‹ Grands anniversaires [microforme]Chapitre 38 sur 93 · SOCIÉTÉ 8.-JEAN-BAPTISTE À STE-FOY · texte numérisé non relu

SOCIÉTÉ 8.-JEAN-BAPTISTE À STE-FOY

dèle. Le sacrifice est inscrit en caractères ineffaçables presque à toutes les pages de son histoire. La médaille commémorative, donnée à l’occasion du troisième centenaire de la fondation de Québec, aux familles qui ont conservé depuis deux cents ans la terre ancestrale, le rappelle dans sa courte devise, d’un choix aussi heureux qu’expressif : “ Cruce, ense et aratro — Par la croix, par l’épée et par la charrue ”.

La croix ! c’est le symbole même, l'instrument du sacrifice. La croix, mes Frères, sans doute, nos missionnaires l’arboraient comme le signe du salut, mais surtout ils la portaient sur leurs épaules, et combien lourde! dans leurs pénibles courses apostoliques, sachant bien que sans la souffrance, toute prédication est inutile. Ils sentaient bien, ils savaient bien, — ils le disaient, — que pour la conversion de ces peuplades barbares, il faudrait l’effusion du sang. — Sine sanguinis effusione non fit remissio !, on peut ajouter : non fit redemptio — Sans l’effusion du sang, il n’y a pas de pardon, pas de rédemption. Et ils sont allés jusque-là, jusqu’au martyre, non pas seulement celui d’une vie de privations, de souffrances jour-

nalières, plus pénible que la mort, mais jusqu’au vrai po-

teau sanglant de la torture. Elles prenaient aussi la

croix ces femmes héroïques, Hospitalières, Ursulines, les

Marie de ’Incarnation, les Jeanne Mance, les Marguerite

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