‹ Grands anniversaires [microforme]Chapitre 74 sur 93 · Mat. VI, 28 col · texte numérisé non relu

Mat. VI, 28 col

2, Ps CXLVI. 9 — Pullis corvorum invocantibus eum.

ratiennent à la terre se brisent, elle ira se joindre aux anges auxquels elle ressemble, L'église a été pour cette petite Ame la porte, le vestibule du ciel, — domus Dei et porta cæli\.

Mais si le nouveau chrétien est destiné aux luttes de la vie, il a reçu cette armure divine, — armaturam Dei, — cette cuirasse de justice, — loricam justitiæ, —*ce bouclier de la foi, — scutum fidei, dont parle l'apôtre saint Paul’. C'est le bienfait de la régénération et de la vocation à la vraie foi, un des plus grands que nous puissions recevoir.

Après avoir énuméré en des vers célèbres les prodige de la bonté de Dieu envers les hommes, et gracieuseme décrit les dons de la nature, un grand poète ajoute :

Mais sa loi sainte, sa loi pure, Est le plus riche don qu'il ait fait aix humains. *

Au jour du baptême, la foi, l'espérance et la charité sont déposées par l’Esprit-Saint au cœur de l'enfant comme un germe précieux qui se développera peu à peu par les soins vigilants d’une bonne mère et l’heureuse influence d’une éducation chrétienne. Mais c'est ici, dans le temple, qu'il a pris naissance et qu’il recevra son plein épanouissement, d’abord par la parole du prêtre appelant à lui, comme le Sauveur, les petits enfants, inculquant dans leurs jeunes intelligences les dogmes de la foi, les uns gracieux, tout

imprégnés de l’amour divin, les autres terribles, marqués

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