’ouvrier se délasse du labeur souterrain. On voit les mineurs escorter en chantant les charrettes lourdes de fourrage, ou presser les grappes noires dans les cuves de bois. Un ouvrier tombait-il malade, le médecin venait de Lyon ; en cas d’accident un maître chirurgien était appelé. Toute violence ou injure était punie d’amende. Et toujours la même recherche de la tenue morale : « Item , que nul ne soit si hardi » de mettre, ni tenir femmes amoureuses dans son » habitation, sous peine d’amende » ; 3a meme préoccupation d’une production excellente et loyale : a Item , que nul ne soit si hardi de se » mettre à affiner — il s’agit de mines métallifères — or, argent, plomb ou cuivre, qu’il ne b soit à ce suffisant». Les blasphèmes sont punis. D’ailleurs les ouvriers peuvent en appeler du « gouverneur » de la mine au bailli de Mâcon, qui est représenté comme le conservateur J exrx

privilèges.

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