‹ Grands écrivains français de la renaissanceChapitre 25 sur 95 · Ces faits seront constatés \A\\< loin · texte numérisé non relu

Ces faits seront constatés \A\\< loin

LE ROMAN D AMOLU DE CLEMENT MAROT \o

même de résoudre un problème singulier et de faire comprendre en même temps plusieurs poésies énigmaliques de Marot, interprétées jusqu'à présent de la manière la plus erronée. Citons d'abord le rondeau XLl intitulé :

D'ALLIANCE DE SEl U.

Par alliancf ay acquis une sour Qui en beauté, en grâce et en doulceur Entre un millier ne trouve sa pareille. Aussi mon cueur à l'aymer s'appareille.

Mais d'eslre aimé ne se tient pas bien senr : Las ! elle m'a navré de grand vigueur, Non d'un cousteau, ne par hayne ou rigueur. Mais d'un baiser de sa bouche vermeille. Par alliance.

Cil qui la veoyt jouyt d'un très liault heur; Plus heureux est qui parle à sa haulteur. Et plus heureux à qui preste l'oreille ; Bien heureux donc dcvroit estre à merveille Qui en amour seroit son serviteur Par alliance.

Il ne saurait être ici question d'Anne ; c'est, sans aucun doute possible, sa sœur, Marguerite d'Alençon, qui est visée dans cette pièce, car une épigramme, la C\IV'^ est justement adressée à cette jeune fille, avec cette appellation caractéristique.

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