‹ Grandeur et décadences de Rome; (volume 4)Chapitre 30 sur 55 · II. SO · texte numérisé non relu

II. SO

garde sur la mer, maigre le froid et les tempêtes; les troupes laissées par lui en Italie ne pouvaient plus traverser; César se trouvait donc isolé avec 15.000 hommes contre un ennemi qui était presque trois fois plus nombreux. Pompée pouvait-il conclure la paix, alors que César, qui sétait aventuré si témérairement hors de ritalie avec des forces si faibles, était presque à sa merci? Le résultat que celui-ci avait espéré de son apparition soudaine avait manqué entièrement. Il ne restait plus à César qu'à faire hiverner sous la tente ses soldats, à attendre que les autres légions pussent venir de Brindes, si toutefois l'adversaire leur laissait le temps d'arriver, à chercher à s'emparer du pays qu'il avait derrière lui et à l'explorer partout pour y trouver du blé, à surveiller les côtes pour ne pas permettre à la flotte de Bibulus de venir s'approvisionner d'eau et pour l'obliger ainsi à de longs et fréquents voyages jusqu'à Corcyre, pendant lesquels il serait plus facile à ses bateaux de se glisser de Brindes au travers des escadres qui étaient en croisière. L'eau était pour les flottes dans l'antiquité ce qu'est pour elles le charbon dans les temps modernes; c'était la nécessité qui rattachait à certains points de la terre ferme leurs mouvements.

Pompée n'allait-il pas^ au contraire, profiter de sa supériorité numérique pour obliger l'ennemi à livrer bataille^ C'était dans son camp l'avis de bien des gens. Mais Pompée n'avait pas la résistance nerveuse inlassable de son adversaire; et il semble avoir été assez vite épuisé par les fatigues et les angoisses qui accompagnent toujours les guerres civiles, où il suffit d'une défaite pour que l'on soit abandonné de ses partisans et de ses soldats. L'accès d'énergie qu'il avait eu, au moment de l'abandon de l'Italie, n'avait pas duré

longtemps; bientôt les défauts de sa nature aristocratique, l'incertitude et la lenteur, avaient repris le dessus; et faute d'une direction énergique un désordre épouvantable avait régné dans son camp encombré de jeunes et de vieux nobles, de sénateurs et de chevaliers italiens, de rois orientaux, de chefs de barbares. Les grands de Rome, fatigués des privations et des embarras d'argent où ils se trouvaient souvent après avoir prêté à Pompée (1) tout ce qu'ils avaient pu recueillir, étaient impatients de retourner en Italie; ils accompagnaient leurs plaintes de menaces de vengeance et de projets de confiscations qui épouvantaient le bon Gicéron (2); ils se regardaient avec défiance les uns les autres; ils se querellaient sur des points ridicules d'amour-propre; ils s'accusaient de trahison du matin au soir (3). Il n'était pas jusqu'à Afranius et à Gicéron, qui n'eussent été accueillis au camp avec défiance et presque avec mépris; Atticus lui-même, qui était resté à Rome, était menacé de représailles, comme s'il eût été transfuge (4). Geux qui comme Brutiis, au lieu de s'occuper de la guerre, restaient dans leur tente à étudier (5) étaient encore moins dangereux. Le général qui avait si bien conduit la guerre contre Mithridate se trouvait égaré dans cette confusion; et son indécision habituelle s'était accrue à tel point que, comme atteint de la folie du doute, il n'était plus capable de prendre aucune résolution énergique; il préférait toujours attendre, différer,

(1) Voyez CicÉRON, A., XI, m, 2, qm rectifie César, B. C, III, 9S.

(2) CicÉRON, F., IV, XIV, 2; A., XI, 6, 2.

(3) Plutarque, Pomp., 66-67.

(4) CiCÉRON, ^.,XI, VI, 2.

