‹ Grands écrivains français de la renaissanceChapitre 16 sur 95 · KPISÏRE FAITE PAU MAROT · texte numérisé non relu

KPISÏRE FAITE PAU MAROT

Bien doy louer la divine puyssance Qui de ta noble et digne cognoiscence, Xymphc de pr/s, m'a de giace est rené. Assez longtemps y a que je suys né.

Mais je n'ay ven passer enror année Qui à l'entier feust si bien fortunée Que ceslc icy, j'cntendz en mon endroict : Car liberté qui sans cause el sans droict M'avoil esté par niaiings deireridue.

Ce nouvel an par le Roy m'est rendue:

Ce nouvel an, maulgré mes eimemys, .l'ay eu le bien de revoir mes amys, De visiter ma natale provitice Et de rentrer en grâce de mon prince.

J'ay eu ce bien, el Dieu l'a voulu crolslre. Car il in'n fail en niesmes lemps rorjnoislre Une donlcenr assize en belle face 2, Qui la beaullé des plus belles efface, Ung regard chaste oh n habile nul vice, Ung rond parler, sans fard, sans artiffice. Si beau, si bon (pie qui cent ans ioarroit, Ja de cent ans fnscher ne s'en pourrait : Ung vif esprit, ung sçavoir qui inestonne. Et par sus toul une grâce tant bonne.

Soit à se taire, ou soit en devisant, Que je vouldrois être assez suffisant Pour en papier escripre son mérite Mnsi qu'elle est dedans mon cueur escripte. Tons ces beaulx dons et mille davantaige Sont en ung corps né de hanlt parentaige.

Page 1