‹ Grands anniversaires [microforme]Chapitre 76 sur 93 · Rom. X · texte numérisé non relu

Rom. X

l'humilité et le repentir, s’agenouiller aux pieds du charitable médecin des âmes, qu’elle n’hésite pas, selon l’expression de saint Basile, à lui découvrir ses plaies, même les plus secrètes, même les plus honteuses, elle se retirera guérie, c’est-à-dire pardonnée.

Est-ce tout, mes Frères ? Je devrais ajouter, — et même il faudrait insister sur ce détail gracieux et touchant qui tient une si grande place dans la vie, — je devrais ajouter que c’est ici que Dieu bénit les affections humaines dans ce qu’elles ont de plus doux et de plus durable. C’est ici, au pied des autels, — selon la formule usitée, — que deux âmes se jurent amour et fidélité pour jamais, ici qu’elles puisent la force nécessaire pour porter le poids de devoirs pénibles et sacrés.

Maisilya quelque chose que je ne puistaire, ‘“ Deux liqueurs, a dit Châteaubriandi, remplissent la coupe de la vie, l’une douce, l’autre amère, et, outre l’amertume de celle-ci, toutes deux laissent encore une lie au fond.”

Oui, outre le fardeau des douleurs, il y a encore ce désenchantement que laissent après elles les courtes joies de la terre. Vous me comprenez, mes Frères, car, j'en suis sûr, un jour ou l’autre, vous l’avez éprouvé. Qui n’a jamais souffert, jamais pleuré ? L'un a vu se briser ses

espérances les plus chères, ses rêves les plus caressés s’éva-

nouir, l’autre, échouer ses plus généreux efforts, ou anéantir le fruit de longues années de travail. Un autre a été

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