(o) Plutarque, Brut., 4.

patienter. Ainsi, au lieu de se montrer partout; il se tenait à l'écart de la foule de ses partisans; il ne leur faisait pas même connaître ses plans et ne prenait conseil que de quelques amis intimes; il tâchait d'empêcher l'arrivée des renforts, continuait à aguerrir son armée, rappelait immédiatement Scipion d'Asie, et au lieu d'attaquer César sur-le-champ^ préférait attendre que la faim eût décimé l'armée ennemie pour l'anéantir plus facilement.

Les semaines passèrent ainsi sans qu'il se produisît rien d'important, en apparence du moins; mais les vivres devenaient rares dans le camp de César, et il n'arrivait d'Italie ni nouvelles ni renforts. César commença à être inquiet. Il avait échoué dans son dessein de surprendre l'ennemi; la paix, d'autre part, était impossible et les approvisionnements n'étaient pas assurés : pour se tirer d'une telle situation^ il fallait l'arrivée immédiate des dix mille hommes laissés en Italie, et une victoire. Mais Gabinius, Antoine et Calénus pourraient-ils passer la mer, et quand le pourraient-ils? Sur ces entrefaites Bibulus vint à mourir; Pompée, toujours indécis, ne nomma personne à sa place, et la flotte se divisa en plusieurs petites escadres qui opérèrent chacune isolément dans les différentes parties de l'Adriatique. La vigilance se ralentit; le printemps approchait; à diverses reprises les vents auraient été favorables, et cependant les trois généraux redoutaient tellement de traverser l'Adriatique surveillée par la flotte pompéienne, qu'ils n'osaient s'embarquer (1). César, de plus en plus inquiet; commença à redouter une trahison, et il écrivit des lettres sévères à Calénus et à Antoine; on dit

même qu'un jour il tenta de se rendre seul sur un petit navire à Brindes (1). Poussés par ces appels réitérés, les trois généraux se divisèrent à la fin : Gabinius prenant avec lui quinze cohortes résolut de tenter la voie de terre et de rejoindre César en Epire après avoir traversé llllyrie (2); Galénus et Antoine s'aventurèrent sur la mer. Et un jour les deux armées qui campaient Tune en face de l'autre sur le golfe de Dyrrachium virent apparaître, poussée par un bon vent vers le nord, une flotte nombreuse de navires. Tout le monde sortit aussitôt delà torpeur où Ton était depuis plusieurs mois; on courut au rivage: on comprit bientôt que c'était la flotte d'Antoine : Coponius, l'amiral pompéien qui commandait la flotte à l'ancre dans le port de Dyrrachium, sortit avec ses navires, et les deux escadres disparurent bientôt vers le nord; dans les deux camps, les éclaireurs partirent chercher des nouvelles, les soldats furent bientôt sous les armes et prêts à marcher. César dut avoir quelques heures d'une inquiétude bien terrible! Son sort ce jour-là dépendait du vent. Mais bientôt il apprit qu'Antoine, grâce à une heureuse saute de vent, avait pu débarquer ses quatre légions presque tout entières dans un petit golfe auprès de Lissum. Pompée et César se dirigèrent aussitôt vers cet endroit avec une partie de leur armée et en prenant des routes difî'érentes; Pompée pour battre Antoine avant qu'il eût pu se joindre à César^ et celui-ci pour se joindre à lui et revenir en sûreté avec les renforts. César l'emporta en vitesse et il put faire sa jonction avec Antoine; Pompée

(1) CÉSAR, B. C„ III, 25; Dio.v, XLI, xlvi; Plutarque. Ces.. 3S: Appvzx, B. C, il 57.

(2) Appiex, //?., 12: B. C, IL 59. La version de [Caes.] Bd. AL, 42-43 est un peu diliérente.

dut alors se retirer au sud de Dyrrachium, et il fit camper ses troupes à Asparagium. Cependant Antoine et Galénus apportaient à César de bien mauvaises nouvelles. La question des dettes, que César avait cru écarter par d'ingénieuses dispositions, était devenue plus brûlante que jamais aussitôt après son départ, et elle était en train de déchaîner même dans son parti une petite guerre civile. Cœlius, l'ami de Cicéron et le fils du banquier de Pouzzoles, l'ancien conservateur, le rival de Catulle en amour, pressé par ses dettes et par son ambition, avait proposé une loi par laquelle les locataires étaient dispensés de payer leurs loyers arriérés,, et une loi qui abolissait les dettes. Le consul et Trébonius s'y étaient opposés; des désordres en étaient résultés; Milon, revenu de Marseille et d'accord avec Cœlius, avait recruté des bandes de gladiateurs et d'esclaves dans l'Italie méridionale, et cherché à provoquer une insurrection. L'un et l'autre cependant avaient été vaincus et tués par les cavaliers gaulois et espagnols que César avait laissés pour garder l'Italie (1).

César n'en fut que plus désireux de finir vite la guerre. Comme si cette guerre était destinée à exagérer les qualités des deux rivaux jusqu'à en faire des défauts, de même que le prudent Pompée avait fini par être pris d'une véritable fohe du doute, ainsi l'audacieux César se laissa emporter par une exaltation extraordinaire et une hâte qui était presque du délire. Il envoya L. Cassius en Thessalie avec une légion nouvellement recrutée, Caïus Calvitius Sabinus en Étolie avec cinq cohortes^ Cnéus Domitius Calvinus en Macédoine avec deux légions, avec la mission de

se procurer du blé et de faire face à Scipion, qui pendant ce temps traversait TAsie Mineure,, faisant de l'argent partout et s'appropriant même les dépôts considérables laissés dans les temples; puis il rejoignit Pompée et il lui offrit plusieurs fois la bataille. Ce fut en vain. Autant César était pressé de combattre, autant Pompée, toujours indécis, s'obstinait à temporiser. César tenta alors d'entraîner l'ennemi au dehors, en se portant habilement et très vite entre le camp de Tennemi et Dyrrachium, où Pompée avait ses magasins; mais Pompée ne consentit pas encore à livrer bataille; il se contenta de déplacer un peu son camp, en l'installant dans un endroit appelé Petra, sur les collines du golfe de Dyrrachium, de manière à atteindre le rivage, et se contentant de communiquer par mer avec la ville. César qui ne pouvait plus maîtriser son impatience et son exaltation, et qui depuis son succès à Alésia avait autant de confiance pour vaincre dans la pioche que dans l'épée, eut alors une idée étrange : il voulut enfermer l'ennemi entre un grand terre-plein et la mer, espérant ainsi l'obliger à tenter une sortie. Ses soldats commencèrent à creuser et à amonceler la terre; les soldats de Pompée ripostèrent en construisant un rempart muni de tours, comme celui de César; et ce fut bientôt autour de ces terre-plains une guerre de surprises et d'entêtement. César tourmentait l'armée de Pompée en la privant d'eau, en l'empêchant d'envoyer ses chevaux au pâturage, en la harcelant, en l'enserrant dans un angle étroit où les épidémies ne tardèrent pas à sévir. Mais malgré cela Pompée, au lieu de sortir et de livrer bataille, faisait embarquer sa cavalerie et l'envoyait à Dyrrachium, et il cherchait à diminuer par cette résistance passive les forces de César. Il ne restait plus en Épire ni en Macé-

doine de blé de la récolte précédente; la flotte pompéienne empêchait les approvisionnements par mer, par ses quatre escadres, commandées par Caïus Cassius, par Cnéus Pompée, par Marcus Octavius, par Décimus Lélius; les soldats de César en furent bientôt réduits à se nourrir de racines. Le monde romain tout entier fixait ses regards inquiets sur ce coin de l'Épire, où sans qu'il y eût de bataille se faisait cette guerre d'entêtement acharnée et terrible. Lequel des deux saurait résister le plus longtemps? Mais bientôt l'armée de César se trouva dans un état si critique, que, de nouveau, il fit demander secrètement à Scipion de vouloir bien s'interposer pour conclure la paix. Un jour cependant une des escarmouches ordinaires autour des retranchements se transforma par accident en une vraie bataille, dans laquelle les soldats de César, épuisés par les fatigues et par la faim, furent défaits. César laissa mille morts sur la place et perdit trentedeux enseignes (1).

Cette première bataille eut pu devenir pour Cesai un désastre définitif, si Pompée avait aussitôt lancé toute son armée sur l'ennemi. Mais toujours hésitant, il ne voulut pas trop risquer, et, satisfait de cette victoire, il ramena dans son camp ses cohortes victorieuses. C'était là cependant pour César un échec très sérieux; car bien des gens se dirent que l'habileté qu'il avait déployée dans les guerres contre les barbares ne suffisait plus avec un adversaire tel que le vieux général qui avait cueilli tant de lauriers, depuis les guerres civiles de Sylla jusqu'à la prise de Jérusalem. Pour

(1) ScoMiDT a cru pouvoir inférer d'un passage de Cicéron, A., XI, 4 que la bataille de Dyrrachium fut livrée entre le 14 et le 18 juin. Le chill're de mille morts donné par César est nférieur à celui que donnent tous les autres historiens.

comble de malheur, à ce moment même Gabinius échouait dans son expédition : après avoir en route perdu beaucoup de soldats en luttant contre les barbares d'Illyrie, il était parvenu à sauver Salon qu'assiégeait M. Octavius; mais il était tombé malade, et lui mort, les restes de sa petite armée s'étaient dispersés (1). Malheur à César si la confiance que les soldats avaient en lui, si Tespérance des récompenses futures venaient à s'ébranler! Mais en réalité cette défaite de D^-rrachium lui fit grand bien, parce qu'elle calma en lui Texaltalion et l'impatience où il était depuis longtemps, et lui fit abandonner ce siège étrange, pour conduire son armée dans une région moins désolée, y rejoindre Domitius Calvinus et Lucius Gassius qui pendant ce temps bataillaient contre Scipion en Macédoine. En effet, quelques jours après la défaite, ayant réconforté ses soldats par de nouvelles promesses, il commença sa retraite, il laissa les blessés à ApoUonie sous la garde de quatre cohortes, et à la fin de juin il se dirigea vers la Thessalie. Cependant si Pompée s'était mis immédiatement à la poursuite de l'ennemi , il aurait encore pu le rejoindre et l'anéantir. Mais, comme toujours, Pompée hésitait et temporisait, et autour de lui les avis se trouvaient très discordants. Les uns voulaient marcher immédiatement sur Gésar, les autres retourner en Italie, d'autres enfin continuer la tactique suivie jusque-là (2). Pompée finit par se décider à laisser Gaton et Gicéron à Dyrrachium avec quinze cohortes pour veiller sur les bagages; et à suivre lentement l'ennemi, espérant le détruire par la faim, bien qu'il eût rejoint l'armée de Calvinus. Le

(1) Appien, m, 12; Dion, XLII, xi.

(2) Plutarque, Pomp., 06.

sort de César dépendait maintenant de la patience de ses ennemis. Mais les grands de Rome, grisés par la victoire de Dyrrachium et impatients de rentrer à Rome, commencèrent à protester, quand, les deux armées s étant rapprochées l'une de l'autre dans la piaine de Pharsale et Pompée s'étant uni à Scipion, ils virent recommencer cette guerre fastidieuse qu'ils faisaient depuis six mois, et qui consistait à toujours éviter la bataille. Pompée avait-il tellement vieilli qu'il n'osât même pas attaquer un ennemi déjà vaincu, et dont les forces étaient presque moitié moindres (1)? On mit en œuvre les conseils, les protestations, les lamentations, enfin tous les moyens possibles pour émouvoir Pompée, si bien que, fatigué et dégoûté, il se laissa à la fin entraîner à offrir la bataille le 9 août (2) dans la plaine de Pharsale. Il rangea ses cohortes sur trois lignes, appuya le flanc droit sur l'Enipée, se plaça avec toute la cavalerie sur le flanc gauche. Son plan était de culbuter avec sa cavalerie la cavalerie moins nombreuse de César et de la lancer ensuite sur le flanc droit de l'ennemi. César fit aussitôt sortir les quatre-vingts cohortes qui lui restaient (deux autres gardaient le camp), et il les rangea sur trois lignes; mais quand il vit toute la cavalerie ennemie amoncelée sur la gauche, il retira six cohortes de la troisième ligne, et il en fit une quatrième ligne qu'il plaça au flanc droit derrière la cavalerie de façon à aider celle-ci à repousser toute attaque tournante de la cavalerie de Pompée; il donna le commandement de l'aile gauche à Antoine, du centre à Calvinus, de l'aile droite à Pubiius Sylla; il se plaça lui-même à

(1) Plutarque, Pomp., 67.

{•2) C. I. L., I, p. 324 (Fasti Amiteniini), p. 328 (Fast. Ant.) 9 août.

droite en face de Pompée, et il lança aussitôt les deux premières lignes contre l'ennemi. Celui-ci ne fut pas ébranlé. La cavalerie de Pompée essaya alors de tourner l'aile droite de César. Mais la cavalerie de César, soutenue par les six cohortes de la quatrième ligne, ne se laissa pas ébranler non plus; puis elle gagna un peu de terrain, d'assaillie devint assaillante, et fiait par mettre en fuite la cavalerie ennemie. Alors les six cohortes de la quatrième ligne trouvant la route libre, tournèrent l'aile gauche de l'armée de Pompée et la menacèrent sur ses derrières. César profita immédiatement de l'instant favorable ; il fit battre en retraite les deux premières lignes qui étaient fatiguées, et il lança contre les cohortes de Pompée la troisième ligne, qui n'avait pas encore donné. L'armée de Pompée ne pouvait plus garder ses positions. Un général qui aurait eu du sang-froid aurait aussitôt préparé une retraite en bon ordre, sans cesser de combattre, dans le camp, cette grande forteresse que toute armée romaine avait toujours derrière elle. Mais Pompée était là. et quand il vit l'aile qu'il commandait attaquée par derrière et l'armée heurtée aussi sur le front, il perdit la tète, abandonna le commandement, s'enfuit presque seul dans le camp, en criant aux soldats qui le gardaient de bien le défendre. Les cohortes abandonnées ainsi à elles-mêmes ne purent se retirer en ordre et la débandade commença. César se lança alors à l'assaut du camp dont les portes, mal défendues, ne tardèrent pas à céder. Pompée, qui s'était retiré sous sa tente, se leva en entendant les cris qui annonçaient l'approche de l'ennemi; il sauta à cheval, sortit avec quelques amis par la porte opposée et partit au galop sur la route de Larisse. Le vieillard fatigué n'avait pas su résister à la première épreuve

qu'il avait eu à affronter depuis la campagne contre Mithridate. Le camp perdu, l'armée de Pompée se dispersa; uiî certain nombre de cohortes se retirèrent avec leurs officiers sur la route de Larisse; d'autres s'enfuirent çà et là dans la montagne. Les pertes de César furent petites, celles de Pompée plus importantes, bien que César les exagère peut-être (1). Parmi les morts était Lucius Domitius Ahénobarbus. L'épreuve terrible dont, selon la commune opinion, dépendait le sort du monde, avait été une bataille courte et peu sanglante.

(1) CÉSAR, B. C, III, 99, dit qu'il perdit seulement 200 hommes, tandis que Pompée semblait en avoir perdu 15,000. Asinius Pollion réduit ce chilTre à 6,000 (Plutarque, Ces., 46). César comptait peut-être les fuyards parmi les morts.

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